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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Yesterday David Blot (s), Jérémie Royer (d) Manolosanctis

Tome 1 : " John Duval & the Futurians "

Chronique du 11/11/11

Pour John Duval, né le jour de la mort de John Lennon, la vie avait réservé un destin bien particulier.
Déjà dès sa naissance, sa mère, fan des Beatles, lui avait donné ce prénom : John. Par la suite, elle lui apprit la guitare et passait en boucle les chansons de ses idoles.
À ses 23 ans, John part pour les États-Unis avec pour ambition de fouler les pas de sa mère décédée quelques années plus tôt. Il reprend son appartement à New York, fermement décidé à repartir de zéro, à démarrer une nouvelle vie. Il s'endort le soir fort de cette pensée, pour se réveiller le lendemain dans une autre réalité : il était revenu dans le passé, propulsé de 2003 à 1960, tout en restant dans la peau de ses 23 ans.

J'étais un peu excité à l'idée de lire cet album. J'avais lu ça et là quelques bonnes critiques, la couverture sentait bon le vintage, et puis ça parlait des Beatles. Yesterday, voilà un titre qui sonne bon aux oreilles, si bien qu'on ne peut s'empêcher d'entonner une douce mélodie presque instinctivement... Yesterday... All my troubles seemed so far away...
Je me lance un petit fond musical Beatles pour ma lecture : Ob-La-Di Ob-La-Da en ouverture, just perfect !

Le récit développé s'annonce de suite comme surnaturel. Le voyage dans le temps, forcément, ça parle à tout le monde. On se retrouve dans les années 60' et ça claque aussitôt comme si nous y étions : les publicités d'époque fleurissent de partout, JFK est sur le point de se faire élire, la NASA prévoie d'envoyer des hommes dans l'espace... Le scénario nous fait côtoyer des stars au talent incommensurables : Elvis is back, Bob Dylan fait ses débuts. Les noms les plus célèbres nous remettent vite dans le bain et aident à notre complète immersion : Miles Davis, Eddie Cochran, Alfred Hitchcock à l'affiche, etc... Un travail de recherche criant qui donne toute crédibilité au récit (si tant est qu'on accepte qu'on puisse voyager dans le temps, je vous le concède).

David Blot, animateur sur Radio Nova (ceci explique ses grandes connaissances musicales) et scénariste BD à ses heures (Le chant de la machine) a tout bien pesé et pensé. Rien n'est laissé au hasard, tout s'explique sans pirouette facile et visible.
Pour l'épauler, Jérémie Royer, auteur repéré et déjà publié chez manolosanctis (La traversée), nous ancre un peu plus encore dans cette belle époque grâce à un graphisme aux teintes un peu rétro. Un dessin qui sans être exceptionnel, reste simple et efficace.

Et voilà que le personnage principal, ce John Duval, va se retrouver bien malgré lui dans un engrenage qui le dépasse. Fort de son bagage musical du 21ème siècle, il va par mégarde composer (voler diraient certains ?) quelques uns des plus grands titres des Beatles.
Le groupe n'est alors pas encore créé, puisqu'il est né en 1962...
Il essaiera bien entendu de crier son imposture à la face du monde, mais qui donc croirait un hurluberlu persuadé qu'il vient du futur ?

« Je me suis fait une raison à ce que personne ne me croie... J'attendais le jour où JFK allait se faire tuer ou que Marylin se suicide pour leur prouver que j'avais raison. Sauf que... je ne me rappelais ni du jour ni de l'année ! Et ce n'est pas comme si j'avais Wilkipedia pour vérifier... Kids – N'écoutez pas les idiots : les cours d'histoire sont les plus importants à l'école... »
(Tiens, au passage, je m'aperçois d'une petite faute d'orthographe... diantre, c'est Marilyn Monroe quand même ^^).

Je remercie au passage manolosanctis pour la qualité de leurs tirages, c'est très plaisant d'avoir un support qui est vraiment adapté aux besoins et j'ai l'impression qu'on peut au moins leur attribuer cette volonté. Je suis aussi heureux de laisser de côté mon gros a priori négatif sur cette maison d'édition, qui jusque là n'avait fait que me refroidir avec des titres que je jugeais (très) faibles.
Espérons que ça dure, et vivement la suite... il doit bien y avoir une solution aux problèmes de John Duval n'est-ce pas ?

Let it be, let it be, let it be, let it be,
Yeah there will be an answer, let it be !

Chronique du 11/11/11

Un album sur les Beatles, oui. Avec un côté fantastique, pourquoi pas ? Chez Manolosanctis, aïe. J'ai vite appris à me méfier de cet éditeur.
Mais pour une fois ça fonctionne, et même ça fonctionne très bien. L'idée est originale : et si les Beatles avaient été devancés par un gars venu du futur ? La mise en place est efficace.

Ce premier album est plus axé sur l'histoire de ce bonhomme, John Duval. Si les Beatles sont le thème principal de cet album, les auteurs ont pris le temps de faire vivre des choses à leur héros et de développer son histoire personnelle, amenant ainsi les événements de façon très naturelle... Ils ont aussi pris le temps de malmener les véritables auteurs des chansons et en temps que groupie, je crois que je ne vais jamais m'en remettre !

Bref, un pari osé qui tient la route. Le scénariste est animateur radio, il maîtrise son sujet, et c'est appréciable. J'avoue avoir sauté au plafond en voyant le mélange des époques (Yesterday à côté de I wanna hold your hand ? Gné ???) mais non, David Blot fait une belle pirouette, j'applaudis ! Il a pris le risque de s'attaquer à un mythe intouchable avec beaucoup d'intelligence. Et au milieu de tout ça, quelques réparties bien placées du genre « Tu lis l'avenir dans la mousse de bière ou quoi ? »
Le style de Jérémie Royer se prête bien à ce type d'histoire simple, quotidienne, pas psychologique pour un sou mais fort distrayante. Les visages des personnalités sont très reconnaissables et les couleurs donnent un certain naturel à l'ensemble.

Bref, une lecture positive qui redore un peu le blason d'un éditeur qui se situe habituellement au 36° sous-sol dans l'échelle de mes appréciations.

Ah oui, et aussi, message personnel aux auteurs : elles sont très bien les chansons de Bob Dylan enfin ! D'abord je n'aime pas la techno :P


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Tome 1 : \\" John Duval & the Futurians \\"

Année d'édition
2011

Yuna Jacques Lamontagne (s), Ma Yi (d) SOLEIL

Tome 1: "La prophétie de Winog"

Chronique du 02/02/09

Bel est une jeune fermière qui entre dans sa 16ème année. Alors qu'elle s'occupait de remplir un seau de lait frais, une troupe de voyageurs arrive et lui demande de les accompagner.
Alors que rien ne prédisposait cette jeune fille colérique et arrogante à l'aventure, on lui raconte qu'elle s'appelle Yuna et qu'elle est selon la prophétie celle qui mettra fin au règne maléfique de Kaour...

C'est une grande première pour les deux auteurs sur ce projet : Jacques Lamontagne en tant que scénariste, et Ma Yi au dessin.
Ce qui est le plus marquant dans cette bande-dessinée est qu'elle soit parue dans la collection Celtic. Car mis à part quelques druides dans le scénario, il s'agit bel et bien d'une aventure héroïc-fantasy, avec des aventuriers, des monstres, un grand méchant qui veut dominer le monde et une prophétie pour l'en empêcher.

Si l'histoire n'a rien de vraiment extraordinaire et reprend l'archétype de la quête maintes et maintes fois suivie dans les BD du genre, Jacques Lamontagne a tenté tant bien que mal de s'en démarquer par une héroïne au caractère bien trempé et des monstres légendaires, certes connus, mais dont la variété a le don de renseigner un abondant bestiaire.
Cela ne ravira probablement pas les férus de BD à l'histoire fraiche et innovante, mais les lecteurs en quête d'une aventure palpitante à l'accroche facile et efficace s'en contenteront certainement.

Mais ce qui est vraiment remarquable, c'est le dessin de Ma Yi. Ce chinois qui signe ici sa première bande-dessinée n'aurais jamais pu s'illustrer dans son pays d'origine avec un dessin aussi proche de la BD européenne. Un trait net et détaillé, des bouilles sympathiques et une colorisation réussie.

Yuna n'est pas la BD de l'année, mais elle n'en reste pas moins divertissante et agréable à lire.




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Tome 1: \\"La prophétie de Winog\\"

Année d'édition
2009