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Sainte Trinité (La)
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Franck Bourgeron (s)(d), Claire Champion (c)
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FUTUROPOLIS
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La Sainte Trinité (fantaisie religieuse)
Dans le désert, Don Cordoba Igual de la Villarubias, Seigneur des Astramadour et Grand d'Espagne, chrétien adepte de Saint-Augustin, accompagné de son valet Zangra, juif honnête, errent à la recherche d'une goutte d'eau. Ils font la rencontre d'un marchand de boissons et de glaces musulman, qui cherche à faire fortune.
Une situation burlesque met en scène trois personnages centraux, ainsi qu'un quatrième qui apparaît plus tard dans le livre, tous d'origines et de religions différentes.
Le premier, chrétien Andalou, traite son serviteur Juif Zangra comme un moins que rien et ne reculerait devant rien pour avoir une goutte d'eau.
Le second, Zangra, est Juif. Il n'a pas un rond puisque son maître ne l'a pas payé depuis des lustres, vu qu'il est fauché lui aussi.
Le troisième, Cahouet le marchand, a dans sa glacière de quoi rafraichir les deux premiers, mais ce dernier est un commerçant, et ne fait pas crédit. Ce qu'il cherche, ce n'est pas l'eau, mais la fortune.
Quant au dernier, un moine bouddhiste, il a de l'argent, mais ce n'est pas le sien, il parle peu et n'a pas besoin ni de manger ni de boire.
...Je parlais de situation loufoque :)
Le concept est excellent, mais le contenu l'est un peu moins. Si on peut facilement se gausser du contexte saugrenu et de quelques répliques piquantes, on n'en reste pas moins sur sa faim lorsque la lecture est achevée. L'histoire se termine brutalement sans poser de réelle conclusion.
D'un point de vue visuel, le dessin est dépouillé et les couleurs chaudes dans le ton orangé sont bien en adéquation avec le climat désertique et l'ambiance de la narration. Le rendu est d'autant plus appuyé par la qualité du papier, et c'est toujours agréable d'avoir un livre édité par Futuropolis dans les mains.
Ma note » 14/20
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Année d'édition 2008
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Saison des flèches (La)
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Samuel Stento (s), Guillaume Trouillard (d)
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La Cerise
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La saison des flèches
Irvin Mc Mulligan était un visionnaire. En 1879, alors qu'il n'a que 19 ans et que les indiens sont certes chassés mais encore monnaie courante, il décide de parier sur l'avenir et de les stocker, de les mettre en conserve !
Et voilà que plus d'un siècle après, il est encore possible de commander chez soi son indien domestique, grâce à Mulligan's Tradition.
C'est ce que décide de faire un couple charentais, qui reçoit donc pour l'occasion sa famille indienne en boîte : le père, la mère et le fiston.
Évidemment, la communication n'est pas de tout repos au début. Et puis la situation évolue... c'est fou ce que ça change la vie d'avoir ses indiens à la maison !
Il faut l'avouer, en me procurant un album de Guillaume Trouillard, je ne m'attendais pas à une histoire terne et sans relief. Et pourtant, cet album abat toutes les cloisons d'un appartement et remet en question toutes les frontières établies.
Imaginez un instant que l'on puisse mettre un homme en conserve. Puis qu'on puisse ensuite le libérer et en faire son "indien à domicile". Qu'il sorte de son emballage avec tous son matériel de survie : le tipi, l'arc et les flèches, les plumes, tout ça. Et pour finir (plus difficile), que l'environnement change peu à peu, que le monde autour de soi se modifie irrémédiablement, que ta façon de penser soit alternée et que ton mode de vie en soit affecté. Que le monde qui t'entoure se transforme radicalement !
Oui, Samuel Stento et Guillaume Trouillard sont partis d'une idée complètement loufoque et ont persévéré dans leur délire jusqu'à son paroxysme !
La saison des flèches, c'est un album drôle, complètement décalé, et qui pourtant soulève des problèmes de société profonds et graves comme l'exclusion et l'immigration, tout en les tournant à la dérision.
Eh oui, ça fait quand même réfléchir un peu !
Ma note: » 16/20
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Année d'édition 2009
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Samurai
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Jean-François Di Giorgio (s), Frédéric Genêt (d), Delphine Rieu (c)
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SOLEIL
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Tome 1: "Le coeur du prophète"
Takeo, un maître dans son art du sabre, décide de quitter le monastère qui l'accueille depuis déjà dix longues années. Il se doit maintenant de découvrir la vérité, et de retrouver son frère. Shiro, un serviteur du temple un peu rondouillard, décide de l'accompagner dans son périple.
Alors qu'ils sont arrivés au village Guma, et tout proches de leur destination, l'île sans nom, ils sauvent une petite fille et sa famille alors qu'ils se faisaient agresser. Peu après, la petite Natsumi ne tardera pas à résoudre un casse-tête mystique et infaisable : le cœur du prophète !
Si Samurai est une nouvelle bande-dessinée traitant sur le japon de plus, l'influence du manga se faisant sentir en France, elle n'en demeure pas moins l'une des plus réussies, avec le célèbre "Okko", sans pour autant lui ressembler d'aucune façon.
Di Giorgio arrive ici avec une histoire dont on ne sait pas grand chose au final, mais qui garde tout son allant, avec une course-poursuite effreinée qui maintient l'action de bout en bout sans vaciller.
Genêt a un coup de crayon vraiment fantastique, et met en vie les personnages de fort belle manière, avec des scènes de combat à en faire pâlir les plus grands films d'actions, comme l'illustre si bien ce découpage au sabre de l'une des cases de l'album.
J'aime tout particulièrement le design des trois "filles de l'ombre" ... peut-être justement parce que c'est des méchantes ?
Ma note » 18/20
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Année d'édition 2005
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Tome 2: Les Sept Sources d'Akanobu"
La course-poursuite continue; Takeo, Shiro, Natsumi, Kinu et Jun-san sont traqués par les trois soeurs de l'ombre : Furyco, Reiko et O-Kane. Jun-san est grièvement blessé depuis l'attaque du monastère, et indique à Takeo le chemin qui mène à Dôgen, seule personne qui pourrait le renseigner sur Akuma et son but mystique.
J'ai été un peu déçu par le second tome de Samurai. La traque est toujours oppressante, mais l'on découvre trop de choses, le scénario n'avance pas, et pire : l'action nous ramène sur le lieu de départ. Évidemment, on se doute que la destination originelle de Takeo va se recouper avec celle du secret d'Akuma, mais c'est une boucle ... et je la trouve de trop, dommage !
Ma note » 13/20
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Année d'édition 2006
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Tome 3: "Le Treizième Prophète"
Takeo et ses compagnons se rapprochent de l'île sans nom et du repaire d'Akuma. Furiko, est toujours à leur trousses, et les membres de l'armée du seigneur rebelle se font de plus en plus nombreux sur leur passage....
Le troisième tome de Samuraï continue dans la lignée des premiers, avec cette traque oppressante que vivent nos héros. La première page nous met directement en place, avec un combat contre l'un des hommes d'Akuma, ce qui sera une récurrente dans l'album.
On en apprend un peu sur le passé de Takeo, mais toujours pas bribes et sans pour autant répondre aux énigmes posées dans le premier tome. Je suis un peu déçu que le scénario n'avance pas, mais aussi heureux de lire une histoire rythmée. Les auteurs en tout cas, prennent le temps de nous faire vivre cette aventure en détail, avec de nombreuses scènes de combat, fluides et travaillées.
Il ne reste plus qu'à attendre le 4ème, qui devrait conclure un premier cycle (et à ce rythme là, il y en aura d'autres !).
Ah aussi, il faut noter le changement d'orthographe de mon personnage préféré : Furyko deviens Furiko :P
Ma note » 14/20
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Année d'édition 2007
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Tome 4: "Le Rituel de Morinaga"
L'armée d'Akuma est aux portes du château de l'Empereur. Et il n'est pas venu pour lui prêter allégeance, mais bel et bien pour lui marcher dessus et prendre le pouvoir avec l'aide des sœurs. Pendant ce temps, le rituel de réveil du Treizième Prophète est sur le point d'avoir lieu...
Les auteurs commencent fort avec le dernier album de ce cycle. Nous savions que Takeo était au combat avec Furiko à la fin du tome précédent, mais nous découvrons à présent qu'il est prisonnier avec ses compagnons.
Akuma n'a jamais été aussi près de parvenir à ses fins : prendre le pouvoir et réveiller le Prophète.
Je ne vais pas vous gâcher la surprise, car cet album est plein de surprises et d'extraordinaires rebondissements. Alors je vous laisse le lire et l'apprécier.
En tout cas pour ma part, il a réveillé mon enthousiasme, lequel s'était un peu perdu depuis le tome 2.
Jean-François Di Giorgio parvient à maintenir le suspense jusqu'à la fin, et il garde même quelques mystères pour de futurs cycles. Mais comme il me l'avait dit de vive voix lors du festival d'Angoulême 2008 : le dernier album mettrait à l'histoire d'Akuma. Un autre cycle nous dévoilera les secrets du héros. De quoi nous faire saliver pour la suite !
Au milieu de l'album nous avons une incroyable triple page montrant les armées d'Akuma et de l'Empereur en pleine action. Et les dernières pages sont consacrées à quelques croquis nous dévoilant avec quelques mots illustrés la technique de travail de Frédéric Genêt.
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2008
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Sang des Porphyre (Le)
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Balac (s), Joël Parnotte (d)
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DARGAUD
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Tome 1: "Soizik"
Soizik est une jeune fille vivant avec les autres habitants dans un petit village de la côte Bretonne. Un village vivant des naufrages réguliers de navires sur les rochers, dépouillant les morts sous les directives du recteur. Ce dernier, homme de foi s'il en est, ne laisse rien passer, et est intransigeant sur ses règles, dirigeant la petite communauté d'une main de fer.
Un jour, une nouvelle épave se jette sur la côte accidentée, et Soizik trouve un médaillon, qu'elle arrive à cacher. Une découverte qui lui permettra de visiter la grotte du Kornik (diable), où elle fera la rencontre de Gwémon et de sa famille : les Porphyre.
Un scénario travaillé, une ambiance qui baigne dans le mystère et le secret. Le Sang des Porphyre est une bande-dessinée à part, avec une histoire de malédiction bien menée ... de malédiction, ou de complot ? Visiblement, on comprends bien vite que certaines personnes dérangent, et que les tensions sont nombreuses dans cette petite communauté.
Le tout amené par un dessin très vivant et expressif, ainsi que des décors travaillés.
A noter que le vocabulaire reprend pas mal d'expressions Bretonnes.
Il nous tarde d'en lire la suite, et de découvrir ce qui se cache derrière des apparences qui semblent ici bien trompeuses !
Ma note » 15/20
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Année d'édition 2006
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Tome 2: "Konan"
Konan, Gwémon et Soizik cherchent à percer le secret de l'oeil de verre de Hyacinthe et du trésor des Porphyre. Pendant ce temps, Hermine de Rothéneuf met tout en œuvre pour retrouver le pendentif que Soizik à dérobé sur le cadavre du bateau échoué...
L'intrigue reprend sur le même rythme, chacun cherchant à défendre sa peau, ses idées, du villageois oppressé par le Recteur ou par la nouvelle arrivante (Hermine), aux fils de la famille maudite souhaitant mettre la main sur le secret de leur père.
Les histoires torturées des personnages commencent à percer, se mêlant au gré du scénario. On devine un début d'histoire d'amour peut être, au milieu des querelles incessantes que se livrent tous les protagonistes sans exception.
Et surtout, du passé de Konan semble ressurgir bien des démons... nous en saurons certainement plus dans le prochain tome !
Ma note » 14/20
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Année d'édition 2007
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Sans Dieu
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Olivier Hug (s), Denis Medri (d), Davide Turotti (c-T1)
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HUMANOIDES
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Tome 1: "La prophétie de la phalange"
Ce premier volume met en scène une guerre qui persiste depuis des décennies et qui est sur le point de se terminer.
La cité de Kanel, du nom d'une Déesse oubliée, est sur le point de tomber, l'unique espoir de la cité repose sur une phalange, artefact dans lequel serait enfermée le Fils de Kanel et de Fenris .... le dernier Dieu.
Ce tome est celui de la création du groupe qui va partir à la recherche de la formule permettant d'ouvrir la phalange, dans la grande bibliothèque, maintenant en territoire ennemi. Il y a tout d'abord Mary, l'instigatrice du projet et "fille" du prévôt, lui même partant pour la protéger, une "fouilleuse d'esprit" s'appelant Malia, le prince voleur nommé Dredson, et un prêtre vieux de 400 ans du nom de Bartolomïus. Se joindra plus tard au groupe celui qu'on appelle "le tourmenteur" Torgas.
Ce n'est pas un chef-d'œuvre de la bande dessinée, l'histoire est classique et le contenu un peu terne, mais le graphisme est sympa, bien qu'un peu grossier. Espérons que le tome 2 nous livre un peu plus de suspense et de mystère, maintenant que le groupe est formé.
Ma note » 10/20
Un scénario sympa mais sans saveur, fade, qui se marierait très bien avec Soleil. Et pourtant... édité chez les Humanos, on s'attend à quelque chose ! Car chez les Humanos, il y a TOUJOURS quelque chose, un plus scénaristique en total décalage avec ce qui se fait ailleurs... Alors bon, j'attends.
Ma note » 10/20
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Année d'édition 2004
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Tome 2: "L’antre de la connaissance"
C'est la fin de la cité de Kanel, et l'armée des Lythons envahi tout le royaume, mais le groupe, quant à lui, avance et approche de la grande bibliothèque.
L'aide d'un Dieu oublié saurait-elle être d'un quelconque secours dans cette guerre s'annonçant perdue ?
Le second volet de cette saga est sans conteste meilleur que le premier. Les dessins sont beaucoup plus détaillés, le rendu final est mieux colorisé (il n'y a plus de coloriste d'ailleurs). Et le scénario révèle des secrets et des découvertes intéressantes. Voilà qui promet pour le tome 3 !
A noter la présence d'une créature gigantesque, un Glamoc, être à la fois légendaire et pacifiste, qui vient aider Bartolomïus. J'ai beaucoup aimé ce personnage colossal.
Ma note » 12/20
Ben voilà. C'est la suite.
Ma note » 10/20
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Année d'édition 2006
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Tome 3: "Le pic du vautour"
Le calife et son armée sont les derniers à quitter la ville de Kanel, et rejoignent la forêt, dernier asile de leur civilisation. Ils s'apprêtent à livrer ici la dernière bataille, même si la balance est démesurée. Pendant ce temps, notre petit groupe décide de libérer le Dieu contenu dans la phalange....
Si le second tome est une réussite, le troisième est exceptionnel. Le graphisme à encore évolué pour arriver à une superbe finition, et le choix des couleurs est vraiment agréable. D'un point de vue scénaristique, là aussi, très nette amélioration. On en apprend un peu plus sur le passé du prévôt, en nous laissant tout de même assez de mystère pour attendre la suite avec impatience. Cette fois, on peut dire que la série est lancée.
Ma note » 14/20
Ah, ça y est, il se passe des choses ! On apprend des trucs et y'a des choses bizarres ! grüüüüüt...
Ma note » 14/20
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Année d'édition 2006
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Sept (T1)
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Fabien Vehlmann (s), Sean Phillips (d), Hubert (c)
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DELCOURT
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Tome 1: "Sept psychopathes"
1941, à Londres, pendant que la guerre fait rage, le colonel Thompson reçoit un courrier plutôt inhabituel : un interné dans un asile psychiatrique prétendrait savoir comment gagner la guerre.
C'est ainsi que va se monter, dans le plus grand secret, et en moins d'une semaine, une opération folle visant à assassiner Hitler, avec un groupe composé de sept psychopathes, chacun ayant leur aliénation propre.
Le premier tome de la série "Sept", avec le concept bien défini d'une histoire de 62 pages présentant 7 personnages principaux.
Contrairement aux "Sept voleurs", que j'ai lu en premier, je trouve que cette bande-dessinée est plus aboutie. Certes, la présentation de chaque individu prend toujours autant de temps dans un ouvrage qui doit ensuite développer une intrigue et une conclusion, mais on a cette fois l'impression de rentrer dans une aventure irréaliste, bien que trop courte.
Je n'aime pas trop les "concepts" au final... je trouve dommage que les auteurs ne puissent pas prendre le temps de développer, de travailler sereinement sur une histoire solide.
Je trouve que le fait de présenter 7 personnages principaux est bien trop pour une seule bande-dessinée de 62 pages, d'autant qu'avec un tel sujet et les tares de chaque protagoniste, je suis certain qu'il y avait matière à développer, et à entretenir une ambiance très particulière, jouer sur l'intensité, la tension, et la folie.
Cependant, "Sept psychopathes" n'est pas non plus une "mauvaise" BD, elle se laisse lire, et présente néanmoins de bonnes choses... on en aurait seulement aimé plus !
Ma note » 12/20
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Année d'édition 2007
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Sept (T2)
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David Chauvel et Jérôme Lereculey
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DELCOURT
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Tome 2: "Sept Voleurs"
Et si le trésor des nains n'était pas une légende ?
Le nain Hrym semble en tout cas recruter une équipe solide et variée en leur faisant miroiter une somme mirobolante, de quoi passer le reste de leur vie dans l'abondance et la luxure, sur les ordres de Bahr, un autre nain, instigateur du projet. La mission est simple : profiter des querelles de succession suite à la mort du Roi nain et du couronnement du suivant pour pénétrer dans leur forteresse habituellement impénétrable. Mais quel nain ne serait assez fou pour orchestrer pareil dessein ?
Ivarr, un archer hors pair, et son ami Ebrinh, voleur professionnel avec qui il fait de nombreux coups, feront rapidement parti du groupe, malgré les réticences de ce dernier. Igür est un colosse qui travaille durement en portant des matériaux lourds pour un maigre salaire, difficile de refuser une telle opportunité. Quant-aux deux orcs Waborh et son ami Cobnirh, efficace mais peu coopératif, ils ne sont pas très appréciés de la majorité du peuple, mais leurs services semblent être nécessaires à la survie du groupe....
A Sept, les voilà prêts franchir n'importe quel danger pour arriver à leurs fins.
Tiens, j'ai acheté le tome 2 alors que j'ai même pas pris le 1. Je fait à l'envers cette fois.
Mais ne vous fiez pas aux apparences, même si cette série novatrice comptera bien sept volumes, il n'en demeure pas moins que ce sont tous des "one-shot". Libre au lecteur de choisir le style et l'époque qui lui plaira le plus.
Pour ce tome 2, l'un des thèmes les plus classiques qui soit : une aventure où une équipe très colorée part à la recherche d'un trésor. Le scénario a tout de même l'avantage d'être bien mené, d'être cohérent et court, en plus d'être agréable et avec de petites touches humoristiques.
Si le dessin n'a lui non plus rien d'exceptionnel, certaines cases sont vraiment sublimes, avec des plans recherchés et travaillés.
Note spéciale à la couverture de la série, que je trouve très sobre, belle et réussie.
Ma note » 10/20
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Année d'édition 2007
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Sept (T3)
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Pascal Bertho (s), Tim McBurnie (d)
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DELCOURT
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Tome 3: "Sept pirates"
Avec la collaboration de Jérôme Lereculey pour le storyboard.
Qui n'a jamais entendu parler du trésor de Flint ?
Célèbre pirate dont tout le monde a entendu parler, mais que peu ont eu l'occasion de rencontrer, il aurait caché ses trésors sur une île qui porte son nom.
Si le premier trésor à été ramené bien des années plus tôt, le second reste encore aujourd'hui un mystère... et certains paieraient cher pour réussir là où tous les autres ont échoués !
Une histoire de pirates, avec son expédition, son équipage un peu louche, ses trahisons, mutineries, cartes et trésors... et tout ça en un seul tome.
Il serait normal de comparer avec les exercices précédents de la série orchestrée par David Chauvel tant les autres tomes avaient déçu par la rapidité de l'histoire ou la longueur des présentations.
J'ai trouvé ici une lecture agréable, et une histoire qui prend le temps de poser les choses en même temps qu'elle présente les personnages. La clef de cette réussite est certainement le fait que les protagonistes eux-mêmes fassent parti de l'histoire ... qui finalement se répète avec une nouvelle expédition.
Moi, j'aime bien, pour un récit d'un seul tome, je le trouve très correct, et ce même si le dessin est simple et les décors un peu pauvres.
Ma note » 13/20
L'idée de reprendre L'île au trésor et d'en rassembler les protagonistes pour ce Sept Pirates aurait pu être bonne, mais franchement... bof
Des flash-backs mal construits : on passe son temps à revenir en arrière pour essayer de comprendre, mais on ne comprend pas mieux qui est où et pourquoi, et je n'ai, à l'heure actuelle, pas encore tout compris.
Des idées qui laissent à désirer : le petit Bjorn qui intègre l'équipe parce que "Sa présence est indispensable, comme la vôtre, Jim, l'a été il y a quinze ans"
Mais un bon point : les auteurs ont su garder cet esprit roman d'aventure typique de ces romans de piraterie de la fin du XIX° siècle, mais pour le développer convenablement, un seul tome ne suffit pas
Ma note » 10/20
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Année d'édition 2007
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Servitude
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Fabrice David (s), Éric Bourgier (d)
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SOLEIL
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Tome 1: "Le chant d'Anorœr"
Kiriel, le maître d'armes du Roi Garantiel d'Anorœr, va épouser sa fille alors qu'il n'est qu'un roturier. Le Roi est sage et souhaite du sang neuf dans sa lignée, mais cette union n'est pas non plus scellée sans but : Kiriel devra surveiller les agissements suspects sur le territoire des cousins, les Vériels. En effet de nombreux convois d'armes disparaissent, et cela devient inquiétant, sachant que Nilïn est la principale forge du royaume.
Le pays va mal, non seulement les ennemis ancestraux refont surface, mais il est aussi rongé de l'intérieur. Et cette fois les géants ne sont plus là pour protéger les hommes... le méritent-ils seulement ?
Servitude sort clairement des sentiers habituels de chez Soleil. Une histoire d'héroic fantasy rondement bien menée, basée sur une légende et qui ne nous distille les informations qu'avec parcimonie. On entrevoit avec enthousiasme les prémices d'un scénario mouvementé par les luttes de pouvoir. Dévouement et trahison, sagesse et corruption, loyauté et tromperie... les rôles sont merveilleusement distribués, les personnages sont tous très différents. Il y a des retournements de situation, des victoires, des échecs. Tout ça dans un seul tome et qui se termine par une de ces fameuses pirouettes qui fait qu'on attend la suite avec impatience.
Attention toute particulière aux traits soignés d'Éric Bourgier, un dessin riche en détails, souligné par une colorisation sépia qui accentue l'ambiance peut-être décadente du royaume, les moments de tristesse, l'arrivée de l'hiver...
J'ai cru comprendre que la couleur était faite à la main. C'est peut-être aussi ça qui rend un peu plus encore le charme de la série. D'autant que les effets de lumière sont vraiment somptueux. Là encore, une gageure qui prends du temps, et qui n'est pas habituelle des éditions Soleil ou bande-dessinée équivaut trop souvent à rendement.
Ma note » 17/20
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Année d'édition 2006
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Tome 2: "Drekkars"
Farkas, il y a 20 ans.
Un Faiseur est sur le point de créer un chef-d'œuvre. Il compte mettre au monde un dragon, et aspire ainsi à devenir le grand maître de sa caste. Mais pour cela, il lui faut réussir dans l'éclosion du premier œuf viable trouvé depuis des siècles... mais aussi que l'Empereur lui-même accepte son cadeau.
Le livre II de Servitude nous amène dans la cité des Drekkars, l'autre face du monde, le côté obscur si on en croit le premier tome.
Et on découvre du coup une civilisation bien différente de l'esprit chevaleresque développé par "l'En dehors", puisqu'il s'établit ici une pseudo représentation du japon féodal. Nous avons l'Empereur, qui domine et dirige la passe, et l'Hégémon qui est en quelque sorte le Shôgun, le chef de guerre. Les Drekkars utilisent des sabres et son vêtus un peu comme des samouraïs, ils ont également leur code d'honneur et règlent les différents dans un duel honorable.
Mais les auteurs ont tout de même développé, avec l'inspiration japonaise, tout un système de caste parfaitement bien décrit par quelques notes en fin de volume, notes fort utiles pour la compréhension par ailleurs.
Effectivement, le système ici est corrompu, on s'en aperçoit vite. Mais l'est-il plus que "l'En-dehors" ? On sait maintenant qui tire les ficelles, et comment, mais on ne connais toutefois pas l'étendue des enjeux.
A la fin de l'album, un troisième clan se dégage, serait-il le plus vertueux ? Celui qui unifiera les peuples, l'élu de la légende que les esclaves attendent ? En tout cas, il a de la gueule, cet héros là !
(au passage, j'aimais bien celui du premier tome aussi : Kiriel).
Ma note » 18/20
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Année d'édition 2008
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Signe de la lune (Le)
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Enrique Bonet (s), José-Luis Munuera (d)
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DARGAUD
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Le signe de la lune
Assise sur un tabouret à contempler le ciel en attendant que la lune se lève, une vieille femme raconte l'histoire de sa mère...
Artémis est une jeune fille, belle et volontaire. Malgré son jeune âge, c'est elle qui s'occupe de son petit frère, auquel elle tient plus que tout. La deuxième chose qui l'émerveille le plus est la lune. Elle est son alliée et ne cesse d'en regarder sa beauté, au point d'ignorer les nombreux garçons qui la convoitent : le gentil Brindille qui a le don de parler aux animaux, et ce voyou de Rufo !
Le signe de la lune fait lui aussi partie de la sélection d'Angoulême 2010. Et c'est mérité car l'album est très bon, même si selon moi, il ne vaut pas Blast ou Jolies Ténèbres.
Une histoire plutôt triste et dure, un conte qui commence très mal. Pourtant, quelle poésie !
Le récit tourne autour de cette lune jusque dans le nom des personnages (Artémis), une lune rieuse, et qui aime faire des facéties.
Le format de la bande-dessinée est plutôt gros (134 pages), mais permet à la narration d'être bien posée, avec une histoire en deux parties.
La première marque l'enfance des protagonistes, et la seconde se déroule plusieurs années plus tard. On voit que le monde à bien changé, sous l'influence de certains. Mais les voyous restent des voyous, et les gentils le sont toujours.
J'aime beaucoup les personnages, qui ont tous une histoire bien fouillée et qui fonctionne bien. Rufo, bien qu'il soit une brute, ne fait que répéter l'éducation de son père ; Artémis ne cesse de se terrer dans le passé ; Brindille aussi... Celui que je préfère est peut-être Merveilles, un colporteur venu d'on de sais où, un homme qui semble ne jamais vieillir et qui apporte des objets fantastiques. On dira qu'il est l'homme providentiel, l'homme de la situation !
Pour finir, le récit de Bonet est illustré par le dessin de Munuera. Un style sombre qui s'accompagne parfaitement à l'ambiance "lunaire" de ce livre. Seule accroche à cette monochromie : la cape d'Artémis, teintée de rouge comme pour mieux lui rappeler sa douleur.
Ma note: » 19/20
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Année d'édition 2009
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Sommeil du monstre (Le)
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Enki Bilal (s)(d)
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HUMANOS (1&2) / CASTERMAN
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Tome 1: "Le sommeil du monstre"
Nike Hatzfeld est né à Sarajevo pendant la guerre. Sa mémoire hors du commun lui permet de se souvenir de son enfance, du temps où il n'avait encore que quelques jours et où le toit de l'hôpital percé d'un trou béant suite à un obus lui offrait une vue sur le ciel et ses étoiles. A ses côtés: Amir et Leyla, deux orphelins tout comme lui. Nike est maintenant adulte, et part à la recherche de son passé, celui des premiers jours, et du futur, celui ou le destin qui lie ces enfants depuis la naissance se nouera de nouveau... dans un présent décadent fait de clones, de conflits et de machineries diaboliques.
Vous ai-je déjà dit que Bilal était mon idole en matière de dessin ? Avec Luis Royo, dans un tout autre style, je suis un grand fan de ses oeuvres, qui ne cessent de s'affiner au cours du temps pour obtenir ce trait fin et éthéré qu'on lui connaît.
Ici le graphisme n'est pour moi pas encore à son paroxysme, si je m'en fie au tome suivant qui est pour moi un aboutissement. Cependant, je n'ai jamais cessé d'apprécier cette succession d'images qui ont toujours été magiques au fil des ans.
Pour en revenir à l'histoire, bien qu'elle ne soit pour moi pas du niveau de la Trilogie Nikopol ou des Phalanges de l'Ordre Noir, elle en garde l'effroyable particularité du style Bilal, qui surprend une fois de plus par son originalité, mêlant toujours avec autant de rythme politique, décadence d'un système véreux, et quête individuelle. Ici Enki Bilal explore les tréfonds de la mémoire de son héros au travers d'une narration semblable à la pensée. On lit ce qu'il vit, au moment où il le vit. On est Nike, et on s'aperçoit du monde qui nous fais face, un monde improbable, futuriste, corrompu, mais qui a toujours besoin de repères.
Ma note » 19/20
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Année d'édition 1998
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Tome 2: "32 Décembre"
Amir a réussi à se sortir des griffres de l'Obscurantis Order, mais qu'en est-il de Sacha, celle qu'il aime plus que tout au monde et que le docteur qui les suit préserve de toute visite ? Peut être est-il temps pour lui de la revoir.
Nike a retrouvé sa Pamela Fisher, mais comment savoir si c'est la Pamela véritable, celle qu'il a tant recherché, ou l'un de ces nombreux clones synthétiques. Il ne tardera pas à le savoir.
Leyla est toujours au Néfoud, et s'apprête à recevoir sur le site de l'Aigle, 10 des personnes les plus éminentes au monde, pour leur divulguer une découverte qui devrait révolutionner l'Histoire....
L'histoire suit son cours, et le machiavélisme d'Optus Warhole n'a pas de limite. Les clones se multiplient, et l'omnipotence de Warhole est de plus en plus persistante. Il manipule les gens comme des pions sur un échiquier, Nike en fera lui aussi les frais.
J'ai l'impression qu'Enki Bilal aime le personnage tortueux de Holeraw. Quelqu'un qui est relativement différent de son créateur. Quand Warhole nourrit l'ombre et la décadence, et affirme son Art de manière brutale et morbide, son anagramme joue avec les couleurs et impose une vision artistique et déguisée du massacre.
Un second tome qui pose finalement plus d'interrogations que ne divulgue de réponses. Nous attendons la suite avec impatience, et nous savons qu'avec Enki Bilal, la patience est une vertu.
Ma note » 19/20
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Année d'édition 2003
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Tome 3: "Rendez-vous à Paris"
Amir et Sacha se sont mariés, peut être par peur d'être de nouveau séparés.
Leyla, depuis la disparition mystérieuse des 10 spectateurs du site de l'Aigle, tout comme les proches des disparus, a des visions. Elle voit Nike encore en vie, lui souriant, mais comment le retrouver ?
Nike quant-à-lui, se lance à la recherche de Leyla et semble se réveiller avec un nouveau compagnon, une greffe de Warhole lui parlant dans sa tête. Mais, est-ce l'original, ou est-il devenu lui-même un clone croyant être le véritable Nike Hatzfeld ?
Le titre annoncé de "Rendez-vous à Paris" aurait pu être "la révolte des clones", tant la rivalité entre Warhole et Holeraw est omniprésente. Mais qui du maître ou de l'élève prendra le dessus, dans cette lutte à la manipulation.
Le rendez-vous évoqué, lui, reste toujours en suspens... quatre ?
On perd un peu le fil dans ce troisième tome, aucune avancée de réponse, et même si on sent le dénouement proche, on a l'impression que ce tome n'est pas fini, il y manque quelque chose ... mais c'est peut être normal, compte tenu que cela devait être une trilogie, mais qu'un découpage a dû être apporté tant le dernier volume était volumineux. Nous nous lassons un peu d'attendre...
Ma note » 14/20
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Année d'édition 2006
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Tome 4: "Quatre ?"
Holeraw (s')expose Warhole dans un défi médiatique, revendiquant sa suprématie sur celui qui fut son "créateur". Mais ce dernier n'a pas dit son dernier mot et prépare son retour fracassant. Et il compte bien une fois de plus arriver à ses fins, devant un Nike (dés)orienté par le bijou olfactif qu'il lui a donné, à la recherche d'Amir et Leyla.
Nous touchons enfin le dénouement de la série, qui est pour le moins surprenant. Contre toute attente, c'est celui que l'on attendait le moins qui nous surprend le plus, avec une touche finale déconcertante.
On ne sait plus trop qui est le gentil et qui est le méchant ... mais dans ce monde futuriste où la mort peut être une oeuvre d'Art, y-a-t-il vraiment des bons et des mauvais ? Ou une simple confrontation de personnes ayant chacun leurs intérêts propres !
J'ai au départ été étonné, stupéfait (déçu ?) de la conclusion, mais à bien y réfléchir, il y a une question que je ne me cesse de me poser, et qui me fait aimer ce genre de touche:
" Enki Bilal a-t-il pensé au dénouement dès le début, ou l'a-t-il seulement inventé sur la fin ? "
Je n'en dit pas plus, au cas ou mes mots auraient donné envie aux lecteurs d'ouvrir le livre.
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2007
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Souvenirs de Mamette (Les)
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Nob (s)(d)
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GLÉNAT
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Tome 1 : "La vie aux champs"
Marinette est amenée par sa mère à la ferme de Pépé et Mémé. Elle devra y rester quelques temps et découvrir les joies de la campagne.
Les premières expériences ne sont pas forcément joyeuses, mais de jour en jour, Marinette prend le goût de cette vie aux champs, elle découvre et elle apprend !
Cet album résume l'enfance de Mamette, notre grand-mère préférée, toujours mise en scène par son "papa" Nob. Étant donné son tempérament dans Mamette, on se doutait bien qu'on ne s'ennuierait pas en lisant "les souvenirs de Mamette".
Ce premier tome aborde son arrivée chez les vieux, et ses rapports avec eux. Au début, c'est difficile, il y a l'appréhension du lieu, l'absence des parents, la confrontation avec les inconnus et le travail à la ferme. Mais Marinette oublie bien vite tous ces soucis et ne voit rapidement plus le temps passer.
Elle se fait d'ailleurs une grande amie : Biquette, sa chèvre préférée, qui ne la quitte pas d'une semelle :)
Il y a aussi ce personnage de "Tatan Suzon" qui rajoute un peu de profondeur sentimentale à la narration. Elle est toujours très dure avec Marinette, la fille de sa sœur. Mais c'est pour mieux cacher sa haine pour celle-ci de lui avoir pris l'amour de sa vie...
J'avoue que j'ai beaucoup plus accroché aux Souvenirs de Mamette, qu'aux récits de la grand-mère qu'elle est devenue. Le format du livre, plus petit, plus intimiste. La narration plus contemplative. La rondeur du personnage de Marinette et la bonne humeur qui se dégage de tous les protagonistes. Les dessins bien plus colorés et vivants...
Y'a pas à dire, vivement le tome 2 !
Ma note » 18/20
J'attendais depuis longtemps l'arrivée de la jeunesse de Mamette, cette petite mamie attendrissante pour laquelle j'ai craqué dès la première page du premier album. Nob nous avait déjà laissé entre-apercevoir quelques extraits de ses jeunes années, principalement ses aventures avec celui qui deviendrait plus tard son mari.
Les souvenirs de Mamette offre à la petite fille un caractère bien trempé, une histoire et un passé qu'on ne lui soupçonnait pas. Comment s'est-elle liée à cette chevrette qui l'accompagnait toujours, quelle était sa vie à la campagne, comment est-elle tout simplement arrivée là (car non, Mamette n'est pas née à la campagne), et tout simplement : comment l'appelait-on quand elle ne s'appelait pas encore Mamette (son nom de mamie), comment était son entourage ?
Bref, autant de réponses champêtres pour ce personnage toujours aussi frais et pourtant différent.
J'apprécie en bonus le format de la BD, peu encombrant mais suffisamment lisible.
Ma note » 18/20
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Année d'édition 2009
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Spirou et Fantasio (une aventure de)
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Franck Le Gall (s)(d), Dominique Thomas (c)
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DUPUIS
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Tome 2 : "Les Marais du temps"
Tout commence lorsque le cafetier du Marais, Nénesse, entend un grand bruit provenant de sa cave alors qu'il conversait avec l'un de ses clients. Ni une ni deux, il se remémore alors les paroles de son père, qu'il tenait lui-même de son père, et ainsi sur quatre générations : le mur qui barrait l'accès au troisième sous-sol s'effondrerait un jour et délivrerait alors un secret...
C'est ainsi que l'aventure commence, car le secret n'est autre qu'un message directement adressé au Comte de Champignac. Un message provenant du passé, et portant la signature de Zorglub !
L'album en question est le second tome de la série. Mais y'a pas vraiment besoin, hormis quelques références sur le Zorglub en question, d'avoir lu le précédent tome. Et encore, les références font plutôt appel à l'univers de Spirou en général qu'au premier opus de cette série.
D'ailleurs, c'est vraiment un truc que je pige pas, la différence entre "Une aventure de Spirou et Fantasio", et "Spirou et Fantasio" tout court (série qui compte déjà 50 albums).
Quel intérêt de faire une série au même nom ou presque avec les mêmes choses de dans ? Enfin, passons !
Cet album m'a été offert, sans quoi je ne l'aurais probablement jamais acheté. J'ai jamais été un grand fan de Spirou, ni vraiment attiré par ses aventures. Mais l'objet en lui-même est en revanche remarquable, contenu dans un très beau coffret et accompagné de 4 tirés à part présentant des croquis du quartier du Marais tel qu'il était autrefois.
À part ça...
Franchement, je me suis ennuyé en lisant cet album. Du coup, j'ai bondi sur la première incohérence. Il faut dire qu'elle est pas longue à arriver : une seule personne peut passer au-travers de la faille spacio-temporelle à la fois, mais Spip (cet écureuil a vraiment un nom laid) passe en même temps que Spirou. Soit il ne compte pas comme une unité à part entière, soit on peut passer à plusieurs en même temps... ors plus tard, c'est Spip qui passe tout seul la faille, laissant les autres dans l'embarras de l'autre côté... incohérence ?
Deuxième erreur, les choses matérielles ne traversent pas forcément les âges, où plutôt elles n'arrivent pas forcément dans la même dimension. Expliquez-moi alors par quelle magie le livre de Zorglub arrive bien à destination ?
En bref, j'ai trouvé que la facilité de scénario était privilégiée par rapport à la cohérence, et ça m'a vraiment dérangé.
Je suis pas emballé outre mesure par le dessin non plus (à l'exception des tirés à part qui sont superbes).
Ma note » 7/20
(note globalement tirée vers le haut par le superbe coffret)
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Année d'édition 2007
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