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Bakemono
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Jean-Luc Sala (s)(d)
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LE LOMBARD
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Tome 1: "Le serment du Tengu"
Tout commence lorsque le "gentil" Empereur blanc Okura se rend seul devant la forteresse du "méchant" sombre Seigneur Kurai, pour demander un duel à son homologue qui vient de faire assassiner sa femme. Comme toujours, les méchants sont méchants, et le sort du gentil Empereur est vite réglé, au détriment du code d'honneur. Apparaît ensuite le Tengu, le dernier des esprits corbeaux, faisant un dernier serment à l'Empereur, celui de restaurer la dynastie qui vient de tomber.
Pour ce fait, le Tengu part à la recherche de ses futurs disciples....
Encore un album Japonisant me direz-vous, Bakemono sort tout de même un peu du lot de par son graphisme réussi et son histoire qui nous annonce pleins de bonnes choses, sans pour autant être compliquée dès le départ. Le premier tome est celui de la recherche des compagnons de voyage, nous commençons également à percevoir la trame et certaines manipulations qui auront certainement un rôle plus important par la suite.
Ma note » 13/20
Ce premier tome met en place les personnages. J'attends l'intrigue et j'espère ne pas être déçue, car je trouve ce début bien prometteur...
L'affrontement entre deux puissances : une blanche et une noire, l'équilibre céleste, le personnage du Tengu qui garde tous ses secrets et sa quête invraisemblable de réunir les filles du défunt empereur qu'on aimerait bien savoir pourquoi il les a planqué et pourquoi il faut maintenant les rassembler, des personnages que tout oppose...
Voilà qui nous laisse dans l'expectative
Ma note » 14/20
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Année d'édition 2006
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Tome 2: "Les héritières d'Okura"
L'Empereur Okura étant mort, une grande cérémonie est organisée en son honneur, suivie du sacre du grand amiral Yoshida. Et déjà les rumeurs s'agitent, quel peut-être le lien entre l'homme-corbeau et la mort de l'Empereur ?
Pendant ce temps, le Tengu, accompagné de Lame et de Jade, se dirigent vers le territoire de Yuki-onna....
Le tome 2 retombe un peu en intensité, alors que le premier avait très rapidement placé l'histoire. Mais elle pose également de précieux indices sur la trame invisible du récit.
Ici, le Tengu cherche à faire échapper ses disciples à leur funeste destin. Il le connaît, et leur inculque les bases du discernement, sous prétexte de code du bushido.
Déjouer le fil du destin est une tâche ardue, faut-il déjà en avoir conscience. Et c'est bien là la principale qualité de cette bande-dessinée. Jean-Luc Sala est parvenu à tisser un récit rythmé par une course poursuite, non pas contre des ennemis menaçants, mais contre la fatalité du destin.
Les êtres du royaume céleste en sont bien conscients, et ils tentent de déjouer le dernier des Tengus. De là à dire quel camp aura le dernier mot... ce qui est écrit peut-il être changé ? Le destin est-il immuable ? Les héros peuvent-ils prendre en main leur propre destinée ?
Ma note » 15/20
J'ai été quelque part un peu déçue par ce tome, ce que je n'ai pas manqué de faire savoir à Jean-Luc Sala d'ailleurs. Depuis des plombes, on nous fait miroiter la troisième sœur, une courtisane. On se demande comment vont avoir lieu les retrouvailles et tout. Et puis y'a pas de retrouvailles...
Je me doute bien que l'auteur sait où il va, et étant donné son travail sur Crossfire, je pense qu'on peut lui faire confiance sur la trame de l'histoire, mais j'avoue que je ne m'attendais pas vraiment à ça, et finalement, le scénario n'a pas tant avancé que ça... Peut-être l mise en place des éléments pour le tome 3 ? Suspence.
Ma note » 12/20
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Année d'édition 2008
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Banana Fight
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Frédéric Brrémaud (s), Matthieu Reynès (d)
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PAQUET
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Tome 1: "Le choc des Titans"
J'ai ça dans mon étagère moi ? ... ben ouai, PAQUET nous l'a gracieusement donné lors du festival de Saint Malo 2005. Pour chaque achat, ils donnaient une bande dessinée (des invendus je suppose).
Au jeu du "J'aime ou j'aime pas", pour cette BD je serais plutôt dans le négatif.
Bon, on a eu pire ... vrai de vrai, on a eu "Murder et Scoty" aussi.
Pour en revenir au scénario, Brrémaud est parti sur la base d'un western pour créer son histoire, un peu décalée.
Un trio de gamins voulant faire comme dans les westerns et devenir les rois de la mauvaise conduite, un gangster recherché du nom de Mariscal qui les prends sous son aile, et un géant bleu... sans compter le prince des enfers en personne qui voit un héritier en Banana (gamin nabot avec des dents en moins).
Pour le dessin, c'est pas trop mon style, les trais simples et les couleurs souvent peu nuancées ne relèvent pas le niveau.
Le résultat vous l'aurez compris, j'aime pas :(
Ma note » 5/20
Franchement bof, pas du tout mon style. Mais bon, peut-être le vôtre !
Ma note » 4/20
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Année d'édition 2002
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Billy Brouillard
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Guillaume Bianco (s)(d)
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SOLEIL
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Tome 1 : "Le don de trouble vue"
Billy Brouillard est un petit garçon pas comme les autres. S'il aime faire des bêtises et apprécie particulièrement embêter sa petite sœur, il aime surtout s'inventer des histoires qui font peur. Mais alors qu'un jour il retrouve son chat tout raide dans le jardin, il en vient alors à se poser tout un tas de questions sur la Mort, et laisse allègrement vagabonder son esprit fertile en histoires morbides...
Pour avoir rencontré Guillaume Bianco lors d'un festival, j'ai pu apprendre que cet album était un peu autobiographique. Car oui, Guillaume était un peu comme ce garçon, et surtout, il avait une petite sœur qui, bien qu'elle ne s'appelait pas Jeanne mais Anne, avait droit à son lot quotidien de crises d'angoisse.
Et il avait réellement un chat qui s'appelait Tarzan, point de départ de ce récit.
Cette bande-dessinée, c'est un peu un recueil d'histoires qu'il a en tête depuis toujours, un projet personnel auquel il ne pensait pas forcément donner suite. Mais voilà, il en a eu l'occasion par le biais de la collection Métamorphose dirigée par Barbara Canepa, alors il ne fallait pas s'en priver. Car Billy Brouillard est un petit ovni dans cette grande boite qu'est Soleil, et pas loin de l'être également si on compare ce qui se fait ailleurs.
Oui, car Billy Brouillard est plutôt original dans son genre.
Déjà, même si le thème de la mort est maintenant un sujet récurent et qui passionne, il n'en est pas moins délicat à aborder. Et de même traité de façons très variées selon les auteurs.
Ici, Guillaume Bianco a décidé de voir la mort par les yeux d'un petit garçon à l'imagination débordante. Tim Burton n'a qu'à bien se tenir, c'est assurément un thème qui lui est cher et qui lui plairait probablement. Mais rendons à César ce qui lui appartient, Guillaume Bianco a déclaré que le cinéaste n'était pas son inspiration, mais celui là même qui a inspiré Tim Burton dans ses œuvres (et dont j'ai oublié le nom).
Nous avons donc droit à une succession d'histoires, d'enquêtes, de poèmes, de bestiaires, le tout alternant entre la vie réelle que subit notre jeune héros et la vie imaginaire qu'il s'invente chaque jour. Le petit bonhomme suit son chemin, vagabonde au gré de ses pensées en quête de la solution. Mais qu'est-ce que la Mort au juste ? Et pourquoi fait-elle aussi peur ?
En dehors de ça, j'ai trouvé la lecture difficile. Le rythme décousu qui est donné par l'enchaînement des genres et des histoires y est peut-être pour quelque chose. Même si au final, je ne peux qu'admettre que le tout est cohérent, réfléchi et bien construit.
Reste pour moi une grande interrogation : est-ce réellement un livre pour enfant ?
Certes pour le thème, les idées, le côté dégoûtant qui plaît aux enfants... tout ça, oui. Mais en tant qu'adulte, je me demande aussi si ce livre n'est pas un peu en dehors de leur portée, avec tous ces mots alambiqués, ces questions existentielles, etc...
À votre avis, Guillaume Bianco est-il parvenu à se mettre dans la peau du petit garçon qu'il a été autrefois ? Quel public cet album a-t-il conquis ? Et le liriez-vous à vos enfants ?
Ma note » 14/20
La construction de Billy Brouillard est très particulière. Plus qu'une BD, c'est plutôt une encyclopédie du petit monde mystérieux et imaginaire du jeune garçon dénommé Billy Brouillard. La trame de l'histoire est d'une parfaite simplicité, et pourtant, il y a quand même 142 pages ! C'est que cette histoire n'est finalement que le prétexte à développer l'univers farfelu de Billy, via des bestiaires détaillés sur les caractéristiques de telle ou telle créature, ou via des extraits de la Gazette du Bizarre. Malheureusement, la construction "documentaire" a pour conséquence directe l'interruption de la lecture : difficile de tout lire d'un trait ! Mais impossible de ne pas passer un bon moment !
L'autre particularité de Billy Brouillard, c'est son graphisme qui lui donne véritablement toute son identité, le dessin à lui seul marque l'esprit de la BD : à la fois sombre et innocent. Le trait rond ne vient pas gêner l'aspect vieillot de l'ensemble (foultitude de décorations, tenues vestimentaires et coiffures, maisons, teintes sépia, pages faussement jaunies, etc.), il lui donne au contraire un charme tout enfantin. Après tout, ne sommes nous pas dans l'esprit du petit Billy ?
A noter la couverture qui ne laisse pas indifférent. A elle seule, elle met directement dans le bain, avec un aspect "livre ancien".
Une ola à la collection Métamorphose dirigée par Barbara Canepa et Clotilde Vu qui vient mettre un bon coup de pied dans la fantasy poussiéreuse de Soleil
Ma note : 16/20
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Année d'édition 2008
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Blacksad
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Juan DIAZ CANALES (s), Juanjo GUARNIDO (d)
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DARGAUD
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Tome 1: "Quelque part entre les ombres"
Blacksad est l'une des premières bandes-dessinées que je me suis offerte. C'est surtout son aspect graphique qui m'a attiré.
La qualité des dessins est excellente, et l'histoire prenante.
Un polar imagé, dans lequel chaque protagoniste a un physique 'animal'.
Dans ce tome, John blacksad enquête sur le meurtre d'une ancienne petite amie ... il devra faire face aux hommes de main du tueur, des serpents et des rhinocéros !
Ma note » 20/20
Et bien voilà qui commence mal. Je n'ai pas commencé Blacksad dans l'ordre. Donc ça, pour moi, c'est le tome 2 :P Je ne parlerai donc pas de première impression ici. Pour ça, faudra attendre "Arctic Nation"
Toujours est-il que Diaz Canales a bien fait dans la continuité du tome 2 : un bon polar dans une ambiance années 50 rendue original par l'aspect de ses protagonistes. Guarnido a toujours un aussi bon coup de pinceau... On en redemande !
Ma note » 20/20
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Année d'édition 2000
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Tome 2: "Arctic-Nation"
Des meurtres sous une idéologie raciste, l'enlèvement d'une orpheline associé à une bande noire nommée « black claws » ... voilà qui annonce la "couleur" de ce second volet.
Blacksad devra faire face à un fléau récurent de notre quotidien contre les blancs revendicateur ... quel meilleur animal que l'ours polaire pour les représenter :)
Ma note » 20/20
EXCELLENT ! C'est quoi cette nouvelle BD ? Trop fort le graphisme ! Et puis cette façon d'aborder le racisme... avec des bestioles, c'est géant !
Tel fut mon discours lorsque je tins pour la première fois ce chef d'œuvre de la bande dessinée dans mes modestes mains en 2003 (merci mou ^^). Bref, une première impression... impressionnante.
Non en fait je mens, ce n'est pas vrai du tout. Je l'ai lu comme j'ai toujours lu les bds et comme je les lis toujours : "Ah tiens, c'est sympa ça !", mes vraies impressions viennent toujours après :)
N'empêche que Blacksad, c'est excellent.
Ma note » 20/20
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Année d'édition 2003
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Tome 3: "Ame rouge"
John Blacksad est de retour dans une sinistre affaire. Le secret de la bombe atomique, une crapule ayant du remord, des fous idéologistes, des flics ripoux, ... et une écrivain dont il n'arrivera pas, une fois de plus, à éviter d'entacher de sa malchance amoureuse.
Pour ma part, j'ai trouvé ce dernier volume un peu moins prenant que les deux précédents. Cependant, je ne me lasserais pas de contempler ce magnifique tirage de tête. Pour l'anecdote, j'avais eu celui d'Arctic Nation entre les mains, mais il était malheureusement déjà vendu, je m'étais alors juré d'acquérir celui du tome 3, voilà chose faite. Le rendu est exceptionnel, et le papier d'une grande qualité, pour une bande dessinée plus grande de format. On retrouve à l'intérieur un offset numéroté signé, et à la fin de l'ouvrage un long dossier d'étude sur la réalisation de Blacksad.
Ma note » 18/20
Holà, voilà qui confirme une tendance lancée dans le tome 2... la politique. On se retrouve ici en pleine "chasse aux sorcières". Les Etats-Unis "envahis" par les "cocos" dans les années 60, les procès expéditifs sur simple dénonciation et tout et tout, ça vous dit quelque chose ? Ben on y est.
Bref un thème tout choisi pour relancer notre John Blacksad dans une enquête glauque... et dans ses souvenirs !
Et surtout de quoi nous replonger dans les palpitantes aventures de notre matou préféré sur un tirage de tête, certes attendu, certes très cher (m'en fiche c'est Jérôme qu'a payé ^^) mais d'une qualité à couper le souffle !
Ma note » 22/20
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Année d'édition 2006
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Blast
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Manu Larcenet (s)(d)
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DARGAUD
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Tome 1 : "Grasse carcasse"
Polza Mancini est gros. Il pèse lourd. Pire qu'un cheval de trait. Pire qu'un char d'assaut. Et pourtant, parfois, il vole !
Celui qui s'appelle Polza, de Pomni Leninskie Zavety parce que son père était communiste, a fait beaucoup de mal à une certaine Carole Oudinot, maintenant sous coma artificiel. Il est aujourd'hui en garde à vue, et doit expliquer aux policiers les raisons de son geste. Le bonhomme ne nie rien, mais il est hors de question d'aller droit au but : la fin, ils la connaissent tous. Ils veulent les raisons, alors il racontera tout depuis le début, et à sa façon. Tout a commencé avec le Blast !
Qu'est-ce que le Blast ? C'est un choc, quelque chose qui lui est tombé dessus une fois alors qu'il était saoul, après avoir appris quelques heures plus tôt que son père allait mourir. Son esprit s'ouvrait, ses sens devenaient exacerbés, il était léger... léger malgré son poids démesuré. Il voyait l'invisible ! Et il voyait ces géants de pierre, les Moaïs de l'île de Pâques. Il savait même les façonner.
Le Blast nous amène également les seules touches de couleur dans cet album monochrome, sous des dessins enfantins. Mais est-il réel ce Blast ? Est-ce dans sa tête, un syndrome provoqué lorsqu'il est en transe ? Un alibi peut-être ? Et si ce n'était qu'un instant d'ivresse, de perte de contrôle, et que dans cet instant précis où il croit frapper la pierre pour lui donner vie, il ne faisait que la massacrer ? Et si la fameuse Carole était entre la vie et la mort aujourd'hui à cause d'un Blast ? Et si un jour on retrouvait le sympathique Bojan mort dans cette forêt ?
Manu Larcenet nous livre là un album de 200 pages qui se boit comme du petit lait. On ne sent pas sa lourdeur. Lui aussi, il vole. Et nous volons avec lui pour découvrir l'histoire de ce bonhomme à l'apparence sympathique mais qui cache certainement une cruauté indiscernable. Qu'a-t-il fait à Carole ? Qui est cette Carole ? Nous n'en saurons rien, il faudra attendre la suite. Nous suivons avec un intérêt toujours grandissant une histoire rondement menée, celle de Polza, ou du moins celle qu'il veut bien nous livrer, celle d'un homme qui quitte tout, qui abandonne sa vie d'avant, uniquement pour retrouver la sensation de cet instant "magique". On se prend d'affection, un peu. Le personnage est attachant.
Bref, Blast est pour moi une très agréable découverte. Un œuvre personnelle de Manu Larcenet et qui laisse pantois. Une lecture qui fait un peu rêver et beaucoup réfléchir.
Ma note: » 20/20
Blast c'est plein de choses : la folie d'un homme, une dénonciation de la société, la confrontation de la folie à la rigueur administrative... Blast c'est aussi un superbe album rempli d'illus vraiment frappantes, évocatrices et remplies de sensations. Mais pour moi, Blast s'arrête là. J'ai trouvé l'album long, et si le talent de narrateur de Larcenet n'est pas à remettre en cause, je n'ai pas réussi à rentrer dedans, et ce malgré deux lectures (persuadée que j'avais fait fausse route avec ma première impression). Quelqu'un qui rentrera dedans prendra sans doute un grand « blast », mais pour moi la baffe reste strictement graphique. La relecture n'a malheureusement pas amélioré ma première impression, j'aperçois la lueur de ce qui doit être un chef d'œuvre, mais je dois me balader avec une lampe de poche pour éclairer un soleil...
Ma note : 10/20
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Année d'édition 2009
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Bleu du ciel (Le)
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Kara (s)(d)
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SOLEIL
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Tome 1: "Dame Lucifer"
Dame Lilith est une vieille vampire plutôt atypique et maladroite qui ne craint plus les rayons du soleil comme le veulent les croyances persistantes. Accompagnée de Tristan, son jeune suivant, ils partent accueillir Dame Lucifer, sainte patrone des Enfer, et sa suivante Salomé, car à l'approche de l'an 2000 doit avoir lieu le grand cataclysme plus connu sous le nom d'apocalypse.
Dame Lilith annonce alors à la démone qu'elle est arrivée trop tôt de 3 ans, à cause d'une erreur de calendrier humain, et lui propose d'attendre à ses côtés la date fatidique, tout en lui permettant de découvrir un peu plus le monde qu'elle devra anéantir.
Je connaissais déjà le travail de Kara depuis la lecture de son premier succès "Le miroir des Alices". On reconnais dès le premier coup d'oeil que "Le bleu du ciel" est l'oeuvre de la même personne.
Si le graphisme, la couleur et la mise en page ne varient pas beaucoup et traduisent le même effet (plutôt réussis par ailleurs), l'histoire, elle, gagne en compréhension. Il n'était en effet pas aisé de suivre le fil de l'histoire contée dans sa première série. Ici, même si la narration évoque une philosophie commune, les personnages ont un but simple, même s'ils cachent certainement bien des secrets. Des personnages qu'il est agréable de rencontrer et de voir évoluer au sein de cet univers, qui n'est certainement pas prêt de nous avoir livré toutes ses surprises.
Ma note » 13/20
On attend un peu Kara au tournant avec ce nouvel album tant il est vrai que Le miroir des Alices est déroutant.
Et Le bleu du ciel ne déçoit pas. Son graphisme époustoufflant est toujours au rendez-vous et son sénario gagne énormément en clarté. En tous cas, dans ce tome 1, il parvient à la fois à nous surprendre (comme il l'avait si bien fait dans Le miroir des Alices) et à maintenir un scénario compréhensible. J'attends la suite :)
Ma note » 14/20
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Année d'édition 2007
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Bulles & Nacelle
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Renaud Dillies (s)(d), Christophe Bouchard (c)
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DARGAUD
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Bulles & Nacelle
Une petite souris en mal d'inspiration, le syndrome d'un écrivain face à sa page blanche, en proie à la solitude la plus profonde.
Bulles & Nacelle met en image, d'une très belle manière, ce que tout auteur appréhende le plus : l'effroyable manque d'inspiration !
Outre le dessin que je trouve vraiment magnifique, des traits simples, et ronds mais torturés, incroyablement mis en valeur par une couleur vraiment agréable, je suis un peu resté sur ma faim par ce scénario. En effet, nous parlons quand même de solitude et de manque d'inspiration, et je ne suis pas certain que ce soit un sujet exceptionnel et avec un fond assez riche pour en faire un album. Cela dit, l'auteur s'en sort bien, il invente une histoire, il met en scène des personnages au traits animaux, un carnaval, des rêveries et des oiseaux.
Pour ce qui est de la présentation, je trouve également un peu dommage ce découpage un peu trop linéaire. Six cases carrées par page, toujours, et sans variation, si ce n'est parfois une image qui prends toute la page (mais qui rentre dans les cases quand même, comme quand il y a plusieurs télévisions les unes sur les autres pour former une image plus grande).
Pour être franc, si à la première idée j'ai été attiré par ce livre par ses couleurs et son dessin, mais aussi par le débat qui a été fait sur son sujet par les chroniqueurs de et qui m'a vraiment donné envie, je suis sincèrement resté sur ma faim car je m'attendais à mieux.
Ma note » 11/20
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Année d'édition 2009
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