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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Zizi chauve-souris Lewis Trondheim (s), Guillaume Bianco (d) DUPUIS

Tome 1 : " Cheveux rester "

Chronique du 15/02/13

Zizi (Suzie Wendel de son véritable nom) est une jeune fille comme les autres. Enfin non, pas tout à fait comme les autres... elle trouve que les top modèles à Beverly Hills elles sont trop belles et elle décide de se faire LA coupe de cheveux dernier cri... Pas besoin de coiffeur pour ça il suffit de tout ébouriffer dans tous les sens et hop : le tour est joué !
À l'époque on disait « se coiffer avec un pétard », mais là ses amies parlent plutôt de « se peigner avec un frigidaire ». Dans l'esprit ça change pas grand chose : on comprend rien à la mode de Beverly Hills !

Un jour d'automne, alors que Zizi prend l'air (n'y voyez pas de connotation étrange bande de petits pervers) debout sur le muret de l'école, une chauve-souris « achevit » (atterrir dans les cheveux quoi) sur elle. Le début d'une longue et belle histoire d'amour...

« Demain tu retournes chez toi, pigé ?
_ Je peux t'être utile, tu sais...
CLIC !
_ Pfff ! … À me faire avoir des heures de colle, oui !!!
_ Je peux te faire voir dans le noir !
_ Waow ! Trop bien pour trouver l'interrupteur... »


Pendant tout le temps de la bande dessinée, Zizi essaie de faire comprendre à la chauve-souris qu'elle doit rentrer chez elle. Sauf que la chauve-souris elle est vachement bien dans les cheveux de Zizi et elle essaie sans cesse de persuader son hôte de la garder près d'elle.
Oh bien sûr elle peut se rendre utile la chauve-souris, conférant même à Zizi des super pouvoirs qu'elle lui transmet par contact capillaire. Et puis elle lui permet aussi de voler, et donc se s'évader de son train train quotidien : le grand saut vers l'aventure. Et quand l'aventure est faite de monstres rigolos (d'horribles créatures de la nuit en fait) et de rencontres sympathiques (comme le Grand-Garou, niark), c'est encore mieux !

« Chasseuse » de monstres la nuit, Zizi doit quand même aller à l'école la journée. C'est ennuyeux l'école... et en plus la maitresse n'arrête pas de lui donner des heures de colle... Faut dire qu'elle préfère largement s'amuser à débusquer le monstre Gobeur d'yeux d'enfants ou encore s'entraîner aux arts martiaux avec Hugo.

« Si M est le milieu de l'hypoténuse BC, alors AM=1/2 BC... Le point A, situé sur le cercle de... Suzie Wendel ! Qu'est-ce que je viens de dire ?
_ Euh... Dire le passé, c'est trop facile... Permettez-moi de révéler en exclusivité votre future phrase avec... " Allez voir le directeur ! " »



Pour cette belle histoire dessinée, deux auteurs qu'on ne présente plus : l'extravagant Lewis Trondheim d'un côté, toujours dans les bons coups pour (nous) faire rire, et Guillaume Bianco dont la renommée ne cesse de croître.
Un récit qui se présente sous la forme de comic-strips et qui a tout de même un petit parfum de Pico Bogue (quoiqu'un peu plus fantastique) tant la répartie de la petite fille pétille.
Oh certes on ressent bien les codes usuels de Lewis Trondheim, son humour un peu lourd mais toujours drôle et décalé. Ce qui est intéressant ici, c'est qu'il propose à Guillaume Bianco un terrain de jeu à sa mesure, dans la parfaite continuité de ses précédents albums... plus particulièrement de Billy Brouillard si on s'en réfère seulement à l'ambiance, mais aussi à Eco...


« Tu as passé une mauvaise nuit ???
_ Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
_ D'habitude tu imagines des tartines pour les stars et les top modèles avec des confitures exotiques et du beurre d'animal rare...
_ Tu veux dire le lait de Licorne et la gelée d'arbre arc-en-ciel ? C'est bébé !
_ C'est mignon !
_ Pff ! … Passe-moi plutôt les corn-Flakes au champagne et à la cocaïne... »


Dans Eco la petite fille se transforme et ne comprend pas tout ce qui se passe. Un épisode qu'elle vit difficilement parce qu'elle se sent très seule et délaissée par ses parents.
Dans Zizi c'est également l'une des thématiques sous-jacentes : l'adolescence !
Zizi veut grandir, pour comprendre les adultes peut-être, pour ne plus être considérée comme une petite fille surtout...
L'adolescence arrive plus vite qu'on le croit !

« Et hop ! Finis les jouets d'enfants ! Maintenant, je suis une grande !
Ou alors juste toi ! Tu restes ! … Tu seras mon comptable... »




D'autres avis : Choco, Zaelle, David Fournol




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Tome 1 : " Cheveux rester "

Année d'édition
2012

Zombillenium Arthur de Pins (s)(d) DUPUIS

Tome 1 : " Gretchen "

Chronique du 24/09/13

Il est de bon ton de dire que les monstres ne sont pas les bienvenus dans notre société moderne. Mis à part dans les films, dans lesquels ils font sensation (surtout les zombies, mais les vampires aussi ont eu leur moment de gloire), ils sont très souvent qualifiés de phénomènes de foire pour la moindre difformité (Joseph Merrick s'en souvient).
Dans ce tout nouveau parc d'attractions près de Valencienne, au contraire, ils se fondent dans la masse populaire et travaillent pour donner des sensations fortes aux visiteurs, qui croient dur comme fer que ce petit monde est empli de comédiens aux costumes très réussis.
Zombillenium (et ses joyeux drilles) est prêt à vous recevoir !

Des personnages exubérants, il en existe bien en chair (même si c'est en option) et en os dans Zombillenium, du vampirique directeur à la momie fugueuse, du démon malgré lui à la sorcière stagiaire, du squelette syndicaliste aux zombies récalcitrants et j'en passe.
Vous en aurez pour vos mirettes si vous cherchez le frisson.

« Oui, chers amis, les attractions de Zombillenium sont criantes de vérité... Aussi, il arrive que certains visiteurs soient sujets au malaises. Aurélien va juste retirer ce tour de son répertoire...
Mais notez qu'il est bien précisé à l'entrée que le parc est déconseillé aux personnes sensibles ! Et vous n'êtes pas des poules mouillées, pas vrai ? Vous êtes venus pour avoir les chocottes, la chtouille, les foies... Vous êtes venus pour vous mesurer à votre PEUR !
Et regardez qui revoilà ! On applaudit madame Cauchois... qui gagne deux entrées gratuites au parc !
Et n'oubliez pas cependant que le parc est interdit aux animaux ! Sauf s'ils sont morts ! Ha ha !
»


Le premier opus de Zombillenium nous présente ce microcosme hors normes qui mélange toutes les inspirations monstrueuses dans une aventure comique et décalée.
En particulier, nous suivrons le destin d'Aurélien, tout jeune défunt, qui peine à trouver sa voie entre le vampire et le loup-garou... ce qui donne un résultat... plutôt démoniaque. Mais c'est pas sa faute, le pauvre !
Pour le guider dans son mal-être (c'est pas évident d'accepter sa nouvelle condition), la sorcière Gretchen oubliera ses prérogatives mystiques et se pliera aux volontés de son père... mystère !

« Prime de fin d'année, RTT, 35 heures, tickets restau, retraite à 60 ans... tout ça, tu t'assois dessus, ce sont des revendications de mortels, plus les tiennes - enfin c'est ce que dit la direction – ici tu vas apprendre à vivre jour et nuit ton rôle de monstre. C'est dur mais on s'y fait. Enfin moi j'ai craqué ce matin comme t'as pu le voir. »


J'ai vraiment pris un grand plaisir à lire cette histoire farfelue et débridée dans laquelle les monstres se réinventent des problèmes bel et bien humains. Les bases posées sont atypiques mais quel meilleur endroit qu'un parc d'attractions pour laisser des monstres en liberté sans que ça ne choque personne ? Il fallait y penser, Arthur de Pins (auteur de Péchés mignons et de La marche du crabe) l'a fait !
Une bande dessinée entraînante et rocambolesque qui cumule les références et les clins d'œil (Michael Jackson, Harry Potter, etc...) et dont les répliques ne manquent pas de mordant.

Pour l'illustrer, l'auteur ne change pas de technique puisqu'il poursuit sa démonstration sur Illustrator, un dessin vectoriel peu courant dans le 9ème Art mais qu'il maîtrise invraisemblablement bien.
Un logiciel qui lui permet de zoomer à l'infini et de réaliser un travail d'orfèvre sur de petits détails qui, à l'œil nu, ne se remarquent presque pas (et c'est dommage).
Après, il faut aimer les aplats de couleur numériques et l'absence de contours de cases qui tendent à lisser le graphisme. Un côté faussement simple qui, je l'avoue, n'est pas ma tasse de thé. Mais on s'amuse, alors ça reste un détail.

Chronique du 24/09/13

Avec son Zombillenium, Arthur de Pins arpente encore un nouveau genre tout en restant dans une certaine forme d'humour. Après la zologie et le sexe, il revient à un genre plus classique : les monstres. Mais si la thématique est un classique dans la bande dessinée, Arthur de Pins l'aborde de façon assez originale et dépoussière le genre au Pliz et au balai-brosse. L'esprit n'est pas sans rappeler la série Donjon de Sfar et Trondheim pour son esprit décalé bien qu'on reste très éloignés de cet univers.

Quelques petites révélations viennent ponctuer l'ensemble, ajoutant ainsi un peu de piment au scénario et un regain d'intérêt à une lecture résolument ado.

Quant au dessin, toujours travaillé en vectoriel, l'auteur nous propose quelque chose d'à la fois récurrent et différent des styles qu'il avait adopté jusque là : moins rond que Pêchés Mignons et plus abouti que La marche des crabes. Enfin là par contre y'a pas de miracle : il doit définitivement passer des heures sur certaines cases ! On est certes loin du charme du ton direct, mais l'usage qu'il fait d'Illustrator reste efficace.

Pour conclure, Zombillenium est un agréable moment de détente, bien ficelé et assez original que je prends plaisir à reprendre et à feuilleter.



D'autres avis (nombreux) : Champi, Livr0ns-n0us, Legof, Mr.Zombi, Nico, Yvan, Zaelle, Hérisson, Loula, Noukette, Yaneck


La présentation de l'album sur le site de l'éditeur.
Visitez aussi le parc d'attraction !


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Tome 1 : " Gretchen "

Année d'édition
2010

Tome 2 : " Ressources humaines "

Chronique du 24/09/13

Exit les idylles naissantes, exit l'intégration de nouveaux héros-monstres, ce deuxième opus de Zombillenium se recentre sur l'implantation du parc au sein de la communauté humaine.
Ainsi, on peut voir monter, dans une région touchée par le chômage, l'exaspération de voir un parc d'attractions attirer le chaland sans embaucher les locaux... paradant qui plus est dans les transports communs en « costume » en toute période de l'année.
La fronde populaire en a ras le bol et le fait savoir, ça va chauffer !

« Mais lâchez-moi, bande de malades ! Je dois être au boulot dans un quart d'heure ! Mes collègues vont vite s'apercevoir que je manque à l'appel, abrutis.
_ Tu seras à l'heure au travail, macchabée. Tu vas même nous emmener avec toi !
»

Un album qui est en soi aussi bon que le premier.
On peut regretter que l'intrigue ne soit pas suivie par rapport aux révélations de la fin du tome 1 (ça, c'est vraiment le point négatif). Il y a cependant plus d'action, plus d'explosions, plus d'adrénaline... le fait que les « extérieurs » sèment la zizanie dans les rouages internes de la société y est pour quelque chose.
Du coup, le scénario se focalise moins sur les personnages (en tout cas pas sur Gretchen et Aurélien, même s'ils apparaissent) et plus sur de nouveaux protagonistes. On découvre aussi quelques secrets supplémentaires sur le fonctionnement du parc (What the fuckin' Hell !)

« Aargh ! Mais c'est une fournaise ici !
_ Terminus, les garçons !
_ Mais c'est quoi cet endroit ?
_ C'est là qu'échouent ceux qui sont virés. Faut bien faire tourner les machines là-haut, non ?
»

Au passage on reconnaît l'une des cases explorée par Arthur de Pins dans sa conférence au festival des Calanques et des bulles. Regardez attentivement cette vidéo pour mieux apprécier sa maîtrise du logiciel Illustrator et le degré de détails de ses travaux.

À noter que le T3 ne devrait pas tarder à sortir...



D'autres avis : Zaelle, Yaneck

La présentation de l'album sur le site de l'éditeur.

Roaarrr Challenge
- Prix Jeunesse - Angoulême 2012




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Tome 2 : " Ressources humaines "

Année d'édition
2011

Tome 3 : " Control Freaks "

Chronique du 08/11/13

Zombillenium, sa grande roue et ses chagrins d'amour désespérés, sa maison hantée qui s'adapte aux peurs des visiteurs, son roller coaster défectueux, sa pieuvre infernale...
La réouverture du parc était bien programmée à ce vendredi 8 novembre dans toutes les librairies. Ça tombe bien, c'est aujourd'hui... En piste !

Au rayon des nouveautés, Behemoth himself décide d'envoyer un consultant épauler la direction. C'est ainsi que ce bon Francis Von Bloodt se retrouve affublé d'un vampire-costar-cravate au nom pompeux (et au tempérament sanguin) de Bohémond Jaggar de Rochambeau.
Une décision qui n'enchante personne mais surtout qui ne leurre personne : le patron souhaite changer quelque chose dans la gestion du parc... la peur se lit sur les visages des interpleinttents du spectacle, ceux-là mêmes qui ont pour mission d'en effrayer d'autres.
Comme prévu, sa venue va rapidement chambouler les habitudes, à commencer par la règle numéro 1 : « Il est interdit de tuer des visiteurs dans et hors du parc » qui est abrogée.

« Nous sommes de vraies créatures du diable !
Et avec les visiteurs, il n'y a que deux options : nous les tuons et ils viennent grossir nos rangs...
… ou si ça rate, ils auront eu la peur de leur vie, donc en auront eu pour leur argent, et c'est tout bénef.
C'est comme cela que l'on, gère un parc d'épouvante.
»


Quitte à vous livrer mon ressenti d'emblée :
Arthur de Pins, tu n'as pas le droit de terminer cet album sur un suspense comme ça, c'est pas humain !
Et dire qu'il faudra attendre au moins un an avant la sortie du tome 4...


C'est la crise !

On le savait déjà, les affluences ne sont pas au top et pour un parc d'attraction aussi monstrueux, se faire dépasser par Vulcania, ça craint.
Behemoth reprend donc les affaires en main, et Jaggar est plutôt du genre à tout révolutionner à grands coups de pied au cul dans la gestion « en bon père de famille » de Francis.
Des changements d'orientation qui vont, comme dans toutes les boîtes, créer des tensions et des clivages entre les pro-permis-de-tuer et les syndicalistes conservateurs. Parce que bon, mine de rien, il est quand même apprécié le Francis, même des syndicalistes.

« Écoute-moi bien, petit con !
Tu sors peut-être d'une grande école, mais du haut de mes 3368 ans, t'es qu'un petit morbaque ! Alors tu nous passes Behemoth en direct, pigé ?
»

Après un second volet abordant le sujet de la perception du parc par la population locale, l'accent est ici clairement replacé sous le signe de la colère qui gronde et de la révolte qui grandit (un thème d'actualité ?)
Les protagonistes principaux, en particulier Aurélien le démon et Gretchen la sorcière redeviennent des personnages-clefs, reprenant ainsi les intrigues (filiales, professionnelles et amoureuses) amorcées dans le premier tome.
Ils subissent plus qu'ils n'agissent, laissant leurs rôles aux habitués de la vindicte, mais (se) soutiennent (mutuellement) et fomentent en secret.
La lutte est amorcée, elle promet d'être sanglante.


Un troisième opus fort plaisant mais aussi très frustrant (vite, la suite !), dans lequel on est heureux de voir que les personnages reprennent le goût à la non-vie (Aton, Aurélien) et d'autres qui n'ont jamais autant pris à cœur le rôle de leur vie (Sirius, Gretchen).



À lire aussi : La synthèse de k.bd sur les deux premiers tomes

La présentation de l'album sur le site de l'éditeur.




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Tome 3 : " Control Freaks "

Année d'édition
2013