Accueil
Notre collection Bande Dessinée
Notre collection Manga
Nos artbooks
Nos dédicaces
Nos dessins à nous :)
Nos sites préférés
Laissez-nous un message :)
Ecrivez-nous   Administration
Titre : Auteur : Edition :

Séries par ordre alphabétique: -  A -  B -  C -  D -  E -  F -  G -  I -  J -  K -  L -  M -  N -  O -  P -  Q -  R -  S -  T -  U -  V -  Y - 

Abdallahi Christophe Dabitch (s), Jean-Denis Pendanx (d) FUTUROPOLIS

Tome 1: "Dans l'intimité des terres"

Tombouctou, XIXème siècle. Une ville mythique en plein coeur du Sahara dans laquelle aucun blanc n'entre, cité interdite vers laquelle plusieurs expéditions sont tentées, allant jusqu'à promettre une grande récompense à quiconque en franchira le seuil vivant.
Certains tentent des approches diplomatiques, d'autres marchent en tête d'une armée ... sans succès.
René Caillié, lui, prépare depuis 10 ans ce périple, et souhaite rallier Tombouctou à pied, en explorateur. Pour ce fait, il a appri l'Arabe, et lis chaque jour le Coran. Il se fait maintenant appeler "Abdallahi", le Fils du Prophète et arpente l'Afrique comme un Africain.
Au cours du premier tome, il fera la rencontre d'Arafanba, un esclave affranchi qui s'est décidé à l'aider...

Ce premier volet d'une série de deux tomes nous plonge dans un univers fantastique. Du début à la fin, nos yeux sont éblouis par la qualité du dessin, par la myriade de couleurs, riches et variées, et notre pensée est accaparée par cette histoire prenante et envoûtante.
Nous voyageons, de Kakondy à Djenné, aux côtés d'Abdallahi et d'Arafanba, partageons avec eux leurs joies, leurs peines, et leurs souffrances. Nous sommes subjugués par la richesse du pays, intrigués par les coutumes et la simplicité des peuples, touchés par la dureté de la vie et du climat, et déchirés par l'horreur des cadavres et de l'esclavage.

J'ai eu la chance de découvrir Abdallahi lors d'une exposition, organisée par le festival des Hauts de Garonne de Cenon 2007. La mise en scène, autant sur le point de vue des images et des décors habilement choisis, que par l'ambiance qui régnait dans le lieu, sur un fond sonore alternant des paroles d'Arafanba et des musiques typiques Africaines.
Je me suis aussitôt précipité chez mon libraire, et je ne le regrette pas, Abdallahi est vraiment une référence incontournable de la bande-dessinée.

Ma note » 20/20

Cette bande dessinée est un trèsor. Son graphisme est époustoufflant, entièrement réalisé à la peinture. Pour avoir vu quelques originaux lors d'une exposition à Cenon, c'est encore plus à couper le souffle.
Le scénario pourrait sembler basique, puisqu'il est basé sur l'histoire vraie de René Caillié, qui écrivit Voyage à Tombouctou et à Jenné dans l’intérieur de l’Afrique suite à son voyage. Mais non, il fait rêver. Il nous transporte dans un univers incroyable.
Bref : un poème.

Ma note » 20/20


Commenter cette BD
Voir les commentaires existants (1)


Tome 1: \\"Dans l\\\'intimité des terres\\"

Année d'édition
2006

Tome 2: "Traversée d'un désert"

Abdallahi poursuit son chemin et arrive au milieu des esclaves dans la cité de Tombouctou. La ville mythique éblouissante de richesses qui devait s'ouvrir à ses yeux lui apparaît rapidement terne et sans saveur.
Comment faire croire une telle vérité au consulat, lui qui ne vit plus que par le mensonge.

Ce deuxième tome clôt le cycle épique des aventures de René Caillié. La maladie le poursuit et le ronge, la folie le guette, et son ami Arafanba, qui semblait avoir percé son secret depuis longtemps, est parti avant lui.
Mais la force de René, son abnégation à porter sa vérité au monde d'où il vient, le ramènera jusqu'en France, où il peut de nouveau vivre et fonder une famille.
Un second livre dans la lignée du premier, magnifique, haut en couleur, et avec des textes habilement choisis et superbement mis en valeur.

Merci aux auteurs pour ce conte merveilleux.

Ma note » 20/20

La suite du premier tome. Série terminée, donc pas contraignant pour les non-collectionneurs.
Pour les commentaires, voir le tome 1.

Ma note » 20/20


Commenter cette BD

Tome 2: \\"Traversée d\\\'un désert\\"

Année d'édition
2006
Alim le tanneur Wilfried Lupano (s), Virginie Augustin (d)(c-T2/T3), Geneviève Penloup (c-T1/T2) DELCOURT

Tome 1: "Le secret des eaux"

Alim et sa petite fille Bul sont des hors-castes. Ils habitent avec le grand-père dans une petite maison non loin de la plage, et vivent du dépeçage des sirènes tueuses qui s'échouent ici en travaillant leurs peaux. Un jour, alors qu'il s'apprêtait à rejoindre les festivités de la cité Jésamethaine en compagnie de Bul, il est appelé pour s'occuper de toute urgence d'une sirène tueuse à évacuer... un poisson bien vieux, qui livrera bientôt un secret qui pourrait ébranler les croyances de tout un peuple...

L'histoire est passionnante, tout se base sur une croyance bien vite ébranlée par la découverte d'Alim et Bul. Une croyance qui faisait vivre tout un peuple, et qui pourrait le détruire tout autant.
Imaginez un instant que vous ayez trouvé quelque part la preuve que Jésus n'avait pas ressuscité et qu'il n'était qu'une personne comme les autres ! Que feriez-vous d'une telle découverte ? Et de quel oeil serait-elle perçue ?

C'est vraiment une excellente bande-dessinée, que je recommande à tous, avec un rendu superbe, autant pour le dessin et les couleurs, de toute beauté, que dans le contenu, riche et agréable.

Ma note » 19/20

Ce premier tome d'Alim le Tanneur nous fait tout de suite entrer dans une ambiance qui nous parait familière, mais qui, à la réflexion, est difficile à situer. Le pays où se déroule l'histoire semble être au confluent de la Perse ancienne, de l'Inde des castes et de la conquête religieuse de mentalité chrétienne avec inquisition et tout et tout (j'hésite à y ajouter une petite influence mahométane ???).

Ce qui séduit vraiment dans ce premier tome, à mon avis, c'est le personnage de Bul, dont le graphisme est simple et innocent, à l'image du caractère de la petite fille. Bul qui reste le fil conducteur de toute la série (au moins jusqu'au tome 3 où nous sommes rendus à ce jour), bien que le titre incite plutôt à croire qu'on relate ici de l'histoire de son père (ce qui n'est pas faux non plus... enfin on reviendra là-dessus pour le tome 3).

Bref, l'impression prédominante et le charme dans ce premier tome -mon petit coup de foudre vous l'aurez compris- c'est cette petite fille simple dont la seule ambition est de profiter de la vie mais qui est bridée par le poids des croyances religieuses de cette société obtuse et celui de sa condition : celle de hors-caste. C'est cet ensemble qui va mener l'histoire là où elle est : la confrontation entre une religion extrémiste qui ne tolère pas qu'on fasse un pas de travers, et la vérité retrouvée dans les entrailles d'une "sirène" qui ne peut que représenter une menace pour l'existence de nos héros.

Ma note » 20/20


Commenter cette BD

Tome 1: \\"Le secret des eaux\\"

Année d'édition
2004

Tome 2: "Le vent de l'exil"

Alim, Bul et le grand-père, fuient l'empire Jesamethain, emportant au loin leur terrible secret.
Mais le redoutable Torq Djihid est à leurs trousses, et suit leur piste, de carnages en soumissions, répandant la parole du prophète.

Plus question de rigoler maintenant, la nuisance de la découverte d'Alim est trop grande pour qu'on le laisse en paix. Les saintes reliques découvertes pourraient remettre en cause le fondement même de la religion Jésamethaine, ce pourquoi les hors-castes sont pourchassés sans relâche, et des massacres perpétués dans le seul but de les retrouver.
Plus rien ne va plus dans l'Empire, et tout cela à cause de cette découverte cruciale. Le temps n'est plus au repos, mais bel et bien à la fuite. Les laisseront-ils tranquilles un jour ?

Des décors plus durs, des sourires plus rares, qu'il paraît loin le temps où la petite Bul jouait sur la plage ! Et pourtant, on retrouve nos personnages préférés, l'insouciance de la petite, la bouille sympathique du pépé, et un Alim tourmenté par le poids du secret.
Deuxième opus réussi pour le duo Virginie Augustin et Wilfried Lupano !

Ma note » 16/20

Ce deuxième tome est radicalement différent du premier. En fuite, Alim, Bul et Pépé se réfugient dans les montagnes du nord, dans un pays qui ressemble étrangement beaucoup énormément au Tibet. Dans cet épisode, c'est de l'action de l'action de l'action, un peu de découverte des coutumes de leur nouvel habitat.

Je parlais dans le premier tome de la conquête religieuse, on en ici un bel exemple.

Ce deuxième tome est indispensable pour la suite des événements, avec le changement de régime et de politique de Brahmalem, le retour de Soubyr etc. On découvre tout cela à un rythme soutenu. Le scénario n'en perd pas pour autant son objectif et reste complètement cohérent. Néanmoins, il ne possède pas le charme particulier du premier épisode.

Ma note » 14/20


Commenter cette BD

Tome 2: \\"Le vent de l\\\'exil\\"

Année d'édition
2006

Tome 3: "La terre du prophète pâle"

L'étrange ballon qui transportait nos amis s'effondre après un long périple. Et voilà qu'Alim, Bul et Soubyr atterrissent malgré eux dans un territoire inconnu. Recueilli et rendu au rang d'esclave, Alim a perdu trace de sa fille depuis longtemps. Dix longues années sont passées... et pourtant, de grands changements s'annoncent dans ce pays lointain, et le passé du hors-caste est sur le point de ressurgir !

On est tout d'abord surpris par ce saut dans le temps. Dix ans, c'est long, et nul ne sait ce qu'est devenue la petite Bul, qui a dû bien grandir depuis. Puis il y a la libération d'Alim, l'extension de l'Empire Jésamethain, et ses profonds changements.

Pour ce tome, Virginie Augustin s'occupe de la couleur, même si elle est aidée par Cécile (Il n'y a pas son nom dans la BD). L'ambiance revient dans un climat chaud et des couleurs agréables, après la froideur du tome 2.
Vivement le tome 4 ... franchement, et Bul, évidemment !

Ma note » 17/20

Échoué et seul sur le "continent africain" (avec une touche d'Amérique Précolombienne), Alim se retrouve pendant 10 ans prisonnier d'une tribu puis d'un animiste.
Ce qu'il y a de fort dans ce tome 3, c'est, tout au long de l'histoire, le sentiment de l'absence de Bul. Je disais dans le tome 1 que c'était plus le personnage de Bul que celle d'Alim qui constituait la trame de l'histoire, et dans ce tome-ci, ça me parait plus flagrant encore, justement parce qu'elle en est absente : on ne sait pas ce qu'elle est devenue, ce à quoi elle ressemble à présent, ni même si elle est encore en vie et on se pose des questions tout au long du livre. Franchement Lupano a fait fort pour le coup !
Et en aucun cas on ne perd de vue le pays d'origine d'Alim puisque, comme toujours, les conquérants de Brahmalem viennent à nous, sous prétexte de répandre la parole de Jésameth, mettant Alim dans des positions délicates tandis qu'il cherche à ne pas être reconnu.

Ma note » 18/20


Commenter cette BD

Tome 3: \\"La terre du prophète pâle\\"

Année d'édition
2007
Ancien Temps (L') Joann Sfar (s)(d), Brigitte Findakly (c) GALLIMARD

Tome 1 : "Le roi n'embrasse pas"

Cassian est un jeune sourcier. Plutôt simple et gaillard, il n'est pas vraiment fait pour ça, et n'a d'yeux que pour la belle Nadège, la meilleure élève du vieux loup. Lorsque celle-ci décide de s'en aller pour Nissa, lui ne pense qu'à la suivre, quitte à affronter le courroux du dieu unique qui ne veux pas qu'on récupère les clefs qui mettront fin à son règne...

Beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à dire sur cet album...
Commençons par le scénario et le fil conducteur qu'il développe. Joann Sfar a voulu créer son univers fantastique à lui, et a donc chercher à se démarquer un peu des autres. S'il reprend allègrement le bestiaire classique, il en détourne l'usage. C'est ainsi qu'une licorne se retrouve avec huit pattes, que les animaux parlent, ou que les sourciers se transforment.
Tout cela basé sur une "inspiration Niçoise" convenue : la ville de "Nissa" comme destination entendue et la reprise de la version grivoise de la chanson "Calant de Vilafraca".

Mais il développe aussi quelques idées fortes et qui ont leur importance dans le récit :
Il y a tout d'abord le dieu unique avec son œil de cyclope, qui a asservi les autres dieux et les a enfermé dans une prison dorée, et qui infantilise ses proies.
Ensuite, l'eau "coule vers le haut". De ce fait, elle est pure lorsqu'elle est de mer et près de la cité papale, et s'empoisonne lorsqu'elle remonte vers sa source. Il n'y a d'ailleurs guère que les sourciers accomplis qui puissent la boire sans craindre son poison.

Mais si ce ne sont ces quelques idées novatrices, l'album m'a profondément déçu.
Et l'une des raisons de cette déception, c'est son discours moralisateur :
L'album pose tout d'abord des questions existentielles sur l'être humain, ce qu'il est et ce qu'il cherche. Il idéalise aussi l'homme pour toutes les femmes... un point de vue quelque peu machiste je trouve.
Il y a aussi la figure du serpent qui sans cesse tente de faire réfléchir Cassian sur telle ou telle chose, voulant le tenter (rapprochement aisé avec le serpent d'Adam et Ève) ou le faire culpabiliser. Chaque acte a ses conséquences, et il faut réfléchir avant d'agir... le choix du héros niais et le discours moralisateur du serpent est presque énervant à force.
Pour finir, la femme aurait dû abandonner ses cornes (ici symbolisées par la Licorne) lors de son mariage. Aimer par amour ou par nécessité ? Les choix de la femme d'un roi...
Je n'irais pas jusqu'à dire que pour Joann Sfar, tromper c'est mourir... mais presque, quand même !

Autre chose, ceci est une bande-dessinée certes, mais à ne pas placer entre toutes les mains. Joann Sfar assume pleinement le caractère adulte de ce livre, avec un langage grossier et de nombreuses allusions salaces, tant par le texte que par les dessins.

Si le caractère moralisateur m'a dérangé, la longueur du récit m'a ennuyé.
140 pages, c'est long ! Je n'ai pas réussi à lire la BD en une seule fois, et je n'aime pas ça du tout.
Mais ce n'est pas tant le nombre de pages qui rend cette lecture ennuyeuse, c'est toutes ces idées jetées qui ralentissent le scénario. On a l'impression qu'on ne sait pas où l'auteur veut aller, qu'il écrit à l'inspiration. Le récit est de ce fait saccadé et en pâtit.
Et il y aura plusieurs tomes en plus...

Quant au dessin, c'est du Sfar, on aime ou on aime pas !

Ma note » 9/20

Pour ma part j'ai lu la BD en deux temps. J'en ai découvert le début à Angoulême et ce début m'a beaucoup plu : un cadre original (l'eau qui remonte à sa source, qui est empoisonnée, la magie de la source), des clins d'œil historiques critiques (le dieu unique et sa volonté d'annihiler les autres religions, la papauté et son emprise sur la politique) et des clins d'œil artistiques (la dame à la licorne et une histoire qui n'est pas sans rappeler la traditionnelle dame sans mercie de la littérature anglaise), et des personnages sympatoches (un amoureux transi genre paladin perdu dans un monde pas fait pour lui, une magicienne égocentrique qui se sert des autres puis qui les jette, un narrateur pourri jusqu'à la moelle), etc.

Ce n'est que quand j'ai pu lire la suite une fois la BD achetée que j'ai un peu déchanté. L'histoire traine en longueur, il n'y a pas de rythme, et même lorsqu'il y a de l'action (un peu), on s'ennuie. C'est Jérôme qui a mit le doigt sur ce qui ne va pas : l'histoire n'est pas construite. Ca fait très mal à l'album qui aurait pu être de grande qualité.

Ma note » 12/20


Commenter cette BD

Tome 1 : \\"Le roi n\\\'embrasse pas\\"

Année d'édition
2009
Animal'Z Enki Bilal (s)(d) CASTERMAN

Animal'Z

« Le Coup de Sang », c'est ainsi qu'à été nommé le grand bouleversement, le cataclysme, l'apocalypse... ce genre d'événement qui ne laisse derrière lui qu'une poignée de survivants. Ceux qui ont survécu recherchent aujourd'hui ce havre de paix, ce lieu insolite, mystérieux, et secret... cet eldorado légendaire. Quête futile ? Existe-t-il seulement, ce rêve lointain ?

Les albums d'Enki Bilal sont toujours très attendus par les fans comme moi. Critiquer un album de son auteur favori n'est pas évident, comment être objectif ?
Je vais quand même m'y essayer.

Tout d'abord, lorsqu'on aborde une lecture de Bilal, on s'attend à un enchevêtrement politique complexe. Eh bien sachez-le, ce n'est pas le cas ici. Certes les hommes ont des destins croisés, ils ont tous leur passé, leurs défauts, leurs pulsions. Mais il n'y a pas de politique.
On retrouve en revanche ce thème de la guerre et du chaos (ou de la décadence) présent dans la plupart des œuvres de Bilal.

Car Animal'Z est avant tout une œuvre de science-fiction. Et comme toujours lorsque le maître aborde ce genre de défi scénaristique, il nous fait découvrir des choses jusque là inexplorées. C'est ainsi que naissent des concepts tels que l'eau en poudre, à laquelle on doit ajouter de l'eau pour en faire de l'eau, ou encore les hommes-dauphins.
Nous sommes dans un monde futuriste, est-ce la vision de Bilal du monde de demain ?
En tout cas, il nous fait nous poser des questions, à l'heure ou le monde prend conscience des dérèglements climatiques.

Je parlais des hommes-dauphins, il s'agit bien entendu d'expériences génétiques. Tiens, là encore, c'est un thème récurrent chez l'auteur. Dans cet album, le rapport entre l'homme et l'animal est par ailleurs constant.

Mais venons en un peu aux personnages de l'histoire.
Tout tourne autour de ces Animal'Z, et des destins croisés des protagonistes. Ils s'étaient tous plus ou moins perdus de vue après le Coup de Sang, mais voilà qu'un détroit les réunit, car c'est le seul passage vers la « terre promise ».
Les personnages sont presque tous des robots, ils n'ont pas une grande profondeur affective ou spirituelle. Ils sont des produits du passé, et n'ont plus grand chose de réel. Ils semblent synthétiques. Et c'est probablement vraiment le cas, car tous ou presque sont le fruit d'expériences plus ou moins ratées. Quel était le rapport « humains / créatures humanoïdes » dans le passé ? N'y a-t-il justement que les plus transformés qui aient survécus ? La science d'aujourd'hui ne cesse de choquer en proposant des expériences, des clonages... n'est-ce pas là l'un des points de départ de cette bande-dessinée, l'une des accusations portées à la folie des hommes ?
D'ailleurs, en parlant de clonage, je ne me suis rendu compte qu'à la fin que ce n'était pas la peau du zèbre qui était changeante, mais que deux zèbres portaient des personnages différents. Deux hommes qui ne vivent qu'au travers de proverbes. Ils ne sont que citations, ils n'existent que par leur biais. Je trouve ce(s) personnage(s) très périlleux d'un point de vue textuel. Car il n'était pas évident de le(s) faire « parler » sans perdre le lecteur, ou sans en faire trop. Et c'est pourtant réussi.

Au final, mon bémol réside plutôt dans ce que je préfère chez Enki Bilal, à savoir le dessin.
Le style épuré de sa dernière série du Monstre a disparu pour laisser place à un graphisme gris et morne. Certes il reflète bien le lendemain de chaos, ce monde onirique cruel et dangereux, ce récit dans un autre temps, mais tout ce gris peut provoquer une lourdeur incommensurable, envahissante, pesante.
Mais ce qui m'a vraiment gêné au cours de ma lecture, ce sont ces traits de séparation au milieu d'une page lorsque le récit bascule d'une scène à une autre. Ça, c'est très moche... et franchement pas artistique.

Moralité : Animal'Z est un livre très différent de ce que Bilal à proposé jusque là, une bande-dessinée à posséder absolument. Je vous l'avais dit que je ne serais pas objectif :)

Ma note » 18/20


Commenter cette BD
Voir les commentaires existants (1)


Animal\\\'Z

Année d'édition
2009
Astérix René Goscinny (s), Albert Uderzo (d) DARGAUD

Tome 9: "Astérix et les Normands"

Abraracourcix reçoit la visite de son neveu : Goudurix. Son frère le lui a envoyé en vacance avec pour mission de le faire devenir un homme ! Pendant ce temps, les Normands s'apprêtent à envahir la Gaule pour apprendre la seule chose qu'ils ne connaissent pas encore, un sentiment qui leur donnerait, soi-disant, des ailes : la peur !

Astérix est une série que j'affectionne pas mal. Comme pour beaucoup de monde, elle a bercé notre enfance. On pourrait croire qu'avec le temps, elle vieillit, mais pas du tout : Astérix est toujours une série hilarante et agréable à lire.
Ici les Normands débarquent et rencontrent un autre peuple qui ne connaît pas la peur, manque de bol. Ils auraient très bien pu s'entendre et taper sur des Romains ensemble, mais ils ont préféré s'en prendre au neveu d'Abraracourcix, qui lui, est champion de la peur ^^
Qui eut cru qu'Assurancetourix serait la clef de tout ? :)

Ma note » 14/20


Commenter cette BD

Tome 9: \\"Astérix et les Normands\\"

Année d'édition
1983 (1°ed.1966)

Tome 15: "La zizanie"

Jules César, contre qui les sénateurs grognent, doit trouver une solution et souhaite frapper un grand coup en trouvant le moyen d'annihiler le petit village gaulois qu'on connaît bien. Et si la solution s'appelait Tullius Détritus ! Ce fauteur de trouble sèmerait la discorde partout autours de lui, arriverait-il à troubler la quiétude du village armoricain ?

Comment renverser une population soudée par les mots, le fameux Détritus excelle dans l'art de semer la zizanie. Il invente tout un tas de manigances pour arriver à ses fins ... et il n'était pas loin de réussir, sans la ruse, une fois de plus, de l'incontournable Astérix.
J'aime beaucoup cet album, autant par le comique comme toujours présent, par l'ambiance inhabituelle, et par la bagarre générale d'anthologie ^^

Ma note » 16/20


Commenter cette BD
Voir les commentaires existants (1)


Tome 15: \\"La zizanie\\"

Année d'édition
1990 (1°ed.1970)
Atalante Didier Crisse (s)(d), Anyk (c) SOLEIL

Tome 1: "Le pacte"

Reniée par son père qui voulait un fils, Atalante est abandonnée puis sauvée par les dieux. Artemis lui offre la vivacité et la robustesse, Aphrodite la beauté et la séduction. Alors qu'Hécate allait à son tour se prononcer, Héra intervient et lui lance une malédiction : si un être vivant venait un jour à posséder la petite, ils encourraient tous deux les foudres divines. C'est alors Hécate qui lui donna le dernier don, la célérité et un caractère qui découragera tout prétendant, afin de la préserver du courroux des dieux. Elle lui fit également don d'un poignard qui revient toujours dans son fourreau.
La petite Atalante est alors remise dans son berceau et livrée à la rivière. C'est alors les êtres de la forêt qui la recueillent et l'élèvent...

Atalante est une histoire basée sur la mythologie grecque. On y retrouve les dieux, mais aussi les héros ! Ainsi nous pouvons voir notre héroïne côtoyer Jason et ses argonautes à la recherche de la Toison d'Or, et bien d'autres références encore.
Je dois avouer que la mythologie est un univers qui me plaît. Et c'est là un point fort. Atalante est mise au défi et doit passer des épreuves pour avoir sa place elle-aussi parmi les héros.

Pour ce qui est du récit en lui-même, Didier Crisse n'a fait que reprendre des éléments qui existent ailleurs : le berceau abandonné à la rivière, les dons à un nouveau né et la malédiction.... Il a ensuite mélangé tout ça dans un univers qui se prête aux épreuves et aux aventures épiques. Ce n'est pas innovent ni extra-ordinaire, mais c'est distrayant.

Ma note » 12/20


Commenter cette BD

Tome 1: \\"Le pacte\\"

Année d'édition
2000

Tome 2: "Nautiliaa"

Les argonautes arpentent les eaux vers la colchide en quête de la toison d'or lorsqu'ils tombent sur une île au milieu de l'océan. Si celle ci semble déserte et n'inspire rien de bon à la petite communauté, ils ont besoin d'eau et de vivres et décident d'y accoster...

Les aventures d'Atalante nous mènent ici vers une île peuplée uniquement de farouches femmes. Aussi, lorsqu'elles demandent à Jason et ses compagnons de les enfanter, ils ne se font pas prier. Mais que cache cette mystérieuse colère de Poséidon qui fit disparaître tous les hommes de l'île ?
Didier Crisse nous fait vivre un crochet dans la quête de la toison d'or. L'album n'apporte pas grand chose si ce n'est qu'il prolonge l'aventure d'un épisode supplémentaire, qui a le mérite d'être divertissant si comme moi on ne s'attend pas à un miracle du 9ème Art.
Angélique, qui s'attendait vraiment à un récit plus poussé sur la mythologie grecque, est plus déçue que moi ^^.

Ma note » 11/20


Commenter cette BD

Tome 2: \\"Nautiliaa\\"

Année d'édition
2002
Au bord de l'eau Jean-David Morvan (s), Wang Peng (d) DELCOURT

Volume 1

Sous le règne de Ren-Zong, la capitale chinoise est au cœur d'une grande épidémie meurtrière. Il chargea le grand maréchal Hong-Xin de délivrer un message au maître céleste descendant des Han, afin qu'il viennent à la cour pour officier à la grande cérémonie des libations et qu'il prie l'Empereur d'en haut d'épargner le peuple.
Bien des années plus tard, sous le règne de Zhe-Hong, Gao Qiu est nommé grand maréchal, mais n'en reste pas moins la canaille qu'il a toujours été. Son premier fait sera d'humilier Wang Jin, maître d'arts martiaux et instructeur des huit cent mille gardes impériaux. Celui-ci prendra la fuite pour éviter le déshonneur.

Alors voilà, aujourd'hui, il faisait un temps magnifique, je me suis installé sur la terrasse, ma BD à la main, un beau soleil berçant ma lecture et donnant au couleurs la chaleur qui va bien pour le meilleur des conforts.

D'abord attiré par le dessin tape à l'œil du Dieu Singe de son compatriote, j'ai laissé Angélique se procurer cet album. Mais en le découvrant, j'ai vraiment trouvé son contenu riche et fantastique (contrairement à l'autre).
La technique de dessin employée est peu commune, mais vraiment extraordinaire, avec un jeu de couleur rayonnant et des expressions ultra réalistes.

Au niveau du scénario, tout comme pour le Dieu Singe, il s'agit d'un récit tiré d'un des romans classiques les plus connus de la littérature chinoise. Celui ci évoque la légende des 108 brigands, les hors-la-loi les plus connus de l'Empire, qui se révoltèrent contre les autorités en place.
On pourrait penser perdre le fil avec autant de noms chinois qui se mélangent, mais la construction du livre et l'approche des personnage est intéressante et très bien amenée, je trouve. L'auteur prend bien le temps de détailler et présenter les protagonistes tour à tour, pour une compréhension très bonne.
Si bien qu'à la lecture de la dernière page, il nous tarde vraiment de connaître la suite !

Je vais mettre à cet ouvrage la note maximum, parce que je trouve la qualité du dessin vraiment superbe, et le récit nous donne vraiment envie d'approfondir : j'ai pas levé les yeux du début à la fin :)

Ma note » 19/20


Commenter cette BD
Voir les commentaires existants (1)


Volume 1

Année d'édition
2008
Aux heures impaires Eric Liberge (s)(d) FUTUROPOLIS

Aux heures impaires

Bastien est malentendant et il doit réaliser un stage dans le cadre de ses études. Alors qu’il a rendez-vous au musée du Louvres avec le responsable de l’établissement, il fait la rencontre de Fu Zhi Ha, gardien de nuit, lui aussi sourd et muet. Une rencontre qui va changer la vie du jeune homme et l’emmener à découvrir le secret des heures impaires.

Ce que j’aime avec Eric Liberge, c’est qu’il se dégage de chacune de ses œuvres un parfum particulier. Ses récits nous transportent à chaque lecture vers un univers qui nous fait perdre tous nos repères, un voyage vers l’inconnu au travers d’un roman graphique comme il en a le secret ; Eric excelle dans ce style où le lecteur est subjugué par des images qui flashent, entremêlant le mystère et l’incongru, où le texte est partie intégrante de l’illustration, on est comme dans un film, on vit vraiment l’action ! Déjà précédemment, j’avais pu lire l’excellent « Tonnerre Rampant » qu’il a sorti chez Soleil, une histoire d’horreur ou les onomatopées fusent comme au cinéma. Nous sommes dans cette lignée là sur « les heures impaires » !

Le sujet abordé ici s’éloigne des sentiers abordés depuis trop longtemps par la bande dessinée franco-belge. Nous n’en attendions pas moins avec l’auteur de « Mardi-gras descendre ». Le dernier ouvrage que j’avais pu lire sur le même thème, dans un tout autre style et sans être fantastique, était « l’orchestre des doigts », un manga d’Osamu Yamamoto. Je suis très heureux de lire quelque chose qui sorte de l’ordinaire sans éprouver le besoin d’aller voir ce qui se fait du côté du Japon. Et avec Eric Liberge, je ne suis jamais déçu.
Et puis il y a ce côté surnaturel et cette petite dose de frisson !

Avant de lire « aux heures impaires », je n’avais jamais vu les musées sous cet œil, je n’avais même pas songé un seul instant à passer une nuit dans un tel établissement, seul à seul avec l’Art, dans le silence et la sérénité. Aujourd’hui j’envierais presque l’auteur d’avoir eu un tel privilège...

Ma note » 20/20


Commenter cette BD

Aux heures impaires

Année d'édition
2008