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D
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Alain Ayroles (s), Bruno Maïorana (d), Thierry Leprévost (c)
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DELCOURT
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Tome 1: "Lord Faureston"
Le capitaine Richard Drake est une légende vivante. Régulièrement parti pour des expéditions dans des pays sauvages, son apparition lors d'une soirée londonienne ne passe pas inaperçue, lui que certains croyaient mort tellement cela faisait longtemps qu'il n'avait été vu.
Peu après son arrivée, il fait la rencontre d'une femme au caractère bien trempé qui ne le laissera pas indifférent. Mais il se fait voler la vedette par un certain Lord Faureston, un beau dandy ténébreux.
Plus tard dans la soirée, alors qu'il suit un valet prenant la poudre d'escampette, il le retrouve sur le point d'enfoncer un pieu dans le cœur de la charmante Catherine Lacombe.
Nous voilà plongé dans un univers fétiche des auteurs, puisque les deux angoumoisins envisageaient déjà depuis longtemps de faire une histoire sur les vampires qu'ils chérissent tant.
Et je dois avouer que la bande-dessinée a tout pour plaire !
Tout d'abord, l'histoire se déroule dans l'Angleterre victorienne, au milieu des dandy et de leurs discussions hautement philosophiques, ou farfelues selon, dans lesquelles ils se complaisent toujours à se montrer avec des remarques acerbes, piquantes, bien placées.
Et moi les piques, j'adore ça ! Déjà, j'avais beaucoup aimé "le portrait de Dorian Gray", dans le même esprit mais sans les vampires... (et en roman, accessoirement, ce qui n'est pas tout à fait la même chose qu'une bande-dessinée).
Le vampire ensuite, celui là est bien gratiné. A la fois élégant et immonde, attentionné et cruel, distingué et fourbe.
Il ne recule devant rien pour parvenir à ses fins, mais on a pourtant l'impression qu'il n'est pas satisfait de sa condition et qu'il se rattache au monde civilisé comme il le peut, qu'il essaie tant bien que mal de s'y trouver des repères, sans toutefois y parvenir, rappelé régulièrement à l'ordre par ses pulsions ancestrales.
Bien loin de Buffy contre les vampires, on trouve quand même notre "chasseur" sous le couvert de Mister Jones, scribe dans une banque lorsqu'il ne traque pas ses démons. C'est lui qui va initier notre brute amoureuse aux dangers de ces bêtes de la nuit.
Le dessin de Bruno Maïorana est plus que reconnaissable, dans la lignée de notre cher Garulfo. On retrouve bien là ses traits si caractéristiques, associés à la couleur de Thierry Leprévost une fois encore. L'univers change mais les traits restent et se marient parfaitement à la nouvelle œuvre. On apprécie tout particulièrement les alternances entre l'ombre (les scènes de traque, de frisson, les enterrements,...) et la lumière (qui consiste à conter fleurette la plupart du temps, ce qui est très divertissant).
Bref, on a hâte de lire la suite !
Ma note » 15/20
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Année d'édition 2009
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Dérisoire (Le)
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Eric Omond (s), Olivier Supiot (d)
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GLÉNAT
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Le Dérisoire
Un capitaine bossu, écrasé par le poids du métal de son navire en décrépitude. Un bateau inachevé, avec des fantômes comme unique équipage. Il aura fallu la venue de la belle Constance pour égayer la monotonie du marin, l'emmener loin de ses ombres quotidiennes, dans son monde onirique....
Après la lecture de ce poème, on ne peut que rester perplexe devant la beauté, non seulement du scénario étincelant, mais aussi de ce merveilleux coup de pinceau.
Une histoire envoutante et déconcertante, qui peut se découvrir ou se rêver, au gré du lecteur. Une fable exquise, comme l'est tout autant Constance, une inconnue qui s'approprie le lieu, qui s'approprie l'histoire, mais dont on ne sait rien. Elle joue avec le Capitaine, lui donne un rôle qu'il n'a jamais eu, l'éveille à la vie, le guide... mais vers quel destin ?
Ma note » 18/20
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Année d'édition 2002
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Deus
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Christophe Bec (s), Stéphane Betbeder (s), Paolo Mottura (d)
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SOLEIL
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Tome 1: "L'Homme Nouveau"
Venise, 17ème siècle. La ville est ravagée par une pandémie de peste bubonique... la dernière cité à renfermer ce fléau. Elle est en quarantaine, nul ne peut en sortir, la maladie ne quittera pas cette cité tombeau.
Pourtant, un bateau vient s'y échouer. Tout le monde est mort à bord, semble-t-il par cette même peste. Tout le monde, sauf un être humanoïde étrange qui semble lui résister. Il détient sûrement dans son sang le secret du vaccin qui les sauvera tous, d'autre pensent qu'il apporterait avec lui le secret de l'immortalité... tous s'entendent à lui accorder le plus grand intérêt !
Venise, l'une des plus belles et mystérieuses cités du monde, ici représentée dans son côté le plus sordide.
Mais quel étonnant choix de la part de Soleil que de sortir une bande-dessinée sur un tel thème, un savant mélange d'occultisme, de secret, de médecine et de religion.
Les décors sont fouillés, le dessin propre (bien que les visages avec d'aussi longs nez me posent quelques problèmes personnellement), et les couleurs d'un pastel très en phase avec l'ambiance.
Les personnages sont très intéressant. On lit facilement les luttes de pouvoir, et les enjeux de la science avec l'importance de cette découverte, que tout le monde souhaite s'accaparer pour des raisons qui leurs sont propres.
Il y a même de l'humour par moments, avec le couple de "ramasseurs de cadavres" à la verve comique.
Bref, une bonne note, pour du soleil ;)
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2008
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Dieu Singe (Le)
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Jean-David Morvan (s), Jian Yi (d)
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DELCOURT
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Tome 1
L'histoire de Sun Wukong, un singe enfanté par les éléments, possédant le don de l'intelligence, et des capacités impressionnantes. Il s'imposa rapidement au sein de la communauté des singes, et s'appropria le rôle de roi. Mais il rêvait d'immortalité, et partit à l'aventure....
Adaptation d'un des plus grands romans chinois (tiré d'un fait réel paraît-il, mais très édulcoré) où un homme part à la recherche de l'immortalité, cette magnifique bande-dessinée aux dessins somptueux, aux décors riches et aux couleurs flamboyantes, est une véritable réussite selon moi, même si l'originalité fait un peu défaut. En effet, cette histoire à été visitée plusieurs fois déjà, notamment par Akira Toriyama et sa série Dragon Ball. Si ça peut vous rassurer, la bande-dessinée se démarque de l'œuvre du célébrissime mangaka, avec une narration épique et un dessin très typé.
On sent vraiment dans le dessin l'inspiration chinoise. Il sort du lot. Et on espère que la suite sera de la même qualité ... après tout, il n'y a pas de raison :)
Bon, j'ai presque parlé que du dessin ... il en étoufferait presque le scénario !
Ma note » 13/20
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Année d'édition 2008
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Druides (Les)
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Jean-Luc Istin (s), Thierry Jigourel (s), Jacques Lamontagne (d)
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SOLEIL
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Tome 1: "Le mystère des Oghams"
Dans une époque où les druides ne sont plus qu'une petite communauté, vivant leur dernier souffle, vaincus par Rome et leur dieu unique, d'horribles meurtres sont perpétrés envers des moines.
Le plus étrange est la façon dont ils sont assassinés. Ils ont à chaque fois été retrouvés la tête tranchée et l'abdomen perforé par un pieu gravé d'écritures druidiques : les Oghams. De plus, un étrange symbole a été gravé sur leur peau, il s'agit du "Tribann" (trois rayons), le symbole par excellence des druides que les hommes nomment avec respect "les trois cris de lumière".
Tout semble faire croire que les druides, dans un dernier râle, auraient commis ces atrocités. L'un d'eux, Gwenc'hlan, a été contacté par frère Budog, un vieil ami, pour enquêter sur ces crimes et lever les accusations qui pèsent sur eux.
La première bande-dessinée de Jacques Lamontagne est gage de bonne choses pour l'avenir. Il sa su parfaitement mettre un valeur par son dessin le scénario rédigé par Jean-Luc Istin et Thierry Jigourel, avec une mention toute particulière pour la couverture du tome que je trouve vraiment magnifique.
Le scénario nous amène au milieu du monde Celte à une époque lointaine où les druides subsistaient et où la mythique cité d'Ys, mentionnée l'espace d'une petite réplique, ou encore la mystérieuse Avalon, n'étaient pas encore devenues des légendes.
Une bande-dessinée qui nous porte au gré des anciens rites, dans "l'autre monde", celui des êtres fae. Et qui nous mêle à une enquête qui ne désigne qu'un seul coupable : les druides.
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2005
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Tome 2: "Is la blanche"
Gwenc'hlan et le jeune Taran, toujours accompagnés du frère Budog, continuent leur enquête sur la mort des moines retrouvés décapités avec un pieu dans le cœur.
De nouvelles victimes apparaissent, et les druides sont les premiers ciblés par le courroux de la population.
Mais à quel ordre peut bien appartenir ce médaillon retrouvé près de l'un des corps ? Qu'est-ce que l'Imperium Dei ? Et quel est son but ?
Le deuxième volet de cette saga nous emmène plus loin dans l'enquête de nos héros. Les coupables semblent tout désignés mais les ils ne sont pas ceux que l'on pourrait croire. L'intrigue nous révèle des manigances visant, entre autre, à l'éradication des druides. Mais ce n'est certainement pas le seul enjeu et on sent qu'il se passe des choses bien plus énigmatiques encore.
L'aventure nous mène à la mythique cité d'Ys (écrite tantôt Is, tantôt Ys, les auteurs seraient-ils en désaccord sur l'orthographe ?) et nous fait rencontrer l'envoûtante Dahud.
Je dois avouer, et Jacques Lamontagne l'a superbement rendu, qu'elle est belle et ténébreuse. Son caractère bien trempé et son côté "beauté fatale" est magnifiquement représenté.
Je ne m'en était pas aperçu lors de la lecture du premier tome, mais Les druides est un récit basé sur une légende :
Gradlon, Malgven le Roi de Cornouailles, leur fille Dahud (Dahut) et ses mœurs peu louables, la légendaire cité d'Ys aussi impressionnante que lieu de péché, Gwénolé (Saint Guénolé). L'histoire des druides à été apposée dessus mais la légende permet de créer un contexte scénaristique plus excitant.
J'en ai assez dit, lisez-le et jugez par vous-même ! :)
Ma note » 18/20
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Année d'édition 2006
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Tome 3: "La lance de Lug"
Un nouveau moine, frère Thomas, est assassiné à son tour au sein même de la cité d'Ys. Mais cette fois Gwench'lan arrive au moment du crime et poursuit le meurtrier encapuchonné. S'il ne parvient pas à découvrir son identité, il l'a dérangé dans son méfait si bien qu'il a dû partir précipitamment en laissant derrière lui de précieux indices : les textes anciens en Oghams traitant de la lance de Lug.
Ce tome centre son intrigue sur la cité d'Ys en se basant sur sa légende... et sa destruction. Il est intéressant de voir comment le dénouement version Jean-Luc Istin et Thierry Jigourel s'intègre à l'histoire : ce n'est pas Dahud qui arrache la clef à son père, même si elle a sa part de responsabilité.
Le but des moines encapuchonnés semble se préciser, mais leur identité demeure encore mystérieuse. Le destin des druides est en tout cas lié à l'enquête de Gwench'lan et du jeune Taran.
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2007
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Tome 4: "La ronde des géants"
Le périple se poursuit suite à la destruction de la cité d'Ys, submergée par les flots. Seuls quelques rescapés parviennent jusqu'aux cotes bretonnes et ne peuvent que contempler la fureur de l'océan, impuissants. La cité d'Ys n'est plus, et avec elle disparait le dernier bastion de l'ancienne religion. Seuls une poignée de druides continuent d'espérer...
La cité sombre dans les eaux avec tous ses secrets. La belle Dahud et la lance de Lug disparaissent aux yeux du monde. Les vestiges des druides se dont de moins en moins nombreux et l'aventure s'oriente vers la recherche d'un second artefact de l'ancienne religion : le chaudron. Le cercle des géants doit être trouvé, car c'est lui qui révèlera le chemin qui mène au chaudron !
Le scénario se poursuit au gré des légendes celtiques, qui sont toujours aussi plaisantes et illustrées d'une main de maître en la présence de Jacques Lamontagne. Après Ys, on entrevoir même Arthur l'espace de quelques pages.
Si je suis déçu (tout en m'y attendant car cela fait parti de la légende) de la mort de Dahud, mais je suis très heureux en revanche de la présence d'une belle et ténébreuse fille vêtue de rouge au milieu de l'album. La couleur du diable ? :)
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2008
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