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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Alice au pays des singes Tebo (s), Nicolas Keramidas (d), Nob (c) GLÉNAT

Chronique du 11/11/12

« Mais qu'est-ce que je fiche ici ? »

C'est bien là la première question que se pose Alice du haut de son... arbre ? À peine le temps de se demander comment elle a pu arriver là que des singes l'assaillent et lui font peur : elle tombe dans la vide.
Heureusement, les singes sont taquins mais pas méchants. Ils retiennent Alice avant qu'elle ne se cogne contre le sol. Ouf ! Il était temps...

« Mais... mais... Arrêtez de regarder sous ma jupe, malotrus ! »

Ah mais cette petite Alice là a du caractère. Et si tout le monde la prend ici pour Tarzan (vous savez, le bonhomme de la jungle au cri tonitruant et au slip léopard), elle voudrait surtout rentrer chez elle, au pays des merveilles...

Pour retrouver son chemin, s'ensuivra un véritable parcours du combattant, aux côtés d'Eddy le Mandrill et à la poursuite du wizi jaune (vous vous demandez sûrement quel rapport il y a avec un piaf, c'est juste qu'il aime mâcher l'écorce d'apicète ^^). Une fuite en avant vers l'inconnu et l'aventure avec un tigre « roi de la jungle » (un cousin pas si éloigné de Scar) qui colle aux basques comme un crocodile qui suit à l'oreille le Capitaine Crochet.


Alice au pays des singes est un album jeunesse qui fait du bien, beaucoup de bien ! Les petits comme les grands en sortiront enchantés, des étoiles pleins les yeux.
Tebo (Captain Biceps), Nicolas Keramidas (Luuna, 1 an - 365 dessins) et Nob (Mamette) ne se contentent pas de raconter une histoire banale, ils se jouent des univers Disney (Alice au pays des merveilles, Le livre de la jungle, mais aussi Le roi lion et bien d'autres) et mélangent tout ça avec une grande réussite.
D'ailleurs, on a l'impression avec cette bande dessinée qu'ils sont vraiment sur la même longueur d'onde tellement l'alchimie entre texte, dessin et couleurs fonctionne bien. On savait déjà que Keramidas et Nob étaient amis (pour de vrai dans la vraie vie), ils avaient même réalisés un projet commun (12 mois chrono) dans lequel ils réalisaient un dessin à tour de rôle chaque jour pour former une histoire complète sur un mois.
Tebo complète à merveille ce trio et propose à Keramidas un terrain de jeu à sa mesure, dans lequel il expérimente à chaque nouvelle case.

« _ Derrière moi, Alice... Que je le gun !
_ Que je le quoi ?
_ Que je le flingue ! »


Si le récit de Tebo est débordant d'humour et de fraîcheur, avec des mots et un langage typé « cité » qui font mouche (désolé mon Capitaine), que dire du découpage de Nicolas Keramidas ?
Dès la seconde planche, il donne de la hauteur à son petit personnage dressé sur sa branche avec une case qui n'a rien à envier à l'audace d'un Andreas. S'ensuivent quelques doubles pages magiques où nous devons nous amuser à suivre le cheminement des protagonistes. Certaines ne sont pas sans nous rappeler d'ailleurs Le trop grand vide d'Alphonse Tabouret. Bref : un délice ludique pour les yeux.

Un scénario surprenant accompagné d'un découpage audacieux, d'un dessin dynamique et de couleurs pleines de vie (mais qui est cette Laurence qui a aidé Nob à la couleur ?). On peut dire que les auteurs ont bien travaillé, et qu'ils nous on gâtés !


Pour conclure en chanson, un petit clin d'œil pour Loïc Clément :

« _ Connais-tu cette chanson ? Celle du poney rose polisson ?
_ Oh ! Je crois bien que non ! Ce poney rose polisson, était-il gentil et mignon ?
_ Ouiii ! C'était un formidable compagnon !
_ Un compagnon à vous ? Wou !
_ À moi, à toi, à vous... À noooous ! Wou ! Wou ! »

Chronique du 11/11/12

Alice au pays des merveilles vous visualisez ? Petite anglaise blonde et de bonne famille, élevée non pas au grain, mais au thé, qui court après les léporidés albinos. Déjà qu'elle a l'air vachement paumé dans son pays des merveilles, alors je vous laisse imaginer le décalage quand elle se retrouve larguée en pleine jungle africaine...
Et bien vous pouvez facilement imaginer qu'Alice au pays des singes est tout simplement tordant, et vous avez raison.

Cruche et naïve, elle n'est clairement pas dans son élément (bien que son comportement évolue au contact de son nouvel ami) et se ferait bien vite bouloter par un serpent, une plante carnivore ou... un tigre jaloux, si Eddy le mandrill (en tous points son contraire) n'était pas là pour lui sauver les fesses. Eddy, son franc-parler, sa gastronomie délicate, sa morale approximative, son gun...
Oui parce que bon, ce n'est pas parce qu'on a quitter le pays des merveilles qu'on est dans une jungle tout à fait normale : les singes parlent, utilisent les outils de la civilisation (lunettes, chapeaux, « guns », livres et chaudrons) et pilotent des avions.

Bref, cette bande dessinée, originellement destinée à la jeunesse, est suffisamment efficace pour être lue à tout âge sans avoir l'impression de lire un livre pour enfant. Il faut dire que le casting laisse rêveur : un scénario de Tebo, des illus' de Nicolas Keramidas, des couleurs de Nob... non vraiment y'a rien à redire.
Du dessin et de la couleur, on retiendra d'ailleurs une technique qui nous vient du dessin animé. Elle consiste à apporter un soin tout particulier au décor et à rester très sobre sur les personnages afin de mieux les faire ressortir (explication donnée par Bertrand Hottin lors de sa visite à Lacanau, soyez jaloux).
A propos de la mise en page, je trouve personnellement que le sens du récit est ici parfaitement maîtrisé. Quelques pages entières, voire quelques doubles pages, n'hésitent pas à rompre avec le rythme très classique des cases lorsque la situation s'y prête, et j'aime la façon dont les auteurs se sont appropriés la notion de séquentiel. Bon certes rien d'innovant, cette BD ne révolutionne pas le genre et d'autres l'ont fait avant eux, mais c'est fait de façon fort à propos.

Une très bonne lecture !


D'autres avis :
Zaelle, David Fournol, Zorg, Album Bordeaux


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Année d'édition
2012

Mamette Nob (s)(d) GLÉNAT

Tome 1: "Anges et pigeons"

Chronique du 06/01/08

Mamette est un petit bout de grand-mère qui surfe sur la retraite comme un jeune skater. Se décidera-t-elle à grandir un jour ?

Les aventures de Mamette et de ses copines du 3ème âge sont tout sauf une histoire montrant le côté décadent de la vieillesse. Bien au contraire, les nombreux strips qui composent l'album sont drôles et pourtant reflètent bien la vie quotidienne, les problèmes (et les abus ?) des papis et les mamies qu'on côtoie tous autours de nous :)

D'abord il y a Mamette, une grand-mère de petite taille et au grand cœur.
Mlle Pinsec est l'opposé de Mamette, très grande et voutée, qui fais peur aux enfants (sûrement parce qu'elle n'en a jamais eu) et critique toujours tout :)
Mme Vidal, la mamie hypocondriaque par excellence, qui ne cessera de nous faire rire (surtout à la pharmacie).
Et bien d'autres encore, des mémés sourdes aux fans de Monopoly ;)

Chronique du 02/04/13

Anges et Pigeons... Avec un titre comme ça, c'est forcément un livre pour moi ! Un titre en tout cas très tendre qui donne déjà un bon aperçu de l'ambiance.

Mamette, c'est un grand vent de fraicheur. Drôle, aimable, poétique et rêveuse, petite et ronde, elle tranche avec son amie Mlle Pinsec, sèche, râleuse et terre à terre, grande gigue osseuse. Elle nous fait entrer à petits pas dans le monde de la vieillesse. Un monde pas si sinistre finalement, quand on le regarde avec les yeux de cette petite mamie. Bon tout n'est pas toujours rose : les problèmes de santé, une vie associative chaotique, un fils distant. Mais la vie est faite de petits riens qui font que Mamette la prend toujours avec le sourire : les gâteaux, les pigeons, les journées de ménage et la présence de Maxou.

Les rondeurs (jusqu'au chignon) contribuent à donner à ce petit bout de bonne femme une figure enfantine. Avec elle, la vieillesse devient radieuse et gaie. Et pourtant, Nob met aussi sur le tapis toutes les difficultés de nos personnes âgées aujourd'hui : la solitude et l'oubli des familles, la mort au quotidien, la santé, le décalage culturel et technologiques avec les jeunes générations... Si tout ça est montré avec beaucoup d'humour et de finesse, ça ne résonne pas moins comme une réalité sociale. Ça fait partie de ces petites contradictions qui font de Mamette un titre incontournable : c'est drôle, mais c'est pertinent. C'est pour les enfants, mais ça parle encore plus aux grands. C'est de la fiction, mais c'est tellement vrai ! C'est innocent, mais ça fait réfléchir.
Dans chacune des personnes âgées qui apparaissent, on retrouve un « petit vieux » qu'on connait bien, avec ses travers et ses qualités. Et dans les défauts de personnages plus jeunes, c'est notre propre médiocrité que l'on retrouve.


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Tome 1: "Anges et pigeons"

Année d'édition
2006

Tome 2: "L'âge d'or"

Chronique du 10/01/08

C'est les vacances d'été pour Maxou, et sa mère doit partir en formation pendant un mois. Mamette hérite donc de la garde du garnement, un rôle qu'elle prend très à cœur, et qui n'est pas sans lui rappeler le temps où elle s'occupait de son fils... à l'inverse, Maxou à l'impression de vivre un véritable cauchemar, qui lui laissera sans conteste d'excellents souvenirs.

Le second tome de notre mamie héroïne ne perd pas de sa saveur, et ça c'est un excellent point positif. Qui a dit que la vie de retraité était triste ? :)
Même si l'histoire est plus axée sur la garde de Maxou, on retrouve tous les personnage qui ont fait le charme du premier volume.

A l'inverse de Lou, jeune fille débordante de vie, Mamette est le petit bout de grand-mère qui sait apprécier la retraite !



Roaarrr Challenge
- Prix Ligue de l'enseignement pour le jeune public - BD Boom 2008


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Tome 2: \\"L\\'âge d\\'or\\"

Année d'édition
2007

Tome 3: "Colchiques"

Chronique du 29/08/09

Mamette s'occupe de Maxou, le club joue au Monopoly, Mlle Pinsec est désagréable (mais marrante quand même), Ginette est sourde comme un pot, Mme Vidal est malade... finalement, tout est à sa place !

Dans ce tome, Mamette est partagée entre la compagnie de son fils, pour qui elle cherche un emploi et une femme (à sa façon, qui n'est pas spécialement appréciée de l'intéressé), et de Maxou, qu'elle adore garder. Lui aussi il l'aime bien à la Mamette, même s'il ne le montre pas forcément.

Un nouvel opus toujours dans le même esprit. On aime toujours les sketches de mamie avec ses gros clichés : comment se servir d'un téléphone portable ; le choc des générations...
Mais je reste un peu sur mon idée de l'album précédent : il n'y a plus l'effet "nouveauté", et j'ai un peu de mal à apprécier autant que le premier volet de la série.
J'aime bien quand même hein !




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Tome 3: \\"Colchiques\\"

Année d'édition
2008

Tome 4 : " Entre ciel et terre "

Chronique du 01/04/13

Mamette, c'est ce petit bout de mamie qui surfe sur la vieillesse comme un gamin qui s'amuserait sur un skateboard, le vent dans les cheveux sans se soucier des petits tracas de la vie de tous les jours.
C'est justement parce que cette mamie-là est tout ce qu'on aime des mamies qu'on adore Mamette. Elle apporte ce petit brin de soleil qui laisse à penser que la vie nous réserve toujours de belles surprises pour qui sait en profiter.

Mamette est en quelque sorte le grand œuvre de Nob et l'un des fers de lance de la collection Tchô ! Avec cette série, mais aussi l'excellent spin-off sur la jeunesse de Mamette (Les souvenirs de Mamette), il donne du liant à son personnage et le rend particulièrement attachant.
Chaque album est un peu une bouffée d'oxygène qui nous rapproche de nos aïeuls et qui nous fait les aimer (et pour ceux qui ont la chance d'avoir une grand-mère aussi géniale que la mienne, de leur offrir avec joie les albums de cette série). Des albums tellement plein de vie qu'ils nous font redouter le jour où Nob décidera d'y mettre fin...


« Finalement, sait-on de quoi il est mort ?
_ Bah. La vieillesse... la solitude... l'ennui... La vie, quoi.
_ Quand même... vous auriez fait un joli couple...
»

Le 4ème tome de Mamette a pour moi quelque chose de terrible.
Dans les albums précédents, et notamment par le biais des ami(e)s de Mamette, il est question des petits tracas de la vieillesse. Mais jamais il n'avait été aussi tristement décrit que la vieillesse marquait aussi la fin de vie... Non pas que ce tome-là soit triste, il ne l'est pas vraiment, mais il dégage une incroyable humanité.
J'ai été très touché par la disparition de Théodore Bruneau, le papi qui était secrètement amoureux de Mlle Pinsec. Justement parce qu'il est parti trop tôt (comme toujours), sans avoir pu/su avouer sa flamme. Il faisait parti des symboles qu'on appréciait dans les opus précédents. Un personnage qui nous quitte et qui nous permet de suivre une nouvelle histoire, qui là encore, apporte son lot de tendresse et de compassion.

« J'ai l'impression de vous avoir déjà vu...
_ Camille Desplanches, de la Comédie Française. Peut-être avez-vous eu l'occasion de m'applaudir en 1973 dans " Le Cid ", du grand Corneille ? Nous avions fait un trriomphe à Paris !
_ Je sais ! La publicité pour les surgelés, c'est vous, non ?
_ Oui, oui... Aussi...
»

Sur les traces du passé de Théodore Bruneau, nous faisons la connaissance de Camille Desplanches, ancienne gloire de la Comédie Française mais surtout connu aujourd'hui pour ses publicités sur les surgelés (sic). Mamette va tomber sous le charme de ce personnage haut en couleurs dont la poésie donne du corps à chacun de ses mots.
Un personnage touchant par sa sympathie mais aussi par la maladie qui le guette.

Et dans le même temps, le fils de Mamette traverse avec grand peine la crise de la cinquantaine, marquée par la perte de son emploi et un délicat retour à la maison.

Entre souvenirs et retour du printemps, cet album de Mamette nous en met plein les mirettes et nous rappelle combien la vieillesse peut être à la fois belle et cruelle, et réserver bien des surprises.


« Si je croyais en Dieu, je serais heureux de rêver au jour où je verrai dans le ciel un ange en robe blanche. »

Spéciale dédicace à ma grand-mère que j'aime, à mon grand-père qui ne se souvenait plus de toutes les bonnes recettes de gâteaux que j'adorais manger, à mes grands parents partis trop tôt.




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Tome 4  : " Entre ciel et terre "

Année d'édition
2010

Souvenirs de Mamette (Les) Nob (s)(d) GLÉNAT

Tome 1 : "La vie aux champs"

Chronique du 04/03/10

Marinette est amenée par sa mère à la ferme de Pépé et Mémé. Elle devra y rester quelques temps et découvrir les joies de la campagne.
Les premières expériences ne sont pas forcément joyeuses, mais de jour en jour, Marinette prend le goût de cette vie aux champs, elle découvre et elle apprend !

Cet album résume l'enfance de Mamette, notre grand-mère préférée, toujours mise en scène par son "papa" Nob. Étant donné son tempérament dans Mamette, on se doutait bien qu'on ne s'ennuierait pas en lisant "les souvenirs de Mamette".

Ce premier tome aborde son arrivée chez les vieux, et ses rapports avec eux. Au début, c'est difficile, il y a l'appréhension du lieu, l'absence des parents, la confrontation avec les inconnus et le travail à la ferme. Mais Marinette oublie bien vite tous ces soucis et ne voit rapidement plus le temps passer.
Elle se fait d'ailleurs une grande amie : Biquette, sa chèvre préférée, qui ne la quitte pas d'une semelle :)

Il y a aussi ce personnage de "Tatan Suzon" qui rajoute un peu de profondeur sentimentale à la narration. Elle est toujours très dure avec Marinette, la fille de sa sœur. Mais c'est pour mieux cacher sa haine pour celle-ci de lui avoir pris l'amour de sa vie...

J'avoue que j'ai beaucoup plus accroché aux Souvenirs de Mamette, qu'aux récits de la grand-mère qu'elle est devenue. Le format du livre, plus petit, plus intimiste. La narration plus contemplative. La rondeur du personnage de Marinette et la bonne humeur qui se dégage de tous les protagonistes. Les dessins bien plus colorés et vivants...

Y'a pas à dire, vivement le tome 2 !

Chronique du 04/03/10

J'attendais depuis longtemps l'arrivée de la jeunesse de Mamette, cette petite mamie attendrissante pour laquelle j'ai craqué dès la première page du premier album. Nob nous avait déjà laissé entre-apercevoir quelques extraits de ses jeunes années, principalement ses aventures avec celui qui deviendrait plus tard son mari.

Les souvenirs de Mamette offre à la petite fille un caractère bien trempé, une histoire et un passé qu'on ne lui soupçonnait pas. Comment s'est-elle liée à cette chevrette qui l'accompagnait toujours, quelle était sa vie à la campagne, comment est-elle tout simplement arrivée là (car non, Mamette n'est pas née à la campagne), et tout simplement : comment l'appelait-on quand elle ne s'appelait pas encore Mamette (son nom de mamie), comment était son entourage ?

Bref, autant de réponses champêtres pour ce personnage toujours aussi frais et pourtant différent.

J'apprécie en bonus le format de la BD, peu encombrant mais suffisamment lisible.

Roaarrr Challenge
- Prix Ligue de l'enseignement pour le jeune public - BD Boom 2010


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Tome 1 : \\"La vie aux champs\\"

Année d'édition
2009

Tome 2 : " Le chemin des écoliers "

Chronique du 08/12/11

Le séjour de Marinette à la campagne avait tout du parfum des vacances et de l'été. Mais alors que le temps passait, sa mère ne revenait pas la chercher.
Son père le disait bien souvent : sa mère ne tenait jamais ses promesses. Tatan Suzon tenait d'ailleurs à peu près le même discours... Jeanne fit savoir à sa fille par une lettre qu'elle ne pourrait pas la reprendre tout de suite, que la situation était compliquée, notamment avec son papa. La rentrée des classe se ferait donc loin de la ville... loin de sa famille.

Se plonger dans la lecture des Souvenirs de Mamette, c'est un peu comme se perdre dans un grenier. On ne cherche rien de particulier mais tout un tas de souvenirs refont alors surface, ravivant à nos mémoires des choses qu'on avait oubliées.
Ce séjour à la campagne raconte une partie de l'enfance de Mamette mais il se fait également l'écho de nos vacances à nous, lorsque nous étions jeunes et cons, qu'on rechignait à la moindre tâche qu'on nous donnait et qu'on ne comprenait pas forcément les adultes... bah quoi, vous avez bien du vivre ça aussi non ?

« " L'oisiveté est mère de tous les vices. "
En d'autres termes, seul le travail peut vous apporter une vie honorable.
LE TRAVAIL ! Voilà la seule chose que vous devrez avoir en tête toute votre scolarité pour avoir une chance de devenir une personne respectable !
Sortez vos cahiers. En silence.
Écrivez sur la première page...
... " Je serai un élève docile, studieux et travailleur. "
Je... serai...
... un élève... docile...
... studieux et...
J'ai l'impression que notre petite nouvelle n'est pas très adroite avec sa plume.
Pour vous faire la main, Mademoiselle, vous m'écrirez cette morale 100 fois pour demain.
Passons à l'arithmétique. »


Ces souvenirs là ont le parfum des années 30. Nob y met en scène la vie dans les champs, mais il n'oublie pas d'évoquer l'école. Et qui dit école des années 30 dit aussi rapport à l'école d'aujourd'hui. Il y a un gouffre entre les méthodes d'éducation :
Que sont devenus les cours de savoir-vivre ? C'est à peine si nous avons eu droit à de l'éducation civique.
Où est passée l'autorité des professeurs ? J'ai connu les lignes, mais elles étaient surtout données par les parents, et puis rien d'assommant et surtout pas par paquets de 100 comme ça !
Et encore, moi l'école c'était il y a 20 ans, et je suis bien certain qu'aujourd'hui c'est encore bien différent. Quand je pense que les instituteurs n'ont plus le droit de rien faire contre l'arrogance de certains enfants ça me désole un peu. Mais je m'égare, là n'est pas le sujet.

« _ Marinette, tu penseras à nourrir les poules ?
_ Mais j'ai des devoirs ! »
« _ M'arrangerait ben qu't'ailles donner un coup d'balai dans l'étable !
_ Oui, mais vite ! J'ai des devoirs ! »
« _ Dépêche-toi de venir mettre la table !
Oui, mais mes devoirs ? »
« J'ai besoin d'eau pour la vaisselle !
_ Oui, mais... »
« Au fait, tu as pensé à faire tes devoirs ? »


Le second volet de cette saga nous aide à comprendre comment la jeune fille de 9 ans va petit à petit devenir une jeune adolescente, et plus tard la grand-mère qu'on connait. On discerne ses premières amourettes de jeunesse au gré de ses vagabondages (Mademoiselle fait l'école buissonnière, et comme le dit l'institutrice : les chiens ne font pas des chats ! ^^). On voit bien qu'elle apprend de la vie à la ferme. On lui inculque des valeurs qui feront d'elle une femme.

C'est un album un peu moins coloré que le premier tome, l'automne approchant. Il n'en demeure pas moins une très bonne suite, et on attend le prochain avec enthousiasme.
Notons que nous ne sommes pas les seuls, puisque Les souvenirs de Mamette T2 fait partie de la sélection jeunesse pour le festival d'Angoulême 2012. Et je pense que ce serait une juste récompense pour cette série que d'en ressortir primée.




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Tome 2 : \\" Le chemin des écoliers \\"

Année d'édition
2011