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Taïga Rouge Arnaud Malherbe (s), Vincent Perriot (d); Ruby (c) DUPUIS

Tome 1: "Première partie"

Transbaïkalie, hiver 1920. Ferdynand Ossendowski fuit ses terres, traqué par les Bolcheviks. Il était médecin avant... maintenant il n'est plus rien. Au travers de son exil pour échapper à une mort certaine, il tente de se reconstruire, de vaincre ses peurs, d'affronter ses craintes.
Sa rencontre avec Djam Gordou, un Soyote, le sauvera et l'emmènera dans d'incroyables aventures qui changeront sa vie, irrémédiablement.

Je dois avouer qu'un titre pareil aurait pu me rebuter, de même que l'écriture de certains mots, Russes ou Mongols, dont je ne connaissais pas la signification. Et puis sans compter mes faibles connaissances en histoire-géo de ce coin du monde. Mais au final, c'est plutôt sympa, parce qu'en plus de me permettre d'approfondir ma culture, le récit est rudement bien foutu !
Tout d'abord c'est un voyage extraordinaire, dans des contrées à la fois sauvages et belles. Et puis comme je ne connaissais rien à la culture Mongole ou presque, je me suis complètement identifié à notre héros, qui lui aussi était perdu. C'est un autre monde qui s'offre à ses yeux profanes. Un monde cruel et beau à la fois, plein de coutumes et chargé d'histoire.

J'ai adoré le récit, ça je l'ai dit, mais j'ai aussi aimé la narration et ce choc des civilisations. Ferdynand est un Russe, il connait la médecine, la chimie aussi. Tandis que Djam associe des éléments naturels aux démons, lui s'extasie du phénomène lorsqu'ils traversent les marais. La différence des pensées est omniprésente et chacun apprend de l'autre. Tout cela rend le texte humoristique, comme avec le passage sur le cheval, nommé Marron parce qu'il est marron, où Ferdynand apprend à ne pas tomber pendant que Djam s'amuse.

Et puis il y a le dessin, expressif, marqué par les traits, les hachures. C'est un régal pour les yeux. Un excellent travail de Vincent Perriot et de Ruby pour la couleur, qui met parfaitement en valeur les personnages et leur expression.

Ah, j'oubliais : j'ai pu me procurer une version anniversaire de la BD. Du coup, le papier est plus épais, la texture est agréable. Le livre est recouvert d'une jaquette, et il y a quelques croquis en noir et blanc à la fin de l'ouvrage. C'est toujours plus plaisant à lire quand on a un support de ce type, donc bravo aussi aux éditions "Aire libre" pour cela :)

Ma note » 20/20


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Tome 1: \\"Première partie\\"

Année d'édition
2008
Tintin Hergé (s)(d) CASTERMAN

Tome 2: "Tintin au Congo"

La seconde aventure de Tintin nous amène en Afrique. Il n'y a pas réellement d'histoire à proprement parler, si ce n'est une bande de gangsters voulant contrôler la production de diamants du pays, mais c'est plutôt une succession de gags plus ou moins drôles. On y retrouve entre autre comment braconner légalement en tuant un éléphant et en récupérant l'ivoire, dépecer un singe pour se faire un déguisement, et divers massacres tels que tuer 15 antilopes pour se faire à manger (une seule aurait suffit), ou exploser un rhinocéros à la dynamite. De plus vous pourrez apprécier que les Congolais s'expriment dans une langue approximative, à l'inverse des animaux, qui parlent, eux, un excellent français.
Bref, cette mentalité ne correspond pas du tout à l'époque actuelle, mais rappelez-vous tout de même que nous sommes au moment de l'écriture de cet ouvrage, en 1930-1931, en pleine période de colonisation, le Congo étant une vaste colonie Belge.
On remarque aisément le découpage des scènes dû à la parution de l’époque dans le journal "Le petit vingtième", auquel il livrait chaque semaine deux nouvelles planches.

A noter que la collection en question est celle des fac-similés couleurs selon la version originale redessinée de 1946.

Ma note » 10/20

Ça alors... un Tintiiiiin... Incroyable.
Enfin, le plus incroyable, c'est que mon mec devienne fan de la BD la plus standard qui soit. Quoique. Standard ? Tintin au Congo ? Autant pour moi, c'est la bande dessinée raciste et colonialiste la plus vendue au monde. Ça me débecte !

Ma note : 0/20


Cet article a suscité quelques réactions, Yaneck a voulu des explications (ma première interview, la classe !)

Badelel, justement, pourquoi est-elle allée jusqu'au zéro pour Tintin au Congo?
Alors en fait j'assume pas complètement ! Les éléments qui ont justifiés ce 0 à l'époque ne le justifient pas forcément aujourd'hui. Disons qu'actuellement, sans arriver à la moyenne, je ne serais sans doute pas aussi sévère.
A ce moment là, j'étais vraiment en quête de choses nouvelles, alors Lunch qui me ressort les Tintin et les Astérix, tu comprends.... Et comme monsieur me demandait à l'époque assidûment d'envoyer mes remarques, ben je les envoyais vraiment selon l'humeur du moment. Et puis là, ça m'a énervé de voir l'enthousiasme de Lunch sur ce Tintin là précisément. Tu connais les débats à propos du soit-disant racisme de Tintin au Congo. Je trouve ce débat nul et non avenu. Par contre, cette BD n'est plus d'actualité depuis plus d'un demi-siècle, son contexte est franchement archaïque, et on le donne à lire à tous nos enfants sans même en regarder le contenu (c'est comme le Club des 5 par exemple : je défie les parents d'aujourd'hui de le relire avant d'en refourguer à tout va à leurs gamins). C'est-à-dire que si cette BD était généralement lue dans son contexte avec un regard d'adulte, elle mériterait sans doute plus d'attention. Sauf que : qui n'a pas lu Tintin au Congo dans ses 8 premières années ? Et sur ce total, combien d'enfants l'ont lu accompagné d'un adulte pour en expliquer le contenu ? Bref, concernant Tintin au Congo, ce n'est pas la BD en elle-même que j'ai noté, même si je ne la trouve pas transcendante. Ce que j'ai noté, c'est la façon dont on popularise une BD colonialiste sans aucun recul. Mais tu vois, tout en sachant que Tintin chez les Soviet est au moins aussi engagé, je prendrais plaisir à le découvrir (non je n'ai pas encore eu l'occasion de l'avoir entre les mains), parce que cet album n'est pas jeté entre toutes les mains sans distinction et que j'aurai fait la démarche de le lire en connaissance de cause.
Vala, du coup tu as droit à pavé. J'espère que j'ai été claire quand même :)


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Tome 2: \\"Tintin au Congo\\"

Année d'édition
2004

Tome 3: "Tintin en Amérique"

Après le Congo, Tintin s'envole pour Chicago. Il sera accueilli dans cette ville par tous les gangster, qui veulent sa peau, et empêcher le fameux reporter de mettre à bas leur organisation. Les bandits n'ont qu'à bien se tenir !

Ce nouvel épisode de Tintin est agréable à la lecture et contient plusieurs passages qui m'ont fait sourire. Par exemple, quand notre héro découvre un puits de pétrole, et que tout de suite quelques hommes d'affaire arrivent sur place pour lui racheter le gisement une fortune. Quand Tintin leur dit qu'il ne lui appartient pas, mais qu'il est sur la terre des peaux rouges, les investisseurs grognent et proposent aux indiens de déguerpir pour une poignée de dollars. Le lendemain, une ville est érigée en lieu et place de l'ancienne campagne.

Seconde image forte lorsque Tintin visite une usine de fabrication d'aliments. La vache rentre dans une machine, et en ressort directement en produits prêts à la vente tels que saucisses et saindoux. Le fabricant lui même déclarant qu'il valait mieux pas savoir ce qu'il y avait dedans....

A noter que la collection en question est celle des fac-similés couleurs selon la version originale redessinée de 1945. La première édition quant à elle est de 1931-1932, toujours dans le journal "Le petit Vingtième".

Ma note » 11/20


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Tome 3: \\"Tintin en Amérique\\"

Année d'édition
2004

Tome 4: "Les cigares du Pharaon"

Notre fameux reporter Tintin s'embarque cette fois dans une longue croisière afin de rejoindre Shangai, après avoir contourné la totalité de l'Asie. Mais c'était sans compter sa rencontre avec Philémon Siclone, égyptologue sur les traces du tombeau du Pharaon Kih-Oskh. Quand ce dernier lui propose de vivre cette aventure avec lui, Tintin n'hésite pas une seconde et se retrouve ainsi au Caire. L'aventure commence....

Les cigares du Pharaon est pour moi la première bande dessinée de Tintin qui donne vraiment l'impression d'être une histoire. Le découpage des scènes qui était flagrant dans les scénarios précédents est ici limpide est tout se tient. On vit l'aventure comme lorsqu'on regarde un film de James Bond ;) Les événements s'enchaînent et donnent un vrai rythme à l'histoire.
Dans ce tome, nous faisons la rencontre officielle des Dupondts, qui cherchent à mettre la main sur Tintin avec la réussite qu'on leur connait, ainsi que du célèbre Rastapopoulos, qui deviendra lui aussi l'un des personnages majeurs par la suite.

A noter quelques gags sympathiques, comme le senhor Oliveira da Figueira, marchand portugais qui arrive à vendre à Tintin tout un tas de gadgets aussi inutiles que ridicules, alors que ce dernier précise:
"Heureusement que je ne me suis pas laissé prendre par son boniment."
Ou encore Tintin faisant du trampoline sur l'énorme ventre d'un bonhomme allongé dans l'herbe pour passer de l'autre côté d'un mur infranchissable.

A noter que la collection en question est celle des fac-similés couleurs selon la version originale redessinée de 1955.

Ma note » 15/20


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Tome 4: \\"Les cigares du Pharaon\\"

Année d'édition
2003

Tome 12: "Le trésor de Rackham le Rouge"

Après avoir découvert les indices menant au mystérieux trésor Rackham le Rouge, Tintin et le capitaine Haddock partent à la recherche de l'épave du vaisseau La Licorne. Ils sont bien sûr accompagnés de Dupond et Dupont, mais également du professeur Tryphon Tournesol, qui apparaît ici pour la première fois dans les aventures de notre reporter. Il aurait entendu parler de leur expédition et leur proposerait sa dernière invention: un sous-marin.



A noter que la collection en question est celle des fac-similés couleurs selon la version originale de 1944.



Ma note » 14/20


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Tome 12: \\"Le trésor de Rackham le Rouge\\"

Année d'édition
2002
Tir Nan Og Fabrice Colin (s), Elvire De Cock (d) HUMANOIDES

Tome 1: "L'exode"

Le XIXème siècle est celui de l'exode pour nombre de pays vers celui des États-Unis. Et c'est le cas de l'Irlande. Stephen a été abandonné alors qu'il était encore bébé. Recueilli par une famille qui a alors eu pitié, il se retrouve rapidement, au décès de sa mère adoptive, livré à lui même dans la rue. Il est alors âgé de 11 ans. Depuis, il fait parti d'un gang d'Irlandais, et en compagnie de Spike, Jenny et Gareth, ils vivent de diverses arnaques et petits traffics.
Mais un jour, Stephen découvre une étrange carte, et décide de se rendre au point qu'elle semble indiquer....

Une histoire qui n'est pas sans rappeler certaines références ! Qui n'a pas pensé à "Gang of New York" en lisant les premières pages de cette bande-dessinée, et quel joueur de jeu de rôle n'y voit pas des allusions, notamment à "Changeling" avec tous les termes qui jalonnent cet ouvrage (Sidhe, Fée, Pooka, Sluagh ou encore Glamour).
Un mélange de genres, avec des elfes ici appelée Tuatha de Danann pour le côté fantastique, et leurs opposés qui s'apparentent à des elfes noirs.
Le scénario promet encore pas mal de découverte et reste assez ouvert, bien qu'il ne soit pour le moment pas transcendant.
Quand au dessin, il m'a laissé assez satisfait, tant les décors sont superbes et les couleurs accrocheuses. Un petit bémol sur les personnages qui selon moi, ne sont pas toujours correctement représentés en mouvement.

Ma note » 13/20


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Tome 1: \\"L\\\'exode\\"

Année d'édition
2006
Trois Ombres Cyril Pedrosa (s)(d) SHAMPOOING

Joachim et ses deux parents vivaient tranquillement dans une petite maison loin de toutes les préoccupations de la ville, prenant le temps de vivre au gré des saisons. Mais un jour, trois ombres apparurent au loin sur la colline. Trois ombres, au départ insignifiantes, voyageurs éphémères ou égarés... mais qui étaient toujours là, accompagnant du regard chaque fait et geste, sans relâche, inlassablement. La peur grandissait, l'atmosphère était plus pesante chaque jour : il fallait agir !

Un excellent ouvrage dans une collection animée par Lewis Trondheim que je ne connaissait pas. Cyril Pedrosa livre ici son deuxième album en solo, et s'en sort vraiment bien.
Décidément, je me met à lire des bande-dessinées de plus en plus originales, et je me surprends à aimer ce dessin et ce trait, à la fois fin et plein de rondeurs, que je ne savais pas apprécier avant.
La couverture est vraiment à la hauteur du scénario, et laisse planer cette atmosphère si particulière, captivante, mystérieuse.
Une histoire belle avec des personnages attachants, une morale exemplaire, et une approche plus que poétique de la mort.

Ma note » 20/20

Décidément, on est dans le psychologique en ce moment !

Ici, on aborde le thème de la mort de l'enfant. Sur le ton innocent de l'enfance (le narrateur est pourtant le père), la fuite puis l'acceptation, le dépassement mais sans l'oubli. Ce conte charmant n'a ni la tristesse ni la lourdeur qu'il pourrait avoir en abordant ce thème. C'est juste un conte, qu'on lit avec plaisir tout en dégustant le graphisme sans prétention mais juste.

Un délice :)

Ma note » 20/20


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Année d'édition
2007