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Pandala
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Tot (s-T1), Bertrand Hottin (s-T2)(d)
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ANKAMA
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Tome 1
Un jeune panda aperçoit de la fumée au loin. Elle provient de son village ! Il y court aussi vite que possible, mais il est trop tard... son père git au sol, tenant fermement dans sa main un fragment de médaillon cassé. Il décide alors de partir à l'aventure, et de retrouver les responsables de ce massacre....
Au départ, je me disais que Pandala n'était qu'un monde de Dofus, une adaptation de plus d'un jeu vidéo, et peut-être pas franchement une réussite, du coup.
J'avoue que je me suis trompé. Il ne suffisait que d'ouvrir le livre pour s'apercevoir de sa qualité.
Pandala est une bande-dessinée qui se contemple, et non une qui se lit. Les personnages et les mouvements sont suffisamment explicites pour se passer des mots, et c'est ce qui fait la magie de cet album.
Pas étonnant lorsqu'on apprend que Bertrand Hottin n'a réalisé jusqu'alors que des illustrations pour le monde de Dofus. Cependant, son style graphique est très intéressant et sa palette de couleur très riche. Un travail de peinture retouché à l'ordinateur pour les effets de lumière qui donne une saveur toute particulière au dessin.
On en oublierait presque le scénario, tellement la fascination pour le dessin est grande, mais il est pourtant bien présent : une narration par l'image ! Un régal pour les yeux, on réapprend à regarder, à décrypter, à lire les expressions des protagonistes, leurs émotions, et leurs actions.
Petit Panda part sur les traces des agresseurs de son père, puis chemin faisant, construit lui-même le sien :)
Une BD dans la lignée des œuvres qui ont su se passer des mots (Gon, L'Homme qui marche,...).
Ma note » 15/20
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Année d'édition 2007
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Tome 2
Après avoir retrouvé ceux qui motivaient sa quête, Pandhravan croise à nouveau la route de Leopardo. Mais cette fois, c’est l’heure des explications, et d’une nouvelle amitié. L’occasion pour eux de construire un nouveau futur, et de partir vers de nouveaux horizons….
Pandala n’était pas prédestiné à avoir une suite, il aurait très bien pu s’en passer d’ailleurs. Tot n’avait plus le temps, mais Bertrand Hottin a décidé de reprendre le flambeau tout seul et de passer du rôle de dessinateur à celui d’auteur, dans son ensemble.
Et la fin du volume laisse même présager le tome 3.
Ici, notre héro Panda retrouve une vieille connaissance : Leopardo. Et de ce duo nait une nouvelle amitié, qui les mènera vers de nouvelles aventures, et à la rencontre de nouveaux personnages. On découvre un peu plus le passé de Leopardo et du vieux maître Pandawasta. Puis viennent Ecaron, le chat, et Moon, le singe.
Le dessin se passe toujours aussi bien des mots, mais j’ai l’impression que l’histoire s’éparpille un peu. Que les émotions sont moins fortes.
Par contre, j’ai adoré le clin d’œil aux tortues ninjas ^^.
Ma note » 13/20
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Année d'édition 2008
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Paradis Perdu
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Ange (s), Alberto Varanda (d-T1), Philippe Xavier (d-T2 à T4), Alexe (c-T2 à T4)
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SOLEIL
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Tome 1: "Enfer"
Gabriel est un veilleur, il est chargé de garder la station, l'un des accès connectant le monde des humains, le paradis et l'enfer. Il y fait la rencontre d'un enfant nommé Julien. Il n'aurait jamais dû voir la porte, il décide de le ramener chez lui, mais les chiens infernaux les poursuivent !
Tant de questions dans un tome qui délivre si peu de réponses. Qui est ce mystérieux garçon, dont seul Gabriel ne parvient pas à percer le secret alors que tous semblent le craindre et le rechercher ? Qui est Anya, cette démone que le veilleur aurait connu avant la chute, et dont il remue les Enfers pour la délivrer ? Et quel est ce monde dans lequel évoluent les personnages, qu'est-ce que cette fameuse chute dont Gabriel fait allusion ? Derrière la trame que vivent nos trois héros (Gabriel, Anya et Julien) semble se dérouler tout un jeu de manipulations, d'intrigues, de suspicions... de trahisons ? Voilà qui pose de solides bases pour la suite du récit !
Que dire du dessin de ce tome 2B dont Soleil à le secret ? Lorsqu'il s'agit d'auteurs quelconques, le résultat est souvent décevant. Mais le trait de Varanda est un véritable régal. Dommage que ce maître là de la bande-dessinée soit aussi peu porté à poursuivre les œuvres qu'il entame...
Ma note » 17/20
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Année d'édition 2001
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Tome 2: "Purgatoire"
Julien, accompagné de Gabriel et Anya, remonte peu à peu le grand escalier qui relie les mondes. Celui qui part des tréfonds de l'enfer. Celui qui traverse le royaume intermédiaire. Celui qui passe par la terre. Celui qui mène au paradis céleste...
Le second tome nous enseigne, il réponds aux questions que nous nous posions à la lecture du premier, et nous conforte un peu plus dans l'histoire et la vision des anges et des démons, qui pourrait sembler différente, mais qui est loin de faire l'unanimité.
Le dessin de Xavier n'a rien à envier au style graphique instauré par Varanda. Bien au contraire, il s'en est inspiré et s'est approprié l'univers remarquablement bien. Et puis, pour avoir une dédicace du dessinateur sur cet album, il est vraiment très doué et garde cette finesse dans les traits qu'avait son prédécesseur. La partie montrant l'arrivée dans le monde intermédiaire, le monde des marches, est tout simplement époustouflante en décors et détails.
Le tome 1 mettait en place l'intrigue, le second annonce la guerre... qu'en sera-t-il du troisième ? Personnellement, j'espère qu'il apportera son lot de surprises, car c'est bien là le seul défaut de celui-ci : des réponses, mais peu de questions, et moi j'adore ça (ne serait-ce que pour l'intérêt) !
Ma note » 15/20
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Année d'édition 2004
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Tome 3: "Paradis"
Gabriel a perdu ses ailes, arrachées par les Anges dont il faisait parti. Il n'est plus qu'un déchu, errant sur une Terre en plein apocalypse, alors qu'une guerre sans merci fait rage entre le Paradis et l'Enfer. L'ancien veilleur se pose des questions, trouvera-t-il son rôle dans ce monde en déclin ?
Pendant que le ciel et les abysses se déchirent, le chaos s'étend sur le monde des hommes.
Nous y voilà, le tome trois arrive... et il déçoit !
Je dis ça sincèrement, je suis énormément déçu. Si le premier tome était surprenant et prometteur, et le deux un ton en dessous sans être mauvais, le trois n'apporte rien. Tout au mieux, il met les idées des protagonistes au clair durant quarante-six pages bien tristes.
Un album dévoué à la psyché de Gabriel et d'Anya pour résumer, mais qui ne fait que peu avancer l'histoire.
Certes, le fond est toujours intéressant : le monde des hommes est basé sur des croyances, qu'adviendrait-il de lui si elles venaient à s'effondrer ? Qu'est-ce que le bien, qu'est-ce que le mal... quel est le juste équilibre ? Y en a t-il vraiment un ? Mais toutes ces questions, elles étaient déjà présentes dans les précédents volumes, mettre la lumière dessus n'a fait que ralentir le scénario.
La fin, de plus, est assez mal orchestrée je trouve. Les auteurs préparent la suite en apportant un nouveau rebondissement, cependant je le trouve maladroit... peut-être est-ce dû au visage triptyque du tout-puissant, qu'on croirait ressorti du miroir de l'enfant "messie" (Peut être est-ce voulu que tous les Anges se ressemblent, et que Julien ait maintenant des sosies (ou plus exactement que Dieu façonne les gens à son image), mais je trouve que ça fait "too much")
Bref (selon moi), un album bâclé !
A suivre...
Ma note » 11/20
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Année d'édition 2005
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Tome 4: "Terres"
La guerre opposant le Paradis et l'Enfer fait rage, et les dégâts s'en font ressentir sur Terre, où des hordes de démons envahissent la civilisation désemparée. C'est l'apocalypse !
Dans ce dernier tome, la situation empire, nous sommes au point culminant, c'est l'Armaguedon ! La résistance sur terre s'organise tant bien que mal, avec pour slogan de vivre ne serait-ce que quelques instants de plus avant la fin de tout.
Pendant ce temps, Gabriel a lancé la révolte au Paradis, et protège la "première tour". Mais il est si facile d'accepter le pouvoir lorsqu'on se le voit proposé, qu'il est facile de détruire en croyant servir la cause que l'on défend ! Anya est chargée de l'arrêter, alors que Julien trouve enfin son chemin et la réponse à son questionnement intérieur.
D'un point de vue scénaristique, la réflexion est intéressante, car elle nous met en garde. Abuser pour mieux servir ses intérêts peut s'avérer dangereux. On est aveuglés par son but, en étant persuadé qu'on agit pour la bonne cause. C'est ce qu'il arrive à Gabriel.
D'un autre côté, je ne peux m'empêcher d'être déçu par l'histoire de manière générale, qui à l'exception d'un excellent tome 1, m'a laissé sur ma faim. L'idée est bonne, et même très bonne, peut être l'aurais-je mieux appréciée si elle avait été plus aboutie, plus torturée. Après, évidemment, chacun ses goûts :)
Ma note » 12/20
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Année d'édition 2006
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Pendragon
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Régis Hautière (s), Nacho Arranz (d), Sylvie Sabater (c)
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PAQUET
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Tome 1: "Bâtard"
Belonzio, fortin isolé au bout du monde, dans lequel une poignée de soldats guettent une éventuelle menace, ceux qui viennent d'au-delà les mers.
C'est sur cette île loin de tout, qu'un jour un pêcheur déposa un enfant, encore bébé, fils d'une putain et d'un des soldats. Personne ne voulu de lui, rejetant le méfait, reniant et ignorant celui qui n'avait pas de nom: Le bâtard de Belonzio.
Un jour le fort fut attaqué par des envahisseurs, mais avec le temps, les soldats furent appelés pour d'autres missions, et l'île fut rapidement prise par l'ennemi. Seul Belonzio (c'est le nom qu'il s'est lui-même donné) arrive à en réchapper, et vogue vers l'île voisine pour prévenir... mais qui croira ce gamin sans famille ?
J'ai trouvé cette bande dessinée un peu par hasard, lors du festival de Saint-Malo 2005. Les dessins, bien qu'encore un peu hésitants, m'ont assez accroché pour que je me la procure, et les couleurs concordent bien avec le style. Le scénario quand à lui, bien qu'il présente des caractéristiques type d'une histoire fantasy, est plaisant et le tout est agréable à lire. On attends le tome 2 pour juger de l'évolution maintenant :)
Ma note » 11/20
Un attrait particulier pour cette BD au début qui s'est un peu relâché à la lecture.
Sympa sur le principe, il lui manque le petit plus que je ne saurais détecter mais qui pourrait en faire une très bonne BD
Ma note » 12/20
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Année d'édition 2005
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Tome 2: "Traître"
Voilà nos deux héros Belonzio et Mina parvenus jusqu'au continent, dans la mythique cité de Castel-Uther, du nom du roi le légende qui a réussi à dominer la menace ennemie.
Mais le plus dur reste à faire, comment apporter la nouvelle jusqu'au roi, qui ne pense qu'à son jubilé et à la réception de ses hôtes Amerrabbiens ?
Je trouve que ce second volet de cette série qui selon l'éditeur devrait tenir en 4 tomes, n'a pas la saveur du premier d'un point de vue scénaristique.
La plupart des personnages sont détestables (le roi en premier) et la disparition de Phidias fait cruellement défaut. Mais il reviendra ^^.
L'intrigue au palais se met en place, mais malgré la présence d'un traître, elle me laisse perplexe et revêt un caractère quelque peu enfantin. D'autant que l'auteur n'a rien trouvé de mieux que d'aller chercher de nouveaux personnages enfants très atypiques.
Malgré cela, comme pour le premier volume, ça se laisse lire... et on attends le tome 3 !
Ma note » 10/20
Je n'ai pas encore trouvé le petit plus, mais ici, le scénario semble se ficeler avec une intrigue, un complot... des trucs, quoi ^^
Ma note » 14/20
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Année d'édition 2006
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Petit monde (Le)
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Jean-David Morvan (s), Toru Terada (d)
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DARGAUD
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" Vamos, vamos !"
Kumiko est une petite fille de bonne famille, mais elle a envie de découvrir les choses que lui cachent ses parents, et les adultes en général. Un lieu tabou, fait de violence, de crimes, et de pauvreté, plus communément appelé "le petit monde".
Elle achète donc en cachète une cartouche pour son "dreamweaver" qui lui permettra de visiter en rêve ce monde cruel que nul ne veux qu'elle découvre !
Le petit monde est un conte complètement revisité de "Peter Pan".
L'anti-héro se prénomme ici Piedra, un enfant pauvre du "petit monde" qui se déplace avec sa fée Tinn-tamm, espiègle à souhait. Le "capitaine crochet" s'appelle Gancho, et est payé par les gens de la ville haute pour se débarrasser des "déchets" du "petit monde" à l'aide de son bras cybernétique.
Si le fond de l'histoire est toujours présent, l'univers, lui, à bien changé ! Le scénario évolue dans un monde futuriste où les robots multifonction assurent même le rôle des nounou. Caméras et systèmes de surveillance "high-tech" jonchent les habitations. Et les anti-dépresseurs sont monnaie courante pour oublier le moindre tracas !
Dans cet univers, l'insécurité et la peur de l'autre ont fait leur chemin....
Côté dessin, le trait de Toru Terada est très interessant et novateur. Ni vraiment japonais, ni vraiment français. On aime ou on aime pas (moi j'aime bien), mais je trouve que ces petites bouilles rondes très sympathique, peut être pour faire encore plus contraste avec la décadence et la violence du monde dans lequel les personnages évoluent.
On pourrait en revanche être un peu déçu du manque de détail des décors, souvent simples malgré la technologie ambiante.
Ma note » 14/20
Curieux, c'est l'adjectif que je donnerais à cette premier tome du Petit Monde. Outre le dessin de Terada, qui contient à la fois la rondeur du style japonais et la brutalité d'un style à part, il y a le scénario. Car Le Petit Monde est brutal. Sur fond de Peter Pan, on aborde, un peu comme Loisel le fit dans sa série, la misère du monde, avec ici une approche Science Fiction. Drogue, misère et opulence, curiosité déplacée donnent à cette BD une ambiance curieuse et malsaine.
Ma note » 14/20
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Année d'édition 2005
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Tome 2: "Real favela"
Piedra emmène Kumiko et ses frères en dehors de chez eux pour rejoindre le petit monde, malgré la désapprobation de Tinn-Tamm. Mais la police est vite alertée par la désactivation de Nan-1 et rejoint le domaine, seulement devancée par l'ami de l'ambassadeur : Sukuru...
Le deuxième opus du petit monde reprends à l'instant même où le premier volet s'était arrêté. Du coup, on est directement plongé dans l'action et ... sur ce tome 2, Jean-Davis Morvan a décidé d'être plus violent encore.
Certes l'album aux apparences toutes mignonnes pourrait attirer les plus jeunes, mais le leurre n'en est plus un passé les premières pages. S'ensuit alors une course poursuite effrénée durant toute la BD jusque dans le petit monde, bercée par les explosions, les accidents, les coups de marteau dans la tête et les envies de meurtres.
Quant à la fée clochette, ne vous y méprenez pas, elle est aussi peste et cruelle que celle de Régis Loisel.
J'irais même jusqu'à dire que Toru Terada s'est amélioré dans son dessin. Si je trouvais le premier tome un peu fade en décors, le second nous embarque dans la misère des bas fonds superbement rendus avec des taudis à n'en plus finir.
Ah, dernier point : Gancho il a trop la classe ! Et je vous laisse rêver devant son apparition magistrale en page 33 ^^.
Ma note : 15/20
Toujours dans l'ambiance oppressante du premier volume, l'histoire reste sombre avec l'autre côté du rideau et la découverte du véritable "Petit Monde". Ce deuxième tome longtemps attendu livre une suite tout en noirceur d'un premier tome pas moins noir. Quand Jean-David Morvan et Toru Terada s'attaquent au monde de l'enfance, ils sortent la tronçonneuse !
La vignette collée sur le bouquin à l'achat indique "c'est violent mais c'est beau", la violence n'est pas physique, elle est morale. On a toujours cette impression de sombrer dans un tourbillon infernal.
Ma note : 14/20
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Année d'édition 2008
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Petit Pierrot
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Alberto Varanda (s)(d)
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SOLEIL
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Tome 1 : "Décrocher la lune"
Pierrot est un petit garçon qui a souvent la tête dans la lune. D'ailleurs, il en rêve, il est obnubilé par cet astre parfois creux, et parfois rond.
Il est accompagné de son fidèle ami l'escargot avec qui il dialogue tout le temps, c'est son meilleur ami, son confident, et son ange gardien !
Alberto Varanda quitte les sentiers battus et s'aventure dans de nouvelles expériences : celle d'auteur à part entière d'une part puisque c'est son premier projet en solo, mais aussi celle de se lancer dans les livres pour enfants d'autre part. Et là aussi, c'était un gros challenge.
Et on peut dire que le pari est réussi ! Car on ressent bien au travers de l'album qu'Alberto Varanda prends du plaisir à le dessiner et à faire vivre son petit personnage.
Le dessin, sur un ton sépia, est particulièrement soigné, travaillé, et très agréable. Et puis ces petites bouilles sympathiques avec leurs gros yeux font plaisir à voir.
Quant aux textes, ce sont de belles images illustrées par de belles images. Une mise en abîme poétique, et qui laisse rêveuse...
Un album jeunesse, et donc un public différent (enfin sauf les fans bien entendu), mais aussi étrange que cela puisse paraître, chez le même éditeur, à savoir Soleil. Là aussi, c'est une première expérience pour Mourad Boudjellal... mais de ce côté là, je reste plus septique vis à vis de son marketing...
Déjà, il a réalisé un tirage plutôt faible, à en juger la rapidité à laquelle l'album a été en rupture de stock, puisqu'il sortait la veille du festival d'Angoulême et qu'il n'y en avait déjà plus au bout de deux jours. Le patron de la maison d'édition n'a pas voulu prendre trop de risques. L'avantage, c'est que vu que son bilan va au-delà de ses espérances, on va pouvoir s'attendre à un deuxième album, pour le plus grand bonheur de l'auteur et de ses lecteurs.
Second bémol, le prix... ah, mais un album jeunesse M. Boudjellal, ça ne coûte pas 17,50 € ! Regardez les prix du marché... enfin, si ça marche, tant mieux hein !
Bref, un excellent album pour enfants. Espérons qu'il ne plaise pas qu'aux adultes ! ;)
Ma note : 14/20
Nous attendions avec impatience l'arrivée de Petit Pierrot, et ce pour deux raisons. D'abord ce petit personnage a su redonner de l'entrain à un Alberto Varanda plus trop trop motivé, et d'autre part parce que le personnage aussi bien que le trait sont pleins de fraîcheur.
Très différent des précédents travaux de son auteur, il est aussi très différent de ce que son éditeur à l'habitude de sortir. On applaudirait presque Soleil pour son audace si on ne savait pas que Mourad Boudjellal ne se départissait pas de sa prudence habituelle : l'auteur n'est pas n'importe qui, et puis bon, faut pas trop tirer d'exemplaires hein. Bon allez, assez de médisances pour M. Boudjellal, c'est aussi son boulot.
Ce qui fait un peu plus mal au [postérieur], c'est son prix. 17.50€ pour un album qui se veut résolument destiné à un jeune public... je ne suis pas certaine que les parents sortent facilement le chéquier pour le coup. Il a été très rapidement en rupture de stock, mais je soupçonne pas mal les passionnés de Varanda de s'être jetés dessus.
Pour en revenir au contenu lui-même : nous découvrons Alberto Varanda en scénariste, avec une jeunesse insoupçonnée, un trait rond et à la fois complet, des teintes sépias mélangées de pastel, bref une fraicheur toute nouvelle.
Ma note : 16/20
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Année d'édition 2010
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Pico Bogue
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Dominique Roques (s), Alexis Dormal (d)
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DARGAUD
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Tome 1: "La vie et moi"
Pico est un petit garçon pas comme les autres, aux cheveux en bataille et à la répartie facile. Sa sœur Ana Ana n'est pas non plus en reste, prenant certainement une bonne partie de son inspiration de son grand frère. De quoi faire rapidement tourner les parents en bourrique.
Imaginez un instant qu'un gamin ait le niveau d'érudition d'un adulte, et qu'il ait la bêtise et la répartie des gamins. Voilà Pico !
Je dois avouer que je me suis bien régalé en lisant cette bande-dessinée, moi qui me prenait régulièrement des remontrances désobligeantes par mes parents : " Arrête de répondre ! " et qui faisait des concours de "celui qui a le dernier mot" au collège avec les potes. Ce Pico là, en plus de "répondre", il le fait bien, en posant des arguments bien amenés et de manière générale indémontables ^^.
J'ai particulièrement aimé les questionnements du gamin sur la vitesse de rotation de la terre, faisant des expériences avec les fourmis à plus petite échelle, ou encore la réflexion sur les ancêtres qui sont de plus en plus nombreux alors que le nombre d'hommes sur terre n'a cessé de croitre.
Et j'ai même appris l'étymologie de certains mots, tournés sur deux sketchs à l'humour dont le très bon : Enfant - "qui ne parle pas".
J'ai également beaucoup aimé le dessin d'Alexis Dormal (qui est en fait le fils de la scénariste, une affaire de famille même dans la "vraie vie"). Un graphisme qui fait penser aux petites aquarelles réalisées sur des carnets de croquis à la va-vite. C'est très léger et très agréable à la fois, un peu comme la BD en elle-même. Comme quoi le dessin est parfaitement adapté :)
Ma note » 18/20
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Année d'édition 2008
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Tome 2: "Situations critiques"
- Qu'est-ce qui te rend le plus heureuse ?
- Que je sois heureuse.
- Oui, d'accord, mais qu'est-ce qui te fait être heureuse ?
- Que tout le monde soit heureux.
- Et pourquoi, à ma première question, tu n'as pas directement répondu : "Que tout le monde soit heureux" ?
- Parce que moi d'abord.
Pico Bogue et sa sœur Ana Ana se livrent toujours à d'excellentes prouesses verbales, à donner des frissons à leurs parents à la répartie un peu moins facile.
Une nouvelle série de sketches se développe alors à nos yeux, toujours sous la formes de petits strips de quelques cases. Cette fois encore, c'est agréable à lire, mais j'ai quand même trouvé ce second opus un poil moins bon. C'est peut-être le côté original de l'album ? Le fait que ce ne soit plus "une découverte" peut-être ? La qualité des répliques d'une manière générale ? Je ne saurais vraiment dire.
Bon, je me répète, mais ça reste quand même très agréable à lire :)
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2009
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