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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Ultra Joshua Luna (s), Jonhathan Luna (d) DELCOURT

Sept jours

Chronique du 08/09/12

Pearl, Liv' et Jen sont inséparables. Elles ne manquent que rarement l'occasion de passer une soirée ensemble après une dure journée de boulot. Il faut dire que leur travail est un peu particulier : elles sauvent des vies à longueur de journée ! Sauf que leur métier n'est pas pompier, mais super-héros ! Et Spring City, c'est LA ville des super-héros !

J'ai mis assez longtemps à passer le cap d'ouvrir ce livre. Il faut dire que les super-héros... c'est pas vraiment ma tasse de thé. Mais finalement, il ne s'agit en aucune mesure d'un nouveau Spiderman ou autre. Au contraire, le super-héros n'est ici que prétexte, c'est un paquet d'emballage qui va servir au propos : nous parler de sexe. Oui, de sexe...
Les super-héros ont-ils une vie sexuelle comme les gens normaux ?
Très bonne question !

Je ne sais pas si vous connaissez Sex and the City.
Bien que je n'ai jamais vu la série en question, j'en connais le principe. Et je dois avouer que la lecture de cet album a tout de Sex and the City.
Ultra met en scène trois belles jeunes filles, super-héros de surcroit, qui vont vivre une folle semaine. Tout commence avec cette visite chez une chiromancienne de banlieue qui leur prédit l'avenir ! Bien sûr, certaines vont vouloir croire au rêve, et d'autres le réfuter totalement, surtout quand on leur prédit le grand amour...

Pearl Penalosa dite Ultra
L'héroïne principale de la série. Bosseuse, grâce à elle le taux de criminalité de Spring City n'a jamais été aussi bas. Sa dernière histoire d'amour, avec le musculeux Captain Steel que toutes les filles courtisent, date de 5 ans. Alors quand on lui prédit l'amour fou dans les sept jours, elle y croit moyennement.

Olivia (Liv') Arancina dite Aphrodite
La blonde est un peu la meneuse du groupe, toujours là pour embarquer les filles dans un bar ou une aventure intrépide. Elle vit sa vie à 200% et est plutôt du genre à aimer les mecs.

Jennifer Janus dite Cowgirl
Jen, c'est la plus discrète des trois. Elle file le parfait amour avec un super-héros depuis pas mal de temps déjà, même si Liv' pense qu'il est homosexuel refoulé.

Trois profils et tempéraments très différents (et complémentaires), ce qui engendre des discussions souvent mouvementées, parfois conflictuelles.
Durant la folle semaine qui se profile pour les trois beautés, elles vont devoir tout endurer : rencontres, accidents, chagrins d'amour, remises en question, concours, engueulades, quolibets, déclarations, réconciliations... et sans oublier bien entendu un peu d'action.

Au final, Ultra est un album drôle dans lequel on parle de sexe sans tabou (et en toute pudeur : n'imaginez pas ne serait-ce que voir un sein).
L'humour est au rendez-vous avec des textes parfois délirants, des scènes loufoques (l'épisode de la fourchette ; la scène du vibro... alléchant n'est-ce pas ?). Les super-héros en collants sont ici tournés en dérision. Une lecture divertissante qui fait du bien, finalement.
Faut dire que je suis pas très porté sur la chose... je parlais des super-héros évidemment :)




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Sept jours

Année d'édition
2005

Un peu de bois et d'acier Chabouté (s)(d) VENTS D'OUEST

Chronique du 03/10/12

Banc, nom masculin
Long siège étroit qui permet à plusieurs personnes de s'asseoir.

Public, adjectif
Relatif à un endroit où tout le monde est admis.

Un peu de bois et d'acier nous raconte l'histoire d'un banc public. L'un de ces longs bancs comme on en trouve dans tous les parcs de France et de Navarre. L'un de ces longs bancs sur lesquels on pouvait autrefois s'asseoir au coin d'une rue, d'une place. Des bancs trop souvent enlevés pour éviter d'y voir s'assoupir la misère, à défaut d'y rencontrer des amoureux qui se bécotent et des passants honnêtes.
Au travers de l'histoire de ce banc, de son vécu de séant, Chabouté nous conte l'histoire de tous ces promeneurs, habitués ou simplement de passage, avec lesquels il partage un bout de sa vie de bois et d'acier.

Le synopsis de l'ouvrage pourrait lui prêter de bien louables intentions, et pourquoi pas une excellente idée de storyboard. Pourtant je suis resté absent durant cette lecture, je regardais les gens passer, s'arrêter, repartir, sans éprouver pour eux d'émotion sincère.
Cette histoire, elle même muette, m'a laissé coi. Difficile de s'attacher à un banc public, et les personnages défilent trop rapidement pour qu'on parvienne à s'intéresser à eux. Oh bien sûr, certains sont récurrents. Ils évoluent, grandissent, vieillissent. Certains font leur premiers pas en se tenant au banc, d'autres partagent de l'amour ou des gâteaux, parfois même les deux en même temps. On est un peu triste quand on comprend qu'un couple n'en formera plus jamais un, on compatis pour ce sans domicile fixe qui ne cherche qu'à passer une nuit tranquille, vautré sur ce banc sans nuire à personne.
Certes, cette histoire se veut le reflet de notre société contemporaine et en un certain sens une critique sociétale du monde d'aujourd'hui. Mais j'ai finalement trouvé que cette histoire manquait d'âme pour nous toucher réellement.

J'ai trouvé que le final véhiculait bien plus de sentiments que tout le reste de l'album. On se rend compte que les gens sont attachés aux choses matérielles. Ces habitués consternés du changement et qui boudent, jusqu'à ce chien qui ne reconnaît plus ce pied métallique froid et usé par le temps sur lequel il levait chaque jour la patte, qu'il pleuve ou qu'il neige.
Seul le dénouement a quelque peu relevé chez moi l'intérêt d'une fastidieuse lecture longue de, tout de même, 328 planches. Seul le dénouement m'a fait sortir d'une lecture monotone, et je regrette déjà de ne pas trouver ici les habituelles histoires sombres, mais totalement addictives, dont seul Chabouté a le secret.

Heureusement, je pouvais contempler le trait toujours juste et impressionnant d'efficacité de l'auteur, mis en exergue par son noir et blanc habituel. Un dessin sobre, précis, lumineusement valorisé par une mise en page nette et sans anicroche.
Chabouté maîtrise ses pinceaux, c'est une évidence. Quel dommage de ne pas avoir fait plus court.


Un autre avis : Zaelle




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Année d'édition
2012

Universal War One Denis Bajram (s)(d) Quadrants

Tome 1: "La genèse"

Chronique du 21/06/09

June Williamson est envoyée en mission sur un satellite de Saturne et a pour ordre de "nettoyer le secteur". S'apercevant qu'il n'y avait aucune rébellion à mater, comme semblaient l'indiquer ses supérieurs, elle décide de désobéir et de simplement mettre aux arrêts les femmes et les enfants qu'elle avait devant elle, risquant de ce fait la cour pénale.
L'une des filles qu'elle a épargné ce jour là s'avère être la fille de l'amiral : Kate. Pour remercier ce geste qui sauva sa femme et sa fille, et pour lui éviter la cour pénale, il lui propose de monter l'escadrille "Purgatory", qui regroupe des individus qui comme elle ont eu droit à une seconde chance. Kate en deviendra par ailleurs le commandant en second.

Cette bande-dessinée de Denis Bajram commence sous le meilleur des auspices. En effet, si par habitude les histoires dans l'espace ne sont pas mon fort, celle-ci a réussi à me captiver réellement. Entre parenthèses, je ne sais pas pourquoi je ne lis jamais de BD sur ce sujet, parce que l'espace me passionne et que j'adore les films ou les romans de SF ayant cet univers comme thématique. Toujours est-il qu'UW1 a su m'accrocher, son scénario bien ficelé et ses personnages fouillés ne fait que renforcer cet effet.
Chaque personnage a en effet son caractère bien particulier, ses forces mais aussi ses faiblesses, ses tares. Les relations entre eux sont très intéressantes, mais sur ce point, je reste persuadé que l'auteur nous a prévu quelques surprises supplémentaires, et qui renforceront peut-être leur esprit d'équipe (ou pas d'ailleurs). En tout cas, moi je m'y suis attaché à ses personnages, et en particulier à Balti...

Je ne spoilerai pas, mais quand même... ah la la, l'espace est vraiment un sujet fantastique. Et l'étude de ce trou noir gigantesque et plus que mystérieux n'est pas prêt de nous livrer tous ses secrets.

J'ai lu sur un site que Denis Bajram ne dédicaçait plus, forcé de constater que certaines personnes (la plupart ?) faisait la queue uniquement pour obtenir un dessin signé. J'aurais pourtant été ravi de discuter avec lui, je suis persuadé que son épopée ne me laissera pas indifférent, et qu'elle me réservera bien des surprises. J'aime beaucoup la façon dont il a conçu ce scénario du tome 1 en tout cas, et j'ai tellement hâte de lire la suite !
Et puis l'espace, comme tout ce qui semble inaccessible, est tellement déroutant et intrigant qu'on a envie d'approfondir le sujet :)




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Tome 1: \\"La genèse\\"

Année d'édition
1998

Tome 2: "Le fruit de la connaissance"

Chronique du 16/07/09

Balti est de retour quelques minutes seulement après avoir franchi le mur, mais dans un autre vaisseau, et sans vie. Qu'est-ce qui a bien pu se passer durant ce court laps de temps ? Les heures passent-elles plus lentement dans le trou noir ?
Mario ne se pose pas de question : lui qui d'habitude est si peureux fonce tête baissée pour trouver qui a tué son seul ami. Le reste de l'escadrille Purgatory s'engouffre aussi dans la brèche. Que vont-ils découvrir de l'autre côté ?

Un second volet d'une saga SF rondement bien menée. Ça semble tellement facile de raconter une histoire quand on sait où on va ! Si le premier tome posait les bases de l'équipe et de l'intrigue - qu'est-ce que ce mur ? - le second poursuit dans l'étude de ce mystère en compagnie de cette escadrille de la deuxième chance. L'exploration du trou noir est une découverte aussi surprenante qu'agréable, mais le truc le plus génial là dedans, c'est que l'auteur parvient encore à nous tenir en haleine avec des rebondissements permanents.

Sans compter qu'il n'hésite pas une seconde à faire mourir nos héros, alors qu'il nous les a présentés un a un en les rendant tous un peu attachants. Bref, il y a de l'action, de la science fiction, des héros, des rebondissements, de la technologie, de la politique, de l'humour, mais aussi des sentiments et de l'émotion.

Que demander de mieux ?




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Tome 2: \\"Le fruit de la connaissance\\"

Année d'édition
1999

Urban Luc Brunschwig (s), Roberto Ricci (d) FUTUROPOLIS

Tome 1 : " Les règles du jeu "

Chronique du 22/10/11

Zachary Buzz quitte la ferme familiale le cœur gros. Il laisse là sa sœur et toute sa vie derrière lui pour un avenir encore incertain. Le train qu'il prend doit le mener à Monplaisir, un gigantesque complexe de loisirs, le dernier endroit où ça rigole dans la galaxie ! Une cité tentaculaire et amorale, dans laquelle tout le monde se déguise et fait ce qui lui plaît.
Lui, il y est attendu pour commencer son nouveau job de policier...

Urban est un projet qui tient particulièrement à cœur pour Luc Brunschwig. Fan d'AC/DC, voilà près de 30 ans (il avait alors 15 ans) que l'idée lui trottait dans la tête de faire une adaptation en bande dessinée de l'un de leurs titres : Sin City.
Malheureusement pour lui, il ne fut pas le seul a avoir cette idée, et c'est Frank Miller qui saisit le premier l'opportunité avec son œuvre au titre évocateur : Sin City (1994 - 2001). À ce moment là, Luc Brunschwig débutait à peine sa carrière...
Mais il voulait raconter son Sin City à lui. Les Humanoïdes Associés lui en laissèrent l'opportunité en 1999 avec Urban Games. Une aventure qu'il partagea avec Jean-Christophe Raufflet, Laurent Hirn et Laurent Cagniat au dessin et Caroline Van Den Abeele à la couleur. Malheureusement, aucune suite ne verra le jour à cet album.
C'est à Roberto Ricci que nous devons cette résurrection, puisqu'il demanda à Luc Brunschwig deux ans plus tôt s'il n'avait pas un projet qui dormait dans un tiroir...
Si nous ne connaitrons jamais la suite d'Urban Games, Urban se révèle être à son image : les mêmes idées y sont développées. Mais cette fois, gageons que le projet emmené par Futuropolis, et probablement bien plus abouti tant scénaristiquement que graphiquement, aille à son terme : pas moins de 6 tomes sont prévus !

Si vous écoutez bien les paroles d'AC/DC, vous devriez bien vous faire une idée de cette ville de tous les vices :
Diamonds and dust
Poor man last, rich man first
Lambourginis, caviar
Dry martini's, Shangri-la
[...]
Ladders and snakes
Ladders give, snakes take
Rich man, poor man, beggarman, thief
Ain't got a hope in hell, that's my belief
[...]


Il n'y a pas un lieu qui ne soit bondé, où le chaland est accosté pour dépenser son argent. Le divertissement est roi à Monplaisir, le pseudo-bal des costumes est censé le rappeler, mais ce n'est là que de l'apparat pour masquer tous les côtés malsains de la cité. Il suffit de regarder ces écrans géants partout dans la ville pour s'apercevoir de l'incitation et de la débauche qui transpire de partout. Et que dire de ces filles dont le corps tout entier est un gigantesque panneau publicitaire ? Et ces émissions de télé-réalité dans lesquelles sont organisées des courses poursuites entre policiers - appelés Interceptors - et meurtriers ? Un jeu urbain qui n'est, si l'on y prête bien attention, qu'une véritable mascarade, suscitant l'adrénaline chez les visiteurs.

Le titre de l'album le rappelle bien : Monplaisir est un endroit hors normes, mais pas sans règles. Et cela vaut pour tout le monde, du voleur à la sauvette qui se fera bien vite rattraper par A.L.I.C.E., l'intelligence artificielle omniprésente de la ville, au tout jeune policier Zachary Buzz, qui va devoir appréhender et se faire sa place dans cette immense cité où la dépravation et la luxure règnent en maître.
Ce pauvre homme qui n'a encore jamais connu l'amour et qui a soif de justice ne sait pas encore où il a mis les pieds, qu'il fera bientôt parti du décor. Trop jeune, trop fragile malgré sa forte musculature, il devra rapidement s'adapter à ce milieu hostile et sournois, lui qui vient de la campagne.
Un héros dans lequel on s'identifie pleinement : il ne connait rien à cette ville !
Un personnage qui n'est pas sans relief, puisqu'on ressent un véritable mal-être qui émane de lui : pourquoi a-t-il décidé de quitter sa ferme familiale ? Que représente t'elle pour lui cette poupée, Overtime le Justicier du Temps, à laquelle il fait la conversation comme s'il s'agissait d'une entité à part entière (Schizophrénie ?) ? Elle est en quelque sorte son mentor et son ange-gardien, mais Zachary n'est-il pas d'ors et déjà en train de sombrer dans la folie ? Qui est le plus fou entre lui et ce Springy Fool, le lapin blanc chef d'orchestre de la cité ? Que se cache-t-il sous cette ville, derrière ces multiples yeux matérialisés par les écrans dont l'omniprésence enregistre le moindre geste ?

I'm goin' in to Sin City
I'm gonna win in Sin City
Where the lights are bright
Do the town tonight
I'm gonna win in Sin City

Oh, I'm gonna roll you baby !
Snake eyes, wooo !


Roberto Ricci, Italien d'origine, n'en est pas à sa première BD. Pourtant, son dessin et surtout sa colorisation sur Urban sont d'un tout autre ton que sur Les Ames d'Hélios. Une ambiance qui colle à la peau de Monplaisir : vive et colorée pour exprimer l'agitation des rues ; moderne, futuriste et technologique pour appuyer sur le caractère très urbain de cette cité où rien ne se perd.
Un premier tome d'Urban très prometteur pour une collaboration qui met des étincelles plein les yeux. Roberto Ricci travaille déjà sur le tome 2. Nous, on a déjà hâte d'y être !

Chronique du 11/03/11

La première chose qu'on voit sur une BD, c'est sa couverture. Les éditeurs ne s'y trompent pas, c'est un truc sur lequel ils font violemment bosser leurs illustrateurs. Du coup je ne peux pas concevoir de vous parler d'Urban sans commencer par sa couverture. Faut dire que ça fait des mois qu'elle traine sous mon nez. Trouver du temps pour lire la BD n'a pas été une mince affaire, mais passer 5 minutes de temps en temps à essayer de retrouver les personnages de la couverture, ça m'a beaucoup amusée. Je vous invite à cet exercice, si comme moi vous n'arrivez pas à dégager plus de 5 minutes par jour. Bref, voilà, la couv' est bien chiadée, et rien que ça, ça donne 'achement envie de lire l'intérieur.
Mais bon, Urban, ce n'est pas seulement une couverture, donc on va quand même se décider à l'ouvrir, cette BD.
On a compris avant même de l'ouvrir : ça va parler SF (hé oui, la couv', tout ça...), et là, sur ce point j'étais un peu inquiète. La SF, comme la Fantasy, c'est souvent une solution de facilité pour certains "auteurs". Un peu de vaisseaux spatiaux, quelques elfes et le tour et joué, on peut larguer n'importe quel scénar pourri. Hé bien soyez rassurez, ce n'est pas n'importe qui aux commandes, c'est Brunschwig. La cadre de l'histoire est subtilement mis en place. L'émotion a toute sa place dans ce monde futuriste, et les événements laissent entrevoir une enquête rythmée et énigmatique. Ouf.
Évidemment, comme c'est de la bonne SF, on va pouvoir y trouver au passage un avertissement, voire une critique sur notre société : la dérive du "tout est jeu" et "tout est spectacle".

Tout cela n'empêche pas Brunschwig de développer l'histoire de son héros, voire de le gratiner. Entre une enfance de "bouseux", un ami imaginaire, un caractère innocent voire enfantin, une âme de justicier, un amour déçu avant même d'avoir eu le temps de naître, nous avons là un personnage pataud, à la stature de nounours, balloté par des événements dont il n'entrevoit même pas le verre du petit bout de la lorgnette. Ce bonhomme est sympathique. Trop. On s'attache à lui, mais on sait d'avance que s'il ne se réveille pas un peu, il va s'en prendre plein la face.
Et en fond, une espèce de personnage étrange, une sorte d'ami imaginaire peut-être pas si imaginaire que ça, un justicier de fiction, le héros de notre Zach. Il est entouré d'une aura de mystère qui donne bien envie d'en apprendre plus sur ce qu'il est, son passé, son influence...

Pour ne rien gâcher, le dessin de Ricci est très beau, avec une maîtrise toute particulière des personnages, et ses couleurs sont juste sublimes. Tour à tour lumineuses, pastelles, sombres, sépia, elles participent complètement à l'ambiance de la ville ou du récit.

La note finale, c'est ma petite surprise. Alors que je retournais le livre dans tous les sens après l'avoir terminé, je suis tombée sur le logo de Futuropolis. Ce n'est clairement pas la ligne éditoriale habituelle de l'éditeur, et la couverture ne m'avait en rien laissé suggéré qu'on avait là du Futuro. Ca n'a certainement qu'une importance mineure, mais j'aime bien souligner quand les éditeurs prennent la peine de faire fi de leur ligne éditoriale pour faire découvrir un bon bouquin, tout simplement.


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Tome 1 : \\" Les règles du jeu \\"

Année d'édition
2011