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Chaabi
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Richard Marazano (s), Xavier Delaporte (d), Isabelle Cochet (c)
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FUTUROPOLIS
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Tome 1: "La révolte"
Inde, de nos jours : Les Pindharis viennent de subir un revers dans le nord. Ce groupe de révolutionnaires armés venait de perdre son meneur, Chaabi. Lui qui représentait à lui seul le symbole de la révolte, lui qui était le porteur de tous les espoirs, était aujourd'hui mort. Mayome est là pour narrer son histoire, l'histoire d'un héro pour tout un peuple.
Chaabi n'est pas le genre d'histoire dont je raffole généralement. Il s'agit là de raconter l'histoire des hommes qui vont composer les rangs des Pindharis, et de comprendre pourquoi ils ont rejoint Chaabi dans sa lutte.
Le premier tome nous dépeint les plus fidèles, et commence le récit du meneur. Alors qu'il était tout jeune, ses parents, en manque d'argent, l'ont vendu à une mine, loin de se douter de ce qu'il arriverait à leur fils (ils pensaient qu'il étudierait et qu'il ne suivrait pas le même chemin qu'eux initialement).
Le travail de bagne commençait, sous une chaleur de plomb. Certains enfants mouraient sous la difficulté du travail qu'ils devaient fournir sans relâche, c'était ni plus ni moins que de l'esclavage. Puis ils parvinrent à s'enfuir, le début de la révolte.
J'ai trouvé la narration longue, j'ai mis du temps à rentrer dedans (forcément, quand on accroche pas, c'est plus difficile).
Le dessin ne me plaît pas particulièrement non plus, mais il a l'avantage de s'adapter à la rudesse du récit.
Je n'ai pas vraiment aimé, mais chacun ses goûts, heureusement :)
Ma note: » 7/20
Cette BD est difficile à aborder et difficile à appréhender. Tout le long, on parle d'un type sans en parler. Il semble avoir quelque chose de divin et d'insaisissable, ce qui rend la BD elle-même insaisissable. Un regret, car elle a sans doute beaucoup à nous apprendre.
Ma note : 10/20
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Année d'édition 2007
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Championzé
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Eddy Vaccaro (s), Aurélien Ducoudray (d)
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FUTUROPOLIS
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Championzé
M'Barick Amadou Fall, dit Siki « le rusé » est un jeune garçon originaire de Saint-Louis du Sénagal. Lorsque Elaine et Freda, deux hollandaises, découvrent le petit Siki lors d'un voyage, elles sont amusées par son habileté et par son franc parler, et trouvent que son apparition serait du plus bel effet dans leur troupe de théâtre. Elles le ramènent donc en France, où il découvre la boxe...
Battling Siki, aujourd'hui, tout le monde à oublié son nom. Et pourtant, ce boxeur fut champion du monde Français en 1922, juste après le grand et célèbre Georges Carpentier, qu'il a battu pour le titre. Mais ses titres lui ont été retirés... par racisme ?
Il ne reste dans l'histoire pas grand chose de la vie de ce boxeur, et pourtant, les auteurs de Championzé se sont lancés dans ce défi de conter son histoire. Une BD qui aurait pu être plombée par la dureté du racisme qui, à l'époque, était monnaie courante. Mais non, ils évitent l'écueil de belle manière et nous offrent une lecture agréable avec une thématique délicate décriée avec légèreté.
Le dessin d'Aurélien Ducoudray est lui aussi très léger, tout en crayonné. Personnellement, c'est une technique que j'apprécie beaucoup.
Je ne suis pas très versé dans les récits historiques, pas plus que dans la boxe, et pourtant, à la fin de ma lecture, j'ai refermé le livre plutôt satisfait. Ce n'est pas la BD de l'année, mais c'est agréable et enrichissant, alors pourquoi s'en priver ?
Ma note » 13/20
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Année d'édition 2010
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Chaque Chose
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Julien Neel (s)(d)
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GALLIMARD
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Chaque Chose
C’est l’histoire de Julien Neel et de son père.
Aujourd’hui Julien s’en va rendre visite à son père souffrant. Un voyage vers l’hôpital dans lequel il rencontrera sa belle-mère et se confrontera à son passé.
C’est souvent lorsqu’on traverse des moments difficiles qu’on s’accroche le plus au passé. La narration nous transporte aux côtés de l’auteur dans un chassé-croisé entre ses visites auprès de son père au quotidien et des vacances avec lui lorsqu’il était enfant. Le récit nous plonge dans son enfance au cours d’une véritable introspection, un partage avec les lecteurs, une histoire intimiste où passé et présent s’entremêlent. On passe d’une page à l’autre de la réalité aux souvenirs, sans aucune brutalité, le plus naturellement du monde, tout comme il l’avait fait avec Lou ! Les transitions sont douces et la lecture agréable, tantôt triste ou tournée à la dérision, elle parvient à nous faire sourire malgré le contexte délicat.
Le dessin du « père de Lou ! » est très différent de celui qu’on lui connaît. On voit que Julien Neel a voulu s’éloigner un peu des sentiers habituels pour ce livre, qui ne s’adresse pas au même public, un trait plus fouillé qui exprime mieux les sentiments qui ont dû le traverser durant sa conception.
A découvrir absolument !
Ma note » 20/20
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Année d'édition 2006
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Chasseur d'éclairs (Le)
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Kenny Ruiz (s)(d)
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PAQUET
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Tome 1: "Espérance"
Dans un monde post-apocalyptique dans lequel la pluie ne cesse de tomber, les hommes se prêtent à rêver. Le rêve d'un monde meilleur porté par celui que la prophétie nomme "le chasseur d'éclair" et incarné par Kain. Il porte en lui l'espoir de tout un peuple, on dit qu'il ne craint pas la foudre, et doit affronter l'orage au sommet d'une tour dans une lointaine cité, elle serait une machine électrique construite par les anciens qui rendrait la lumière sur la terre. Mais certaines personnes ne souhaitent pas que s'accomplisse la légende....
Cette bande dessinée, bien que ce ne soit pas le genre que je préfère, a un scénario très bien ficelé et qui préserve encore toutes ses intrigues. On ne peut que compatire avec ce peuple vivant quotidiennement les afres des intempéries, et la tristesse qu'elles apportent.
Un dessin qui colle bien avec le thème de cette série très grise. Et des personnages plus ou moins attachants ou détestables selon. Pluhie, la fille de Kain, aveugle de naissance et Otto, photographe noir de peau faisant preuve d'un enthousiasme débordant, prouvent par leur tempérament qu'il ne faut pas se laisser abattre dans ce monde si rude.
L'espoir est-il réel ou tristement illusoire ? On attend la suite de cette histoire qui promet pas mal de bonnes choses.
Ma note » 14/20
BD découverte à un stand Paquet de qualité lors de Quai des Bulles (Saint Malo) 2005.
Dessin sympa, intrigue... qui intrigue, un contexte peu habituel, des personnages attachants... J'ai résolu de passer à la suite
Je ne regrette pas du tout la découverte de cette bande dessinée. Le plus étrange, c'est que je l'avais achetée pour l'anniversaire de mon père au départ, et je m'étais pris Pendragon. Là-dessus, je découvre qu'en fait, Jérôme avait déjà acheté et fait dédicacé Pendragon alors j'ai inversé.
Tant mieux ! Je préfère largement le Chasseur d'Eclairs au final !
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2003
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Tome 2: "Responsabilité"
Kain et son groupe poursuivent leur chemin vers la machine sacrée et s'apprêtent à traverser les tunnels pour se rendre dans la ville. Mais que cache l'obscurité de ce dédale ? Et quel est le but du mystérieux Gabriel qui veut contrer son avancée ?
Un second tome dans la continuité du premier. On sens le mythe fragile, le héros ne sachant parfois plus trop où il en est. Mais les événements le poussent à avancer. Dieu réel ou simples coïncidences, les propos de ceux qui croient en lui et de ceux qui tentent de le déstabiliser s'opposent. On a hâte de savoir qui aura le mot de la fin ... et quel mot ?
Ma note » 15/20
Dans ce tome-ci, on s'empêtre dans des situations plus ou moins incontrôlées par les héros. Kain découvre la vanité des espoirs etc. etc.
Malgré tout ça, j'ai le sentiment que ce tome-ci ne vaut pas le précédent.
Ma note » 14/20
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Année d'édition 2005
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Tome 3: "Vérité"
Kain est prisonnier de Gabriel, et ce dernier lui fait part de l'histoire telle qu'il l'a vécue. Pendant ce temps, en ville, la rébellion menée par Guenièvre, Otto et Attila se prépare. Plus loin encore, le maître qui lit dans les étoiles est sur le point d'annoncer une nouvelle prophétie....
L'épilogue de cette série nous livre ici ses derniers secrets, le tout dans une superbe mise en scène. On sent la tension monter au fil de la lecture en même temps que la fièvre nous gagne.
Même si on pressent comment cela va se terminer, on ne peut remettre en cause le talent avec lequel l'histoire est apportée.
"Cruel est le monde quand il est privé de lumière."
Ma note » 17/20
Aaah, le dénouement ! Plus d'un an que je l'attendais et je ne suis pas déçue. Après avoir perdu l'espoir, Kain fait en sorte que les autres le retrouvent, sans pour autant donner l'impression d'un final à la Walt Disney.
Cette bande dessinée aura distillé tout le long une certaine philosophie sur les superstitions et l'espoir.
Ma note » 18/20
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Année d'édition 2007
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Château l'Attente
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Linda Medley (s)(d)
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Cà et là
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Tome 1
Il était une fois un merveilleux château, le château l'Attente. Tout commença lorsque le Roi décida de partir à la rencontre de sorcières afin de leur demander de réaliser un miracle : donner à sa Reine un bébé, elle pour qui enfanter était impossible. Puis vint la malédiction, Rackham Ciconius, Dame Jaine Solander, Sire Chess... le début d'une longue histoire !
Les événements se succèdent sous la forme d'un conte, bercé par toutes les histoires que nous connaissons et qui sont ici mélangées. Ce livre est un grand 'melting pot'. Vous pourrez y croiser l'histoire de la Belle au bois dormant, rencontrer les trois petits cochons, et encore tout un tas de références que nul ne peut ignorer.
Ici l'auteur prend le temps de décrire les protagonistes, de les mettre en scène et d'expliquer le passé de chacun, qu'il soit un personnage principal ou secondaire.
Je trouve le concept très interessant, à défaut d'être innovant, et la narration très bien faite. J'ai eu longtemps l'impression de jouer à "Il était une fois", un petit jeu de société dans lequel chaque joueur doit raconter une histoire avec les cartes clefs qu'il a en main, pour parvenir à SA fin... bien entendu, tout le monde pars dans sa direction, ce qui rend l'histoire un peu folle, tout en restant cohérente.
Je suis tout de même un peu déçu au final, car je trouve que le 'roman' s'essouffle au fur et à mesure, avec l'histoire du couvent des Sollicitines de sœur Paix, qui est bien trop longue à mon goût.
Note toute particulière au format de l'ouvrage, que je trouve absolument génial, ainsi que la pagination et les chapitres ouvragés, qui ne sont pas sans rappeler le "roman" dans toute sa splendeur.
Linda Medley est passé par le Comics avant de se lancer dans cette histoire un peu folle, et prévisionne même de sortir un second tome pour l'année 2009.
Il existe un site pour cet album, que vous pourrez visiter à cette adresse : http://www.chateaulattente.com/
Notez qu'il est cité dans la sélection officielle d'Angoulême 2008, aux côtés du manga "Death Note" ou du génialissime "Trois Ombres" de Cyril Pedrosa.
Ma note » 16/20
Le coup de foudre dans la librairie. Jérôme l'a eu aussi (le coup de foudre).
Alors forcément... On l'a acheté ! ^^
Le support à lui tout seul est surprenant : un livre de contes. Et puis on commence à rentrer dedans : un conte, la belle au bois dormant. Et puis tout part en vrille et ça devient délirant tout en restant poétique comme un conte. Mais jamais tout à fait sérieux. Seul regret, l'histoire de Sœur Paix traine un peu en longueur avec des niveaux métadiégétiques (héhé, j'ai rentré mon mot qui pète tout... j'ai passé une demi heure à le chercher ! Merci Marion, merci Yacine) un peu lourds. Juste pour me la péter un peu plus, un niveau métadiégétique, c'est l'intégration d'un récit dans un récit (beaucoup de bruit pour pas grand chose). Mais bon, un couvent de bonnes sœurs barbues, c'est pas courant ! :)
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2007
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Chronique des Immortels (La)
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Benjamin Von Eckartsberg (s), Thomas Von Kummant (d)
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PAQUET
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Tome 1: "Au bord du gouffre"
Andrej Delany est de retour dans son village, mais ce qu'il découvre est loin de ce à quoi il s'attendait. Plus âme qui vive, un village désert... ses pas le dirigent vers la demeure où git son fils Marius, enchaîné et à l'agonie. Il ne lui reste qu'à achever ses souffrances, ce que n'avait pas réussi à faire Frédéric, le seul survivant de ce carnage mené par l'inquisition.
Ils cherchaient un hérétique, quelqu'un qui avait pactisé avec Satan. Et pour cela ils ont tué la moitié des villageois, et fait prisonnier l'autre partie.
C'est pour ces rescapés qu'Andrej décide, avec Frédéric, de suivre le chemin des hommes en armure dorée.
Ce scénario n'a rien d'extraordinaire si l'on s'en réfère au fait que c'est une adaptation du célèbre roman fantastique allemand de Wolfgang Hohlbein. Mais pour tous ceux qui ne l'ont pas lu (comme moi), l'histoire est excellente et prenante.
Il y a aussi cette malédiction... mais je n'en dis pas plus :)
Sur le verso on retrouve une phrase qui en dit long et que je trouve très belle:
"Certaines blessures guérissent, d'autres saignent à jamais..."
Quant-au dessin, c'est tout simplement sublime. On a parfois l'impression de regarder un film d'animation. Et tout est fait dans la colorisation pour renforcer l'ambiance glauque de cette bande dessinée.
Chaque case prend vie et on les dévore, vivement la suite !
Pour moi, c'est une révélation.
Ma note » 19/20
Une fois franchie la barrière de la couverture (j'ai mis un an à le faire), on découvre encore une fois l'une des dernières perles de Paquet. Si la couverture de cette BD annonce quelque chose de noir, c'est bien qu'elle l'est à l'intérieur, mais il faut bien avouer que le graphisme particulier annoncé passe beaucoup plus facilement une fois qu'on s'est décidé à ouvrir le bouquin.
Concernant le scénario, j'ai le sentiment étrange de tomber à la fois dans un univers connu et quelque chose de totalement nouveau. J'aurais du mal à l'exprimer, je ne puis donc que vous dire une chose : lisez-le !
Ma note » 18/10
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Année d'édition 2005
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Cinquième évangile (Le)
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Jean-Luc Istin (s), Thimothée Montaigne (d), Élodie Jacquemoire (c)
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SOLEIL
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Tome 1: "La Main de Fatima"
Automne 1174, ville de Acre, Terre Sainte : le seigneur Milon de Plancy, Régent du royaume de Jérusalem, est assassiné alors qu'il était en voyage dans la cité.
Guillaume de Tyr, l'archidiacre de Jérusalem et bientôt archevêque, tente de trouver le véritable assassin. Bien que l'affaire soit profitable à beaucoup et en particulier au Comte de Tripoli pour l'accession à la régence en attendant que Baudoin IV soit en âge, les yeux de la victime ont été crevés comme pour punir quelqu'un d'une chose qu'il n'aurait pas dû voir.
Alors qu'il rentre aux côtés du futur Roi dont il est le précepteur, ce dernier souhaite également lever le mystère qui plane sur les disparitions de jeunes filles arabes portant toutes le même symbole sur l'avant bras : la Main de Fatima.
Le cinquième évangile est une formidable histoire, mêlant récit historique et fiction. Tout d'abord il y a le lieu de l'action : la Terre Sainte, et dans une période troublée. Le Roi Amaury 1er est mort et son fils Baudoin IV n'est pas en âge de régner. Miles de Plancy prends la régence mais n'est pas aimé et commet de nombreuses erreurs. La Terre Sainte est le théâtre de nombreuses guerres de pouvoir entre les Templiers et Saladin le Sultan d'Égypte, entre autres.
Puis il y a l'intrigue, où la mort de Milon de Plancy a été mise en scène et qui vient se superposer avec les mystérieuses disparitions.
Un scénario riche donc, et qui permet de laisser planer une intrigue permanente sur la lecture.
De plus, j'aime beaucoup le dessin de Thimothée Montaigne qui nous enchante par la finesse de ses traits, le tout parfaitement colorisé par Élodie Jacquemoire qui donne à l'ouvrage une lueur précieuse et une saveur particulière.
Ma note » 17/20
Il y a eu la mode du celtique, maintenant c'est la mode de l'occulte hérétique. Soleil sait se contenter de modes. Mais pour manier avec virtuosité ce dernier genre, il faut être sacrément calé sur les textes. Cela dit, Istin évite l'écueil en n'en disant point trop sur les classiques de la religion. Après bon... un archevêque et un roitelet au grand cœur, ce n'était certes pas monnaie courante à l'époque alors ça dénature un peu le côté historique de l'ensemble.
Bon, en sa faveur, cette BD se laisse lire avec aisance, et les illustrations de Montaigne sont quand même très belles.
Ma note » 13/20
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Année d'édition 2008
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Coeur de papier
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Bruno Enna (s), Giovanni Rigano (d), Studio Blinq (c)
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SOLEIL
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Tome 1 : "Le Salon"
La vie de Kriss a commencé lorsqu'il avait 11 ans. La vie d'avant, il ne s'en souvient pas... où ne veut plus s'en souvenir... traumatisme d'un passé tragique. Quand ils reviennent à la surface, les souvenirs sont douloureux et imprécis.
Il est enfin arrivé. Son chauffeur le dépose devant sa nouvelle maison : le pensionnat. Le jardin est empli de ronces, c'est un véritable parcours du combattant pour parvenir à la porte sans trop d'égratignures. Là, une fille du nom de Rosamelia lui ouvre. Il est arrivé dans la maison de la nuit...
Je n'avais pas prévu d'acheter quoi que ce soit chez mon libraire ce jour là, ayant déjà une coquette somme de 215 € environ à payer pour le carton de BD que j'avais reçu le week-end précédent. Mais lorsque je suis tombé par hasard sur cet album en fouillant dans les bacs, j'ai eu le coup de foudre.
Le premier contact avec une bande-dessinée est toujours la couverture. Celle-ci, en plus d'être jolie et au parfum ancien témoignant d'un certain mystère, est d'une texture comme on n'en fait plus. Celle des vieux livres qu'on ne trouve plus que dans les greniers, les vieux almanachs, ce genre de choses. Sur la couverture, un dessin sordide ressemblant à une vieille gravure, et des bouches qui vomissent des bras tenant trois garçons et un cœur de papier.
Passé le premier contact, on ouvre le livre, conscient d'entrer dans un monde onirique et lointain. On sait qu'on y dénichera quelque secret en approfondissant bien...
Une préface nous prévient : « ceci n'est pas une lecture pour enfant ». Quand on est enfant, c'est le genre d'avertissement qui nous donne toujours envie d'en savoir plus, d'aller plus loin. Aujourd'hui, encore, je suis bien curieux, et j'ai envie de me laisser tenter par l'aventure.
Ce fut donc mon acquisition de la journée. Le précieux, ramené à la maison pour quelques 230 €... « ça fait cher le livre » me lance la libraire en plaisantant. Elle a bien raison, mais je suis bien impatient d'en percer les secrets.
Eh bien, sachez que je ne suis pas déçu du voyage. Ces ronces envahissants, cette maison dont on ne ressort pas, cet escalier doré qu'il ne faut surtout pas gravir, cette horloge dont le cœur bat et donne le ton à tous les pensionnaires... et bien des surprises encore.
Notre ami Kriss n'est pas au bout de ses peines !
Pour tout vous dire, j'ai adoré et j'ai dévoré. C'est sombre, c'est noir, c'est onirique. Un conte pour enfant, vous l'aurez bien deviné, mais à ne pas mettre entre toutes les mains. Le thème de la mort est omniprésent, lourd de sens, et pourtant familier. Pas de poésie ? Pas sûr.
Le dessin est chargé de détails, fouillé, fourni. Chaque page est un délice, et le découpage des cases est aussi saugrenu que le contenu. Les espaces sont comblés par de petits décors, ça fourmille, ça grouille dans tous les sens. On voulait de l'ambiance, on est servis !
La fin du volume dresse le portrait de Shua, l'un des autres pensionnaires, en quelques pages manuscrites. Il s'agit de son passé jusqu'à son arrivée dans la maison de la nuit. On imagine que le prochain tome fera de même avec Mortimer... et le troisième pour la véritable histoire de Kriss ?
Et devinez quoi ? C'est édité chez Soleil figurez-vous ! Collection Métamorphose évidemment, mais quand même, ça fait plaisir de voir cette maison d'édition de diversifier autant, et dans le bon sens.
Ma note » 18/20
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Année d'édition 2010
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Colibri
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Guillaume Trouillard (s)(d)
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La Cerise
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Colibri
Un son dans la forêt, un tempo se distingue : un homme joue de la batterie jusqu'à l'épuisement. Aussitôt tombé, une équipe de nettoyage débarquer pour assainir la zone. Il ne reste rien.
Une entrée en scène un peu brutale, mais Colibri est un véritable bijou, une critique de la société poussée à son paroxysme. On y trouve une société aseptisée, formatée, et dans laquelle tout le monde doit être dans un moule. Une civilisation archi-développée à pris le pas sur la nature, confinée à quelques arbres dans un building au milieu de la cité. Un monde dans lequel les gens ont besoin d'avoir pour exister, dans lequel les slogans conditionnent et montrent la façon dont on doit vivre, dans lequel les poissons sont panés... un monde où tout doit aller très vite.
Les mots eux-mêmes deviennent inutiles, en attestent ces quelques cases, page 19, qui ne vont qu'à l'essentiel : 3 cases qui montrent la même image de la ville. Sur la première, des conversations futiles, remplacées par des voyelles dans la seconde, puis plus rien sur la troisième, les traits eux-mêmes s'en trouvant affectés.
Guillaume Trouillard condamne par le biais de ce livre les abus de l'homme, de l'abrutissement à la déforestation, et nous rappelle qu'en continuant ainsi, il ne restera plus rien, en atteste ce petit message visible sur un panneau d'expression libre anodin :
"La forêt précède l'homme, le désert le suit."
Je n'adhère par particulièrement au dessin irrégulier et tremblant, mais Guillaume Trouillard parvient ici à donner un vrai regard critique sur la société d'aujourd'hui, et il le fait très bien !
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2007
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Combat Ordinaire (Le)
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Manu Larcenet (s)(d), Patrice Larcenet (c)
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DARGAUD
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Tome 1 : "Le combat ordinaire"
C'est l'histoire d'un photographe fatigué, d'une fille patiente, d'horreurs banales et d'un chat pénible...
C'est ainsi qu'est présenté l'album sur le 4ème de couverture. Et pourtant, sous ce résumé bien succinct se cache un récit bien plus complexe qu'il ne veut bien le faire croire.
Le combat ordinaire, ça veut dire quoi, déjà ?
Peut-être la lutte que mène Marco contre son quotidien, contre lui-même.
Car le héros de cette histoire souffre de crises d'angoisse et bien qu'étant depuis plusieurs années suivi par un psychologue, cela ne lui passe pas. Pourtant, un jour il décide de tout plaquer : son psy, son boulot...
Ce n'est pas la première fois qu'il agit ainsi. Autrefois il avait quitté sa ville, sa famille et ses amis. Cette fois il renoue un peu avec elle et rend visite à ses vieux démons.
Le côté psychanalyse est omniprésent dans l'album. Lorsqu'il rencontre le vieux dans sa campagne de Chazay, lorsqu'il dialogue avec son frère, avec ses parents, avec sa compagne...
Les hommes changent, les soucis demeurent.
J'ai connu le travail de Manu Larcenet par le Retour à la terre, puis par Blast. Tous de très bons albums, mais si l'on doit comparer, le Combat ordinaire se rapproche bien plus de la noirceur de Blast. Ici c'est la psychologie de l'être humain qui est mise en avant par le personnage de Marco, par ses questions sur lui et sur son environnement. On apprends du poids des mots, du silence qui suit... Côté dessin en revanche, même si le trait est plus dur que pour le Retour à la terre, on se rapproche plus de ce style graphique.
J'ai vraiment adoré l'album. Tous ses tabous, ses non dits, ses silences, sa force. Les personnages sont attachants ou dégoutants. On les aime et on les détestent.
Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant d'acheter cette série ?
Ma note » 19/20
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Année d'édition 2003
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Conjuration d'Opale (la)
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Éric Corbeyran (s), Nicolas Hamm (s), Grun (d)
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DARGAUD
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Tome 1: "Le Serment"
« J'ai sauvé trois vies... donnez-m'en trois autres...
Voici trois opales... vos fils seront l'autre.... »
Trois personnes sont les seules rescapées d'un naufrage, apportant à son bord des épices et la peste noire. Par chance, ils font la rencontre d'un mystérieux personnage, se faisant appeler Nostradamus. Ce dernier les guérit de leur maladie alors qu'ils étaient voués à une mort certaine, et leur remet à chacun une pierre d'opale, leur faisant prêter un étrange serment.
Un siècle plus tard, alors que La Rochelle est assiégée par les hommes du Cardinal de Richelieu, la prophétie de Michel de Nostre-Dame est sur le point de se produire, et les opales depuis longtemps séparées, sont à nouveau réunies....
Éric Corbeyran et Nicolas Hamm nous embarquent rapidement dans leur univers mystique du 17ème siècle. Il ne nous faut pas bien longtemps pour se laisser transporter par l'histoire intrigante de nos trois héros qui, même s'ils ne se sont jamais rencontrés auparavant, sont tous les détenteurs d'une pierre d'opale. On ne peut que féliciter le scénario de son mystère, de son intérêt, de sa rapidité à nous mettre à l'aise et de regrouper les trois protagonistes : Walaya, une jeune femme noire partie à la recherche du trésor de son défunt père, Erik, un jeune soldat fort et fougueux de l'armée des Huguenots, et Joachim, médecin et confident de Richelieu.
Le dessin est lui aussi tout à fait superbe, soigneux et fin, les attitudes des personnages sont très bien rendues, et les couleurs sont complémentaires.
Je note également le travail qui a été fourni pour que les villes dessinées soient telles qu'elles étaient à l'époque.
Une bonne bande-dessinée, et on attend la suite avec impatience !
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2005
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Tome 2: "La Loge"
Si le trio cherche encore ses repères, il semblerait que ceux qui les poursuivent soient très bien informés et organisés. A moins que ce ne soient les opales en elles-mêmes qui attirent le malheur à ceux qui les portent ?
Mais trouver la clef d'un mystère est bien difficile quand on ne sais où chercher. Alors il faut partir du seul indice concret : la pierre !
L'histoire poursuit son petit bonhomme de chemin et nous amène à Anvers pour étudier les pierres d'opale. Elle nous permet de découvrir un peu plus ceux qui pourchassent nos trois héros : "Ars Magna", un groupe portant des masques et semblant trempé dans un épais ésotérisme. Eux aussi semblent vouloir rassembler les écrits de Nostradamus....
Un scénario toujours haletant et plein de rebondissements nous enchante tout en parcourant les pages dessinées de main de maître par Grun.
Vivement la suite !
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2006
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Tome 3: "Les gemmes"
La Loge tient enfin les opales ! Il est maintenant temps de réunir les textes de Nostradamus, et d'en finir une fois pour toute avec les conjurés, maintenant que Joachim est mort. Le trio brisé, Erik et Walaya sont maintenant seuls pour faire face à leurs invisibles ennemis... à moins que la roue du destin ne tourne une fois de plus en leur faveur ?
Un excellent tome 3 qui tient toutes ses promesses et nous tient en haleine d'un bout à l'autre, de par ses revirements de situation déconcertants et son action permanente. On aime le jeu stratégique auquel s'adonne tour à tour chaque parti, les bastons d'Erik, la finesse des mots employés dans les dialogues, la petite pincée de magie... et la beauté des décors, toujours :)
J'attends avec hâte le 4ème tome, qui devrait conclure la série, d'après ce que m'a dit Grun en personne lors du festival de Blois !
Ma note » 17/20
Ce tome-ci est riche en rebondissements.
Ce tome ne me parait pas faire avancer véritablement l'intrigue, mais plutôt à remettre les choses à leur place. Pour tout recasser sur la dernière page de façon complètement incongrue ! Monsieur Corbeyran, comme à son habitude, sait nous faire attendre. Nous attendrons donc le prochain tome avec impatience !
Et l'illus de la couverture est super belle :)
Ma note » 16/20
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Année d'édition 2007
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Tome 4: "Les ordonnances"
Casbah d'Essaouira, hiver 1555, la Loge accueille de nouveaux membres et les initie au rituel qui scellera leur acceptation dans Ars Magna. Parmi eux un certain Michel de Nostre-Dame. Il en faisait donc parti... lui aussi ?
Le début du tome 4, dernier de la série, nous plonge dans le passé, et nous initie à la vérité. On est entré dans la phase des révélations, et ce n'est que le début. S'ensuivront encore bien d'autres explications, pour ceux qui aiment les dénouements, ils vont être servis. Pour ceux qui aiment bien rester au moins un peu dans le flou et trouver des raisonnements plausibles, c'est raté parce que le duo Éric Corbeyran/Nicolas Hamm nous dévoile tout, et sans concessions.
Personnellement, j'aime bien quand une histoire me scotche, quand les révélations sont fracassantes et qu'elles laissent pantois sur le fauteuil à la fin de la lecture. Et là... je suis un peu déçu :
Certes on a nos réponses, même si je ne suis pas partisan de tout expliquer dans le moindre détail, ce qui casse un peu notre imagination débordante qui aurait à coup sûr encore cherché longtemps la réponse aux énigmes de la série. Certes l'énigme des opales était magnifique et inventive : "il fallait y penser". Mais "tout ça pour ça" !
Je ne dirais rien sur le contenu, je ne veux pas gâcher la lecture d'une bande-dessinée qui, même si je suis moins enjoué sur le final (2-3 pages en fin de volume rien de plus, sur 4 tomes c'est rien), est excellente en tous points !
Mais quand même... allez passons !
Grun va enfin pouvoir consacrer tout son talent à une autre série dans un tout autre univers. Et je suis certain qu'il attendait ce moment avec impatience. Nous aurons bien sûr hâte de contempler à nouveau son trait magique dans son prochain projet !
Ma note » 14/20
Quatrième et dernier tome de la série, c'est celui qui doit tout nous révéler. Peut-être un poil moins dynamique que les précédents tomes, les révélations y sont beaucoup plus nombreuses. Sauf que la révélation finale est tellement floue que j'ai pas compris grand chose. Ou plutôt, ce que j'en ai compris me mettrait sacrément les boules à apprendre si j'étais le héros : avoir mis ma vie en jeu pour une telle évidence ! Je relirai la série en suivant un de ces quatre matins.
En tous cas, pas mal d'informations ici, et de façon pas toujours très naturelle, je trouve.
Ma note » 14/20
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Année d'édition 2009
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Contes inachevés de david watts (Les)
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Christopher (s)(d)
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La comédie illustrée
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Tome 7: "Vespérale"
« Tiens, qu'est-ce que c'est que cet ouvrage dans ma bibliothèque ?
Bien, le dessin à l'air sympathique ... »
C'est comme ça que je suis tombé sur cette série. Angélique avait rangé ses livres avec les miens, mais cette bande dessinée, peut être de par son format fin, m'avait échappé jusque là. Ce n'est pas le genre de BD que je lis habituellement. Ces séries dites "d'auteur" sont souvent hors-normes, c'est aussi le cas de celle-ci, mais je lui ai trouvé une saveur toute particulière.
D'une part, les dessins sont simples et très agréables, et d'autre part, les textes sont tout bonnement géniaux.
Résultat: j'ai vraiment adoré.
Davis Watts décrit dans ses aventures, composées de petites scènes avec des protagonistes récurrents, le monde dans lequel il évolue, avec sa pollution, ses rencontres improbables, et ses idées révolutionnaires.
Je conseille vivement la lecture de cette série.
Ma note » 17/20
Ah tiens, je viens d'apprendre que ma BD était un tome 7 ! Il ne me reste plus qu'à acheter les autres tomes En tout cas, rien de gênant puisqu'il s'agit d'une série de saynètes qui ont peut-être un rapport les unes entre les autres vu que ce sont les mêmes personnages mais bon...
A une époque, je m'amusais à essayer de les remettre dans l'ordre ^^
J'ai découvert cette BD du temps du salon d'Artigues. Auteur trop sympa, sobre et pas prise de tête. Je me rappelle qu'on avait passé une demi-heure à faire un petit concours de dessin devant sa table avec Marion et Lucie... Le bon vieux temps... Je n'avais même pas encore commencé mes premières collections de BD et je découvrais tout juste cet univers...
J'ai repéré d'autres BD du même auteur depuis, qui ont toutes l'air plus chouettes les unes que les autres, encore faut-il que je me décide à les acheter...
Ma note » 16/20
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Année d'édition 1996
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Couleur de peau : miel
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Jung Sik Jun (s)(d)
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Quadrant
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Tome 1
Jung Sik Jun est un petit enfant coréen, qui a été abandonné, et élevé dans un orphelinat, en attente d'une adoption. Nombre de Coréens subissent le même sort, certains partent pour les États-Unis], la France, ou la Suède, pour lui : ce sera la Belgique, en Wallonie...
Ce livre est en fait l'histoire autobiographique de l'enfance de Jung, qu'il décrit ici de manière décalée, en restant toujours positif et en imposant une dimension humoristique qui n'était pas évidente au vue de son adoption.
L'auteur a voulu nous dire ce qu'il pensait de son pays d'origine, des adoptions massives de Coréens dues au régime politique du pays, tout en gardant le sourire et en relatant son enfance loin du peuple qui l'a vu naître.
C'est un livre poignant et très intéressant, expliquant très pédagogiquement la situation de la Corée, ou encore plus sommairement le fonctionnement de la Belgique. On rit beaucoup tout en partageant l'intimité de l'auteur. C'est voulu, et c'est très bien fait.
L'auteur de Kwaidan change de style, autant narratif que dans le dessin, et nous surprend agréablement, avec cette BD au petit format sympathique.
On aime ou on aime pas, et on est très surpris de trouver ce livre chez Soleil, dans une nouvelle collection "Quadrants" nommée "Astrolabe". Mais peu importe : Couleur de peau miel est réellement une superbe bande-dessinée.
Ma note » 20/20
Couleur de peau : miel a quelque chose de déroutant. On a l'habitude de suivre Jung dans des histoires fantastiques japonisantes, et on le retrouve dans une autobiographie aux antipodes de ce que l'on connait de lui.
Déroutante aussi, car elle aborde des sujets plutôt difficiles avec un profond détachement alors qu'elles ont été vécues par l'auteur lui-même. "Profond détachement"... Le terme est même léger, il n'hésite pas à être sarcastique avec son propre passé.
Intéressant par ailleurs de découvrir des univers peu connus : la Corée du Sud de l'après-Guerre de Corée et l'expérience de l'adoption.
Ma note » 18/20
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Année d'édition 2007
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Tome 2
Jung a maintenant 14 ans, il entre dans l'adolescence... une période difficile : en plus de devoir gérer les problèmes auxquels sont confrontés tous les enfants de son âge, il doit aussi trouver les réponses qu'il occulte depuis toujours...
Le tome deux repart là où le premier avait prit fin. Certains trouvent ce second opus plus gris, moins prenant, mais je préfère considérer le travail dans son intégralité... et ce même si je les ai lus avec quelques mois d'écart.
Certes, la dérision est toujours là, et sans elle on serait probablement noyé. Jung parvient à nous conter une période plus délicate, plus conflictuelle, tout en gardant la même pédagogie.
On se rend compte à quel point un adopté peut avoir des questionnements aux antipodes de ce qu'on a vécu, mais en plus de ceux qu'on a tous connus. Et il est très difficile de se mettre à leur place car on ne le sera jamais.
C'est en tout cas un très bel hommage à tous les adoptés et à tous les parents, qui ont adopté également.
Personnellement, même si je ne suis pas dans ce cas de figure, j'ai été très touché par ce double-album autobiographique de l'auteur. C'est quelqu'un que j'apprécie de part son dessin et son travail, et que j'ai également rencontré à plusieurs reprises lors de séances de dédicaces, avec sa femme Jee-Yun qui scénarise la plupart de ses albums. Et c'est vrai que ce n'est pas une question qui nous vient à l'esprit quand on lui parle, ses origines, toutes ces choses... je ne suis pas certain de lui en parler un jour, mais en tout cas j'espère qu'un jour il franchira le cap, et qu'il parviendra à renouer avec ses origines, et à retourner en Corée.
Au passage, j'ai beaucoup aimé le travail de son ami Raoul en page 90. Inspiration Dali, c'est certain, mais quelle imagination :)
Ma note » 18/20
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Année d'édition 2008
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Cross Fire
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Jean-Luc Sala (s), Pierre-Mony Chan (d)
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SOLEIL
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Tome 1 : "Opération Judas"
Oak Island - Nova Scotia - Canada.
Luigi et Sofia sont envoyés en mission par Monsignore Marchesi sur un site archéologique. Il s'agit de trouver les reliques avant les personnes qui semblent les chercher, afin de les dater. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu, et les prétendus ouvriers semblent bien plus équipés que prévu.
À la suite de cet échec, il est convenu de faire appel à un spécialiste pour protéger Sofia, un dénommé Angelo, fils d'une vieille connaissance du Cardinal...
L'intrigue, le dessin, les personnages, l'humour, l'infiltration et le mystère... cet album a vraiment tout pour plaire. Sur un fond inspiré de James Bond (il y a même le vieux "Kyu" et ses gadgets), Jean-Luc Sala pose les fondations d'un scénario occulte avec ce service secret qui existe dans l'unique but d'éradiquer les preuves qui remettraient en cause le principe même de la religion chrétienne.
Mais le Cardinal Marchesi, à la tête du Cabinet Noir, est peut-être trop curieux... et c'est un bien vilain défaut à ce qu'il paraît !
Personnellement, tout ce qui est occulte, avec des reliques, des templiers, tout ça, j'aime bien, de manière générale. Et si en plus de ça on a de l'humour bien comme il faut, alors on va pas se plaindre.
Sacré bonhomme que cet Angelo, dont les répliques décapantes animent chaque page. Et le duo avec la belle Sofia n'en est que plus piquant.
Eh bien, il ne reste plus qu'à découvrir la suite.
Ma note » 16/20
J'ai acheté cette BD car nous devions recevoir Jean-Luc Sala à la bibliothèque. Je connaissais Bakémono mais pas Cross Fire à l'époque, et je voulais savoir ce que ça valait avant de le faire acheter en double à la bibliothèque, d'autant que je restais sceptique, rapport à l'éditeur...
Pour le coup je n'ai pas été déçue, et j'estime que le scénario est bien mieux ficelé que pour Bakémono. L'occulte n'était pas encore tout à fait à la mode à l'époque, et associé à de l'action digne d'un James Bond (qui a réellement inspiré le scénariste) et à un humour décapant, cette BD est tout à fait digne d'intérêt, même pour ceux qui sont passionnés de gros lolos ! On est épaté par la maîtrise de Sala quant au sujet biblique (on le croirait pas, comme ça, en le croisant) et par sa culture, mais aussi par son sens du scénario.
Et n'enlevons rien à Pierre-Mony Chan... Si Jean-Luc Sala a fait appel à lui alors que lui-même maîtrise le dessin, ce n'est sans doute pas un hasard. Les mimiques des personnages, d'Angelo en particulier, sont très éloquentes (grosse inspiration manga à n'en pas douter), le mouvement assiste assez bien le rythme du scénario... petite (mais pas trop grosse) déception sur les couleurs tout de même.
Ma note : 16/20
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Année d'édition 2004
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Tome 2 : "Au service secret de sa Sainteté"
Monsignore Marchesi, Sofia et Angelo se retrouvent devant les fameuses fouilles archéologiques que leur avait indiqué leur mystérieux informateur. Quel terrible secret cachent-elles pour que des homme surentrainés y soient envoyés ainsi ?
A megghia parola è chidda chi nun si dici.*
C'est ce qu'Angelo dit à Sofia en voulant sortir le grand jeu pour l'impressionner. Mais il en faut plus que ça pour ce faire, assurément, et cette dernière ne manque pas de le remballer une fois de plus, avec son mordant habituel. Je trouve le passage tellement drôle que je ne peux m'empêcher d'en parler.
Ah, bien entendu, ce n'est pas le seul trait d'humour de l'album. Mais je le trouve néanmoins un petit ton en dessous du premier opus. On apprend cependant des choses, beaucoup de choses. Et il reste encore tant de mystères à découvrir !
En bref, Cross Fire adopte un scénario rondement mené par Jean-Luc Sala, qui fait plaisir au lecteur en lui donnant de quoi manger, sans pour autant dévoiler tous ses secrets. La technique est payante, on veut connaitre la suite absolument ! J'ai quand même un reproche à lui faire : ces conclusions en cliffhanger à la fin des albums me font bouillir. Autant c'est monnaie courante sur un manga, autant là, sur une BD qui met deux ans à paraître, ça peut être très très long !
* La meilleure parole est celle qu'on ne dit pas.
Ma note » 14/20
Une correction par rapport au tome 1 : les couleurs fonctionnent beaucoup mieux.
Suite du premier tome. Les pièces se mettent en place, des nouveaux personnages, de nouvelles factions : les intérêts des uns et des autres se dessinent et certains qu'on croyait hostiles ne le sont pas forcément. Toujours cette association décapante occulte/action/humour, avec quelques clins d'œil genre Télétubbies ou Star Wars.
Ma note » 15/20
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Année d'édition 2006
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