Accueil
Nos Bande Dessinées
Nos Mangas
Nos albums
Nos artbooks
Nos dédicaces
Nos dessins à nous :)
Nos sites préférés
Laissez-nous un message !
Nous contacter
Aidons nos librairies indépendantes

Publications BD
Publications Manga
  Administration

Cette section est un espace dédié au soutien du secteur des indépendants plus que jamais menacé : librairies et maisons d'édition en premier lieu.
Nous essayons d'élever notre voix lorsque nous avons un message à faire passer, d'apporter notre contribution lorsque nous pouvons nous mobiliser, de relayer les bonnes initiatives lorsque nous les voyons ou lorsqu'elles nous sont proposées.
D'ailleurs, si vous avez un message à faire passer pour soutenir le mouvement, n'hésitez pas à nous contacter.

PETIT RAPPEL SUR LE PRIX DU LIVRE
Le prix du livre est le même partout, imposé par la loi.
Seule une remise de 5% libraire est autorisée mais n'est pas obligatoire.
Tout le monde est sur le même pied d'égalité.
Un livre ne coûte pas moins cher en grande surface ou chez un grand distributeur, contrairement aux idées reçues.
Aidez les libraires indépendants, achetez chez eux !

En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Cadeau empoisonné
18 novembre 2013

Cadeau empoisonné


Ça faisait longtemps que je vous avais pas bassiné avec la TVA.
Comme vous le savez, de grands changements sont attendus au 1er janvier 2014.
Parmi ces changements, la TVA sur la rémunération des auteurs doit passer à 10% (celle sur le prix du livre va quant à elle reste à 5.5%).


Avec tous ces changements de TVA, y'a tout un tas de professions qui trinquent.
Nombre d'entre elles pourront simplement répercuter sur leurs prix (sic)... d'autres NON (re-sic) !

Les auteurs (tout comme les ambulanciers) vont accuser directement le coup, car le prix du livre est UNIQUE (Loi Lang).
Alors signez la pétition pour que les taux de TVA soient LOGIQUES et respectent la même équité pour toute l'échelle du livre.

Il va sans dire que je suis favorable à un alignement à 5.5% hein !
Alors offrez leur une signature pour qu'ils passent des fêtes moins tristes.


Signez la pétition ICI !


Commenter cette note

Bande de hyènes !
17 mai 2013

Bande de hyènes

Je n'ai pas toujours été un fervent défenseur de Virgin.
Vu que j'ai toujours préféré défendre les libraires et disquaires indépendants, c'est compréhensible.
Néanmoins, la situation des employés de la chaîne mérite considération.

Dimanche dernier, tous les Virgin Mégastore de France ouvraient pour des soldes monstres :
-50% sur tous les rayons (sauf les livres, protégés par la Loi Lang : Ouf !) et -20% supplémentaires pour les détenteurs de la carte Virgin.
Il n'en fallait pas plus pour attirer une déferlante de hyènes dans les magasins, obsédés par le profit plus que par la bonne affaire.
Ne faisons pas de généralités, il y avait sûrement quelques braves clients dans le lot qui étaient venus profiter des prix bas pour s'acheter la tablette dont ils rêvaient et qu'ils n'avaient pas les moyens de se payer. Néanmoins, des vidéos diffusées ces derniers jours sur la toile nous ne retenons que la furie des gens ne se comportant pas comme des êtres humains...
Ils étaient nombreux ceux qui dévalisaient le magasin en quelques minutes, liquidant tout ce qui pouvait avoir une valeur marchande à la revente, n'hésitant pas à prendre tout ce qui leur passait sous la main, quitte à en prendre plusieurs exemplaires...

Elle est belle notre culture...
Pauvre de nous, êtres humains (bien que ce mot mériterait des guillemets) préférant faire du fric plutôt que de faire preuve de compassion face aux employés de Virgin. Ayons au moins la décence de ne pas afficher notre liesse devant des salariés qui vont perdre leur emploi.
Même s'ils n'ont pas toujours eu notre soutien, même s'ils n'ont pas demandé notre solidarité, il méritent au moins du respect... et du respect, il n'en reste rien !


Source : Rue89


Commenter cette note

Quand ActuaBD se vend aux grands éditeurs
16 février 2013

Je suis tombé aujourd'hui sur un article d'ActuaBD... et ne ne peux être que consterné devant tant de mauvaise foi !
À se demander si Didier Pasamonik, l'auteur de ce texte scandaleux, touche des primes pour dire ce genre de conneries.

Car selon lui, les petits éditeurs feraient de la concurrence déloyale envers les gros, je cite :
« Mais ils souffrent de la guerre asymétrique que leur livrent les petits labels qui n'ont pas leurs frais de structure. [...] Toute l'ambiguïté de la situation réside là : les gros éditeurs ne peuvent plus être tranquilles et les petits ont de plus en plus leur chance. Or, nous y reviendrons, ils ne paient pas leurs auteurs de la même façon. »

Moi qui voyait plutôt l'inverse... bah oui, ce sont les gros éditeurs il me semble qui trustent la communication et la place dans les librairies, relayant les albums des petits éditeurs au rang de livres de second plan...
Les petits qui étouffent les gros ? Ça me fait bien rire !
D'ailleurs, si vous avez l'occasion, n'hésitez pas à visionner l'excellent documentaire Sous les bulles, l'autre visage de la BD, réalisé par Maïana Bidegain et Joël Callède. Il suffit d'écouter les « grands éditeurs » (et en particulier Dargaud et Delcourt) pour comprendre la réalité économique.


Didier Pasamonik poursuit son protectorat des gros labels en s'attaquant cette fois au tirage des albums et au coût de fabrication :
« On peut lire sur les forums qu’un éditeur imprimerait 800 000 ex pour en vendre au final 200 000... C’est impossible, ou alors il est fou. »

J'ai envie de dire qu'il est mal renseigné et qu'il aurait dû au moins mener une enquête avant de faire de la désinformation. Cette forme de journalisme qui ne vérifie pas ses source est scandaleuse.
Les éditeurs qu'il pense fous font simplement des économies en payant un gros tirage moins cher qu'un petit. La logique du marché est avant tout économique... idiote mais économique...

Si c'étaient les seules inepties de ce « rapport » de Didier Pasamonik...


Sources : L'article en question sur ActuaBD.


Commenter cette note

Sous les bulles, l'autre visage de la BD
6 février 2013

Sous les bulles, l'autre visage de la BD

Avant de venir vous parler des expositions (ce que d'autres que moi ont déjà commenté avec brio qui plus est), je voudrais revenir sur la projection d'un film au CIBDI : Sous les bulles, l'autre visage de la BD.

C'était vendredi soir à 18h30, la salle était loin d'être pleine et pour cause, ce film n'était pas dans le programme officiel. Il faut dire qu'il n'a seulement été finalisé que deux jours auparavant...
Peu de monde, mais de nombreux journalistes, auteurs actifs ou en devenir, et quelques amateurs de BD qui comme nous avions été alertés par le sujet.

Sous les bulles, l'autre visage de la BD est un reportage réalisé par Maïana Bidegain et son compagnon Joël Callède (qui est aussi scénariste BD). Il nous montre les rouages du monde de la bande dessinée, à partir du moment où le livre quitte les mains de ses auteurs pour rejoindre le circuit de la production et jusqu'à la mise en vente sur les étals des libraires. La chaîne du livre nous est ici dévoilée dans son ensemble, sans œillères mais non sans jugement.
Il nous sera ainsi montré les coulisses de la surproduction, la guerre entre éditeurs (en particulier Dargaud et Delcourt ; José-Louis Bocquet qui représentait Dupuis nous apparaissait tellement plus humain, sûrement grâce à sa triple casquette d'éditeur/scénariste/compagnon d'auteure...), l'exploitation des auteurs, le coût de conception et de fabrication, le tout appuyé sur des chiffres ahurissants.



Un film choc d'une heure suivi d'un débat avec quelques uns des principaux acteurs du documentaire. De gauche à droite sur la photo : Marko (dessinateur sur Les godillots), Maïana Bidegain, Joël Callède, Olivier Vandernotte (libraire à BD Fugue Bordeaux), Fabien Vehlmann (scénariste de Seuls), Olivier Jouvray (scénariste de Lincoln) et l'animateur dont je n'ai pas retrouvé le nom.
Un débat qui n'était finalement pas aussi passionnant que le film mais qui permettait de prolonger le sujet, avec un Fabien Vehlmann très bavard (mais qui s'exprime bien). J'ai surtout trouvé dommage que les éditeurs ne soient pas représentés lors de cette confrontation.

La cause de la surproduction n'a pas vraiment été abordée. Je la soupçonne liée à l'arrivée massive du manga... Je me souviens à l'époque que les libraires ne savaient pas où mettre les nouveaux titres asiatiques, de plus en plus envahissants. Il y avait aussi une certaine grogne des éditeurs/auteurs franco-belges qui voyaient cet essor d'un mauvais œil. Je reste persuadé que les éditeurs ont souhaité cadenasser le manga par une production plus importante de nouveautés BD.
Selon Olivier Jouvray, la solution est de sortir moins d'albums pour plus de qualité. Un ralentissement qui serait effectivement bénéfique pour les libraires qui ne font qu'ouvrir des cartons, pour les lecteurs qui n'ont pas le temps de voir les nouveautés. Mais les auteurs seraient-ils mieux payés pour subvenir à ce manque à gagner de productivité ?

À en croire un indicateur donné par plusieurs personnes lors du festival, une planche BD représente 250 euros pour un jeune dessinateur. Cependant, j'ai aussi entendu que certains d'entre eux n'étaient payés que moitié moins (je ne révèlerai pas de nom car je ne voudrais pas pousser de polémique). Les auteurs doivent négocier leurs contrats... oui, peut-être... mais rien n'empêchera jamais un éditeur d'aller voir ailleurs, de prendre quelqu'un d'autre. Le marché du travail n'est facile pour personne...

L'ouverture sur le numérique est un projet qui tient très à cœur des scénaristes présents lors du débat. Ils prennent les risques, essuient les plâtres à la place des éditeurs frileux, qui n'attendent que des résultats pour recueillir le fruit du travail des autres... seul l'avenir nous dira qui gagnera le bras de fer.

Le trailer du film.


Commenter cette note

Roaaaarrrr... kuf, kuf, kuf...
4 février 2013

Roaaaarrrr... kuf, kuf, kuf...

De retour d'Angoulême, il est de bon ton de débattre des traditionnels lauréats.
Je ne reviendrais pas sur la sélection officielle dont je trouve qu'il manque énormément d'immanquables, une grosse faute en soi, et me consacrerais simplement à donner un avis de plus, le mien.

- Fauve d'or : Quai d'Orsay T2 (Abel Lanzac et Christophe Blain - Dargaud)
- Prix du Public Cultura : Tu mourras moins bête T2 (Marion Montaigne - Ankama)
- Prix spécial du jury : Le Nao de Brown (Glyn Dillon - Akileos)
- Prix de la série : Aâma T2 (Frederik Peeters - Gallimard)
- Prix révélation : Automne (Jon McNaught - Nobrow)
- Prix jeunesse : Les légendaires - Origines T1 (Patrick Sobral et Nadou - Delcourt)
- Prix du patrimoine : Krazy Kat T1 (George Herriman - Les rêveurs)
- Fauve Polar SNCF : Castilla drive (Anthony Pastor - Actes Sud)
- Prix de la BD alternative : Dopu tutto max (Misma)

Je n'ai rien à redire sur les lauréats (certes j'aurais bien récompensé Daytripper, mais après tout pourquoi pas !) : ils ont fait ce qu'ils pouvaient avec les albums sélectionnés.

Par contre, que dire du Grand Prix, attribué à Willem ?
Je ne connais pas encore cet auteur néerlandais, spécialisé dans le dessin de presse, mais il a fait partie des 5 finalistes plébiscités par les auteurs ayant voté lors du festival, c'est un gage de son talent. J'aurais donc plaisir, en toute sincérité, à découvrir son œuvre.

Ce qui est regrettable, ce sont les circonstances de sa nomination.
Il y avait 5 finalistes : Akira Toriyama, le très célèbre auteur de Dragon Ball, avait les faveurs des suffrages. Il y avait un autre mangaka, Katsuhiro Otomo, le génial auteur d'Akira. Viennent ensuite Chris Ware (Jimmy Corrigan) et Alan Moore (V pour Vendetta, From Hell...), et puis bien entendu Willem.
Lewis Trondheim a révélé l'incompréhension de ce vote, car les Grands Prix ne connaissaient pas, pour la plupart, les œuvres de Ware et Moore (sic). Une source révèle également qu'ils ne voulaient pas voter pour un Japonais (re-sic) !
Le Grand Jury a tout de même fini par décerner, devant l'insistance de certains, un prix spécial pour Akira Toriyama... un prix d'honneur mais qui ne veut pas dire grand chose...

Peut-on, en sachant ça, prétendre que le festival d'Angoulême est un festival international ?


Sources :
- Le palmarès officiel
- Le Grand Prix
- Scandale au pays de la BD


Commenter cette note
Voir les commentaires existants (4)


Sélections en cascade
26 novembre 2012

Sélections en cascade

À l'heure ou l'ACBD annonce ses 5 finalistes, Angoulême dévoile sa très attendue liste.
Dans les deux cas demeure un sentiment de regret : celui de pouvoir faire mieux... je ressent même une profonde frustration.

Les 5 potentiels pour le Grand Prix de la critique ACBD sont d'excellents albums (d'ailleurs nous avons les 3 derniers de cette liste à la maison) :
- David, les femmes et la mort (Judith Vanistendael)
- L'Enfance d'Alan (Emmanuel Guibert)
- En silence (Audrey Spiry)
- Saison brune (Philippe Squarzoni)
- Un printemps à Tchernobyl (Emmanuel Lepage)
Pourtant je ne peux que regretter dans ce choix l'absence d'un album aussi remarquable que Daytripper (Badelel s'insurge également de l'absence d'Herakles). Et il(s) ne figurai(en)t même pas dans la pré-liste des 15, c'est dire...

La sélection angoumoisine quant à elle m'a réellement stupéfait... une liste réduite à 32 albums qui suscite de nombreuses interrogations.
Réduire la liste peut se comprendre, elle était conséquente et demandait de fait un plus gros travail durant le festival pour lire l'ensemble des albums et déterminer les lauréats. Mais 32 albums, ça surprend. Surtout qu'on était plutôt habitués au double...
Mais surtout ça me désole de voir que tout un tas de très bons titres n'y sont pas. Où sont Saison brune, Un printemps à Tchernobyl, le dernier Blast, Herakles et j'en passe ? Pourquoi ne pas avoir pris l'intégrale de Rork dans la sélection Patrimoine, sachant qu'en plus Andreas aura son expo cette année ? Bref, cette désagréable impression que la sélection s'est arrêtée au mois de juin...
Ce qui me laissent à penser que le festival, avec les déboires qu'il a subis ces derniers mois (notamment le retrait de la FNAC), a dû consacrer son temps à autre chose qu'à sa sélection. Et c'est dommage parce que la sélection c'est aussi la vitrine du festival... les lauréats étaient loin de faire l'unanimité en 2012, l'année 2013 commence bien mal... espérons que ça n'entache pas plus l'image du plus grand (mais pour combien de temps encore) de tous les festivals de bande dessinées !


Livres de la sélection d'Angoulême que nous avons :
- Aâma T2 (Frederik Peeters)
- Daytripper (Fábio Moon, Gabriel Bá & Dave Stewart)
- Le singe de Hartlepool (Wilfrid Lupano & Jérémie Moreau)
- Quai d’Orsay T2 (Abel Lanzac & Christophe Blain)
- Tu mourras moins bête T2 (Marion Montaigne)

Dans la sélection Patrimoine :
- Anjin San (George Akiyama)

Dans la sélection Jeunesse :
- Jim Curious (Matthias Picard)


Commenter cette note
Voir les commentaires existants (5)


Soldes en (Hobby) Folie
23 novembre 2012

Soldes en (Hobby) Folie

Ça m'attriste à chaque fois que je décide de prendre mon clavier pour parler de ça : une nouvelle librairie va fermer sur Bordeaux, et non des moindres puisqu'il s'agit d'Hobby Folie.

Je ne fréquente pas cette librairie mais elle fait partie (je parle encore au présent, elle sera encore ouverte jusqu'au 31 décembre) de ces boutiques qui ont une place importante pour le 9ème Art dans Bordeaux. Je dirais même qu'elle a une place toute particulière, car elle a su développer un attrait que d'autres n'ont pas. Tous les albums qu'ils vendent sont accompagnés d'un ex-libris, numéroté et signé par les auteurs. Pour ce fait ils organisent très régulièrement des dédicaces, en invitant les auteurs dans leurs locaux. Ils sont très nombreux à être passés par là et ce sera encore le cas d'Alain Queireix (le 1er décembre), de Phil Castaza et de Jean-Luc Sala (le 15 décembre)... puis rideau...

Une nouvelle fermeture donc... mais il vous reste encore un peu de temps et des fêtes de fin d'année pour faire le plein de BD, figurines ou autres goodies qu'Hobby Folie à encore dans ses stocks, comme par exemple le tome 21 de Blake et Mortimer et son tiré à part d'André Juillard (en 80 exemplaires seulement) !

Le site de vente en ligne est d'ors et déjà fermé, mais il vous reste le site internet pour toute demande ou contact ! Et bien entendu, le magasin vous accueille encore jusqu'à la toute fin décembre. Eh oui, après la fin du monde !


Commenter cette note

Yoyo
7 novembre 2012

Yoyo


De taxe en taxe, on ne peut pas dire que les derniers gouvernements nous aient beaucoup épargnés. À droite comme à gauche, nous devons essuyer les plâtres d'une économie qui part en vrille... de changements en revirements, c'est surtout l'instabilité qui nous prend à la gorge.

L'UMP, lorsqu'elle était au pouvoir (il n'y a pas si longtemps) a causé beaucoup de tord à l'économie et au pouvoir d'achat en général. C'est un fait, le monde financier s'écroulait et il fallait resserrer les écrous : nouvelles taxes, création d'un 3ème taux de TVA (pour les livres et pour le bâtiment de manière générale), réforme sur les heures supplémentaires pourtant mise en place en début de mandat : autant de retouches fiscales qui pèsent sur les ménages et la consommation.

À peine arrivés au pouvoir, le gouvernement socialiste revient sur certaines mesures (la TVA sur les livres repassera à 5,5% en janvier 2014) tout en conservant les réformes qui les arrangeait (gel du barème de l'impôt sur le revenu, TVA à 7%, loi TEPA...), sans toutefois l'avouer bien entendu.

Malheureusement pour nous, consommateurs en bas de l'échelle, il nous faudra faire avec de nouvelles mesures toutes fraîches et ce fameux "pacte de croissance" tant attendu pour relancer une économie d'entreprises en berne.
Soit, effectivement, les charges pèsent lourd dans le budget d'une entreprise. C'est une bonne idée. Les moyens de financer ce pacte sont en revanche de délicats leviers à activer. C'est celui de la TVA qui a été une nouvelle fois choisi.

Soyons heureux, la TVA sur le livre va repasser de 7% à 5,5%, puis va de nouveau baisser à 5% en janvier 2013 (les autres secteurs seront consternés d'apprendre que pour eux ça va augmenter... moi qui travaille dans le bâtiment, le passage de 7% à 10% risque d'être douloureux ; déjà que le passage de 5,5% à 7% faisait réfléchir les investisseurs...).
Une baisse, c'est TRÈS bien : libraires et consommateurs seront heureux de l'apprendre.
Mais Messieurs les ministres et députés, pensez au coût que tout cela va engendrer ! Deux modifications en deux ans, toutes les bases à reprendre, la gestion des stocks, l'étiquetage... vous allez rendre fous toute une profession... qui n'a franchement pas besoin de ça !

Pourquoi faut-il toujours répondre à des attentes en complexifiant les choses ? N'aurait-il pas été plus sage de prendre le temps de la réflexion pour ne baisser le taux de TVA sur les livres qu'une seule et unique fois, de 7% à 5% ?
Alors s'il vous plaît : ne touchez plus à rien !


Sources : Livreshebdo, MyBoox


Commenter cette note

Financement ? Navré : Assez Casqué
29 octobre 2012

Financement ? Navré : Assez Casqué (F.N.A.C.)


C'est un fait avéré, la FNAC ne va pas bien. Cela fait quelques temps que le groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute) essaie de la revendre car le secteur est en déclin et que le groupe préfère se porter sur le luxe en se désengageant de ses marques qui ne rapportent pas (une petite pensée pour nos amis libraires).

Dans l'état actuel, la marque essaie surtout de se défaire de ce qui lui coûte des ronds, histoire d'assainir les finances (et probablement de mieux préparer la vente). Sauf que, et tous les amateurs de BD le savent, la FNAC joue un rôle essentiel à Angoulême, festival avec lequel elle est partenaire depuis quelques années (2007).
En janvier 2013, l'ombre de la FNAC rôdera sur le festival par son faux-bond !

Chaque année à Angoulême il se passe des choses. Des financements qui n'arrivent pas, des partenariats qui cèdent (l'an passé c'était la SNCF, mine de rien ça fait deux gros coups durs en deux ans), la ville qui va au bras de fer avec le festival, etc...
Chaque année on évoque sans cachoterie aucune que ce sera peut-être la dernière. Et puis voilà, comme chaque année, l'aventure se poursuit.

Je trouverais réellement regrettable que le festival d'Angoulême ferme ses portes pour de bon, qu'il aille s'annexer sur une autre ville (on parle de La Rochelle ou de Bordeaux, mais à Bordeaux ça m'étonnerait fort que le projet se concrétise à cause des nombreuses autres manifestations autour de la bande dessinée qui s'y déroulent). Je trouverais ça regrettable pour l'identité forte du festival et d'une ville qui a depuis des décennies fêté cet événement. Il suffit de se balader dans Angoulême pour remarquer que les noms des rues s'inscrivent dans des bulles et que les héros de papier se dessinent sur de gigantesques fresques murales. J'ai une pensée aussi pour tous ces commerces pour qui le festival est LA source de revenue annuelle (je ne vous recommanderais jamais assez d'aller manger une pizza au Napoli-centro, en plus le patron est sympa :).

Tout ça pour dire qu'avec le départ de la FNAC, c'est 250000 euros en moins pour le festival. Un manque à gagner conséquent et d'autant plus quand on sait que les problèmes de financements sont monnaie courante chaque année.


Un petit coup bas pour conclure ?
La FNAC va lancer son propre prix de bande dessinée en 2013 !
Il ne reste plus au festival qu'à décerner de nouveau un VRAI prix public, pas comme celui, galvaudé, de l'an passé.


Sources : La voix des bulles, Charente libre


Commenter cette note

Quel avenir pour la BD ?
19 octobre 2012

Professeur Cyclope


On parle de plus en plus de BD numérique ces derniers temps, vous trouvez pas ?
Personnellement, je suis un fervent défenseur du format papier, que je trouve plus agréable. Il y a la matière, il y a la saveur d'une lecture à la lumière directe, il y a ce sentiment que c'est moins "jetable" aussi. On a un certain attachement pour ces choses-là, et on ne pense pas une seule seconde que ça puisse disparaître.

Avec l'envolée du numérique, d'internet, des écrans tactiles, smartphones et tablettes, il est évident qu'il y a un public et des attentes énormes sur ce support-là. Il faudrait être aveugle pour ne pas le remarquer.
Si les éditeurs tardent à venir chatouiller les prémisses de la BD numérique, n'osant pas encore se hasarder sur un format sans être certain de gagner de l'argent, les auteurs prennent, eux, les initiatives.

Après Les autres gens, dirigé par Thomas Cadène, sûrement le plus grand précurseur dans le genre, 2012 a été une année charnière dans le développement des web-magazines.
Le dernier en date, Professeur Cyclope, devrait proposer des fictions en mêlant de très grands noms de la bande dessinée.
Sur une initiative de Brüno, Gwen de Bonneval, Cyril Pedrosa, Hervé Tanquerelle et Fabien Vehlmann (rien que ça), ce sont des auteurs qui ont déjà fait leurs preuves qui vont les accompagner. Ci-après les participants à ce projet pour le n°0 :
Alfred, Jacques Azam, Charles Berberian, Marine Blandin, Matthieu Bonhomme, Hervé Bourhis, Guillaume Bouzard, Brüno, Sébastien Chrisostome, Gwen de Bonneval, Jean-Yves Duhoo, Philippe Dupuy, Benjamin Flao, Alexandre Franc, Sacha Goerg, S. Kansara, P. Sala Hourcadette, Tangui Jossic, Laureline Mattiussi, Catherine Meurisse, Hugues Micol, Marion Montaigne, Jérôme Mulot, Nylso, Cyril Pedrosa, Vincent Perriot, Pluttark, Anouk Ricard, Florent Ruppert, Loïc Sécheresse, Vincent Sorel, Hervé Tanquerelle, Olivier Texier, Alessandro Tota, Guillaume Trouillard, Fabien Vehlmann.

Une affiche alléchante pour un n°1 qui devrait paraître pour... Angoulême 2013 !


Je ne suis pas un adepte de la lecture numérique. Personnellement, j'attendrais de lire sous format classique les épisodes qui seront publiés par les éditeurs... si tant est qu'ils sortent un jour.
Et vous ?


À lire : Offensive des auteurs sur la création numérique (Actua BD)


Commenter cette note

Maître-chanteur
16 octobre 2012

Maître-chanteur


Maître : De l’ancien français maistre, lui-même issu du latin magister.
Celui qui commande ou dirige, maître qui enseigne.

Chanteur : Du latin cantor.
Qui chante.


Parlons un peu d'un grand de ce monde version 2.0 : Amazon.
Un maître de l'enseigne, si je puis dire, qui n'a qu'un seul but : celui de bouffer tout le monde dans le milieu où il nage. Comme les requins en somme, ces super prédateurs hostiles à quiconque assailli son territoire (enfin pas tous, mais c'est un autre débat).
À ce petit jeu là, on peut dire qu'avec quelques autres ils ont réussi à tuer les disquaires. Ces quelques autres qui aujourd'hui sont en perdition, bientôt rendus au rang de planctons pour le géant de la grande bleue.

Ils auront tenu tout ce temps ces petits libraires souffrant de tous les maux qui les accablent : grosses sociétés de distribution, état, technologie, préjugés...
Mais voilà que le plus grand des prédateurs revient en force, s'attaquant non seulement aux libraires mais en plus de ça, fort de sa stature internationale, aux éditeurs !

Dans la logique des choses les prix sont fixés par celui qui vend. Mais non, Amazon s'extrait des procédures classiques et souhaite lui-même diriger le marché en patron !
Croyez-le ou non, mais ils font un chantage monstrueux aux éditeurs, les gros comme les petits. Si les plus importants peuvent répondre aux attentes du géant de la distribution internet, les petits éditeurs indépendants tirent la sonnette d'alarme.
Étonnamment, il s'agit des éditeurs de bande dessinée qui osent ouvrir la bouche en premier. Lisez bien, c'est consternant :

« Si Amazon n’est pas d’accord avec la politique d’une maison d’édition, notamment concernant le prix des livres fixés (gain net insuffisant), le site peut retirer les boutons d’achat des ouvrages sur la plateforme. En clair, l’internaute n’arrive plus à trouver où payer son article et doit se rabattre vers un autre titre. Les ventes dégringolent. Le plus souvent, les éditeurs cèdent en quelques jours. »
(Serge Ewenczyk, à la tête de la maison d’édition Çà et là)

« Amazon souhaitait obtenir le dépôt total de Cornélius. Nous étions tenus de mettre à sa disposition tout le stock que nous possédions, sachant que le site nous paierait à la vente des articles.
Je ne vois pas pourquoi je favoriserais une structure au détriment des meilleurs libraires qui, eux, nous rémunèrent à la commande. »

(Jean-Louis Gautier, responsable des éditions Cornélius)


Des pratiques que je qualifierais de maffieuses. Certes, c'est contraignant pour un libraire de devoir acheter les livres à l'éditeur pour se faire un fond, mais après tout, c'est la loi du commerce et ça fonctionne partout pareil. Amazon s'arroge des droits et tout le monde devrait la fermer ?
Imaginez un seul instant qu'un marchand de légumes dise à un agriculteur : « Désolé mon vieux, je te paierai seulement si je vends tes 3 concombres et tes 12 kg de tomates. Sinon je te retourne ta marchandise, mais à tes frais. » Vous verrez de suite la fronde de tous les agriculteurs de France se lever...

Ajouter à ça le fait qu'Amazon, bien implanté à l'étranger, profite d'une fiscalité avantageuse (notamment sur la TVA), et qu'ils ponctionnent en moyenne 13% de plus en marge qu'un libraire...

... Ils ont bien du courage les professionnels du livre, ils ont bien du courage.


Maître-chanteur : Personne qui exerce un chantage, qui tente d’extorquer de l’argent à une autre, à une institution.



Source : Amazon dicte sa loi et asphyxie les petits éditeurs (Rue 89)


Commenter cette note

De la censure
4 septembre 2012

De la censure


Pour une fois, je vais renverser la situation.

J'ai pour habitude de soutenir la librairie indépendante, notamment parce que c'est bien souvent un gage de diversité et de qualité. Mais pas toujours. Et je constate aujourd'hui qu'être un éditeur indépendant ne signifie pas non plus respecter le droit d'expression d'autrui. Pour certains, il semble, eux seuls ont le droit de parler, et ils ne supportent pas que d'autres puissent avoir un point de vue divergeant.

Ainsi, je vous invite à visiter cet article qui n'a pas grand chose à voir avec la choucroute. Non il ne s'agit pas de BD (si vous avez bien suivi, vous vous souvenez que je suis aussi bibliothécaire), mais ce que nous faisons sur Ben Dis !..., c'est donner nos avis de lectures. Via K.BD, nous les croisons même avec d'autres, parce que personne n'est ultime.
Non les blogueurs ne sont pas forcément des professionnels, mais je m'érige contre cet éditeur qui estime manifestement que les personnes qui achètent et lisent leurs livres ne sont pas valables.

Pourquoi faudrait-il être un critique littéraire pour avoir le droit de dire qu'on n'apprécie pas un livre ? Un tel raisonnement m'indigne d'autant plus que mon métier consiste précisément à mettre en valeur les goûts des lecteurs.
Pour ma part, je me reconnais rarement dans les chroniques des critiques littéraires. En ce moment, je feuillette la blogosphère pour faire le tri parmi les sorties de la rentrée littéraire, parce que je sais que mes lecteurs se retrouveront plus facilement dans les titres qui auront plu à des blogueurs lambdas qu'aux titres fanfarons plébiscités par Beigbeder.

Et tout simplement parce que la déclaration des droits de l'homme proclame le droit qu'à chacun d'exprimer son point de vue, je vous enjoins à diffuser cette extraordinaire aventure qui est arrivée à cette malheureuse personne, dont le seul tort est de ne pas avoir apprécié un livre, et de l'avoir dit.


EDIT : TheBookEdition a souhaité demander un droit de réponse concernant cette histoire. Vous pourrez le lire en fin d'article sur le blog La culture se partage.


Commenter cette note
Voir les commentaires existants (3)


Bonne nouvelle
18 août 2012

J'ai une bonne nouvelle pour tous nos lecteurs toulousains (bon d'accord, je sais pas si vous êtes très nombreux mais j'ai quand même du nouveau pour vous) :
Une nouvelles librairie ouvre à deux pas de chez vous !

Il s'agit d'un BD Fugue Café, 11 Rue Sainte Ursule (à Toulouse donc).
Pour les connaisseurs, toute l'ancienne équipe de la librairie Arcade vous y attendra de pied ferme et avec le sourire !
L'est pas belle la vie ?

Je remercie Mo' pour l'information. Après tout, pourquoi ne parler que de ce qui ne va pas ici ? On va pas fuir les bonnes nouvelles quand même ! :)


Commenter cette note
Voir les commentaires existants (1)


Pas de ça chez nous !
28 juin 2012

Pas de ça chez nous !


Cette semaine, si on écoute un peu les informations, on entend parler d'une grande nouvelle pour l'économie française : AMAZON va s'installer en France, en Saône-et-Loire, et ainsi créer près de 1000 emplois !
Une aubaine pour la région, pour les distributeurs qu'ils vont attirer... mais une nouvelle qui va encore planter un vilain coup de surin dans le dos des libraires indépendants.

Alors oui, vous allez me dire que je rabâche toujours le même refrain, que je suis pas gentil envers le méchant Amazon. Et vous avez raison ! J'assume pleinement mes propos : qu'ils aillent s'implanter ailleurs, au Luxembourg par exemple, où ils paient de toute façon leurs impôts...

Combien de fermetures de librairies à venir pour gonfler encore plus le monopole du géant américain ?
À trop nous réjouir de l'arrivée d'une concurrence déloyale, ne risquons-nous pas de voir les librairies disparaître à petit feu... essayez encore de trouver un bon disquaire de nos jours...
Achetons nos livres en librairie !


Sources :
- Syndicat de la librairie française
- Marianne


Commenter cette note
Voir les commentaires existants (2)


Retour vers le futur
23 mai 2012

Hausse de la TVA


Il n'y a pas si longtemps, le monde du livre se prenait une droite dans la tronche avec le passage à la TVA 7%. Une hausse qui ne plaisait à personne, et surtout aux libraires (voir les annonces précédentes de cette section).
Changement de gouvernement, changement d'orientation : cette fois, c'est une gauche que les professionnels du livre vont prendre avec ce retour à une TVA à 5.5%.

OK, mon jeu de mot vous a laissé pantois. N'empêche que si la nouvelle peut faire sourire (surtout les consommateurs), les libraires, eux, vont devoir se retaper tout l'étiquetage, les problèmes liés aux retours, etc... une gestion des stocks et des prix qu'ils avaient déjà eu du mal à digérer dans l'autre sens.
Le moindre mal, c'est que cette fois ils n'auront pas à subir les conséquences d'une perte financière liée au prix unique du livre (là encore, voir les annonces précédentes).

Je ne suis jamais content me direz-vous ? Qui sont les grands gagnants de ce retournement à votre avis ?
Les éditeurs bien entendu ! Car ceux qui ont augmenté les prix ne se sont pas contentés de le faire de 1.5% pour la plupart, et cela ne vous aura en particulier pas échappé dans le domaine de la bande dessinée. Inutile de vous dire qu'elles ne retrouveront pas leurs prix du début de l'année...


Source : Graphiline


Commenter cette note
Voir les commentaires existants (1)


Un poisson difficile à avaler
2 avril 2012

Hausse de la TVA


Nous y voilà ! C'est aujourd'hui que rentre en vigueur l'augmentation de la TVA dans le livre, après une remise de peine de 3 mois.
Rappelons-le, alors que dans les autres secteurs, le passage de 5,5% à 7% s'est fait au premier janvier, il avait été convenu d'un report pour qu'une solution soit trouvée pour aider le domaine du livre en grand danger. Trois mois plus tard, force est de constater que rien n'a été fait pour aider les libraires indépendants... si ce n'est à faire baisser un peu leurs stocks pour éviter les mauvais contrecoups financiers.

Néanmoins, rappelons encore qu'il n'y a eu aucune uniformisation des méthodes au niveau du secteur de l'édition. Si certains éditeurs ont pris le parti d'augmenter leurs prix de vente pour éviter aux libraires de supporter le coût de la différence, d'autres ont décidé de ne rien changer... qui paie dans tout ça ? Pour le premier cas, c'est le client qui voit une petite augmentation sur ses acquisitions, mais c'est un moindre mal. Pour le second cas, c'est le libraire... et c'est là que le bât blesse, quand ont sait que la rentabilité moyenne est inférieure à 1%.

Une journée de mobilisation est prévue le 28 avril.


Sources :
- Le Figaro
- Le Monde


Commenter cette note

Money money money !
18 janvier 2012

Money money money


Gallimard, c'est l'un des fleurons français de l'édition. Depuis leur fondation en 1911, ils n'ont cessé de croitre. Par le passé, ils s'étaient déjà porté repreneurs de Denoël (1946) ou encore de Futuropolis (1994), du moins si je me concentre sur le domaine de la bande dessinée.
Le groupe pourrait prendre aujourd'hui plus d'ampleur encore puisque nous apprenons par l'intermédiaire du site Actua BD que Gallimard serait en passe de racheter Flammarion, que son propriétaire actuel - Rizzoli Corriere della Sera - envisagerait de vendre. Il est question d'un montant estimé entre 150 et 200 millions d'euros.

Ainsi, les maisons d'édition Casterman et Fluide Glacial, détenues par Flammarion, pourraient passer dans les mains de Gallimard. Un nouveau coup de tonnerre dans le monde de la BD après le rachat de Soleil par Delcourt il y a quelques mois.

Un conseil d'administration extraordinaire est prévu demain par le groupe Rizzoli Corriere della Sera pour statuer sur cette vente.


Commenter cette note

Les idées reçues ont la dent dure
13 janvier 2012

Prix Unique du livre


« _ Tu les as achetées où tes BD ?
_ À la FNAC !
** Regard inquisiteur **
_ Tu sais que c'est le même prix partout quand même ? »


Autour de moi, je milite sans cesse pour dire aux gens que le livre ne coûte pas plus cher dans les librairies spécialisées.
Pourtant, même si tout le monde sait ce que j'en pense, il m'arrive encore d'entendre des aberrations.
Et aujourd'hui j'ai eu une discussion houleuse sur le sujet avec l'une de mes collègues, qui a préféré aller à la FNAC plutôt que chez les libraires que je lui ai conseillé (dont un juste à côté de la FNAC, histoire de la convaincre que ce n'était pas non plus plus loin en terme de distance). Bien sûr, elle a pleins d'arguments... :


À la FNAC, j'ai 5% de remise !
Oui, la FNAC fait 5% de remise à ses adhérents. C'est fou ça, exactement pareil que n'importe quelle librairie ! Non, le livre ne coûte pas moins cher à la FNAC, sur AMAZON ou chez un autre de ces gros distributeurs complètement pas indépendants et qui nuisent considérablement aux petits libraires. Le prix du livre est unique, le même partout (loi Lang) !

À la FNAC, je suis sûr de trouver ce que je cherche !
La taille du magasin fera peut-être qu'ils ont plus de stocks, mais franchement, penser qu'on a plus de chance de trouver un album à la FNAC qu'ailleurs est une idée reçue. Les libraires aussi ont des stocks, et j'irais même jusqu'à dire qu'ils ont plus de choix étant donné qu'ils sont libres de mettre en valeur aussi des livres d'éditeurs indépendants.

À la FNAC, ils m'ont commandé ce qui me manquait !
Un libraire propose exactement le même service ! Il suffit de le demander, tout comme à la FNAC. Qu'on puisse penser le contraire me fait pousser des boutons.

À la FNAC, ils sont capables de me conseiller et de me tenir pendant 10 minutes !
Je ne dis pas que tous les vendeurs de la FNAC sont mauvais. Il y en a sûrement de bons conseils et qui font bien leur métier. Maintenant, je dis quand même que les libraires sont spécialisés et qu'ils sont libres de leurs choix, ce qui leur permet, normalement, d'offrir un plus large panel d'albums pour conseiller les clients.
Et puis faut pas croire, un libraire aussi peut prendre le temps de discuter (personnellement je ne m'en prive jamais, l'échange c'est la base de tout, et les conseils d'un libraire sont souvent adaptés en fonction des lectures habituelles des clients).


Acheter en librairie indépendante, c'est non seulement acheter au même prix et avec des services similaires (voire mieux), mais c'est aussi faire marcher de petits commerces qui souffrent de toutes ces idées reçues et de la vente par internet, mais aussi du prix unique du livre qui, paradoxalement, leur permet aussi de ne pas se faire bouffer par les grosses boîtes de distribution.

Bon, je voulais pas faire de la publicité (même mauvaise) à la FNAC, mais il se trouve que c'était le sujet de la discussion avec ma collègue, donc bon, tant pis pour eux.


Commenter cette note
Voir les commentaires existants (3)


Une de plus
6 janvier 2012

Une de plus

Une de plus qui met la clef sous la porte. Après plusieurs années difficiles à afficher sur son site Internet "La librairie est à vendre, contactez-nous", après avoir envisagé en vain de devenir une coopérative, la librairie Entre-deux-Noirs a finalement déposé le bilan cette semaine. La librairie était fermée depuis le mois d'octobre, le dépôt de bilan n'est qu'une officialisation, mais c'est aussi un symbole fort pour la librairie indépendante.

C'est une perte importante : outre que cette librairie avait un rayonnement assez important dans la région, il s'agissait également d'une librairie spécialisée dans le roman noir reconnue dans toute la France, sans doute l'une des meilleurs dans le domaine.

Donc voilà, ça y est, une fermeture de plus dans le paysage littéraire aquitain, et dans le paysage littéraire tout court.


Commenter cette note
Voir les commentaires existants (3)


Des histoires de TVA
6 janvier 2012

Hausse de la TVA


Pour ceux qui n'auraient pas encore compris tous les enjeux de cette TVA et ce qu'elle changerait dans le quotidien des professionnels du livre, le journal Libération à mis en ligne une série de questions/réponses pour essayer de faire le point sur toutes les interrogations soulevées par cette augmentation.
Une éditrice et un libraire donnent donc leur avis sur la situation, regard professionnel que je vous invite à découvrir.


Pour ceux qui souhaiteraient y souscrire, une pétition en ligne est lancée par la mel (Maison des écrivains et de la Littérature), qui se propose d'écrire à M. le Président de la République (pas sûr que ça serve à quelque chose, c'est même pratiquement certain, mais ça reste une bonne initiative).


Autre information économique lue ce matin sur Le Quotidien : l'état du Luxembourg succombe lui aussi au choix de changer son taux de TVA sur les livres, afin de faire bénéficier au livre numérique d'un taux identique à celui du livre papier.
En France, le livre numérique, qui était vendu sur une base de 19,6%, devrait bientôt passer à 7% comme le livre papier.
Au Luxembourg, il s'agit d'uniformiser les taux à 3% (taxe anciennement de 15%). Le problème, c'est que les livres numériques sont imposés là où est implanté le fournisseur. Et devinez qui profitera de cette baisse ? Amazon* bien entendu, dont il faut savoir qu'ils vendent plus de livres numériques que de livres papier depuis quelques mois déjà...


* qui rappelons-le tout de même, n'est pas indépendant, et encore moins un libraire : achetez vos livres dans des lieux spécialisés, soutenez les libraires indépendants !


Commenter cette note

Les libraires en sursis
22 décembre 2011

Hausse de la TVA


Frédéric Mitterrand, l'actuel Ministre de la Culture et fervent défenseur des libraires, était ce matin en direct sur RMC, reçu par Jean-Jacques Bourdin.
Il a donc bien entendu été question, entre autres, de l'actualité sur la hausse de la TVA.

« Le livre n'est-il pas un bien de première nécessité ? »
Selon M. Mitterrand, il y a bien de première nécessité et bien de première nécessité. Cette hausse de 1,5% équivaut à peu de choses près à 35 centimes par livre. L'effort peut être supporté par tous et il comprend que le gouvernement ne veuille pas faire d'exceptions à cette hausse du taux de TVA à 7%.
Il reste néanmoins très solidaire des libraires.

Oui mais alors, que faire ?
Tout d'abord, un médiateur a été nommé et est parvenu à négocier un report sur l'application de l'augmentation au 1er avril pour le livre non numérique.
Ensuite, avec l'aide de ce médiateur, une étude est en cours pour trouver des solutions. Ce qui laisse trois mois pour y parvenir.
Le Ministre espère ainsi évoquer les marges anormalement faibles des libraires par rapport aux éditeurs ou encore la manière dont les bibliothèques d'état achètent aux libraires.
De nombreux aspects doivent être disséqués pour sauver ce métier en sursis. Frédéric Mitterrand dit mettre tout en œuvre pour que la hausse de la TVA se passe bien, espérons qu'il tienne ses engagements (il a déjà montré son soutien aux libraires indépendants par le passé), et surtout qu'il soit entendu !


Commenter cette note

Hausse de la TVA
21 décembre 2011

Hausse de la TVA


Cela fait quelques temps que le gouvernement réfléchit à une hausse de la TVA. Il est maintenant entendu que la TVA augmentera bien dans bon nombre de secteurs, passant de 5,5% à 7%... y compris dans le secteur du livre.
Si de nombreux amendements ont été posés à l'Assemblée Nationale pour s'opposer à ce projet qui mettra un coup dans le dos de tous les libraires, ils ont malheureusement peu de chance d'être entendus. Le dernier rempart contre cette augmentation, le Sénat, a rejeté cette hausse le 14 décembre. Mais le gouvernement n'a pas dit son dernier mot et compte bien passer cette loi, de gré ou de force, et ce avant le 22 décembre... c'est à dire demain !
Il se pourrait que la TVA à 5,5% vive bien ses derniers instants cette nuit (pour une entrée en vigueur le 1er janvier en général, avec peut-être un sursis au 1er mars dans le secteur du livre non numérique).

Alors oui, la France, l'Europe et même le monde creuse sa dette et il faut trouver des solutions. Si certains secteurs se relèveront probablement plus facilement que d'autres, il y a fort à parier que le milieu du livre va en revanche très mal vivre ce chamboulement.
1,5% d'augmentation, c'est pas grand chose me direz-vous. Mais 1,5% d'augmentation, c'est aussi énorme !


Quelques explications :
Le prix du livre est le même partout, grâce à la Loi Lang, datant du 10 Août 1981. De ce fait les éditeurs sont les seuls à pouvoir influer sur le prix de vente.

Or, il est impossible de savoir si les éditeurs vont ou non répercuter cette hausse de la TVA sur leurs livres. Il faut quand même savoir que la plupart du temps le prix est indiqué directement sur le livre, ce qui pose des contraintes techniques supplémentaires. Faut-il retourner tous les stocks (et le libraire a-t-il les moyens de retourner tous ses stocks) ? Passer les livres au pilon ? Faire imprimer des étiquettes à coller sur tous les livres en circulation ? Un véritable casse-tête et surtout, vu qu'il existe plus de 8000 éditeurs différents, il y a fort à parier qu'on trouvera de tout, y compris des éditeurs qui ne répercuteront pas le nouveau taux de TVA pour pas s'embêter avec les retours...

Que se passerait-il dans ce cas ?
La marge d'un libraire est très faible, il pourrait alors passer d'un bénéfice de 0,3% de chiffre d'affaire en moyenne à une perte de 0,2%...
Les libraires, déjà mal en point de par la difficulté de la profession, ont-ils besoin de ça ?

Ce n'est évidemment pas le seul cas problématique et je vous enjoins à lire la note informative des Librairies Atlantiques à ce sujet, qui détaille tout ça très clairement.


Commenter cette note

Sauvons les Requins Marteaux !
2 décembre 2011

Requins Marteaux
Vous n'êtes sans doute pas sans savoir que la maison d'édition indépendante Les Requins Marteaux fait actuellement face à une difficulté financière. Le meilleur moyen de les aider serait bien sûr d'acheter leurs albums : au hasard Pinocchio est formidable (même si je ne l'ai toujours pas chroniqué), et le dernier Vivès sort aussi chez eux pour ceux qui aiment son travail.

Mais sinon un petit coup de pouce est parfois bienvenu. Ainsi, vous pouvez participer à la vente aux enchè... pardon, la vente aux gens chers qui a lieu sur ce site après inscription.

Pour Noël, faites des heureux en offrant une BD ou un original des Requins Marteaux. En prime vous sauverez une maison d'édition qui n'a pas froid aux yeux et qu'il serait fort regrettable de perdre !


Commenter cette note

Fermetures bordelaises
27 novembre 2011

Le dragon va s'éteindre, voilà le triste titre d'article qu'on pouvait lire sur Sud Ouest d'hier. Ce n'était pas en première page je vous rassure...

L'Antre du Dragon ferme après 16 ans de bons et loyaux services. La dernière librairie spécialisée dans le jeu de rôle sur Bordeaux fermera ses portes le 17 décembre 2011. Il vous reste donc très peu de temps pour remplir votre hotte avant Noël. Préparez-vous à une dernière descente chez eux afin de combler de bonheur tout bon rôliste qui se respecte de quelques manuels en attente de trouver leur nouveau propriétaire.

Le gérant, Benjamin Dropsy, préfère incriminer l'évolution du marché du jeu, qui s'est éloigné du jeu de rôle pour des formats plus vendeurs, et notamment l'informatique, mais aussi les jeux de plateaux.
De même, il condamne un peu la surproduction au niveau des mangas. Lui s'y était mis au tout début alors qu'ils étaient peu nombreux à les distribuer et qu'il n'y avait qu'une trentaine de sorties mensuelles. Aujourd'hui son fonds de commerce ne lui permet pas de suivre le rythme des maisons d'édition.


Venons-en maintenant à Yorokonde, qui devait organiser une journée de soldes aujourd'hui dans sa boutique pour la fermeture. Tout était à vendre, les mangas bien sûr, mais aussi les poufs et même le mobilier.
Eh bien non, figurez-vous que le propriétaire du local a fait changer les serrures pendant la nuit, empêchant du même fait au gérant de faire un peu de chiffre pour rembourser ses probables dettes (je suppute, mais vu la réaction du propriétaire, je pense qu'il n'était pas payé).
En tout cas ce n'est pas très correct de sa part et ce n'est certainement pas comme ça qu'il recevra son loyer.


Commenter cette note

Nouvelle section
26 novembre 2011

BenDis existe depuis de nombreuses années maintenant. Décembre 2006 pour être exact, voilà bientôt cinq ans déjà. À l'époque, nous fréquentions la librairie Bédélire à Bordeaux et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Ironie quand tu nous tiens...

En cinq ans le paysage des librairies indépendantes bordelaises a bien changé. Fermeture de Bédélire en 2008, fermeture d'Oscar Hibou en 2010...
Aujourd'hui encore deux nouvelles librairies ferment boutique :
- L'antre du dragon, lieu de rassemblement de toute une génération de rôlistes. Avec sa disparition il sera très compliqué de trouver où acheter des livres de jeux de rôle sur Bordeaux. Ça me peine énormément de voir ce haut lieu ludique mettre la clef sous la porte, d'autant plus que je l'ai toujours connu ouvert depuis mon plus jeune âge.
- Yorokonde, boutique spécialisée dans le manga, avait ouvert il y a à peine un an et demi et doit déjà fermer.

Je vous parle de la situation bordelaise mais il en est de même partout en France. Les commerces ferment, probablement pas aidés par cette fichue crise... le milieu de la librairie indépendante souffre d'autant plus que le métier est difficile : faiblesse des marges, idées reçues, etc...
Avec les discussions autour de l'augmentation de la TVA et de la disparition de la loi Lang (dernier rempart pour la sauvegarde du prix unique du livre et du métier de libraire), l'avenir n'est pas radieux, loin de là.

Depuis toujours sur BenDis, il y a ce message d'accueil en rouge visant à sensibiliser notre public de passage sur le prix unique du livre.
Mais nous pensons aujourd'hui que c'est une bien petite contribution et qu'il y a sûrement des moyens plus efficaces pour aider les librairies indépendantes.
Évidemment, je parle des librairies, mais c'est tout le milieu qui est en danger : les maisons d'édition indépendantes ne sont pas en reste et sont elles aussi des victimes toutes désignées pour les prochaines années (déboires de l'Association, des Requins Marteaux, etc...).

Aujourd'hui nous ouvrons une nouvelle section car nous voulons rendre plus visible et efficace notre soutien.
Nous évoquerons les difficultés du quotidien, nous aborderons les décisions politiques, nous donnerons quelques coups de gueules et nous relaierons les bonnes initiatives.
Ami lecteurs, soutenons ensemble toute une profession !


Initiatives vues ça et là ces derniers jours :
- Coup de gueule de David contre les démarchages de blogueurs.
- Recensement des librairies qui proposent l'envoi de commandes postales par News Book.
- Coup de gueule d'Yspaddaden sur le démarchage insolent d'Amazon.
- 1001libraires.com, un site qui propose l'achat en ligne chez des libraires indépendants, une alternative à toutes les grosses structures d'achat.
- L'initiative de Champi qui nous propose d'envoyer une lettre d'amour à notre libraire.

J'en profite pour remercier Mo' d'avoir abordé le problème et d'avoir relayé des avis et des propositions.


Les essentiels :
- Complices d'évasion, une campagne de mobilisation pour les 30 ans du prix unique du livre.
- Librairies Atlantiques, un site regroupant les informations culturelles de l'Aquitaine.


Commenter cette note