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Là où vont nos pères Shaun Tan (s)(d) DARGAUD

Là où vont nos pères

Un homme fait sa valise et quitte le domicile familial. Sa femme et sa fille, en pleur, rentrent seules à la maison après le départ du train qui emmène le voyageur vers l'inconnu...

Ce superbe one-shot est signé par un jeune auteur australien, dont ce titre est le premier album. Et quelle entrée en matière, avec pour récompense le prix du meilleur album au festival d'Angoulème 2008.

Il s'agit d'une histoire muette sans aucun texte ni aucune onomatopée, qui évoque la vie d'un immigré.
Les scènes sont imagées, les images parlantes. L'homme quitte une vie qu'il connait et arrive dans un pays étranger, peuplé de gens aux coutumes incongrues. La barrière de la langue, les difficultés de se faire comprendre, la quête d'un travail pour gagner de l'argent... l'auteur nous fait rentrer dans la peau du personnage en nous faisant vivre une aventure humaine merveilleuse, en plongeant le lecteur dans un monde imaginaire, dans lequel il perd tous ses repères, où il faut tout réapprendre.

On pourrait penser que le thème prête au pessimisme, mais il n'en est rien. Cette bande-dessinée est un rayon de soleil, une aventure vivante et pleine d'espérance, couronnée de rencontres et d'amitiés.

On apprécie le trait adopté par Shaun Tan, son crayonné léger et agréable, bercé par des couleurs sépia chaleureuses. On apprécie son travail, de la mise en page à la narration : un roman graphique qui se passe de parole.


Ma note » 14/20


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Là où vont nos pères

Année d'édition
2007
Licorne (La) Mathieu Gabella (s), Anthony Jean (d) DELCOURT

Tome 1 : "Le Dernier Temple d'Asclépios"

Allemagne, 1565 :
Conrad Gessner, éminent naturaliste, est capturé par des hommes et mis à mort sur un bûcher. Mais au moment où devait s'abattre la sentence, une créature monstrueuse tente de le sauver... en vain.
Quelques jours plus tard à Paris, Ambroise Paré, chirurgien de renom, se rend sur les lieux d'un carnage. Il y retrouve là des personnes assassinées d'étrange façon : un fragment d'os projeté à la façon d'une flèche dans le corps de l'un d'eux, ou un autre corps éviscéré...

Nous voilà dans le ton : une histoire mêlant fantastique, histoire et médecine.
Il faut dire que Mathieu Gabella est fils de médecin, voilà d'où lui vient une partie de son inspiration.
Alors non, pour les puristes, Gessner n'est pas mort sur un bûcher mais de la peste, et les protagonistes de l'histoire ne vivent ou meurent pas de la façon décrite dans l'ouvrage, mais ils sont une source d'inspiration. Cela fait aussi vivre l'histoire, une histoire complexe et dont nous ne pouvons comprendre les enjeux dès les premiers instants, il nous faudra être patients, un peu.

J'aime vraiment cette thématique, avec les primordiaux, qui sont des êtres inspirés de la mythologie mais allègrement revus à la sauce Anthony Jean. Mais La Licorne, c'est aussi une bande-dessinée fascinante, car elle nous en apprends beaucoup sur l'Histoire, avec un grand H, et sur l'évolution de la médecine. À l'époque, ils n'étaient pas encore très savants sur la machine humaine, et étudier le corps était vu comme une abomination (et pourtant tellement nécessaire). Comparé à aujourd'hui, on peut dire que c'étaient des bouchers :)

Le tout superbement narré et dessiné. Vraiment, La Licorne est une BD qui vaut le détour, autant pour sa thématique qui sort de l'ordinaire, pour le coup de crayon de Jean, ou pour l'accroche et l'engouement qu'il procure.

Ma note » 18/20


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Tome 1 : \\"Le Dernier Temple d\\\'Asclépios\\"

Année d'édition
2006

Tome 2 : "Ad Naturam"

1565, Milan :
Des compagnons de Michel de Nostredame attendent ce dernier, mais il a du retard. Il aurait déjà dû être là avec d'autres savants !
Pendant ce temps, dehors, leurs ennemis sont tapis dans l'ombre et guettent le moindre de leurs gestes. Mais ils sont soudainement attaqués par un homme énigmatique, possédant quatre bras et paré d'un masque...

Le tome deux de La Licorne démarre sur les chapeaux de roues. Complètement dans la continuité du premier, on est toujours autant subjugué par le scénario et captivé par le dessin d'Anthony Jean, qui travaille d'abord au lavis avant d'appliquer sa couleur en plus sur informatique, ce qui donne une ambiance plus chaleureuse à la bande-dessinée.

À la fin, quelques pages sont consacrées au making-of de la BD. Il est notamment indiqué comment travaillent les auteurs mais aussi les sources d'inspiration de Mathieu Gabella. Pour la médecine, on le savait, mais pas pour le lien entre les bêtes merveilleuses et celle-ci. Lien qui est en fait une tapisserie, celle de la Dame de la Licorne... on comprendra alors pourquoi les tapisseries ont elles aussi un rôle tout important dans l'histoire.
On y apprend également pourquoi le dessinateur a souhaité sortir des sentiers battus pour réinventer les bêtes des légendes. C'est vrai qu'elles prennent vraiment une autre dimensions imaginées ainsi.

Un nouveau tome captivant donc, et qui nous en dit un peu plus sur le combat qui s'installe. Qui sont les adversaires (la science contre l'Église, pour prendre un raccourci) et quel est leur but !

Ma note » 18/20


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Tome 2 : \\"Ad Naturam\\"

Année d'édition
2008
Ligne de fuite (La) Christophe Dabitch (s), Benjamin Flao (d) FUTUROPOLIS

1888 à Paris, le journal « Le Décadent » se prépare une nouvelle fois à publier un poème de Rimbaud ... un pastiche de plus. Ce n'est pas là leur premier méfait, mais plutôt que de faire hommage au grand poète qui attire tant de convoitises, et dont personne ne sait ce qu'il est advenu, ce journal ne cesse de braver les interdits !
Adrien, l'auteur malgré lui, se voit confronté à sa réalité, et part à la recherche du vrai Rimbaud. Un voyage qui l'emmènera plus loin qu'il ne semblait l'imaginer....

Génial ! Grandiose ! Somptueux !
Si j'ai été attiré par la couverture de ce livre au premier coup d'oeil, l'avis de mon Libraire (Bédélire, à Bordeaux) m'a convaincu de l'acheter les yeux fermés. Et après l'émerveillement d'Abdallahi, de ce même Christophe Dabitch, je ne suis décidément pas prêt d'être déçu, tant cette bande-dessinée est excellente, une fois de plus.

Un voyage qui s'inspire de faits réels, avec les "faux" du journal en question, qui exista de 1886 à 1889, la disparition de Rimbaud, les nombreux poèmes parus avant 1888 dont le rythme des rimes nous accompagne tout au long de notre lecture.
Un voyage également à la découverte d'un auteur, d'un poète, et qui nous amène en Afrique, loin de tout... quelles sont les raisons d'un tel exil ? Quelles motivations, ou tentations, pourraient être assez fortes pour pousser un homme à s'éloigner de sa famille, de son pays, alors que la renommée l'avait gagnée ?
Un voyage vécu par notre héros malgré lui, Adrien, se perdant dans ses pensées et se cherchant lui-même, sur le chemin le menant jusqu'à Rimbaud....

Et il y a le dessin de Benjamin Flao, un dessin coloré, des traits fins et agréables, des scènes touchantes, des visages expressifs, des cases de transition, ajoutant aux décors une beauté fugitive.

Il aura sûrement fallu de nombreuses recherches à nos auteurs pour faire de cette bande-dessinée ce qu'elle est. Et on ne peut que les féliciter de ce travail merveilleux.... merveilleux, et si c'était le mot de la fin ?

Ma note: » 19/20

Incroyable ! Rimbaud est au cœur de cette BD tout le long et il n'apparait pas une seule fois.
Sur la base de faits réels à l'origine mais développés et romancés au final, Dabitch nous entraine dans l'aventure de la découverte de soi sur un scénario parsemé de poèmes d'Arthur Rimbaud.
Rimbaud n'est qu'une quête, un idéal absolu. Mais au bout de cette quête...

Ma note: » 18/20


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Année d'édition
2007
Live War Heroes Fabrice David (s), Éric Bourgier (d) SOLEIL

Live War Heroes

17 septembre 2021 - Los Angeles
Une nouvelle émission de télé-réalité débute, présentée par Ted Carlson. Le but est simple : un américain, un patriote, sera envoyé en mission militaire à caractère humanitaire dans un pays en conflit. Le tout bien entendu filmé en temps réel et retransmis en direct sur le web.
C'est Peter Suttgrave qui sera le héros de tout une nation, saura-t-il relever le défi et profiter du million de dollars qui l'attend ?

Live War Heroes est la première bande-dessinée du duo David & Bourgier. Comme j'ai énormément apprécié Servitude, dans un tout autre genre, je me suis également procuré ce one-shot, pour voir, puisqu'il avait justement été réédité pour l'occasion (1ère édition en 2003).

Et pourtant, je ne suis ni fan des histoires militaires, ni fan des TV-réalité ... au final je reste quand même un peu sur ma faim. Le scénario n'est pas d'une qualité extrême et n'a pas su me convaincre vraiment à réviser mon jugement sur ce genre de thème. Il faut dire que le sujet, comme je le soulignais précédemment, ne me plaît pas au départ. Et je ne suis pas franchement avare de ce sentiment de patriotisme exacerbé.
Mais il faut quand même avouer que l'intrigue et l'enjeu dépasse de loin la présentation de l'émission telle qu'on souhaite la montrer à son public. Car derrière cette pseudo intervention militaire à but humanitaire se cache des ambitions politiques cruciales et non avouées.

Question dessin, on retrouve déjà les traits qui m'ont fait adorer Servitude. Pas pour toutes les scènes, mais sur quelques pages qui se passent en mission à l'étranger, sur ce fond sépia vraiment réussi.

Bref, Live War Hero est certainement une bonne BD pour ceux qui aiment les histoires militaires et les amateurs de one-shots qui ne s'égarent pas dans des sérient à rallonge.
Mais pas pour moi :)

Ma note » 10/20


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Live War Heroes

Année d'édition
2009 (1°ed.2003)
Lou ! Julien Neel (s)(d) GLÉNAT

Tome 1: "Journal infime"

Lou est une petite fille débordante d'énergie, qui nous plonge dans son univers délirant. Elle est élevée par sa mère, hardcore gameuse depuis qu'elle à acheté à sa fille une console de jeu, et n'a jamais connu son père. Elle se confectionne elle même ses habits car elle ne veux pas ressembler aux autres, et elle aime le théâtre même si elle reste incomprise.
Lou est amoureuse de Tristan, son voisin, mais elle n'ose pas faire le premier pas. Et il en est de même de sa mère avec Richard, le nouveau voisin.
Telle mère, telle fille comme on dis !

Une bande-dessinée drôle et pleines de gags du début à la fin, on ne s'ennuie pas. Franchement une bonne découverte, même si j'étais pas chaud au départ.
Un dessin simple et agréable, et des couleurs pleines de vie.
A lire et à relire, et toujours avec le sourire :)

Ma note: » 16/20

Aaaah ! Lou ! ... La fraicheur, l'innocence, la jeunesse.

"Tchô la Collec'" nous a livré pas mal de BD sans attrait, mais vendeuses et "djeuns". Selon moi il y en a deux qui sortent du lot : Lou! et Mamette :)

Mamette, nous en parlerons plus tard, ici on s'occupe de Lou!
Lou, c'est cette grande fille ou jeune ado, à cet âge entre deux tirs. C'est cette gamine qu'on a toutes (oui, tout-E-s) été. C'est l'âge où les choses simples sont encore magiques, même si les Barbies ne le sont plus (authentique !). C'est la collégienne qui se cherche une identité à travers les vêtements (qu'elle confectionne elle-même pour ne pas être habillée comme les autres). C'est la copine d'enfance. C'est la jeune amoureuse timide.
Et puis il y a sa mère, ancienne rebelle, éternelle gameuse, future écrivain de science fiction, mauvaise cuisinière et mauvaise ménagère. Et Richard, le nouveau voisin qui se promène avec un gilet en "mouton mort" (pauvre bête). Et Tristan, le voisin d'en face dont Lou est amoureuse depuis le jardin d'enfant mais auquel elle n'a jamais parlé. Et le chat, qui n'a pas de nom. Et la grand-mère, éternelle insatisfaite, râleuse, mauvais caractère (on en découvrira plus dans le tome 2). Une galerie de personnages typiques et sacrément attachants !

Bref, cette BD ne peut que plaire au public qu'elle visait : les jeunes filles (il s'arrache en bibliothèque), mais également à celui qu'elle ne visait pas : les anciennes jeunes filles. Encore que Jérôme n'appartient à aucune de ces catégories ;)
Elle se présente sous forme de gags, facile à aborder donc, mais suit une continuité d'événements. Le trait de Julien Neel est aussi pur que l'âme de son héroïne, ce qui n'en facilite que la lisibilité, sans pour autant nous refiler du dessin de mauvaise qualité.

Ma note: » 17/20


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Tome 1: \\"Journal infime\\"

Année d'édition
2004

Tome 2: "Mortebouse"

Lou revient dans de nouvelles aventures. Après l'année scolaire mouvementée vient l'été et les vacances... chez mamie. Quelle angoisse ! Deux semaines à manger du choux de Bruxelle dans un village paumé dans la campagne.

Un second tome dans la lignée du premier, avec son lot de surprises et ses amours de vacances. L'occasion de découvrir un peu mieux la mamie et l'enfance de la mère de Lou. Malgré tout, je suis plutôt nostalgique du premier tome, on a un peu perdu la magie de la découverte et le sourire a franchement pris la place sur le rire.
Et puis y'a plus les petits icones en haut de chaque page pour l'illustrer, ça craint ça, j'aimais bien les petites icones moi ^^

Ma note: » 13/20

Les vacances d'été, c'est la galère. A la ville, il n'y a plus personne et pour partir en vacances quand Maman est fauchée, c'est chez Mamie : à Mortebouse.

C'est l'occasion d'en savoir plus sur la jeunesse rebelle de la mère, le mauvais caractère et les feuilletons de la grand-mère et... LES CHOUX DE BRUXELLES ! Repas préféré de la dite Mamie qui en met à tous les repas.

Nouveau cadre, nouveaux personnages. En secondaire mais tellement typique : le voisin avec lequel la vieille s'engueule depuis 30 ans sans savoir pourquoi. Ils ont plus leur importance : Clément Fifrelin, ancien tortionnaire de jeunesse de sa mère et actuel soupirant tête à claque et Paul "aloha", au physique peu avantageux mais tellement poète !

Bref l'occasion de nouvelles aventures rocambolesques !

Ma note: » 17/20


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Tome 2: \\"Mortebouse\\"

Année d'édition
2005

Tome 3: "Le cimetière des autobus"

Il y a des moments dans la vie où rien de va plus. On a l'impression que le monde entier s'acharne contre nous et que personne ne s'inquiète pour notre misérable existence.... excepté peut-être le chat ?
La rentrée scolaire prend le pas sur les vacances à Mortebouse, qu'on en finirait presque de regretter. Mina n'est plus dans la même classe, Maman n'en a plus que pour les beaux yeux de Richard "peau de mouton", et Lou plonge de plein fouet dans l'adolescence !

Difficile d'être une ado ! Lou traverse ici une période noire et difficile, mais c'est aussi l'occasion de faire de nouvelles rencontres, comme Marie-Émilie, fille gothique et rebelle issue d'une famille bourgeoise pleine de problèmes existentiels, et K-rine, qui après une première altercation houleuse, est peut-être la personne la plus à même de la comprendre.

Un album un peu moins "fun", du fait des moments difficiles de Lou, mais on est heureux de retrouver les décalages humoristiques de sa mère, qui à défaut de trouver ce qui cloche chez sa fille au début, vit dans son monde à elle.
Ah oui, la grand-mère qui dope les ventes de Sidera m'a fait hurler de rire, et aussi la série de gags sur le loyer :)

Ma note: » 12/20

Moi j'aime beaucoup comment Richard et la mère sont complètement largué par la crise d'adolescence de Lou. Et le chat qui parle :D

Effectivement, sans cesser d'être drôle, cet album l'est moins que les précédents. Nouvelles mésaventures, nouvelles amies, nouveaux personnages. Le plus cocasse parmi ceux-là étant à mon goût la mère de Marie-Amélie.

Ah oui et puis la mère de Lou sort enfin son bouquin, donc pas de mini aventures de Sidéra.

Et j'ai appris aujourd'hui que le tome 4 sortait le 24 octobre. Juste avant Saint-Malo où Julien Neel sera justement présent ;)

Ma note: » 16/20


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Tome 3: \\"Le cimetière des autobus\\"

Année d'édition
2006

Tome 4: "Idylles"

Lou et ses copines sont invitées par les parents de Marie-Émilie à passer leurs vacances dans leur villa au bord de la mer, et s'apprêtent à se lancer dans la "chasse aux garçons". Pendant ce temps, la mère de Lou est invitée à faire la tournée des festivals avec Richard pour la sortie de son livre.

Un album plein de fraicheur ! Et pourtant, on y retrouve tous les personnages qui ont fait le succès de Lou, de Tristan à Paul, de la grand-mère à Clément Fifrelin !
Et puis des nouveaux personnages bien entendu, dans des gags qui se succèdent et s'entremêlent. Les deux histoires parallèles de Lou et de sa mère se succèdent et sont liées par les thèmes de chaque page, et se retrouvent à la fin.

C'est vraiment rafraichissant, drôle, bref : un excellent album de Lou !

Ma note » 16/20

C'est pas mon préféré pour être franche. On s'embourbe dans des amours adolescentes (et adultes d'ailleurs aussi), dans les relations entre machin et truc et entre bidule et chouette. Cet album apporte peu ou presque au personnage de Lou.
Ce qui me semble *vraiment* marquant, c'est Preston et Manolo en slip en fourrure.
Et puis la construction du récit, qu'on retrouve dans Chaque chose avec les situations qui se répondent entre elles et qui dynamisent pas mal l'ensemble.

Ma note » 12/20


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Tome 4: \\"Idylles\\"

Année d'édition
2007

Tome 5 : "Laser Ninja"

La traditionnelle page de garde de l'album, consacrée au carnet intime de Lou, est mangée par une feuille brûlée. On pense alors à une brûlure volontaire ? Non, l'immeuble de Lou, et de sa mère, et de Richard, est en train de cramer. Et avec lui disparaît pas mal de choses, des affaires, des souvenirs... ne reste à Lou que le collier offert par Paul... quant à sa mère, elle avait prévu une mallette de secours, comprenant la game boy et les chips au vinaigre ! Donc tout va bien !

Cet album est un véritable chamboulement. Finalement c'est un peu comme tout perdre pour tout recommencer, sur de nouvelles bases, un nouveau départ. Et ce pour tout le monde. Ah, je vous ai pas dit, mais la mère de Lou est enceinte !
C'est un album de non-dits, des choses bizarres que nos protagonistes n'arrivent pas à cerner, des événements qui les dépassent mais qu'ils prennent avec une philosophie qu'on ne leur connaissait pas.
Un incendie, c'est quand même quelque chose de vraiment flippant.
Les adolescents sont devenus grands, on dirait. Et les adultes eux aussi avancent dans leur vie, ils se posent des questions, il s'interrogent.

Ah, et il y a aussi le croisement entre le journal intime de la mère de Lou que sa fille prends comme lecture depuis l'hôtel pour passer les soirées, et ses rapprochements avec le vie de maintenant. Ça permet un peu de mieux cerner la mère, ses relations familiales, et à Lou de mieux la connaître aussi.

Je vais pas faire le spoiler sur le nom du p'tit bout, je vais pas non plus raconter les aventures, parfois tragiques, parfois heureuses, de nos héros, mais il me tarde le tome 6. C'est pas possible qu'il nous plante là comme ça Julien Neel, hein ? Dis :)

Ma note » 18/20

J'ai A-DO-RÉ cet album.
Autant le tome 4 commençait à entrer dans une certaine routine qui ne m'avait pas emballée, autant celui-ci fait table rase. Le quotidien de Lou change sur tous les plans, tous les acquis sont détruits, d'autres événements viennent bouleverser sa vie... Bref, cet album vient renouveler Lou! de fond en comble (ou presque : on ne touche pas à l'amitié, c'est sacré).
Bon, en puis la construction du récit, en parallèle avec le journal de sa mère ado, crée un lien entre la mère avant et Lou maintenant et aussi avec la mère maintenant et tout...

Ma note » 18/20


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Tome 5 : \\"Laser Ninja\\"

Année d'édition
2009
Lulu femme nue Etienne Davodeau (s)(d) FUTUROPOLIS

Livre premier

Lulu est partie, laissant son mari et ses trois enfants seuls.
Un entretien d'embauche anodin, un peu loin du domicile familial, et voilà que Lulu prend conscience qu'elle se sent bien, libre loin de sa vie quotidienne...

J'avoue, je n'aurais jamais acheté et probablement jamais lu Lulu femme nue si cela n'avait été pour la chroniquer sur k.bd. Ce n'est pas le genre d'histoire qui me donne envie de voir plus loin... et pourtant, cette colorisation douce est engageante, plaisante. Quant au récit, bien que différent de mes lectures habituelles, il m'a en quelque sorte accroché, captivé. J'ai pas levé les yeux avant la fin de l'album. Il n'y a pas de longueur, et pourtant l'aventure de cette femme est contée tranquillement, entre copains, autour d'une table un soir d'automne.

Je ne crois pas que Lulu soit partie parce que son mari était alcoolique et qu'il le donnait l'affectif petit sobriquet de "grosse courge". Non, elle s'est seulement rendu compte en étant loin de chez elle qu'elle passait à côté de sa vie, qu'elle pouvait aussi se sentir libre... qu'elle n'était pas qu'une extension de gazinière ou de lave-linge.

Des rencontres, de la contemplation. Lulu femme nue n'est pas drôle, mais il est reposant. Les personnages n'ont pas tous le même intérêt, mais on se rend compte comment ça compte, d'avoir des copains qui sont là pour t'aider quand ça ne va pas, dans les moments délicats de ta vie.
J'ai aimé le personnage de Xavier, qui raconte l'histoire sur ce tome 1, et qui a un rôle difficile dans l'histoire. Il est là pour aider Tanguy, le mari, quand il fait une connerie, faisant fi de tous ses défauts. Et il est aussi là pour retrouver Lulu et voir s'il peut l'aider.
J'ai aussi beaucoup aimé Morgane, la fille de 16 ans et pourtant si mature, au point de comprendre pourquoi sa mère est partie, sans rien lui reprocher. C'est une fille courageuse et qui s'occupe de ses deux frères en l'absence de sa mère.
Et puis il y a aussi les frangins de Charles. De sacrés phénomènes... on leur doit le peu d'humour présent dans le livre, notamment avec les "ex-sorbets" et le "coup des bonbons".

L'intérêt du livre réside dans le fait de cette liberté, de cette soif de liberté. Ce besoin vital qu'elle avait complètement oublié, victime de sa vie méprisable avec un individu rustre et pathétique. C'est ça qui est beau finalement, c'est cet abandon.
Pas forcément mon style de lecture, mais... on a envie de découvrir pourquoi après tout ce temps, elle n'est pas encore rentré... rentrera-t-elle d'ailleurs ?

Ma note : 14/20

Lulu Femme Nue est une BD tout à fait dans la mouvance de ce que fait habituellement Etienne Davodeau : elle a pour thème les gens du commun, ceux dont on ne parle pas, ceux à qui il n'arrive jamais rien d'extraordinaire si ce n'est une anecdote un jour, une histoire qui rompt avec la continuité.
Une rupture avec la continuité, c'est très exactement l'histoire de cet album. Qu'est-ce qui a poussé Lulu, la quarantaine, mariée, trois enfants, chômeuse longue durée à ne pas rentrer chez elle ce jour-là. L'histoire est touchante, on se met à aimer l'escapade de Lulu et à détester tous ceux qui la jugent et qui préfèrent la ramener à son rôle de mère.

Ce qui me dérange c'est le récit lui-même. Qu'il y ait un parallèle entre l'aventure de Lulu et son entourage resté à la maison à l'attendre donne un certain rythme à l'histoire. Ce qui la dénature complètement, c'est le présent de narration utilisé par les narrateurs. Il n'est pas naturel du tout, on bute, on s'accroche, on se rape. Le présent de narration, on l'utilise dans un roman pour rapprocher le lecteur du héros, mais on ne l'utilise pas en soirée pour raconter un truc à ses copains, tout simplement parce que ce n'est pas naturel, parce que c'est un temps de récit difficile à utiliser et parce qu'il n'est pas fluide.

Ma note : 13/20


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Livre premier

Année d'édition
2008

Livre second

Xavier a maintenant raconté tout ce qu'il sait de l'escapade de Lulu, de ses rencontres, de son périple. C'est alors Morgane qui prend le relai, et poursuit l'histoire là où elle s'est arrêtée...

Finie l'histoire avec Charles, on ne le revoit plus. Non, cette fois nous découvrirons la vieille Marthe, et la jeune Virginie. De nouveaux personnages, la poursuite d'une aventure.

Depuis la fin du tome 1, je m'attends à quelque chose de fort... de tragique. Et pourtant, je l'avoue, Étienne Davodeau m'a bluffé. Jusqu'à la toute fin, il est parvenu à nous tenir en haleine et à nous mener en bateau.
Je ne voudrais surtout pas en dire d'avantage tant cela gâcherait l'effet de surprise à tous ceux qui ne l'ont pas encore lu... à vrai dire, quel final !

Malgré ça, le second tome est vraiment différent du premier. On n'est plus dans le batifolage, Lulu sait où elle va, elle a franchi un cap. D'ailleurs, c'est un peu le cas de tout le monde. Morgane prend exemple sur sa mère et ose remettre son père à sa place. Tanguy... lui aussi, il change !
On se rend compte au fil de l'album que Lulu manque à tout le monde, à ses amis... à sa famille... évidemment, l'extension de la gazinière faisant défaut, les repas ne sont plus ce qu'il étaient. Et comme l'extension du lave-linge n'est pas là non plus, exit les culottes propres ! Morgane fait ce qu'elle peut, mais ce n'est pas évident pour elle qui doit déjà gérer le handicap de son père, la garde des deux frères, concilier les amis de sa mère sa disparition, en plus de ses études.

Deux tomes différents, des rencontres différentes, des sentiments différents. Et pourtant, une seule Lulu.
Si j'ai aimé ? Je crois que oui... peut-être moins que le tome précédent. On a aussi l'impression que le retour de Lulu à la maison se fait plus pressant, et qu'elle va se renfermer dans son quotidien. Le sentiment de liberté est moins présent. Même si la fin laisse présager le contraire... les gens peuvent-ils vraiment changer du jour au lendemain ?

Ma note : 13/20

La suite des aventures de Lulu. La fin du premier tome laissait une intrigue en suspens et on commence le 2° tome avec beaucoup de curiosité. Lulu continue son expérience, mais ailleurs, autrement, et avec d'autres personnes. Le risque d'un tome 2 était précisément l'ennui, mais Davodeau évite l'écueil avec virtuosité. Mieux, Lulu elle-même est différente. Elle apprend de son escapade. Son visage devient presque beau, et son attitude est dans le partage. Le suspense laissé à la fin du premier tome se dénoue en une succession de rebondissements. Alors qu'on crois avoir compris, ben non c'est autre chose !

Comme dans le premier tome, le présent de narration m'a beaucoup perturbée, et je regrette un final qui traine en longueur, même si c'est pour "boucler la boucle", effet assez surprenant et plutôt réjouissant.

Ma note : 13/20


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Livre second

Année d'édition
2010
Lylimande Kélilan (s)(d), Javier Martin (c) CASTERMAN

Tome 1: "Princip'île"

La Terre que nous connaissons tous à subi une grave mutation. En 2085, un astéroïde percuta la surface de la lune, la rapprochant dangereusement de notre planète, enchaînant de graves catastrophes climatiques. Depuis, son orbite n'est toujours pas stabilisée, et ne restent en surface que 2 îles, regroupant la majeure partie des survivants. Mais les plus riches ont construit des habitations sous-marines pour subsister, et le monde semble avoir oublié leur existence.
Lilymande est une jeune fille étrange, et possède une anatomie différente des habitants de la surface. Elle a été retrouvée un jour amnésique et semble dotée de capacités athlétiques extraordinaires. Accompagnée de Jarba et d'Ektor, elle part à la recherche de son passé....

Je n'ai pas trouvé cette bande dessinée à mon goût, et je ne l'aurais pas achetée si on ne me l'avait pas donnée à l'entrée du festival de Saint-Malo 2005. En effet, le dessin simpliste ne me plaît pas et les couleurs sont grossières et tirent en majeure partie vers le vert.
Quant au scénario, il relève selon moi un peu le niveau. Certes il n'est pas révolutionnaire, mais une fois dans l'histoire, on va jusqu'au bout. La bande dessinée se laisse lire, et répond aux intrigues rapidement, tout en apportant de nouveaux éléments avec parcimonie.

Ma note: » 6/20

Il y a sans doute un effort dans le scénario qui mériterait de retenir notre attention... Peut-être que la suite vaut le coup, peut-être que...
Mais il y a le dessin, et là, je suis désolée, mais non.

Ma note » 9/20


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Tome 1: \\"Princip\\\'île\\"

Année d'édition
2004