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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Slam Dunk Takehiko Inoue KANA

Série terminée - 31 tomes parus

Chronique du 24/09/11

Lorsque Sakuragi Hanamichi arrive au lycée Shohoku, il a une réputation qui le suit. Bagarreur et chef d'une petite bande de loosers, il semait la terreur au collège. Mais ce n'est pas tout, car il traîne aussi une belle casserole avec ses 50 râteaux avec les filles (ses camarades aiment le chambrer à ce sujet, ce qui a tendance à l'énerver rapidement).
Il arrive au lycée pour prétendre à un nouveau départ, et c'est sa rencontre avec Haruko Akagi qui va tout changer. Cette dernière, impressionnée par la taille de ce colosse de plus de 2 mètres, lui demande en tout premier lieu s'il aime le basket. Évidemment, cet idiot dit qu'il adore, et pour courtiser sa belle, va s'inscrire au club de l'école.
Sakuragi ne connaît rien à ce sport lorsqu'il fait ses premiers pas dans le club. Il devra tout apprendre, à commencer par les bases. Le début d'une belle histoire pour ce garçon en quête de nouveaux repères.

Voilà bien longtemps que j'aurais dû vous parler de ce manga. D'une part parce que le basket est une passion que je partage avec l'auteur, Takehiko Inoue, mais aussi parce que Slam Dunk est une série à la fois hilarante et haletante.

Vous me direz, ce n'est que du sport... génial, on va se retrouver avec des matchs qui durent 8 mangas comme dans Olive et Tom (Captain Tsubasa). Mais non, rassurez-vous, si les personnages n'ont rien de sérieux (Sakuragi en tête, qui est un idiot fini mais qu'on adore), les matchs sont d'une intensité incroyable. Certes, il y en a certains qui durent un peu en longueur, mais rien d'outrancier quand on sait qu'au basket, la moindre seconde est capitale, et d'autant plus dans le money-time (les deux dernières minutes d'un match, qui peuvent en durer 10 vu que le chrono est stoppé à chaque temps mort).
Ce qui est formidable dans ce manga, c'est qu'Inoue parvient à retranscrire cette tension dans les matchs, grâce à des renversements de situations aussi incroyables que fréquents dans le basket réel, mais aussi dans son graphisme plein de force et de dynamisme. Le moindre mouvement est fidèlement esquissé, les efforts sont lisibles et les muscles presque palpables.

La seconde force de ce manga, c'est Sakuragi Hanamichi. Un mec incroyablement niais, le premier à faire le con sur le terrain et en dehors pour attirer l'attention. Tout le monde le prends pour un rigolo mais il a aussi ses bons côtés, qui se traduisent au basket par un investissement sans failles et un dynamisme exemplaire. Volontaire et expressif, il est "l'arme secrète" de l'entraineur Monsieur Anzai.

Volontaire et expressif, ce sont des qualificatifs que nous pourrions aussi attribuer à cette série sur le basket, tant la narration d'Inoue est fluide et le graphisme plein de punch.
Si vous aimez le basket, vous adorerez ce shônen !
Si vous n'aimez pas le basket... peut-être que vous accrocherez quand même, qui sait ? :)

Personnellement, je suis un grand fan. Au point que j'ai fait des pieds et des mains pour avoir chez moi le maillot n°10, celui du héros. Vu que le produit n'est jamais sorti en France, j'ai dû l'acheter en ligne et le faire venir de Singapour, c'est dire ^^
Je suis ravi de pouvoir jouer avec le maillot de Shohoku sur les épaules de temps en temps aux entraînements. Un vrai gamin :)

Pour la petite histoire, j'ai lu que Takehiko Inoue avait rendu visite au lycée qui a inspiré celui du manga pour le 10ème anniversaire de Slam Dunk. Là bas, il a mis quatre jours pour remplir les 23 tableaux de fresques, une suite éphémère de la série. Des dessins qui étaient ensuite rendus publics pendant trois jours. 5000 visiteurs auront pu les voir, pas un seul n'ayant osé en effacer une partie ou rajouter un graffiti. Dire que deux petites heures auront suffi à tout effacer...


Détail album par album en cliquant sur « voir les tomes de ce mangas ».

Chronique du 02/09/2014

Dans la famille, on n'est pas du tout du tout du tout dans le coup question sport. On a bien une pratique sportive, mais pas vraiment celle qu'il "conviendrait". Les sports médiatique en particulier sont persona non grata chez nous (boouuuh ! à bas le foooot !!!). Alors quand je me suis mise à fréquenter un garçon qui trempait littéralement dans le basket (aka Lunch), il a bien fallu que je me mette à niveau. Dix ans après, ça va un peu mieux. J'ai encore quelques lacunes (je suis incapable de repérer les fautes et les "marcher" dans le feu de l'action), mais ça va un peu mieux : j'ai assimilé les règles, je connais grosso modo le vocabulaire, et même j'ai une assez vague connaissance de l'actualité et je suis assidûment les prouesses de l'équipe de France (d'ailleurs, là en ce moment c'est la Coupe du Monde en Espagne... Bien entendu vous êtes tous scotchés sur vos écrans pour encourager la Team de Bobo, hein ?).

Tout ça ne s'est pas fait en un jour, et parmi ce long apprentissage, il y a bien sûr eu la lecture de l'incontournable Slam Dunk !

Slam Dunk est le tout premier succès de Takehiko Inoue, c'est aussi la série qui en fera le mangaka respecté qu'il est aujourd'hui. Alliant les deux passions de l'auteur, les aventures de Hanamichi Sakuragi connaitront un succès tel que Inoue sera rapidement en mesure de racheter tous ses droits et de devenir indépendant, se soustrayant ainsi aux règles du marketing qui régissent le milieu du manga.

Slam Dunk c'est avant tout des personnages hauts en couleurs :
- Un héros anti-charismatique (par opposition à son éternel rival Rukawa). Dur à cuire à tendance bagarreur, il est aussi fleur bleue, niais, ridicule au possible, doublé d'un parfait idiot, tête de mule, volontaire et ambitieux. Tout ça à la fois, oui.
- Une équipe de bad boys boulets hors du terrain, mais en jeu, il n'y a plus que Hanamichi pour faire encore l'imbécile. Le capitaine Akagi hérite ainsi d'une belle brochette de garçons à problèmes qui donne un caractère inhabituel à une équipe de lycée.
- Rukawa, l'éternel rival, semble n'être rien d'autre qu'un beau gosse je-m'en-foutiste, l'objet de toutes les passions féminines. Mais il est détaché de tout intérêt autre que sa propre progression sportive et ne porte aucune attention à l'émulation qu'il provoque. Il ne parle pas, son visage est inexpressif au possible. Même à vélo il va tout droit sans se préoccuper des obstacles (belle métaphore que l'attitude à vélo d'ailleurs, révélatrice de sa façon d'être en général). Pourtant à y regarder de près, il fait preuve de beaucoup plus de psychologie qu'il n'y parait. C'est toujours lui qui débloque les situations. Généralement de façon fort curieuse, mais toujours très efficace.

C'est aussi un excellent manga sportif. Selon moi l'un des meilleurs à être parvenus jusqu'à l'Hexagone !
- L'histoire d'amour déçu de Hanamichi reste en arrière plan et ne prend le dessus à aucun moment. La rumeur dit que l'éditeur aurait demandé à caler une histoire d'amour pour se raccrocher aux branches si thème du basket ne plaisait pas, mais comme la série a littéralement décollé, Inoue a rapidement pu se permettre de reléguer ça au second plan. La mise en place laisse effectivement un espace important aux histoires d'ados (bagarres et histoires de cœur) puis à partir du tome 3, le basket s'affirme de plus en plus. A mesure qu'on avance dans la série, les matchs s'étalent de plus en plus et gagnent en intérêt tandis que les anecdotes annexes se font de plus en plus discrètes.
- J'ai appris a apprécié les belles positions au basket en lisant ce manga. Elles sont ici très visuelles, très esthétiques !
- Le final est assez inattendu pour une série de ce genre. Sans vouloir spoiler hein.
- Malheureusement, nous avons ici une vision très orientale du sport, ce qui est parfaitement typique dans un shônen sportif. Pour moi, un sport collectif consiste aussi à faire participer toute l'équipe. Si je choisis de pratiquer un sport, ça ne m'intéresse pas de rester sur le côté à regarder les autres. Mais ici, c'est tout pour la victoire. Les « petits Secondes » restent sur le banc à admirer leurs aînés : moi aussi, un jour je serai peut-être fort. Le Cinq de départ joue les 40 minutes de matchs sans quasiment aucun roulement, ce qui me paraît : 1. inconcevable en terme de fatigue des joueurs et 2. inconcevable en terme de jeu d'équipe.

Dans l'ensemble, c'est un manga qui est drôle principalement grâce à la profonde idiotie du héros. L'alternance de dessins « réalistes » et de style « chibi » permet de passer rapidement d'une situation sérieuse avec beaucoup de tension à une situation complètement décalée. Et inversement bien sûr.
Le dessin reste balbutiant au début. Il s'améliore bien sûr avec le temps, mais ça reste néanmoins une œuvre de jeunesse. Tout en restant d'une très bonne qualité graphique, il est loin d'être aussi abouti que les réalisations suivantes.

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Nombre de tomes: 31