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Naüja Toni Termens (s), Elias (d), Miguel Castillo (c) PAQUET

Tome 1: "La ballade de Raspa"

Gorb et Raspa vivent une vie paisible dans un fortin isolé proche de la frontière connue du monde. Après le fort s'étant la Naüja, pays de légende, où nul ne s'aventure sans risque.
Un jour, une diligence s'arrête chez eux, attaquée par des Tadjuks. La jeune oracle transportée par la caravane n'y est peut être pas étrangère. Le convoi s'apprête à traverser la Naüja et enrôle nos deux compagnons.

Un début d'histoire très prometteur qui nous guide vers l'inconnu. L'intrigue se met en place avec d'autres événements d'importance qui se trament dans la Naüja.
Un travail de qualité qui nous laisse rêveur sur quelques images magnifiques.

Ma note » 14/20


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Tome 1: \\"La ballade de Raspa\\"

Année d'édition
2002

Tome 2: "Les voix des ombres"

Le chemin se poursuit dans une Naüja hostile. Le convoi se fait rapidement attaquer par une armée mystérieuse menée par deux imposteurs avide de richesses.
L'un se fait passer pour un roi grâce à une couronne ayant de fabuleux pouvoirs et l'autre semble diriger dans l'ombre.
Des chemins se croisent, et des destins se lient, qu'adviendra t-il de la fille de la lune ?

L'épopée continue au cœur de la Naüja. Les ennemis d'un jour s'allient, quand d'autres ennemis apparaissent. De nouvelles intrigues également. Mais si nous en savons un peu plus sur la légende des filles de la lune, je trouve ce tome 2 un peu plat, et attends le 3ème et dernier volume pour enfin savoir.

Ma note » 12/20


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Tome 2: \\"Les voix des ombres\\"

Année d'édition
2002

Tome 3: "Il était une fin..."

Les événements s'accélèrent. Raspa rencontre de mystérieux personnages et se trouve confronté à un bocal contenant les âmes de Gorb et Tad, sans trop savoir quoi en faire. De leur côté, ces derniers semblent perdus dans leurs songes.
Le roi hésite, pendant que Lune et Soleil sont proches d'accomplir à nouveau la légende....

Un troisième et dernier tome qui achève cette saga en relançant tout juste l'intérêt perdu dans le second. J'ai trouvé que le dénouement manquait de surprise, la petite étincelle qui fait d'une simple série une œuvre du 9ème art.

Ma note » 13/20


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Tome 3: \\"Il était une fin...\\"

Année d'édition
2003
Nef des fous (La) Turf (s)(d) DELCOURT

Tome 1 : "Eauxfolles"

Le Roi crie au scandale tout en descendant les escaliers qui relient ses appartements à son premier interlocuteur : il pleut dans ses appartements !
Ce dernier, sommé de réveiller l'ensemble du peuple d'Eauxfolles, il allait se mettre à exécution lorsque le Grand Coordinateur arrive à la mention de son seul nom, et prends en charge de lui céder son logement et son élastomobile le temps de s'occuper des réparations...

Le monde de La nef des fous a quelque chose de fascinant.
On dirait que l'imagination de Turf est sans limite, mêlant allègrement les genres et les époques, inventant des noms et des objets saugrenus, et n'ayant pas peur de tourner ses personnages au ridicule. Il se dégage de partout ce mystère qui engage à aller voir plus loin et de comprendre tous les sous-entendus et les secrets qui se cachent dans les pages de l'album.

Mais restons sur ce premier opus, qui nous présente ses charismatiques personnages :
Le Roi bien entendu, gras, bougon et excentrique.
Ce Grand Coordinateur, omnipotent, moche et fourbe. Il a un petit quelque chose d'Iznogood (mais en moins charismatique) peut-être ?
La Princesse Chlorenthe n'est pas en reste non plus, belle mais exigeante et au caractère bien trempé.
Il y a aussi le fou, le plus mystérieux de tous les personnages sans aucun doute.
Et puis il ne faut pas oublier tous les personnages secondaires, qui bien que secondaires, ont aussi une importance et un comportement bien salé, dont les deux policiers Baltimore et son Sergent.

Je suis donc curieux, mais pas encore conquis.
L'album est drôle et possède une grande folie qui me plaît. Il a ce petit côté secret qui me donner envie de lire la suite.
En revanche, je ne sais pas si c'est la construction qui me gêne le plus, un peu brouillonne ? Ou tous ces dessins chargés d'un monde mêlant plusieurs tableaux. Comme si le flux d'imaginaire n'était pas contrôlé et en devenait envahissant.
En tout cas, lisons la suite pour se faire une idée plus précise !

Ma note » 13/20

Dans cet univers-là on ne sait plus très bien qui est le fou : le roi Clément XVII ? Les ministres ? La milice ? Le Grand Coordinateur ? A choisir, le moins fou du tas serait sans doute le fou lui-même. L'univers de la Nef des Fous a au moins un adjectif qui lui convient : loufoque !

C'est sur ce fond absurde que se trame un coup d'état dont l'auteur nous fait déjà sentir qu'il n'est que la face visible de l'iceberg (et que dire du trafic de coloquintes ?). Quelque chose de bien plus gros, qui semble dépasser l'entendement des habitants d'Eauxfolles, se prépare. D'ailleurs, qu'est-ce qu'Eauxfolles ?

On ne ratera pas au passage les clins d'œil épars, dont le plus beau reste le logo Delcourt sur les capuches à la Ku Klux Klan. Je ne peux m'empêcher de voir dans l'incendie du théâtre un clin d'œil au Théâtre de la Fenice, mais ça ne peut venir que d'une forme de conditionnement : le dernier incendie de la Fenice n'a eu lieu que trois ans après la parution du premier tome de la Nef des Fous...

Ma note : 13/20


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Tome 1 : \\"Eauxfolles\\"

Année d'édition
1993
Nelson Christophe Bertschy (s)(d) DUPUIS

Tome 1: "Diablotin à domicile"

Nelson est un petit diablotin orange venu pourrir la vie de Julie et de son Labrador Floyd.
Si seulement Julie avait fait suivre cette abominable chaîne mail à 25 personnes comme elle l'indiquait au lieu de l'effacer... elle n'aurais jamais eu à subir les conséquences de la malédiction Nelson !

Cette bande-dessinée humoristique se présente sous la forme d'une succession de mini gags sous la forme de strips de trois cases.
Nelson, le personnage central de l'histoire, passe son temps à nous faire rire de ses innombrables bêtises, ne manquant aucune occasion de rendre à chaque fois son entourage furieux.
On s'amuse et on apprécie la lecture, même si je trouve que tous les strips ne sont pas de la même qualité.
Même si cette bande-dessinée est plutôt destinée à un public jeune, elle arrivera sans mal à dérider les sourires les plus crispés :)

Par ailleurs, ce diablotin me fait atrocement penser à un autre diablotin qui, s'il ne présente pas les mêmes aspects physiques, est tout aussi énervant pour qui en subit les vilains tours. Je suis certain que le personnage plairait à n'en point douter à mon maître de jeu de rôle, qui pourrait prendre un malin plaisir à lire ce livre et à s'enrichir de nouvelles idées.

Ma note » 12/20

Nelson te fait penser à Boucliche ??? ah ouais ?
Moi tout me fait penser à Garfield. C'est vraiment le même concept à la base : une créature orange (un chat ou un diablotin) qui empoisonne la vie d'un humain (John ou Julie), qui fait des crasses au chien (Oddie ou Floyd) et qui passe sa vie dans le frigo.
Mais c'est pas grave parce que c'est vraiment tordant. C'est juste innocent, tout 'chouquinet'. Et puis le cadre est un peu plus contemporain, ce qui offre de nouvelles perspectives : le chain-mail qui menace la venue d'une "calamité orange", les interventions de Nelson au bureau de Julie (ce qu'on trouve très peu chez Garfield d'ailleurs) avec toutes les conneries qui vont bien, les dégâts informatiques, etc... Ca a l'air de rien, j'ai peut-être l'air bête, mais j'adore :)


Ma note » 13/20


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Tome 1: \\"Diablotin à domicile\\"

Année d'édition
2004

Tome 2: "Catastrophe naturelle"

Le petit diablotin revient dans de nouvelles aventures auprès de la belle Julie et de son labrador Floyd.
Comme à l'accoutumée Nelson fait des conneries, Floyd l'aide quand il ne les subit pas, et Julie s'énerve. Mais nous au fond, ça nous fais rire... un peu... quand même... !

Bon, c'est pas la plus comique des BD du genre. Personnellement je préfère de loin Mamette, Lou! ou Le Retour à la Terre (je digresse ?).
Mais quelques strips sont quand même bien drôles, dont un où j'aurais largement pu remplacer Nelson, imaginez un peu :

Angélique : Jérôme, si je te dis quatre saisons, tu me réponds ?
Jérôme : A TAAAAAABLE !
(quelques seconde plus tard, forcé de constater son désarroi devant un vulgaire CD, qui n'avait visiblement aucun coulis de tomate apparent)
Jérôme : Pour qui il se prend, ce Vivaldi avec ses minipizzas métalliques !?

Ma note » 10/20

"Gresse"
Le coup des Quatre Saisons serait clairement crédible, vu le rapport qu'a Jérôme à la musique classique ^^ Mais là, c'est moi qui dit "gresse". Les aventures de Nelson, la suite.

Ma note » 13/20


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Tome 2: \\"Catastrophe naturelle\\"

Année d'édition
2004
Nocturno Tony Sandoval (s)(d) PAQUET

Tome 1: "Première partie"

Seck est un jeune garçon. Depuis la mort de son père, il est recueilli par son oncle, mais il est mal dans sa peau : Le fils de son oncle, Samuel, le persécute et le fait passer pour un voleur pour financer ses escapades. Et puis il y a ces rêves étranges, ou peut-être n'en est-ce pas vraiment ? Il voit des morts !

Quand je me suis rendu en librairie et que je suis tombé sur le second opus de Nocturno, j'ai de suite été séduit par l'ouvrage. Un petit livre à l'aspect cartonné, avec des angles ronds, un papier un peu glacé et une image de couverture détonante, inquiétante aussi.
Et puis en l'ouvrant, il y a le graphisme, les traits changeants, les couleurs. On a envie de le lire et de découvrir ce que l'histoire cache. Mais voilà, j'ai dû attendre un peu et commander le tome 1 pour commencer.

Maintenant que je l'ai lu, mon engouement est confirmé : ce livre est une bonne découverte, même si l'histoire est sombre, tragique, et déroutante.
Le gamin voit des morts, il est persuadé de parler avec son père, qui l'aiguille dans sa vie.
Maintenant, c'est une véritable œuvre psychologique, qui pour moi dresse le portrait d'un schizophrène, ayant reçu un gros choc à la mort de son père.
Derrière ça, il y a aussi une histoire tragique : un concours de rock qui aurait pu le réconcilier avec la vie. Mais la mort de son ami Rojo l'a finalement fait basculer à jamais.

Ma note » 17/20

Après une grosse période sans trop de BD parce qu'on avait beaucoup de boulot, Jérôme revient d'Oscar Hibou avec une très grosse commande (principalement du manga), dont ça. Au début, il me dit : "J'ai acheté un nouveau truc, Nocturno", ce qui, au passage, ne me fait ni chaud ni froid.
Et puis finalement, tout à l'heure, il me déballe ses achats, et là je vois ces deux bouquins (les deux tomes, je n'ai pas encore lu le 2 à l'heure qu'il est). Je le dis franchement, au premier abord j'ai craqué sur le dessin, sur le format, sur la qualité du papier, sur les différents graphismes qu'on peut y trouver en feuillant simplement le livre.
Alors je suis allée m'asseoir machinalement dans un fauteuil, et j'ai commencé à lire. Je devais vraiment en avoir envie, et être en gros manque de lecture BD, car les premières pages, j'ai vraiment eu du mal, le graphisme est morbide en noir et blanc. Et puis on a passé l'introduction, et là, je suis restée scotchée. Si je dois définir cette BD en 1 mot, c'est "puissant". Une histoire et un graphisme qui vous scotche à votre chaise. Et si je ne savais pas qu'il y a un tome 2, je dirais que c'est un oneshot. L'histoire se tient complètement, la fin pourrait en être une. Même si on ne sait pas tout, même si plein de choses nous dépassent, elles pourraient continuer à nous dépasser. L'esprit obscur du bouquin rend notre ignorance naturelle, on est de toutes façons dans un univers qui nous dépasse.
Mon seul bémol, c'est que mon côté conventionnel a du mal avec les lunettes de Karen...

Ma note » 16/20


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Tome 1: \\"Première partie\\"

Année d'édition
2008

Tome 2: "Deuxième partie"

Seck a disparu, happé par les abysses après la bagarre sur le pont. Karen pleure celui qu'elle aimait. Et les assassins de Rojo sont arrêtés. Pendant ce temps, Nocturno erre dans la forêt, est-il mort ?

Suite et fin de la série.
Eh bien ce second tome m'a déçu ! Voilà une entrée en matière un peu fracassante, mais l'album n'est pas non plus si mauvais, loin de là.
Si le dessin et sa colorisation sont toujours une aussi belle réussite, j'en attendais mieux du scénario. En fait, l'histoire garde cet aspect fantastique qu'elle a depuis le départ, mais je trouve qu'elle ne nous surprends pas assez. Elle reste dans sa ligne directrice et ne la quitte pas.
Nocturno est donc un peu fou, certes, mais ce n'est qu'une fable. Une histoire qu'on raconte au coin d'un feu pour égayer les soirées, mêlant un peu de surnaturel avec un fait réel pour lui donner plus d'impact.
C'est du moins la sensation que j'en ai après avoir refermé le livre. Pourtant, Tony Sandoval a sorti là un joli bébé, mélangeant sans ménagement le réel, le subconscient de Seck et une légende ancienne.
Il y a du rythme, il y a une ambiance un peu oppressante, un graphisme soigné et agréable... mais je trouve qu'il manque un petit quelque chose.
Peut-être est-ce seulement moi qui m'attendais à un bouquet final un peu plus noir.

Ma note : » 13/20


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Tome 2: \\"Deuxième partie\\"

Année d'édition
2009
Notre mère la guerre Kris (s), Maël (d) FUTUROPOLIS

Tome 1 : "Première complainte"

Le village de Méricourd, qui était un carrefour important sur les routes de Reims, Châlons-sur-Marne et Verdun, devint avec le début de la guerre le lieu de passage obligatoire des troupes. Ses champs qui autrefois nourrissaient bon nombre d'habitants n'abritaient alors plus que des tranchées, des cadavres, et des fusils.
Alors que les premières lignes de Champagne sont âprement défendues contre l'ennemi Allemand, un autre mal ronge de l'intérieur... plus sournois : plusieurs femmes sont retrouvées assassinées au milieu de cette guerre. Des homicides prémédités et mis en scène... La tâche de retrouver le criminel revient alors à celui qui s'était illustré quelques temps plus tôt dans la résolution d'une affaire complexe : le lieutenant Vialatte.

Je dois l'avouer, je n'étais pas spécialement inspiré par l'acquisition de cette bande-dessinée. Le thème de la guerre, généralement, ne me fais pas vraiment envie. Mais il s'agit là d'une lecture k.bd, alors j'ai fait l'effort.
Et je me dois de reconnaitre ma première erreur : Notre mère la guerre n'est pas tout à fait une BD sur la guerre. La guerre c'est l'environnement, c'est le contexte. Mais le sujet, c'est une enquête, c'est la recherche d'un meurtrier.

Il faut dire que l'idée est originale. Et la découverte du corps de ces femmes, dont les morts ont été mises en scène a quelque chose de malsain et d'horrifiant. Alors que nous pensons que la guerre est déjà quelque chose de suffisamment effroyable en soit, le criminel lui se délecte de tuer des femmes de cette façon, de maquiller ses crimes, et tout ça sous le couvert d'une guerre atroce. N'y a-t-il pas assez de victimes ? Ni de cibles plus faciles pour assouvir ses pulsions criminelles ?
Choqué par l'idée, mais ravi par l'intrigue.

Pour ce qui concerne la narration, j'ai été agréablement surpris par l'entrée en matière, qui nous immerge complètement dans l'époque. On glisse du lit de mort de notre Lieutenant enquêteur à l'intrigue comme dans un rêve... ou un cauchemar. On visualise rapidement le contexte, on entre vite dans le vif du sujet.
Le reste de l'album est pourtant plus lent. Kris prend le temps de nous conter l'histoire à son rythme. Mais si chaque événement est posé et l'harmonie globale impeccable, j'ai ce sentiment de lenteur inhérent aux recherches du Lieutenant Vialatte. Il piétine, et nous aussi du coup.
Est-ce là finalement le souhait des auteurs ? De nous montrer plus encore les affres de cette guerre, ses conditions extrêmes, ses injustices ? L'enquête n'est-elle qu'un prétexte ? J'ose croire que non et que ma première impression était la bonne... mais il faudra attendre le tome 2 pour la vérifier.

Pour finir, j'ai bien aimé le dessin de Maël. Torturé, hésitant, accompagné de ces teintes marrons-grises proches du sépia, il est comme un souvenir diffus d'une époque lointaine, convenant admirablement au ton de l'histoire.

Ma note » 14/20


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Tome 1 : \\"Première complainte\\"

Année d'édition
2009