Accueil
Notre collection Bande Dessinée
Notre collection Manga
Nos artbooks
Nos dédicaces
Nos dessins à nous :)
Nos sites préférés
Laissez-nous un message :)
Ecrivez-nous   Administration
Titre : Auteur : Edition :

Séries par ordre alphabétique: -  A -  B -  C -  D -  E -  F -  G -  I -  J -  K -  L -  M -  N -  O -  P -  Q -  R -  S -  T -  U -  V -  Y - 

Je ne mourrai pas gibier Alfred (s)(d), Henri Meuner (c) DELCOURT

Je ne mourrai pas gibier

L'histoire est déjà écrite. Le mal est déjà fait.
Le décor est posé dès l'entame de l'album : une célébration de mariage qui aurait dû être festive et joyeuse. Mais au final elle se finit en bain de sang.
Bilan : 5 morts, 2 blessés graves, et 1 blessé léger... celui là même qui a voulu se jeter par la fenêtre après avoir canardé tout ce beau monde, celui là même qui, répugné par la connerie humaine, a voulu tout pulvériser...

Après une telle entame, il fallait tout expliquer. Comment un jeune homme, étudiant la mécanique dans la ville voisine, avait pu en arriver là ? Il n'a même pas de nom d'ailleurs, ce garçon. Comme si son rôle était finalement minime par rapport à tous les autres. Comme s'il n'était là que pour raconter la bêtise des autres. Comme s'il son acte ne valait pas la somme des leurs.
Mot après mot, page après page, on apprends ce qu'il s'est passé dans sa vie et dans sa tête. On se prend d'affection pour Terence, l'idiot du village, au même titre que notre principal protagoniste. On se met vite à haïr Frédo, de même pour Arnaud.
Le livre déboule a une vitesse effroyable, on ne maîtrise plus rien... on subit ! Pire encore, on comprends !

En refermant le bouquin, on a cette sensation d'avoir lu un album très dur, et pourtant il y a cette impression de légèreté et d'accessibilité. Tout s'est passé tellement vite. On compte et on recompte les morts, on essaie de voir qui s'en est sorti. On s'étonne de comprendre ce gamin qui a pu commettre tout ça, bien qu'on ne puisse cautionner un tel acte.
On sait que ça aurait pu être pire...
« J'aurais aimé avoir un fusil-mitrailleur à ce moment-là, un gros bazooka. Ou un avion de chasse.
J'avais vu des missiles tomber sur une ville, à la télévision.
Un seul d'entre eux aurait suffi pour balayer Mortagne de la surface de la terre.
Mais il ne tombait pas de missiles par ici. »


En bref, c'est un récit particulièrement bien mené et surtout très convaincant, d'après le roman de Guillaume Guéraud que je n'ai pas lu.

J'ai accroché à fond sur le contenu.
Le dessin paraît imprécis, brouillon, dur... je ne suis pas un grand partisan de ce type de trait, mais je ne peux qu'admirer le résultat, qui colle parfaitement à la narration et qui donne le ton.

Une lecture vraiment très plaisante.
Ma note » 18/20


Commenter cette BD
Voir les commentaires existants (1)


Je ne mourrai pas gibier

Année d'édition
2009
Je suis morte Jean-David Morvan (s), Nicolas Nemiri (d) GLÉNAT

Tome 1: "Apprendre"

Aster est une petite fille pas comme les autres... enfin, c'est ce qu'on dit ! Les gens, son père en premier, la considèrent comme spéciale, différente, voire inexistante. D'autres au contraire la trouve particulière, exceptionnelle, et la plaignent. Ester essaie simplement de se faire sa place dans un monde qui ne semble pas être le sien, et rêve d'être cosmonaute.

Si j'avais un premier commentaire à faire spontanément après la lecture de ce tome, ce serait : Génial !
Enfin une bande-dessinée qui sort du lot, avec une histoire fraiche et innovante, et dont l'intrigue n'est dévoilée qu'à la fin de ce volume 1, ce qui en préserve l'intérêt croissant de cette question prédominante : Y'a un truc qui cloche ... mais ... qui est-elle ?

Le dessin de Nicolas Nemiri est d'une excellente qualité. On ressent bien les sentiments partagés par les protagonistes, les expressions sont marquées, et les personnages attachants. Les couleurs employées, les ombres, les rêves d'Aster mêlés à la sa vie quotidienne donne un caractère particulier à cette histoire qui l'est tout autant.

A noter l'excellente couverture, que j'aime beaucoup, et cette première page en papier canson présentant un ex-libris intégré à la BD (particulièrement agréable pour y placer une dédicace au dos ;).

Ma note » 17/20


Commenter cette BD

Tome 1: \\"Apprendre\\"

Année d'édition
2003

Tome 2: "Comprendre"

La petite fille a bien grandi, Ester vit maintenant en marge d'une société qu'elle déteste, avec ses semblables, mortels tout comme elle. Une vie insouciante dans laquelle ils jouent avec la mort chaque jour... jusqu'à ce qu'elle cueille l'un d'entre eux !

Après un excellent premier tome, il a fallu attendre 5 longues années pour voir le second. L'effet de surprise n'est plus présent, mais c'est vraiment avec un grand plaisir qu'on le dévore.
Si on avait abordé le thème de la société parfaite lors du volume 1, c'est ici le sujet de la mort qui est omniprésent. Un sujet dont tout le monde a peur, une fin que tout le monde redoute un peu. Ici, Jean-David Morvan inverse la problématique, et se pose les questions dans l'autre sens :
Que pourrait penser une personne dont les jours sont comptés alors que le monde entier est peuplé d'immortels ?
Quelle importance peut-on donner à sa vie quand on sait qu'elle est éphémère dans une civilisation où la notion de temps n'existe plus ?

Le dessin de Nicolas Nemiri a lui aussi évolué pour s'adapter à l'évolution de la bande-dessinée. Les traits sont plus légers, parfois imprécis, comme pour accentuer les réflexions d'Ester sur un sujet qui la dépasse.
Les couleurs sont toujours aussi belles, on ne s'en lasse pas !

Pour finir, je suis un peu déçu de la couverture, un peu parce que celle du premier tome était géniale. Et à l'intérieur, plus de page 'canson' avec ex-libris intégré !

Ma note » 16/20


Commenter cette BD

Tome 2: \\"Comprendre\\"

Année d'édition
2008
Jeronimus Christophe Dabitch (s), Jean-Denis Pendanx (d) FUTUROPOLIS

Tome 1: "Un homme neuf"

Jeronimus Cornelisz a perdu son unique fils, mort de la syphilis. C'est peut être là que commence le changement. Un tournant dans sa paisible vie de Haarlem en Hollande. L'ancien apothicaire anabaptiste décide de tout quitter, et de s'embarquer à bord du Batavia, la plus grande fierté de la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales (VOC), qui devra ramener une cargaison d'épices à son retour.
Mais le navire ne reviendra jamais, emporté par la folie des hommes....

Histoire tirée d'un fait réel et bien connu en Hollande et en Australie, cette nouvelle bande-dessinée des auteurs d'Abdallahi est encore une fois une véritable merveille.
Éblouissante tout autant dans l'approche de la narration, qui tente de se placer dans les pensées de Jeronimus, que dans le coup de pinceau de Jean-Denis Pendanx, toujours aussi magnifique. Pour cette BD, il a dû apprendre à travailler la mer, domaine qu'il avait laissé de côté avec ses précédents ouvrages, tout en préservant cette technique qui lui a valu les honneurs sur Abdallahi.

Je vous laisse découvrir cette nouvelle "trilogie", là où commence la folie d'un homme, la mise en place de la trame, de début d'une mutinerie !

Ma note » 19/20

Le duo Dabitch/Pendanx n'en finit plus de nous mettre des baffes. Le sujet abordé cette fois est loin d'être soft, et les illustrations de Jean-Denis Pendanx, après nous avoir plongé dans l'infini du désert avec ces taches de peinture aux couleurs chaudes, nous plonge dans l'infini de l'océan avec ces taches de peinture aux couleurs froides.

D'un côté Christophe Dabitch nous donne littéralement un coup de massue d'un point de vue scénaristique. Il aborde un véritable drame historique avec un point de vue à la fois orientée vers la compréhension du personnage de Jeronimus Cornelisz et à la fois détachée avec des ajouts documentaires.
De l'autre côté, Jean-Denis Pendanx revient avec cette technique qui avait tant marqué sur Abdallahi et avec laquelle il joue avec brio, profitant d'effets de flou pour marquer la personnalité du personnage.

Ma note » 20/20


Commenter cette BD

Tome 1: \\"Un homme neuf\\"

Année d'édition
2008
Jolies ténèbres Fabien Vehlmann (s), Marie Pommepuy (s), Kerascoët (d) DUPUIS

Jolies ténèbres

C'est comme un conte un peu malsain ...
Une petite fille reçoit son amoureux Hector dans son salon. Confortablement installés dans un sofa à consommer un bon chocolat chaud avec du cake, en compagnie du petit "frère" qui joue le serviteur. Lorsque tout à coup, le décors se met à changer radicalement, il fond et dégouline, d'énormes goûtes rouges et gluantes tombent et obstruent la sortie. Mais tout le "petit monde" se retrouve quand même dehors sain et sauf. L'endroit d'où ils sortent par dizaines se dévoile peu à peu ... le corps d'une fillette, étendu sur l'herbe rosée, immobile.

Par où commencer ?
Tout d'abord l'accroche visuelle : lorsque j'ai croisé ce livre en librairie, j'ai de suite été saisi par la beauté de la couverture, une illustration magnifique montrant le visage "endormi" de la fillette. Quelle beauté !
Et il suffit d'ouvrir la bande-dessinée pour se conforter dans cette idée, le dessin est vraiment magnifique, alternant la simplicité d'un trait qu'on retrouverait avec grande joie pour accompagner les contes pour enfants, et la dure réalité, sombre et sinistre, du cadavre !

Car c'est là l'histoire : nous sommes plongés dans un conte qui n'en est pas vraiment un. La vue du corps de la fillette est omniprésent, du début à la fin du tome, qui part tout en douceur et qui se dégrade peu à peu :
Au départ, les petits êtres font face à leur nouvelle vie hors du corps, ils s'organisent pour tenir le coup, ils font front au monde extérieur pas forcément rassurant, mais avec une énergie débordante et le sourire. Puis au rythme du corps qui se décompose, les protagonistes deviennent de plus en plus obscurs, mauvais, malsains.

Cet album est le fruit d'une idée originale de Marie Pommepuy, qu'elle a développé avec Fabien Vehlmann. Et c'est encore elle qui est au dessin, car Kerascoët est en fait un binôme qu'elle partage avec Sébastien Cosset.

J'ai vraiment adoré ce "one-shot". C'est beau, mais faites attention, car ce n'est clairement pas un livre à mettre dans toutes les mains !
Reste à savoir ce qui les auteurs ont voulu en faire : une représentation poétique de la mort ? une introspection post-mortem de la fillette cherchant son assassin, se raccrochant à la dernière odeur qu'elle a senti ?
Je crois qu'il n'est pas nécessaire d'en faire une analyse psychologique, Jolies ténèbres c'est une excellente BD, à lire (et relire) sans modération.

Ma note » 20/20


Commenter cette BD

Jolies ténèbres

Année d'édition
2009
Joséphine Pénélope Bagieu Jean-Claude Gawsewitch

Tome 1

Joséphine est une célibataire endurcie : c'est volontaire.
Mais derrière ce masque, évidemment, la jeune fille est tout autre. Complexée, mal à l'aise dans sa vie de tous les jours, et cruellement en manque d'affection.

Commençons par le commencement : je n'ai pas beaucoup aimé.
Voilà qui a le mérite d'être direct.

Premièrement, c'est un album pour filles. Pour être franc, dès la première page je me suis demandé ce qu'il y avait de drôle. Il a fallu qu'Angélique me dise que c'était parce qu'elle n'était pas bronzée alors que toutes les filles autour l'étaient. Pareil plus tard, je n'avais pas compris l'allusion au fait qu'on lui dire « avec les formes » qu'elle était grosse. En bref, c'est un livre pour les filles, et je la déconseille aux mecs (enfin, ce n'est que mon avis hein).

Question scénario, tout se résume à des histoires de cœur et de grosseur de fesse.
Question humour : c'est purement féminin (difficilement compréhensible par un mec j'entends).
Et d'un point de vue dessin, j'ai trouvé ça très plat. Ça manque de contenu, il n'y a pas de fond... seulement les personnages.

Bon, bien sûr, il y a quelques strips qui font sourire, certains bien stéréotypés même.
Celui chez la coiffeuse par exemple m'a plu. Joséphine demande une coupe qui change radicalement pour au final repartir avec la même que d'habitude. Avec l'expression de la coiffeuse qui se déconfit petit à petit. Mais ils sont bien rares ceux qui pour moi relèvent un peu le niveau de cette BD.

Désolé, mais pour moi, je me répète, c'est une BD de fille.

Ma note » 7/20


Commenter cette BD
Voir les commentaires existants (1)


Tome 1

Année d'édition
2008
Julien Boisvert Dieter (s), Michel Plessix (d), Isabelle Rabarot (c) DELCOURT

Julien Boisvert (édition intégrale)

Julien Boisvert est un fils de bonne famille. Abandonné par son père parti alors qu'il était tout petit. Délaissé par sa mère, pianiste de renom. Il a dû se débrouiller seul depuis son plus jeune âge. Mais la vie n'en a jamais fait quelqu'un de débrouillard pour autant.
Mais lorsqu'un jour, sa mère refait surface et décide de rester quelques temps chez lui, c'est la goutte de trop et il décide de se prendre en main en acceptant une mission en Afrique pour son travail. Ainsi, il aurait la paix !

Cela fait un moment qu'on a cette intégrale de 4 albums dans la bibliothèque. Mais je n'avais jamais été particulièrement tenté par la lire. Et puis aujourd'hui on a parlé de Michel Plessix et du fait qu'on n'avait pas de dédicace pour cet album parce qu'il ne savait plus dessiner que le chien. Alors je me suis lancé.

Pour être franc, même si j'ai lu plutôt rapidement le volumineux pavé, je ne suis au final pas très emballé. J'ai trouvé la lecture agréable, mais pas forcément à mon goût, c'est tout.

Tout d'abord le graphisme me paraît un peu vieillot, contrairement aux autres œuvres de Plessix que j'adore, le vent dans les saules et sa suite le vent dans les sables. Et puis la tête du héros, et sa façon de s'embourber dans des histoires qui ne le regardent pas forcément me font vraiment trop penser à Spirou. C'est peut-être une inspiration lointaine d'ailleurs... j'en sais rien.

Ensuite l'histoire...
Le tome 1 me laisse un goût amer. Julien Boisvert se fait berner pendant tout le bouquin, les mecs qu'il rencontre font ce qu'ils veulent et pire que tout : on sait que c'est eux qui ont foutu le feu au début et le héros de l'histoire ne le sait pas, c'est rageant ! Et en plus, il perd son premier amour parce qu'il est trop naïf. Et il n'essaie même pas de la retrouver... Franchement, autant c'est le tome que j'ai préféré d'un point de vue narration, autant il m'a beaucoup frustré.

Dans le tome 2, il rencontre sa future femme. Mis à part ça, il se mêle surtout de choses qui ne le concernent pas (un gamin qu'il emmène promener alors que son père refuse qu'il sorte de peur qu'on le kidnappe). Évidemment, ça lui jour des tours...

Le tome 3 se déroule au Mexique cette fois, après l'Afrique et l'Angleterre. On y apprend que Julien Boisvert a fui ses responsabilité d'adulte lorsque son fils est né. Là bas, il a refait sa vie, ouvert un restaurant et suit des cours de chamanisme. Les choses se corsent quand sa femme le retrouve et lui présente son fils... qui a bien grandit. Les conflits naissent alors avec sa nouvelle femme, jalouse au plus haut point.

Et au final, le tome 4 réconcilie Julien Boisvert avec son père, qu'il n'avait plus vu depuis tout petit. Il avait fui le domicile conjugal alors que son fils était tout petit encore... ce qui n'est pas sans rappeler quelqu'un.
Un tome qui clôt la série et qui est aussi une manière de dénoncer la ségrégation raciale qui sévissait aux États-Unis.

Ce qui est intéressant dans la construction de ces 4 albums, c'est le cheminement de Julien Boisvert. Au départ, ce n'est qu'un gosse naïf qui ne connait rien à la vie. Et puis il passe les épreuves, tout en reproduisant les mêmes erreurs que son père avant lui. En cela c'est une belle leçon de vie... après... je ne suis pas très fan.

Ma note » 12/20


Commenter cette BD

Julien Boisvert (édition intégrale)

Année d'édition
1998 (1°ed.1996)