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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Okko Hub (s)(d)(c), Stéphane Pelayo (c) DELCOURT

Tome 1: "Le cycle de l'eau I"

Chronique du 10/01/07

Okko est un rônin. Il est à la tête d'un petit groupe constitué d'un moine alcoolique nommé Noshin et d'un géant mystérieux cachant son visage derrière un masque rouge s'appelant Noburo. Ensemble ils chassent les démons, et se font rétribuer pour leurs services.

Dans ce tome, « petite carpe », ainsi que toutes les geishas du relais du Kappa, furent enlevées par un étrange groupe, saccageant tout sur leur passage et tuant toutes les autres personnes présentes.
Tikku, le frère de la jeune geisha, sauvé par Noshin, est le seul survivant du carnage. Il jure de retrouver sa sœur, et donne sa vie à Okko en échange de son aide.
Quel mystère se cache derrière cet enlèvement ?

J'ai vraiment adoré cette bande dessinée. Son scénario est original, ses personnages atypiques et sympathiques, et ses illustrations sont de qualités.
Pour sa première BD (Hub avait seulement un manga à son actif : Kazandou), cet auteur venant de l'animation nous promet avec cet essai, une suite bien prometteuse.

Chronique du 10/01/07

Ah Okko, ténébreux ronin au charme fou et à la cicatrice si craquante.... Hiiiiiiii !

Bon, un dessin superbe (même l'oni est trop beau !), un scénario envoutant dans un Japon médiéval aux abords fantastiques, la petite note d'humour apportée par Noshin, "le moine au saké" (ou comment invoquer des divinités aquatiques avec du saké !) : deux bourrins, un boulet, et... le héros, qui, paradoxalement, est le personnage le plus secondaire du groupe.

Premier tome d'une longue série qui promet... d'être longue ;) (10 à 12 tomes prévus).


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Tome 1: \\"Le cycle de l\\'eau I\\"

Année d'édition
2005

Tome 2: "Le cycle de l'eau II"

Chronique du 10/01/07

Les aventures de nos chasseurs de démons se poursuivent dans ce second volet, qui sont toujours la recherche de « petite carpe ». La traque les entraîne sur une petite île bien étrange et éloignée de tout, dans laquelle vit un Seigneur et sa femme, derniers descendants d'une famille que l'on croyait morte depuis longtemps.
Le scénario se poursuit et fait l'éloge de Tikku, héros de l'histoire malgré lui. Les dessins de Hub sont toujours aussi agréables et son scénario tient toutes ses promesses.
Hub clôt avec ce second volume le cycle de l'eau... en attendant celui de la Terre.

Chronique du 10/01/07

Nous avions entraperçu une exploitation possible de l'imaginaire japonais avec quelques créatures surnaturelles. Ce nouveau tome s'ancre définitivement dans cette perspective. Un délice, quelques scènes savoureuses (de l'hémoglobiiiiiiiiiiiiiiiine !!!) et une intrigue bien ficelée. Pour les fauchés, idéal car le scénario se tient en deux tomes. La suite n'est pas indispensable (d'où les "cycles"), mais on l'attend quand même...


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Tome 2: \\"Le cycle de l\\'eau II\\"

Année d'édition
2006

Tome 3: "Le cycle de la terre I"

Chronique du 13/01/07

Tikku vieux continue de nous conter son épopée du temps où il était un jeune kohai. Après avoir vaincu les démons de la famille maudite, Okko et sa bande décident de passer les montagnes. Mais c'est sans compter une rencontre impromptue, celle d'agresseurs masqués ainsi que de deux mahootsukais (sorciers) arborant un mon de corbeau. Noburo blessé, ils se décident à enquêter sur ce mystérieux clan, et font route vers un temple qui puisse les renseigner....

Un nouveau cycle débute, et prendra logiquement fin pour le tome 4. En attendant, nos héros se voient trimballés de temple en temple en quête de vérité.
Une bande dessinée dans la continuité des autres, avec de l'humour et une qualité toujours aussi irréprochable. On attends la suite.

Chronique du 13/01/07

Tikku vieux raconte, toujours... Cette fois, la petite troupe se promène dans les montagnes en compagnie d'une grosse bourrine à la course au monastère. L'occasion pour nous d'en découvrir un tout petit peu plus sur Noshin (pas trop quand même faut pas abuser ^^). L'occasion également pour le jeune Tikku d'être un peu plus présent, avec une ou deux démonstrations de ses nouvelles compétences (pas trop non plus, faut toujours pas abuser ^^). L'occasion encore de découvrir UNE faiblesse de Noburo (pas tro... ah vous avez compris ?, OK, je -->). Mais aussi une superbe occasion en perspective de voir Noburo en combat avec un oni ! YEEEEES !!! J'attends...

D'ailleurs, Jérôme va aussi pouvoir l'attendre son Noburo awalpé... M'est avis que ce ne sera pas pour cette fois !


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Tome 3: \\"Le cycle de la terre I\\"

Année d'édition
2007

Tome 4 : "Le cycle de la terre II"

Chronique du 08/05/08

Noshin est gravement blessé, Noburo a disparu depuis sont combat contre un Oni. Voilà le groupe d'Okko amputé de ses deux précieux alliés. Avec Tikku, Fauche-le-vent et Setsuza Bashimon, le rônin continue sa traque des moines au tengai et de leur mystérieuse confrérie du corbeau.

Le tome 4 d'Okko achève le cycle de la terre, qui avait commencé dans le volume précédent.
On atteint enfin le dénouement de l'histoire et nous en apprenons plus sur cette organisation du corbeau et de ses moines magiciens.

Question dessin, pas de changements, nous sommes sur la même lignée que les précédents. En revanche, en terme de storyboard, je trouve cette bande-dessinée plus sombre, moins drôle. Noshin n'étant pas trop présent pour nous faire rire d'une petite réplique piquante dont il a le secret (bien qu'à son réveil il déclare ne pas connaître le goût de l'eau :P), on perd un peu en gaité.
Mais qu'importe, il sera fin prêt pour le suivant !




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Tome 4 : \\"Le cycle de la terre II\\"

Année d'édition
2008

Oliver Twist Loïc Dauvillier (s), Olivier Deloye (d), Isabelle Merlet & Jean-Jacques Rouger (c) DELCOURT

Volume 1

Chronique du 06/07/07

Oliver Twist ou l'histoire d'un orphelin. Sa mère décède juste après l'accouchement et il se retrouve à l'hospice, rien ne permettant de savoir s'il a d'autre famille. On ne peux pas dire qu'il commence bien dans la vie, et la vie au XIXème siècle est bien rude....

Je n'ai pas lue l'œuvre de Charles Dickens (oui je sais, mais personne n'est parfait), ni vu son adaptation au cinéma , j'aborde donc cette histoire d'un œil un peu différent.
Pour commencer par le scénario (qui n'a rien d'original hein ?), on remarque rapidement que le livre à été "condensé", comme pour la plupart des adaptations. L'auteur a décidé d'aller vite dans le contenu de l'histoire et de n'en retenir que la rudesse la plus épurée (je n'ai pas lu le livre je le rappelle, mais je trouve que tout y est dur, chaque épreuve, chaque action, il doit bien y avoir des moments de tendresse, ou des descriptions autres que les plus mauvais moments d'Oliver Twist), sûrement voulait-il insister sur la dureté de la vie au XIXème siècle pour un pauvre orphelin démuni.

Je trouve le travail d'Olivier Deloye tout à fait exceptionnel, même si je n'ai pas pour habitude de ce genre de dessin. Il cadre parfaitement avec l'histoire et son ambiance ancienne et malsaine.

Attendons le deuxième volume, il ne devrait pas y en avoir beaucoup, tellement l'histoire s'enchaîne vite !

Chronique du 06/07/07

Me concernant, j'ai un souvenir assez dur de ce roman et il me semble même que cette BD est plus humaine que ne l'est l'œuvre de Dickens. Bon en même temps, le roman, je l'ai lu, j'étais en CM2 ! Bref, il me semble au contraire que Dauvillier a rendu le scénario plus accessible.

Quant au graphisme, que j'ai trouvé inattendu sur une collection "jeunesse", il fait ressortir de façon appréciable la noirceur des personnages et de l'univers qui entourent notre petit Oliver.


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Volume 1

Année d'édition
2007

Volume 2

Chronique du 05/01/08

Alors qu'il sortait avec ses compagnons d'infortune pour voler pour le compte de Fagin, Oliver ne parvient pas à s'échapper à temps et est arrêté par la police.
Et c'est peut être la meilleure chose qui puisse lui être arrivée...

Ce n'est peut être qu'une impression, mais j'ai trouvé le trait d'Olivier Deloye plus fin, le dessin plus clair, et l'histoire plus gaie que dans le premier tome.
Mais ne nous trompons pas, ce n'est que pour mieux sombrer au final, nous sommes toujours dans l'histoire d'Oliver Twist !

A la fin de la bande-dessinée se trouve la liste des chapitres du roman de Charles Dickens abordés. Si le premier volume traitait les chapitres 1 à 10, nous avons ici le résumé, toujours aussi "rapidement traité", des chapitres 11 à 20. Si l'on poursuit l'aventure sur le même rythme, nous devions espérer une série de 5 à 6 tomes pour traiter les 53 chapitres du roman original.

Enfin, je trouve ce tome 2 lancé sur de bon rails. J'ai l'impression, toujours sans avoir lu le roman, que la délicate tâche de le retranscrire sous forme de bande-dessinée est plutôt réussie. Chose qui n'est pas évidente, compte tenu du thème difficile à aborder et des événements qui se succèdent, ici plus rapidement que dans le livre, rendant la lecture plus fluide et abordable.




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Volume 2

Année d'édition
2007

Omni-visibilis Lewis Trondheim (s), Matthieu Bonhomme (d) DUPUIS

Omni-visibilis

Chronique du 18/01/11

Hervé Boileau est un type comme tout le monde. Un homme tout ce qu'il y a de plus banal, avec une légère tendance maniaque et paranoïaque quand il s'agit de la propreté. Jusque là, tout va bien.
Mais un jour, sans avoir rien fait de spécial, il se réveille avec un don particulièrement ennuyeux : tout le monde voit ce qu'il voit, entend ce qu'il entend et sent ce qu'il sent...

On m'avait déjà conseillé il y a quelques temps la lecture de cet album, en me vantant sa grande qualité. Puis est venu le temps de la sélection officielle d'Angoulême 2011, et il en fait partie. Alors je ne me suis pas fait prier et je l'ai commandé à la librairie. Je vous le confirme, c'est une excellente acquisition ! Et de tous les titres que j'ai lus dans cette sélection, c'est pour l'instant le meilleur !

Tout d'abord parce que Lewis Trondheim nous a concocté une histoire poilante. Voilà bien longtemps que j'avais pas ri autant en lisant une BD. Le sourire toujours aux lèvres, c'est une lecture agréable au plus haut point, avec des répliques mordante et des situations rocambolesques. Il y a une surenchère incroyable du début à la fin, on est pris dans le récit et impossible d'en descotcher.
Déjà, le bonhomme est plutôt particulier avec sa manie de la propreté. C'en est risible, et surtout, ça le suit durant tout l'album. À cela s'ajoute cette idée géniale qui, sans en être vraiment une, apporte toute la vivacité à cet album.
Voir au travers des gens, je crois que tout le monde a déjà pensé à un super-pouvoir de ce genre un jour. Mais que tout le monde puisse voir au travers de quelqu'un, sans le vouloir ni le commander... ça, il fallait y penser !
Vous le vouliez, Trondheim l'a fait :)

Le dessin de Matthieu Bonhomme, tout en bichromie, retranscrit à merveille ce côté aseptisé du personnage principal. On est dans cette ambiance d'un bout à l'autre. Mais c'est aussi un méticuleux travail d'ombre et lumière, comme en témoigne ce magnifique visuel sur le parc pages 48 et 49.

Ah non vraiment, cette BD est géniale :)
Quelques citations ?

" Avec ces conneries, j'ai ouvert la portière moi-même.
Adieu les germes.
Arggll Arrggl... au secours, on est des gentilles bactéries. C'est l'apocalyyypse ! "

" _ Je sais que vous êtes monsieur Boileau.
_ Vous êtes tous autour de moi en train de me regarder ?
_ Je ne pense pas. Je suis aveugle mais je ne sens personne autour. Savez-vous que j'ai retrouvé cet endroit grâce à l'ouïe et l'odorat dès que vous êtes entré ici ? Ces sens restent actifs même si vous fermez les yeux.
_ Ah... Et qu'est-ce que vous voulez ?
_ Juste que vous ouvriez les yeux à nouveau. S'il vous plaît.
_ Mais tout le monde saura où me trouver...
_ Vous avez un don miraculeux, monsieur Boileau. Utilisez-le avant qu'il ne disparaisse. "

" _ Je me suis fait un plan parano. J'ai eu l'impression qu'il y avait plein de policiers chez elle qui essayaient de remonter à la source de l'appel.
_ Mmm... dans le doute, on va éteindre nos portables au cas où ils veulent nous tringler.
_ Nous trianguler.
_ Oui, voilà... "

Chronique du 14/08/12

Trondheim a pour habitude de nous montrer le point de vue décalé des choses. De toutes évidences il ne sait pas être sérieux, pour le plus grand bien de nos zygomatiques. Mais ne pas être sérieux ne signifie pas nécessairement être futile. Ainsi, Omnovisibilis est-il une étude de nos comportements. Comment réagirions-nous si une personne était soudain et inexplicablement dotée du pouvoir de retransmettre universalement ce qu'il perçoit par ses 5 sens. Bon, le principe de base est capillotracté, on peut le reconnaître, et compliqué à gérer pour le scénariste (je soupçonne Trondheim d'avoir volontairement écarté l'épisode des couilles qui grattent). Pour autant, le concept a été bien mené et poussé au bout (voir la scène de la chiasse, ma préférée). Trondheim revoie Big Brother à sa façon et décrit une société d'opportunistes mal léchés où les 9/10° des gens utilisent le don du euh... c'est un héros, sûr ? Bon... de Hervé puisque c'est son nom. Ah ouais, parce qu'en prime le personnage principal est un loser maniaque et microphobe.
Bref, voilà les ingrédients principaux pour faire d'un concept farfelu une BD hilarante et qui tient la route.

Le dessin de Bonhomme est simple, direct et efficace. Par contre, quitte à choisir la bichromie, une autre couleur que ce vert gerbouille n'aurait fait de mal à personne. Enfin ça c'est mon ressenti. Souvent les femmes enceintes se mettent à ne plus supporter certains goûts ou certaines odeurs, en ce qui me concerne, ce fut certaines couleurs. Voilà donc qui n'a pas joué en la faveur d'Omnivisibilis du temps de sa sortie.


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Omni-visibilis

Année d'édition
2010

Orignal Max de Radiguès (s)(d) DELCOURT

Chronique du 17/01/14

Le 28 mars 2013, j'ai eu la chance de participer à La neuvième case, un rendez-vous bédéphile mensuel à Bordeaux. Pour ma première, j'avais d'autant plus le trac que je passais de l'autre côté de la table, juste à la gauche d'auteurs que je respecte forcément beaucoup.
Ce jour-là il y avait Loïc Clément, que je connaissais déjà, et Max de Radiguès (520 km, Cowabunga) que je n'avais jamais rencontré et même pire (j'ai honte) : je n'avais rien lu de lui (mais il ne m'en a pas voulu) !
Ne voulant pas demeurer trop longtemps dans l'ignorance, la sortie d'Orignal me donne une bonne occasion d'arranger mon inculture.

Max ! Ça y est, je peux le dire : j'ai lu un de tes bouquins !


Comme un élan...

La vie d'adolescent, c'est toujours un peu compliqué...
Joe est justement dans cette tranche d'âge forcément incomprise par les parents.
Ce matin, comme tous les matins, Joe rechigne à aller à l'école et préfère prendre un raccourci à travers le bois plutôt que de monter dans le bus avec les autres enfants.
C'est là qu'il fait la rencontre d'un orignal, grand cervidé d'Amérique du nord que nous appelons communément chez nous « élan ». Les deux êtres se jaugent, sans panique, pendant plusieurs secondes, les yeux dans les yeux. Joe est immobile, fasciné par la beauté de la bête. Celle-ci aurait pu l'envoyer valser d'un violent coup d'andouillers mais elle n'en fait rien et repart.
La tête de Joe est pleine de ces rencontres matinales : écureuils, piverts, marmottes, moufettes. Pleine aussi de magie et d'aventures qu'il puise dans sa lecture du Seigneur des anneaux, enfermé dans le local ménage de l'établissement scolaire...
Joe serait un garçon tout à fait normal s'il pouvait prendre son envol loin des inlassables tracas journaliers, s'il n'était pas persécuté par Jason, l'un de ses camarades de classe...


Danger : harcèlement scolaire

« C'était plus facile quand il se cachait toujours au même endroit...
Moins excitant mais plus facile.
 »

Insultes, racket, coups, chantage, humiliations, moqueries... Joe subit à l'école un véritable harcèlement physique et moral.
Supplicié du quotidien, Joe se réfugie dans la solitude et l'enfermement pour mettre de la distance avec son bourreau, première étape de l'ostracisme qui mène irrémédiablement vers le décrochage scolaire...
Les séquelles subies par ces enfants brimés peuvent s'avérer dramatiques et déboucher à terme sur une dépression ou pire encore : sur le suicide.
Un problème qui n'est pas encore ici poussé à son paroxysme mais qui montre déjà un début de désocialisation.

La vie de Joe est semée d'embûches. Celle de Jason, nous ne l'aborderons pas vraiment : c'est l'homme fort, dominant par la peur, celui qui dicte la loi à ses camarades de classe en jouant de son autorité.

Les élèves savent mais ont peur de parler.
Les adultes voient un trouble mais ne savent pas l'identifier...
C'est surtout le comportement de l'infirmière de l'école que je ne comprends pas. Elle est au courant de la situation mais attend que Joe se décide à la révéler au grand jour.


Une lecture qui nous laisse coi

Sans aller plus loin dans la description de l'album, ce qui gâcherait tout plaisir de lecture, Orignal est un récit qui prend notre cœur en otage. Difficile de ne pas s'indigner devant le comportement de Jason, de ne pas vouloir crier à Joe de se rebeller et de tout balancer (et merde quand même, jeter l'emblématique œuvre de Tolkien dans les chiottes, c'est CRUEL) !

J'évoquais plus haut La neuvième case du 28 mars 2013. Il se trouve que l'ensemble des chroniqueurs doit choisir un album à présenter pour l'occasion et ce jour-là, Max de Radiguès a proposé Jimmy et le Big Foot.
On a toujours plus ou moins envie de parler d'une œuvre qui nous a touché d'une manière ou d'une autre et de la faire découvrir aux autres. Ce choix (l'album de Pascal Girard) n'était pas anecdotique tant les ressemblances avec Orignal sont fortes.
On y retrouve cette image du dominant et du dominé (le thème développé est tout de même très différent), de l'adolescence, de la figure animale (élan versus yéti). Il y a aussi une certaine proximité dans l'identité graphique (Jimmy est cependant colorisé alors qu'Orignal est entièrement en noir et blanc) : un trait simple, réalisé à la plume.
Les dessins sont dynamiques et expressifs, renforçant l'empathie qu'on peut éprouver pour Joe. Si on peut lui reprocher un certain minimalisme, notamment dans les décors, c'est un aspect qui recentre d'autant plus sur les personnages qui font toute la force du récit. Contrairement à mes déceptions récurrentes, la répétitivité du gaufrier ne m'a pas semblé un poids.

Orignal est une histoire que Max de Radiguès a écrite en repensant à ces paysages enneigés qu'il a visités lorsqu'il était en résidence d'auteur en Nouvelle-Angleterre. Ce n'est pas une œuvre autobiographique, il fait bon de le dire, mais elle bouscule...
La dernière page arrive comme un couperet.

Chronique du 17/01/14

Il y a des lectures qui vous mettent un coup de poing dans le bide, Orignal est de celles-là. Centrée sur la maltraitance à l'école, elle nous fait suivre avec beaucoup de mal-être et d'émotion le calvaire d'un élève harcelé, tabassé, racketté par la « forte tête » de l'école. Accompagné d'un dessin à la plume d'une grande simplicité, elle s'adresse très volontiers au principaux concernés, les ados, tout en s'adressant aux adultes, ces grands aveugles. Et au-delà de cette thématique qui nous accompagne tout le long avec ce gros mal de bide, viennent s'ajouter d'autres enjeux en toile de fond. L'amour, le rejet de la différence, la vengeance, le doute, les remords apparaissent tour à tour. On s'attache très vite à ce malheureux « héros », à sa bouille sympathique, à sa trop grande retenue et à sa grande passion pour la nature. On souffre avec lui, on doute avec lui, on contemple avec lui, on est littéralement pris par ses sentiments.
Bref, un livre que j'ai bien trop tardé à ouvrir (et donc merci Mo' de m'avoir forcé la main avec cette lecture commune), et qui aurait bien sa place dans les indispensables de l'année 2013 !


Une lecture commune que nous avons la chance de partager avec Mo' (courrez lire son avis) !


D'autres avis : Zaelle, David Fournol, Jérôme, Noukette, PaKa

La présentation de l'album sur le site de l'éditeur.


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Année d'édition
2013

Où le regard ne porte pas... Georges Abolin (s), Olivier Pont (s)(d), Jean-Jacques Chagnaud (c) DARGAUD

Tome 1

Chronique du 29/09/07

Au tout début du 20ème siècle, une famille anglaise vient s'installer à Barellito, petit village de pêcheurs au sud de l'Italie. William est tout de suite captivé par une petite fille brune de son âge, Lisa, dont il ne tardera pas à faire plus ample connaissance, ainsi que deux autres de ses amis Paolo et Nino. Pendant ce temps, son père tente de se faire une place dans un environnement hostile à son entreprise de pêche au gros....

Si le dessin n'est pas vraiment celui que je préfère, il n'en reste pas moins en adéquation parfaite avec la bande-dessinée. Les premières pages passées, on est plongé dedans jusqu'à la fin, et les 96 pages de ce tome sont bien vite dévorées. Je trouve les décors, le trait et les expressions très typiques du climat et de l'environnement dans lequel se déroule l'action.
Le scénario, tout d'abord enchanteur, délivre ensuite des notes de plus en plus difficiles. Ce village à l'aspect des plus paisibles se révèle rapidement être un véritable enfer pour tout étranger qui ne se fait pas oublier. Outre cette atmosphère tendue, les enfants se livrent à des séances mystiques qui semblent liées à une pierre bien étrange, à moins que ce ne soit Lisa elle même qui ait un pouvoir particulier ?

Une intrigue bien ficelée qui ne dévoile que peu d'indices, sûrement révélés dans un tome 2 attendu.




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Tome 1

Année d'édition
2004

Tome 2

Chronique du 29/09/07

Vingt ans se sont écoulés depuis les événements tragiques de Barellito. Vingt longues années, où William, Nino et Paolo, ont tant bien que mal mené leur petit bout de chemin en solitaire. Puis il y eut ce message leur demandant de la rejoindre à l'autre bout du monde, un message qu'ils espéraient chaque jour mais n'attendaient plus, signé de quatre lettres : Lisa.

Suite et fin de cette série en deux tomes. Les événements se passent ici au Costa-Rica, où notre petit groupe part à la recherche "du cinquième" : Thomas. L'occasion de découvrir les secrets de la pierre et du passé de nos protagonistes.
Une histoire poignante et passionnante qui, au gré des siècles, se répète inlassablement et nous pousse dans une réflexion intéressante sur les vies antérieures.




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Tome 2

Année d'édition
2004