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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Bêtises de Xinophixerox (Les) Tony Sandoval (s)(d) PAQUET

Chronique du 21/12/12

Xinophixerox est un petit démon aux allures sympathiques. Tellement sympathiques qu'on pourrait croire qu'il est mignon, qu'on peut le caresser, ou pourquoi pas jouer avec lui.
Mais Xinophixerox a de grands projets, et il compte bien les mettre en pratique pour se faire une place dans le panthéon des grands démons, qui le considèrent tous comme un être ridicule, idiot et insignifiant.
Le petit diable deviendra grand... et ça risque d'en surprendre plus d'un !

Xinophixerox, voilà un nom peu singulier pour un démon. Ne vous amusez pas à l'écrire trop vite, à moins d'être aussi expérimenté que moi, vous vous emmêleriez les pinceaux. Xinoquoi ? Bon, passons !
Non mais sérieusement, je l'adore ce petit nom moi. Et avec un titre comme celui-là on s'attend peut-être à un contenu guilleret, gentillet, tout ça. Mais ce serait tout de même mal connaître Tony Sandoval et ses récits toujours surprenants et surnaturels. Pour le coup, je me demande quand même s'il n'a pas lu trop de romans d'H.P.Lovecraft et qu'il n'est pas atteint d'un syndrome de Tentaculophilie exacerbée.

Car sous les airs tous mignons de cette ridicule créature aux aspects d'un cachalot volant dans les airs grâce à ses petites ailes de chauve-souris se cache un monstre d'une noirceur insondable.
On parle de bêtise mais il tue quand même des gens à tour de bras (inutile d'essayer de vous attacher à un personnage à part bien sûr Xinophixerox lui-même, vous seriez déçus), avec l'aide de son machiavélique plan totalement sournois et imprévisible.
Lui-même ne se rend peut-être pas bien compte de qu'il fait. C'est un jeune démon, un moins que rien et là haut, personne ne le croit capable de rien. Peut-être se dit-il qu'il va faire une bêtise, comme un enfant, sans savoir tout le mal qu'il va causer. Et puis ensuite, voyant qu'il gagne en estime, il va s'enorgueillir de sa réussite, aussi dégueulasse soit-elle (ce qui est complètement injuste, mais les démons sont réputés pour être injustes) !
Bref, j'ai beaucoup aimé ces bêtises d'enfant démon, confrontant l'innocence et la monstruosité.

Côté dessin, c'est du très très bon Tony Sandoval. Il nous dépeint des paysages magnifiques, levant dans le ciel d'obscurs nuages de Lavis annonçant comme la fin du monde pour tous ces pauvres hères sous le joug de Xinophixerox (allez, encore quelques uns et vous saurez le prononcer sans postillonner).

C'est peut-être l'album que j'ai préféré parmi les sorties de l'année de l'auteur, malgré un bon Doomboy. Je le classe dans le haut de la pile, avec Le cadavre et le sofa.
Une histoire onirique dont seul Tony Sandoval a le secret :)




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Année d'édition
2011

Flipbook

Chronique du 21/12/12

Un petit flipbook était donné à l'achat de la bande dessinée (enfin donné est un bien grand mot, n'oublions pas que la BD en elle-même coûte 20 €).
C'est toujours amusant un flipbook, si bien qu'à la fin les pages sont vite un peu cornées, parce qu'on aime bien se refaire le film de l'histoire plusieurs fois pour bien voir toutes les séquences.

Ça n'apporte pas grand chose de plus à l'histoire, mais c'est rigolo :)
L'occasion de voir Xinophixerox une fois de plus à l'action.




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Flipbook

Année d'édition
2011

Cadavre et le sofa (Le) Tony Sandoval (s)(d) PAQUET

Le cadavre et le sofa

Chronique du 07/12/10

C'est les vacances. Mais depuis quelques temps, les autres enfants, d'habitude si turbulents, restent cloitrés chez eux. Peut-être la faute à ce tragique événement, depuis que Christian a disparu...
Alors Polo reste la plupart du temps dehors, à flâner... à regarder les choses incongrues comme ce robinet qui ferme mal et qui déverse ses goutes régulièrement sur le sol. C'est là qu'il fait la rencontre de Sophie...

Tony Sandoval, je l'ai découvert avec Nocturno. J'avais bien aimé le premier album. Un peu moins le second. J'ai ensuite été très déçu par Un regard par-dessus l'épaule, dont le scénario n'était heureusement pas de lui.
Son dessin est très atypique. Je dois avouer que j'ai préféré celui encore plus en rondeur du présent album, pourtant antérieur. C'est peut-être dû au récit, un poil plus tendre que Nocturno ?

Car Le cadavre est le sofa est une histoire d'amour. En fait, c'est un peu plus que ça, c'est une amourette d'été, passagère, furtive et forte. C'est la saveur de la découverte, c'est aussi le frisson de la première fois et l'insouciance de l'adolescence.
Les personnages sont tantôt troublants ou attachants. On se prends d'affection pour eux.

Mais ce n'est pas que ça... oh non, ce serait bien trop simple ! Il y a bien ce sofa, mais il y a aussi ce cadavre ! Un cadre certes un peu glauque pour une amourette. Il y a quelque chose d'étrange, d'ambigu, qui plane autour de chaque scène.

Bien sûr, on trouve des explications à la fin. C'est le dénouement. On fait le parallèle entre les angoisses du garçon et ses cauchemars. Les peurs d'un gamin qui se cherche encore. Cette sortie de l'enfance vers l'âge adulte imagée...
Mais il reste encore un petit quelque chose de fantastique qu'on ne saurait expliqué... et si la frontière entre le rêve et la réalité était plus étroite qu'il n'y paraît ?

En bref, j'ai été charmé par le dessin de l'auteur, qui m'a (re)conquis, plein de tendresse et de poésie. Et j'ai également été surpris par la teneur du scénario, mêlant les genres, osant les choses.
À ne pas mettre dans les mains des plus jeunes, mais... à découvrir :)




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Le cadavre et le sofa

Année d'édition
2007

Doomboy Tony Sandoval (s)(d) PAQUET

Chronique du 26/10/11

D est un adolescent à la mèche rebelle. Amateur de Métal avec ses potes Spaghetti et Sepelium et guitariste moyen à ses heures, il semble plutôt désabusé alors qu'ils vont ensemble voir le concert de ce fameux Trevor que tout le monde adore.
Alors qu'il coupe par son raccourci habituel en rentrant chez lui le soir, le vent, farceur, s'emmêle dans ses pieds et le déstabilise... le premier d'une longue série de phénomènes climatiques étranges. À peine rentré à la maison, sa mère lui apprend le décès de sa copine Anny.

Doomboy est l'un des deux derniers des albums de Tony Sandoval de ce mois de septembre 2011, avec Les échos invisibles qui paraissait exactement en même temps. S'il est uniquement scénariste sur le second, il est bien auteur à part entière sur Doomboy, avec une thématique toujours commune, et chère à Tony Sandoval, qu'est la mort.
Déjà dans ses albums précédent, que ce soit Le cadavre et le Sofa ou Nocturno, elle était bien présente.
Mais Doomboy c'est aussi et surtout un récit qui nous amène dans le monde du Métal. D'ailleurs, il s'intègre dans le même univers que Nocturno puisqu'il est question, lors d'une discussion anecdotique entre adolescent, du légendaire Seck - qui rappelons-le, jouait de la guitare comme un dieu avec ses six doigts.
L'intérêt de cet album réside dans la transformation de son héros, qui devient au fil du récit le fameux Doomboy. Ainsi ce petit guitariste de troisième zone se retrouve transcendé par son amour perdu et laisse exploser toute sa rage et sa passion dans sa guitare, le seul moyen qu'il a pour s'exprimer.

Pour développer son récit, Tony Sandoval se sert de nombreux éléments fantastiques qui viennent déborder dans la réalité, comme il l'avait fait sur Nocturno. Si bien qu'on se demande parfois si tout cela est bien vrai, quelle part de vérité se cache dans un nuage ou chez cette petite fille vendeuse d'étoiles (et de rêve ?).
Une histoire Rock'n'roll pleine de mélancolie, d'évasion et de détresse. La musique a cela de bon qu'elle permet d'extérioriser ce qu'on a de plus profondément coincé dans le cœur. Quoi de plus expressif que les traits de Tony Sandoval pour exprimer cette explosion de sentiments ?

Si le récit développe un message fort, j'ai aussi trouvé qu'il s'éparpillait parfois plus que nécessaire.
Le personnage de Spaghetti par exemple - mais où va-t-il chercher ses noms ? - une grande baraque à muscles fan de Métal, est homosexuel. On a l'impression que l'auteur souhaite dire quelque chose (que l'homosexualité touche tout le monde ?) mais il ne donne pas suffisamment de profondeur à son personnage. De même, c'est une certaine Mina qui vient raconter l'histoire pour mieux servir la sienne. Mais j'ai trouvé que ses interventions cassaient bien souvent le rythme de la narration, alors que les sessions musicales de Doomboy, illustrées magnifiquement par ces vibrations qui sortaient des tripes sur tonalité d'orages, suffisaient à elles-mêmes.

Je ne voudrais pas rester sur une mauvaise note pour clore cette chronique, alors que j'adore le travail de Tony Sandoval et qu'il y a des choses tellement bonnes dans cet album. Alors laissons Doomboy s'exprimer un peu :
_ Tu te rappelles d'Anny ? Ben c'était ma meuf. Ben elle est morte. C'est arrivé il y a genre quatre mois, alors je souffre un peu moins maintenant. C'est juste que de temps en temps j'ai pas envie de causer.

OK D, c'est pigé ! Je me tais moi aussi du coup, juste le temps de vous dire que si vous avez aimé Nocturno, foncez sur Doomboy, vous devriez accrocher aussi !




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Année d'édition
2011

Nocturno Tony Sandoval (s)(d) PAQUET

Tome 1: "Première partie"

Chronique du 16/05/09

Seck est un jeune garçon. Depuis la mort de son père, il est recueilli par son oncle, mais il est mal dans sa peau : Le fils de son oncle, Samuel, le persécute et le fait passer pour un voleur pour financer ses escapades. Et puis il y a ces rêves étranges, ou peut-être n'en est-ce pas vraiment ? Il voit des morts !

Quand je me suis rendu en librairie et que je suis tombé sur le second opus de Nocturno, j'ai de suite été séduit par l'ouvrage. Un petit livre à l'aspect cartonné, avec des angles ronds, un papier un peu glacé et une image de couverture détonante, inquiétante aussi.
Et puis en l'ouvrant, il y a le graphisme, les traits changeants, les couleurs. On a envie de le lire et de découvrir ce que l'histoire cache. Mais voilà, j'ai dû attendre un peu et commander le tome 1 pour commencer.

Maintenant que je l'ai lu, mon engouement est confirmé : ce livre est une bonne découverte, même si l'histoire est sombre, tragique, et déroutante.
Le gamin voit des morts, il est persuadé de parler avec son père, qui l'aiguille dans sa vie.
Maintenant, c'est une véritable œuvre psychologique, qui pour moi dresse le portrait d'un schizophrène, ayant reçu un gros choc à la mort de son père.
Derrière ça, il y a aussi une histoire tragique : un concours de rock qui aurait pu le réconcilier avec la vie. Mais la mort de son ami Rojo l'a finalement fait basculer à jamais.

Chronique du 16/05/09

Après une grosse période sans trop de BD parce qu'on avait beaucoup de boulot, Jérôme revient d'Oscar Hibou avec une très grosse commande (principalement du manga), dont ça. Au début, il me dit : "J'ai acheté un nouveau truc, Nocturno", ce qui, au passage, ne me fait ni chaud ni froid.
Et puis finalement, tout à l'heure, il me déballe ses achats, et là je vois ces deux bouquins (les deux tomes, je n'ai pas encore lu le 2 à l'heure qu'il est). Je le dis franchement, au premier abord j'ai craqué sur le dessin, sur le format, sur la qualité du papier, sur les différents graphismes qu'on peut y trouver en feuillant simplement le livre.
Alors je suis allée m'asseoir machinalement dans un fauteuil, et j'ai commencé à lire. Je devais vraiment en avoir envie, et être en gros manque de lecture BD, car les premières pages, j'ai vraiment eu du mal, le graphisme est morbide en noir et blanc. Et puis on a passé l'introduction, et là, je suis restée scotchée. Si je dois définir cette BD en 1 mot, c'est "puissant". Une histoire et un graphisme qui vous scotche à votre chaise. Et si je ne savais pas qu'il y a un tome 2, je dirais que c'est un oneshot. L'histoire se tient complètement, la fin pourrait en être une. Même si on ne sait pas tout, même si plein de choses nous dépassent, elles pourraient continuer à nous dépasser. L'esprit obscur du bouquin rend notre ignorance naturelle, on est de toutes façons dans un univers qui nous dépasse.
Mon seul bémol, c'est que mon côté conventionnel a du mal avec les lunettes de Karen...


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Tome 1: \\"Première partie\\"

Année d'édition
2008

Tome 2: "Deuxième partie"

Chronique du 17/05/09

Seck a disparu, happé par les abysses après la bagarre sur le pont. Karen pleure celui qu'elle aimait. Et les assassins de Rojo sont arrêtés. Pendant ce temps, Nocturno erre dans la forêt, est-il mort ?

Suite et fin de la série.
Eh bien ce second tome m'a déçu ! Voilà une entrée en matière un peu fracassante, mais l'album n'est pas non plus si mauvais, loin de là.
Si le dessin et sa colorisation sont toujours une aussi belle réussite, j'en attendais mieux du scénario. En fait, l'histoire garde cet aspect fantastique qu'elle a depuis le départ, mais je trouve qu'elle ne nous surprends pas assez. Elle reste dans sa ligne directrice et ne la quitte pas.
Nocturno est donc un peu fou, certes, mais ce n'est qu'une fable. Une histoire qu'on raconte au coin d'un feu pour égayer les soirées, mêlant un peu de surnaturel avec un fait réel pour lui donner plus d'impact.
C'est du moins la sensation que j'en ai après avoir refermé le livre. Pourtant, Tony Sandoval a sorti là un joli bébé, mélangeant sans ménagement le réel, le subconscient de Seck et une légende ancienne.
Il y a du rythme, il y a une ambiance un peu oppressante, un graphisme soigné et agréable... mais je trouve qu'il manque un petit quelque chose.
Peut-être est-ce seulement moi qui m'attendais à un bouquet final un peu plus noir.




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Tome 2: \\"Deuxième partie\\"

Année d'édition
2009

Regard par-dessus l'épaule (Un) Pierre Paquet (s), Tony Sandoval (d) PAQUET

Un regard par-dessus l'épaule

Chronique du 15/03/10

Pepeto est un petit garçon de onze ans. Comme il passait devant le magasin de farce et attrape où il n'avait jamais osé entrer, il se décide cette fois de franchir le pas et d'acheter ses premiers pétards. En rentrant chez lui, à pas feutrés pour ne pas se faire prendre par sa mère, il voit une statue bouger... voulant la rattraper, il passe au travers du mur et se retrouve enfermé dans un monde parallèle...

J'ai trouvé cette bande-dessinée moins sombre et surtout moins prenante que celles que je connaissait de Tony Sandoval. Mais cela vient probablement du scénario qui pour une fois, n'est pas de lui, mais de Pierre Paquet. Ce dernier n'en est vraisemblablement pas à son premier exercice en tant qu'auteur, mais c'est la première fois qu'il pose son nom sur une œuvre, qui je pense, lui tient vraiment à cœur.

Dans celle-ci, nous suivons les pas d'un jeune garçon dans une quête initiatique intérieure. Au départ, on se demande s'il rêve ou fait un cauchemar, mais on ne croit pas vraiment à un monde fantastique derrière un mur... il y a quelque chose de trop profond dans le récit, de cohérent en somme.
C'est une véritable introspection, avec la figure emblématique du père et tout ce qu'elle symbolise... la transmission d'un savoir, le recherche du père, l'évolution dans la vie, l'endossement des responsabilités... le discours du jeune garçon est plutôt mature pour son âge.
On ne saura en revanche qu'à la fin le message qu'a voulu faire passer l'auteur dans ce livre.

J'ai pas trouvé le scénario fantastique, malgré tout. J'ai pas été profondément emballé. Ça se laisse lire sans être folichon, heureusement : c'est joliment dessiné.




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Un regard par-dessus l\\'épaule

Année d'édition
2010