Accueil
Nos Bande Dessinées
Nos Mangas
Nos albums
Nos artbooks
Nos dédicaces
Nos dessins à nous :)
Nos sites préférés
Laissez-nous un message !
Nous contacter
Aidons nos librairies indépendantes

Publications BD
Publications Manga
  Administration
Titre : Auteur : Edition :

Séries par ordre alphabétique :
1 -  3 -  A -  B -  C -  D -  E -  F -  G -  H -  I -  J -  K -  L -  M -  N -  O -  P -  Q -  R -  S -  T -  U -  V -  W -  Y -  Z - 

En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Lulu femme nue Etienne Davodeau (s)(d) FUTUROPOLIS

Livre premier

Chronique du 22/03/10

Lulu est partie, laissant son mari et ses trois enfants seuls.
Un entretien d'embauche anodin, un peu loin du domicile familial, et voilà que Lulu prend conscience qu'elle se sent bien, libre loin de sa vie quotidienne...

J'avoue, je n'aurais jamais acheté et probablement jamais lu Lulu femme nue si cela n'avait été pour la chroniquer sur k.bd. Ce n'est pas le genre d'histoire qui me donne envie de voir plus loin... et pourtant, cette colorisation douce est engageante, plaisante. Quant au récit, bien que différent de mes lectures habituelles, il m'a en quelque sorte accroché, captivé. J'ai pas levé les yeux avant la fin de l'album. Il n'y a pas de longueur, et pourtant l'aventure de cette femme est contée tranquillement, entre copains, autour d'une table un soir d'automne.

Je ne crois pas que Lulu soit partie parce que son mari était alcoolique et qu'il le donnait l'affectif petit sobriquet de "grosse courge". Non, elle s'est seulement rendu compte en étant loin de chez elle qu'elle passait à côté de sa vie, qu'elle pouvait aussi se sentir libre... qu'elle n'était pas qu'une extension de gazinière ou de lave-linge.

Des rencontres, de la contemplation. Lulu femme nue n'est pas drôle, mais il est reposant. Les personnages n'ont pas tous le même intérêt, mais on se rend compte comment ça compte, d'avoir des copains qui sont là pour t'aider quand ça ne va pas, dans les moments délicats de ta vie.
J'ai aimé le personnage de Xavier, qui raconte l'histoire sur ce tome 1, et qui a un rôle difficile dans l'histoire. Il est là pour aider Tanguy, le mari, quand il fait une connerie, faisant fi de tous ses défauts. Et il est aussi là pour retrouver Lulu et voir s'il peut l'aider.
J'ai aussi beaucoup aimé Morgane, la fille de 16 ans et pourtant si mature, au point de comprendre pourquoi sa mère est partie, sans rien lui reprocher. C'est une fille courageuse et qui s'occupe de ses deux frères en l'absence de sa mère.
Et puis il y a aussi les frangins de Charles. De sacrés phénomènes... on leur doit le peu d'humour présent dans le livre, notamment avec les "ex-sorbets" et le "coup des bonbons".

L'intérêt du livre réside dans le fait de cette liberté, de cette soif de liberté. Ce besoin vital qu'elle avait complètement oublié, victime de sa vie méprisable avec un individu rustre et pathétique. C'est ça qui est beau finalement, c'est cet abandon.
Pas forcément mon style de lecture, mais... on a envie de découvrir pourquoi après tout ce temps, elle n'est pas encore rentré... rentrera-t-elle d'ailleurs ?

Chronique du 22/03/10

Lulu Femme Nue est une BD tout à fait dans la mouvance de ce que fait habituellement Etienne Davodeau : elle a pour thème les gens du commun, ceux dont on ne parle pas, ceux à qui il n'arrive jamais rien d'extraordinaire si ce n'est une anecdote un jour, une histoire qui rompt avec la continuité.
Une rupture avec la continuité, c'est très exactement l'histoire de cet album. Qu'est-ce qui a poussé Lulu, la quarantaine, mariée, trois enfants, chômeuse longue durée à ne pas rentrer chez elle ce jour-là. L'histoire est touchante, on se met à aimer l'escapade de Lulu et à détester tous ceux qui la jugent et qui préfèrent la ramener à son rôle de mère.

Ce qui me dérange c'est le récit lui-même. Qu'il y ait un parallèle entre l'aventure de Lulu et son entourage resté à la maison à l'attendre donne un certain rythme à l'histoire. Ce qui la dénature complètement, c'est le présent de narration utilisé par les narrateurs. Il n'est pas naturel du tout, on bute, on s'accroche, on se rape. Le présent de narration, on l'utilise dans un roman pour rapprocher le lecteur du héros, mais on ne l'utilise pas en soirée pour raconter un truc à ses copains, tout simplement parce que ce n'est pas naturel, parce que c'est un temps de récit difficile à utiliser et parce qu'il n'est pas fluide.


Commenter cette BD

Livre premier

Année d'édition
2008

Livre second

Chronique du 22/03/10

Xavier a maintenant raconté tout ce qu'il sait de l'escapade de Lulu, de ses rencontres, de son périple. C'est alors Morgane qui prend le relai, et poursuit l'histoire là où elle s'est arrêtée...

Finie l'histoire avec Charles, on ne le revoit plus. Non, cette fois nous découvrirons la vieille Marthe, et la jeune Virginie. De nouveaux personnages, la poursuite d'une aventure.

Depuis la fin du tome 1, je m'attends à quelque chose de fort... de tragique. Et pourtant, je l'avoue, Étienne Davodeau m'a bluffé. Jusqu'à la toute fin, il est parvenu à nous tenir en haleine et à nous mener en bateau.
Je ne voudrais surtout pas en dire d'avantage tant cela gâcherait l'effet de surprise à tous ceux qui ne l'ont pas encore lu... à vrai dire, quel final !

Malgré ça, le second tome est vraiment différent du premier. On n'est plus dans le batifolage, Lulu sait où elle va, elle a franchi un cap. D'ailleurs, c'est un peu le cas de tout le monde. Morgane prend exemple sur sa mère et ose remettre son père à sa place. Tanguy... lui aussi, il change !
On se rend compte au fil de l'album que Lulu manque à tout le monde, à ses amis... à sa famille... évidemment, l'extension de la gazinière faisant défaut, les repas ne sont plus ce qu'il étaient. Et comme l'extension du lave-linge n'est pas là non plus, exit les culottes propres ! Morgane fait ce qu'elle peut, mais ce n'est pas évident pour elle qui doit déjà gérer le handicap de son père, la garde des deux frères, concilier les amis de sa mère sa disparition, en plus de ses études.

Deux tomes différents, des rencontres différentes, des sentiments différents. Et pourtant, une seule Lulu.
Si j'ai aimé ? Je crois que oui... peut-être moins que le tome précédent. On a aussi l'impression que le retour de Lulu à la maison se fait plus pressant, et qu'elle va se renfermer dans son quotidien. Le sentiment de liberté est moins présent. Même si la fin laisse présager le contraire... les gens peuvent-ils vraiment changer du jour au lendemain ?

Chronique du 22/03/10

La suite des aventures de Lulu. La fin du premier tome laissait une intrigue en suspens et on commence le 2° tome avec beaucoup de curiosité. Lulu continue son expérience, mais ailleurs, autrement, et avec d'autres personnes. Le risque d'un tome 2 était précisément l'ennui, mais Davodeau évite l'écueil avec virtuosité. Mieux, Lulu elle-même est différente. Elle apprend de son escapade. Son visage devient presque beau, et son attitude est dans le partage. Le suspense laissé à la fin du premier tome se dénoue en une succession de rebondissements. Alors qu'on crois avoir compris, ben non c'est autre chose !

Comme dans le premier tome, le présent de narration m'a beaucoup perturbée, et je regrette un final qui traine en longueur, même si c'est pour "boucler la boucle", effet assez surprenant et plutôt réjouissant.


Commenter cette BD

Livre second

Année d'édition
2010