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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Milady de Winter Agnès Maupré (s)(d) ANKAMA

Tome 1

Chronique du 04/06/12

Un dénommé Alexandre Dumas a un jour conté de merveilleuses aventures dont le nom vous évoquera peut-être un agréable souvenir. Les trois mousquetaires ça vous revient ? Les braves Athos, Porthos et Aramis ? L'impétueux D'Artagnan ? Le puissant Cardinal de Richelieu et sa mystérieuse subalterne Milady ?
Eh bien voilà qu'Agnès Maupré a décidé de revisiter l'œuvre de ce cher Alexandre. Si les adaptations de ce monument de la littérature sont légion - théâtre ou cinéma de préférence et maintenant en bande dessinée - l'auteure a ici fait preuve d'une grande ingéniosité puisqu'elle ne se contente pas de nous faire revivre la grande aventure de D'Artagnan et de ses acolytes, mais au contraire fait de Milady de Winter, le plus intrigant de tous les personnages du roman, le protagonistes principal de son épopée.

Du coup, l'histoire nous amène à cheminer aux côtés du roman mais aussi s'en éloigne considérablement. Il n'est pas ici question de se placer du côté des mousquetaires mais de nous embarquer plein badin auprès de la charmante, mais néanmoins fatale, Milady de Winter. Exit le cape et d'épée clinquant, place aux intrigues de cour et aux manipulations subtiles !
Et ce n'est pas la seule liberté que se permet de prendre Agnès Maupré, puisqu'elle affuble également les légendaires héros de tares inextricables. D'Artagnan n'est qu'un jeune étalon sans discernement capable des pires bassesses pour obtenir la coucherie dont il rêve, Athos s'empatte dans une dépression d'alcool et de colère pour son amour perdue, etc, etc... Milady, quant à elle, est une petite boule de haine maligne et revancharde qui sait saisir les opportunités lorsqu'elles se présentent (mais qui paradoxalement se fait avoir pitoyablement dans certaines circonstances, et surtout lorsqu'il s'agit des hommes). Nous la savions capable de tout, nous étions bien loin d'imaginer à quel point. Des traits de caractère à peine exagérés en somme.

Le découpage est classique mais l'objet, édité chez Ankama, fleure bon le romanesque. Le dessin typé nouvelle vague n'effraie personne, fin et expressif, tout en dynamisme, et doté d'une palette de gris pour l'accompagner.

Alors oui, Milady de Winter est une série (un diptyque pour être exact, vous savez où vous mettez les pieds) qui propose un très agréable divertissement. Nous restons dans la fiction, une fiction au parfum d'histoire certes, mais une fiction rafraichissante tout de même. Une véritable surprise.

Chronique du 05/05/13

Et si Alexandre Dumas était une quiche en psychologie ? Si Milady de Winter, avant d'être la garce qu'il décrit, était une femme malmenée par la vie qui tentait de survivre ? Si D'Artagnan était un abruti ? Si Anne d'Autriche n'était qu'une trainée et Constance Bonacieux une frigide ? L'histoire des Trois Mousquetaires aurait une autre tête, n'est-ce pas ?

Avec Milady de Winter, Agnès Maupré chamboule tout, et fait de cette femme haïe par la littérature une héroïne du quotidien. Femme bafouée, mère malgré elle, espionne par instinct de survie, elle fait face à un monde impitoyable.

D'abord rebutée à l'idée de lire une énième adaptation ratée ou une réécriture molle et niaise, j'ai été conquise par la forte personnalité de cette œuvre. La cohérence des caractères et des événements rend même l'histoire de Milady de Winter tout aussi crédible que l'originale.

Le dessin volontairement dépouillé marque par sa maîtrise des courbes et des mouvements. Avec un trait plein de vie souligné par un lavis délicat, il met en exergue le caractère de cette femme battante et à la fois pleine de grâce.

Au-delà d'une simple réécriture, Agnès Maupré propose en fin de compte de se pencher sur le rôle et la condition de la femme au XVII° siècle : une reine délaissée, des femmes cantonnées au rôle d'objets de divertissement et de séduction, soumises. Les hommes en prennent pour leur grade : misogynes, trop sûrs d'eux, brutes, séducteurs... Ils sont pourtant eux aussi malmenés par la vie, trop rêveurs et trop innocents pour une réalité qui les dépasse. Au final, plus que les aventures de Milady de Winter, on s'attache à la psychologie des personnages.


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Tome 1

Année d'édition
2010

Tome 2

Chronique du 05/05/13

C'est avec un certain plaisir, et même un plaisir certain, que j'ai dévoré le second tome de Milady de Winter, non sans avoir au préalable relu la première partie.
Et je tiens à affirmer que la conclusion est aussi savoureuse que l'entame, bien qu'effrayante et terriblement difficile.


Agnès Maupré poursuit son aventure et met en scène son propre regard sur l'œuvre de Dumas avec la légèreté de son trait féminin. Fin et élégant, il sert à merveille le raffinement de l'époque romantique, quoiqu'un brin guerrière, du 17ème siècle.
J'ai trouvé ça plutôt chouette de découvrir cette série sous le crayon d'une femme, je pense que les formes auraient été très différentes et sûrement beaucoup trop généreuses. Là c'est juste ce qu'il faut pour en apprécier la pudeur.

Mais ce que je préfère par dessus tout, c'est la façon dont l'auteure joue avec l'Histoire et en particulier de ses manques. Un jeu qui lui permet de donner du relief au personnage de Milady de Winter et qui lui donne le premier rôle dans les événements majeurs autour du règne de Louis XIII.


« Vous êtes une compagne charmante.
C'est la première fois que j'ai une amie, vous savez.
»

Milady est un personnage au charme contagieux, tellement contagieux qu'il en devient dangereux, voire mortel. Grâce (ou à cause de) au Cardinal de Richelieu, elle a cette impression de vivre plusieurs vies et d'en retirer une certaine satisfaction, un mélange d'adrénaline et de liberté retrouvée. Malgré ses travers elle nous apparaît en quelques occasions comme une femme fragile qui par manque de chance n'a jamais pu trouver l'amour. Malgré ses errements et son mauvais caractère, ses connivences et ses manipulations, ses mensonges éhontés et ses crimes, on a parfois envie de la plaindre et de la protéger... oserais-je dire : surtout à la fin ?

« Souviens-toi de ce que je t'ai dit, mon fils.
Il n'y a pas de place en ce monde pour les faibles.
»

La conclusion met en branle notre ferveur justicière... n'avons-nous pas nous même au fond de nous une âme charitable, finalement ?
Pour être franc, les dernières pages m'ont vraiment calmé !



D'autres avis : Yvan, BOBD

La présentation de l'album sur le site de l'éditeur.




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Tome 2

Année d'édition
2012

Pandala Tot (s-T1), Bertrand Hottin (s-T2)(d) ANKAMA

Tome 1

Chronique du 28/04/08

Un jeune panda aperçoit de la fumée au loin. Elle provient de son village ! Il y court aussi vite que possible, mais il est trop tard... son père git au sol, tenant fermement dans sa main un fragment de médaillon cassé. Il décide alors de partir à l'aventure, et de retrouver les responsables de ce massacre....

Au départ, je me disais que Pandala n'était qu'un monde de Dofus, une adaptation de plus d'un jeu vidéo, et peut-être pas franchement une réussite, du coup.
J'avoue que je me suis trompé. Il ne suffisait que d'ouvrir le livre pour s'apercevoir de sa qualité.

Pandala est une bande-dessinée qui se contemple, et non une qui se lit. Les personnages et les mouvements sont suffisamment explicites pour se passer des mots, et c'est ce qui fait la magie de cet album.
Pas étonnant lorsqu'on apprend que Bertrand Hottin n'a réalisé jusqu'alors que des illustrations pour le monde de Dofus. Cependant, son style graphique est très intéressant et sa palette de couleur très riche. Un travail de peinture retouché à l'ordinateur pour les effets de lumière qui donne une saveur toute particulière au dessin.

On en oublierait presque le scénario, tellement la fascination pour le dessin est grande, mais il est pourtant bien présent : une narration par l'image ! Un régal pour les yeux, on réapprend à regarder, à décrypter, à lire les expressions des protagonistes, leurs émotions, et leurs actions.
Petit Panda part sur les traces des agresseurs de son père, puis chemin faisant, construit lui-même le sien :)

Une BD dans la lignée des œuvres qui ont su se passer des mots (Gon, L'Homme qui marche,...).




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Tome 1

Année d'édition
2007

Tome 2

Chronique du 28/04/08

Après avoir retrouvé ceux qui motivaient sa quête, Pandhravan croise à nouveau la route de Leopardo. Mais cette fois, c’est l’heure des explications, et d’une nouvelle amitié. L’occasion pour eux de construire un nouveau futur, et de partir vers de nouveaux horizons….

Pandala n’était pas prédestiné à avoir une suite, il aurait très bien pu s’en passer d’ailleurs. Tot n’avait plus le temps, mais Bertrand Hottin a décidé de reprendre le flambeau tout seul et de passer du rôle de dessinateur à celui d’auteur, dans son ensemble.
Et la fin du volume laisse même présager le tome 3.

Ici, notre héro Panda retrouve une vieille connaissance : Leopardo. Et de ce duo nait une nouvelle amitié, qui les mènera vers de nouvelles aventures, et à la rencontre de nouveaux personnages. On découvre un peu plus le passé de Leopardo et du vieux maître Pandawasta. Puis viennent Ecaron, le chat, et Moon, le singe.

Le dessin se passe toujours aussi bien des mots, mais j’ai l’impression que l’histoire s’éparpille un peu. Que les émotions sont moins fortes.
Par contre, j’ai adoré le clin d’œil aux tortues ninjas ^^.




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Tome 2

Année d'édition
2008

Trop grand vide d'Alphonse Tabouret (Le) Sibylline (s), Jérôme D'Aviau (d) ANKAMA

Le trop grand vide d'Alphonse Tabouret

Chronique du 13/09/11

« Il était un matin de cette fois-là.
Au milieu d'une forêt tendre, dans une clairière de rien, un tout petit machin se réveille mais ne se souvient pas.
Ni de ce qu'il fait là, ni de ce qu'il a dormi, ni de ce dont il a envie. »


Alphonse Tabouret, puisque c'est ainsi que le grand Monsieur l'a appelé, est né de la dernière pluie. Le Monsieur lui a appris plein de choses indispensables : chasser les papillons, dessiner sur un caillou, jongler avec des pierres... Mais quand celui-ci lui demande si Alphonse a quelque chose à partager, le petit bonhomme perd tous ses moyens et dit qu'il ne connaît rien.
Le grand Monsieur s'en va déçu, c'est ainsi que commence Le trop grand vide d'Alphonse Tabouret. Ce denier pars alors à la recherche de quoi combler sa solitude.

Alphonse Tabouret est un album magnifique et ce pour plusieurs raisons.
Tout d'abord parce que le scénario de Sibylline, construit sous la forme d'une aventure simple au gré de rencontres du petit bonhomme, rassemble les jeunes et les moins jeunes. Il n'y a pas forcément de message à en retenir, mais on ressent une certaine satisfaction en déroulant les pages les unes après les autres, en voyant ce garçon plein de vie s'émerveiller de chaque chose aussi futile soit elle. Les enfants découvriront sans aucun doute l'album avec le même engouement, d'autant que les textes sont mignons à croquer, tout comme le sont les images.

Les images, j'y viens, parce que là aussi, elles rassemblent les petits et les grands. Jérôme D'Aviau, aussi l'auteur d'Inès, à déjà collaboré avec Sibylline et Capucine sur Nous n'irons plus ensemble au canal Saint-Martin ou encore Premières fois. Ce n'est donc pas un coup d'essai pour ce trio d'auteurs, et il y en aura probablement d'autres encore. C'est en revanche à chaque fois dans un style différent, et ici le graphisme se veut aussi simple que l'histoire tout en s'étalant lui aussi sur plusieurs niveaux de lecture.
Chaque dessin est un régal pour les yeux et mobilise notre attention de longues secondes. Car les personnages vivent réellement dans chacune des cases. Si l'on peut parler de cases, car la construction de l'album évoque plutôt le roman graphique, avec les textes en didascalies et les petites têtes expressives des personnages devant pour mettre en avant celui qui parle.

Pour finir, il est important de parler également de Capucine, à qui l'on doit le lettrage de l'album (qui sent bon la calligraphie scolaire) mais aussi, et ce n'est pas rien, le nom d'Alphonse Tabouret. Et si c'était elle, le grand Monsieur ?

Un album magnifique pour petits et grands, où l'émerveillement nous prend à chaque instant, à chaque recoin de dessin, sur chacun des textes.




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Le trop grand vide d\\'Alphonse Tabouret

Année d'édition
2010

Tu mourras moins bête Marion Montaigne (s)(d) ANKAMA

Tome 1 : " La science, c'est pas du cinéma ! "

Chronique du 11/01/12

Ankama, c'est une maison d'édition plutôt jeune si on la considère par rapport aux dinosaures qui peuplent la sphère du 9ème art.
Au début, ils n'étaient qu'une extension du jeu en ligne Dofus, leur permettant d'éditer de beaux livres avec de belles images, des artbooks illustrant l'univers du jeu.
Petit à petit, les premier récits s'inspirant de ce même univers ont vu le jour, sous forme de bande dessinée (Wakfu, Pandala) ou de manga (Dofus et ses dérivés).
Il y avait là un virage à négocier pour prendre plus d'ampleur. En passant par l'édition de blogueurs célèbres (Maliki), en révolutionnant les genres (Mutafukaz, Tank Girl, Freaks' Squeele), en s'essayant sur des formats rigolos (Macchabée strips), ou en permettant la mise en image de véritables merveilles (Le trop grand vide d'Alphonse Tabouret), Ankama est parvenu en seulement quelques années à se faire une place dans le milieu. Ils s'essaient même maintenant à la jeunesse (Atlas & Axis, Ramayana) et n'hésitent pas à aller chercher aussi du côté du pays du soleil levant (Hitman, Soil).
Du coup, il arrive parfois qu'on regarde un bouquin et qu'on se demande " C'est chez qui ? ", pour finalement constater que " Ankama ? Tiens donc ! "
Certes, cela ne les empêche pas de faire des erreurs aussi (mais avec la sur-production actuelle, rien de bien anormal). Bref, une maison d'édition en plein boom !

Le livre dont je vais vous parler n'a pas grand chose à voir avec Maliki, pas plus avec Mutafukaz (et encore moins avec Dofus)... quoique...
Figurez-vous que Marion Montaigne a suivi un peu le même parcours que Souillon/Maliki, à savoir tenir un blog dont les strips seront ensuite édités chez Ankama (non non, Marion Montaigne n'a pas travaillé chez Dofus, elle).
Une ressemblance avec Mutafukaz ? La mise en image de nombreuses armes à feu peut-être ? Mais ça s'arrête là.

Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même) condense de nombreuses notes de blog certes, mais il propose surtout à ceux qui n'auraient pas eu l'occasion de le suivre (comme moi qui ne suis presque aucun blog d'auteurs par exemple) de découvrir tout le travail de documentation et d'information de Marion Montaigne sur diverses choses (importantes ?) de la vie.
Chaque chapitre/billet nous invite à démonter les préjugés qu'on pourrait avoir sur tel ou tel sujet. Le tome 1 oppose par ailleurs la science et le cinéma. Le sabre laser des Jedis, les inventions de Minority Report, les blessures par balle... : trucage avéré ou scientifiquement plausible ?
Je ne vous cache pas que c'est généralement le premier cas qui l'emporte. L'auteure parvient à nous démontrer, force de documentation et enrobée d'une bonne dose d'humour, qu'il ne faut pas croire tout ce qu'on nous dit, démontant point après point tous les clichés du genre.
Je vous invite par ailleurs à visiter le blog de Tu mourras moins bête si...
- ma chronique vous a donné envie de voir ce que ça donnait.
- vous avez déjà lu l'album et que vous n'avez pas envie d'attendre pour lire la suite.
- vous voulez apprécier tout le travail documenté et visionner les sources sur lesquelles s'appuie Marion Montaigne pour élaborer ses études. Ce qui je ne vous le cache pas, m'est paru tout à fait intéressant.

Bref, Tu mourras moins bête n'est pas vraiment une BD comme les autres. Avec un dessin simple, sans fioritures, et simplement rehaussé d'une petite touche colorée type aquarelle, l'auteure nous porte dans ses démonstrations scientifiques. Un album qui vous permettra de passer un bon moment, mais aussi d'apprendre plein de choses utiles et futiles, mais toujours rigolotes... avec la Professeure Moustache bien entendu !

À noter que l'album fait partie de la sélection officielle d'Angoulême 2012.




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Tome 1 : \\" La science, c\\'est pas du cinéma ! \\"

Année d'édition
2011

Tome 2 : " Quoi de neuf, Docteur Moustache ? "

Chronique du 24/01/13

Je vous avais parlé il y a quelques temps de cet album pseudo-scientifique décalé qui osait comparer, et avec beaucoup d'humour, la science et le cinéma. Marion Montaigne récidive avec le tome 2 de Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même), sauf que cette fois il est plutôt question de biologie (et de sexe).
L'humain se dévoile donc aux investigations de l'auteure, toujours très documentée, et exhibe ce petit microcosme que sont les microbes, bactéries, virus et tout le gratin !


« Dans ton cas, Paulo (et dans le mien), on est tombés sur un système immunitaire un peu nerveux.
_ LA FERME !
_ Voire allergique.
_ On t'expulse demain ! Par voie nasale si le juge est sympa ! Sinon, c'est voie rectale ! Ha Ha !
»

Ce qui est intéressant dans le travail de Marion Montaigne, c'est sa façon crue et drôle de parler de choses vitales et instructives qui par essence, pourraient être chiantes à lire. Enfin personnellement, j'ai jamais été enthousiasmé par les cours de sciences naturelles à l'école... mais là au moins on rigole, et on apprend quand même.
Néanmoins, puisque je reconnais que la biologie n'est pas ma tasse de thé, je dois également avouer que je ne me suis pas autant amusé durant cette lecture que pour le premier tome de cette série (qui parlait cinéma, oui je sais, je suis pas un gars sérieux).
Moins ludique, dans une ambiance crade tout du long (rapport aux bactéries, tout ça...), l'auteure fait quand même quelques pauses sexuelles bienvenues (pour l'audimat) qui permettent de s'aérer un peu le cerveau.

Certains épisodes m'ont fait penser à Il était une fois la vie. Vous vous souvenez de ce super dessin animé des années 80, où la milice des globules blancs pourchassaient les envahisseurs microbes ?
On est à peu près dans la même veine ici. Sauf que Marion Montaigne ne prends pas de pincettes pour expliquer les choses, c'est gore mais en même temps, c'est pas du tout le même public ^^

Le dessin de Marion Montaigne est toujours simplifié à l'extrême, bien adapté pour une publication de blog (vif, représentatif, permet une mise en scène rapide et efficace) mais pas forcément pour être relié en bande dessinée je trouve. Je m'en lasse vite en fait. Et j'aimerais bien voir l'auteure sur un autre style, histoire de...

Franchement moins emballé par la lecture de ce tome 2, je me demande quand même si cette sortie vaut une nomination dans la sélection d'Angoulême cette année encore (le tome 1 ayant été nommé dans la sélection 2012) alors qu'il y a tant d'absents qui l'auraient amplement mérité...


Une lecture plaisante et instructive mais pas extraordinaire.
La bonne surprise de ce bouquin étant de constater qu'on avait un cyberpote désormais célèbre :

« Prof Moustache...
_ Patrick ! Appelle-moi PaKa !
_ Parka ?
_ Nan. PaKa.
»

C'est lui qui nous en a parlé, nous n'avions pas fait le lien à la maison, mais nous comptons bien une star dans notre équipe k.bd : PaKa !
D'après les remerciements de l'album, il a donné plein de photos d'épiderme au Prof Moustache. Et il s'amuse à faire des recettes de gras pour voir l'effet des crèmes dessus. Personnellement je mangerai pas à sa table... quand bien même il serait recommandé par le précieux guide ! ^^
Et vous ?

« Le nappage de hexylresorcinols a bien éclairci le crumble de mélanocytes. Mais il a complètement cramé l'épiderme. C'est pas bon, ça ! C'est foutu pour l'étoile Michelin.
_ Tu mérites même pas le flocon.
»


D'autres avis : PaKa, Zaelle

Roaarrr Challenge
- Prix du public Cultura - Angoulême 2013




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Tome 2 : " Quoi de neuf, Docteur Moustache ? "

Année d'édition
2012