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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
1 an - 365 dessins Nicolas Keramidas (s)(d) SOLEIL

1 an - 365 dessins

Chronique du 10/09/11

Cela vous est peut-être déjà arrivé un jour de vous poser un défi, et de vous dire, cette année, je vais faire quelque chose tous les jours, sans en louper un seul !
Si vous avez déjà vécu cette situation, vous savez ô combien c'est difficile de tenir sur une aussi longue distance. D'une part parce que la motivation c'est comme tout : il y a des hauts et des bas. Mais aussi parce qu'il y a des empêchements, des jours où on a pas envie, etc...

Nicolas Keramidas s'y est tenu et nous a livré ses 365 dessins, contenu de son carnet de notes qu'il emmenait avec lui chaque jour qui passait. Et en cela, il faut lui tirer notre chapeau, parce qu'il l'indique dans l'album, c'est quelque chose qui le suivait toujours. Il y pensait tout le temps. Le soir en se couchant il cogitait déjà sur l'idée du lendemain. Pas le droit à la page blanche, c'est un sacré défi ! Et puis plus d'une heure d'investissement en plus du travail quotidien, il faut avoir les nerfs solides.

1 an - 365 dessins relate donc l'année 2009 de Nicolas Keramidas, ses déplacements lors des festivals, ses rushs, ses concerts, ses sorties cinéma, ses rapports familiaux. Nous partageons en quelque sorte son intimité. Pour avoir discuté avec l'intéressé lors d'une rencontre à Angoulême, il tient beaucoup à cet album. Cela se comprend.

Pour la petite histoire, j'ai cherché à me le procurer parce que j'ai la chance de figurer sur la note du 29 janvier 2009, puisque ce jour là, Nicolas Keramidas avait décidé de refaire le portrait des personnes qui venaient le voir en dédicace. Tout en bas à gauche, les yeux tout exorbités de curiosité, c'est moi !



Alors oui, cet album a une saveur particulière, du coup. D'autant que le format, qui sent bon le petit livre de chevet, est vraiment superbe.
Sinon, le contenu était également lisible sur son blog pour ceux qui le suivaient régulièrement. Et j'ai vu qu'il remettait ça cette année en tombant par hasard sur son facebook. Si c'est pas du courage ^^

Espérons pour lui qu'il soit encore édité pour cette nouvelle tentative, et surtout qu'il la mène à terme sans les désagréments de la première fois. Car malheureusement, et c'est le gros bémol, son éditeur lui a annoncé le 1er novembre 2009 que son album allait être publié, mais qu'il devait le boucler en 15 jours...
Alors oui, c'était une chance inespérée. Mais il aura dû tricher pour parvenir à ses fins. Ce qui me paraît à la fois frustrant (pour lui) et très irrespectueux de son travail (de la part de Soleil).

Parviendra-t-il à préserver cette même saveur ?
Courage Nico !

Chronique du 17/09/11

Quand Jérôme a acheté ce bouquin, je me suis dit qu'il ne devait pas présenter un grand intérêt, si ce n'est que la trogne dudit Jérôme se trouve quelque part dedans. Bref, il est resté très longtemps sur les étagères de la bibliothèque, et n'eusse été son format (petit, carré et épais), il serait passé tout à fait inaperçu. Peut-être bien que je ne l'aurais jamais ouvert.

Mais voilà, en ce moment, j'ai besoin de lectures "pas prises de tête" (pas trop sérieuses quoi), et le format justement l'a bien fait ressortir au milieu des BD de Soleil, toutes au même format, toutes avec la même tranche.

Me voilà donc à débuter une lecture que je pensais plutôt s'apparenter au feuilletage. J'ai vite été surprise par l'intérêt que j'y ai porté. On se laisse vite emporter par l'élan créateur de Keramidas. Non il n'y a pas de scénario, ça ressemble plutôt à des pensées du jour illustrées, mais on se met à suivre le quotidien et les essais de l'auteur. Entre des tentatives graphiques différentes, ou des petites aventures quotidiennes, on croirait suivre un blog créé exprès pour le papier. Bref, en fait, il est vachement bien !

Seul bémol, la fin. La découverte au mois d'octobre, d'un petit mot de l'auteur signalant que les derniers mois ne correspondront plus à une réalité mais à un travail speed de 2 semaines... Ca refroidit. On remercie l'auteur pour son honnêteté et on imagine sa frustration à ne pas aller au bout de son engagement, d'autant que, pour autant que je sache, le livre ne s'est pas vraiment vendu. Toujours est-il que ça gâche finalement la fin de la lecture, et que je ne félicite pas l'éditeur sur la façon de faire. Il parait que Keramidas a remis ça, j'espère pour lui qu'il pourra, cette fois, aller au bout de son projet. Si le lecteur ne le partage pas, tant pis, car 1 an - 365 dessins est avant tout un travail personnel, et c'est justement ce qui fait sa qualité. Un auteur, c'est surtout un créateur. Qu'il se fasse plaisir est plus important que le succès de son livre (même si, bien sûr, on lui souhaite qu'il en ait quand la qualité est au rendez-vous).


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1 an - 365 dessins

Année d'édition
2010

Alice au pays des singes Tebo (s), Nicolas Keramidas (d), Nob (c) GLÉNAT

Chronique du 11/11/12

« Mais qu'est-ce que je fiche ici ? »

C'est bien là la première question que se pose Alice du haut de son... arbre ? À peine le temps de se demander comment elle a pu arriver là que des singes l'assaillent et lui font peur : elle tombe dans la vide.
Heureusement, les singes sont taquins mais pas méchants. Ils retiennent Alice avant qu'elle ne se cogne contre le sol. Ouf ! Il était temps...

« Mais... mais... Arrêtez de regarder sous ma jupe, malotrus ! »

Ah mais cette petite Alice là a du caractère. Et si tout le monde la prend ici pour Tarzan (vous savez, le bonhomme de la jungle au cri tonitruant et au slip léopard), elle voudrait surtout rentrer chez elle, au pays des merveilles...

Pour retrouver son chemin, s'ensuivra un véritable parcours du combattant, aux côtés d'Eddy le Mandrill et à la poursuite du wizi jaune (vous vous demandez sûrement quel rapport il y a avec un piaf, c'est juste qu'il aime mâcher l'écorce d'apicète ^^). Une fuite en avant vers l'inconnu et l'aventure avec un tigre « roi de la jungle » (un cousin pas si éloigné de Scar) qui colle aux basques comme un crocodile qui suit à l'oreille le Capitaine Crochet.


Alice au pays des singes est un album jeunesse qui fait du bien, beaucoup de bien ! Les petits comme les grands en sortiront enchantés, des étoiles pleins les yeux.
Tebo (Captain Biceps), Nicolas Keramidas (Luuna, 1 an - 365 dessins) et Nob (Mamette) ne se contentent pas de raconter une histoire banale, ils se jouent des univers Disney (Alice au pays des merveilles, Le livre de la jungle, mais aussi Le roi lion et bien d'autres) et mélangent tout ça avec une grande réussite.
D'ailleurs, on a l'impression avec cette bande dessinée qu'ils sont vraiment sur la même longueur d'onde tellement l'alchimie entre texte, dessin et couleurs fonctionne bien. On savait déjà que Keramidas et Nob étaient amis (pour de vrai dans la vraie vie), ils avaient même réalisés un projet commun (12 mois chrono) dans lequel ils réalisaient un dessin à tour de rôle chaque jour pour former une histoire complète sur un mois.
Tebo complète à merveille ce trio et propose à Keramidas un terrain de jeu à sa mesure, dans lequel il expérimente à chaque nouvelle case.

« _ Derrière moi, Alice... Que je le gun !
_ Que je le quoi ?
_ Que je le flingue ! »


Si le récit de Tebo est débordant d'humour et de fraîcheur, avec des mots et un langage typé « cité » qui font mouche (désolé mon Capitaine), que dire du découpage de Nicolas Keramidas ?
Dès la seconde planche, il donne de la hauteur à son petit personnage dressé sur sa branche avec une case qui n'a rien à envier à l'audace d'un Andreas. S'ensuivent quelques doubles pages magiques où nous devons nous amuser à suivre le cheminement des protagonistes. Certaines ne sont pas sans nous rappeler d'ailleurs Le trop grand vide d'Alphonse Tabouret. Bref : un délice ludique pour les yeux.

Un scénario surprenant accompagné d'un découpage audacieux, d'un dessin dynamique et de couleurs pleines de vie (mais qui est cette Laurence qui a aidé Nob à la couleur ?). On peut dire que les auteurs ont bien travaillé, et qu'ils nous on gâtés !


Pour conclure en chanson, un petit clin d'œil pour Loïc Clément :

« _ Connais-tu cette chanson ? Celle du poney rose polisson ?
_ Oh ! Je crois bien que non ! Ce poney rose polisson, était-il gentil et mignon ?
_ Ouiii ! C'était un formidable compagnon !
_ Un compagnon à vous ? Wou !
_ À moi, à toi, à vous... À noooous ! Wou ! Wou ! »

Chronique du 11/11/12

Alice au pays des merveilles vous visualisez ? Petite anglaise blonde et de bonne famille, élevée non pas au grain, mais au thé, qui court après les léporidés albinos. Déjà qu'elle a l'air vachement paumé dans son pays des merveilles, alors je vous laisse imaginer le décalage quand elle se retrouve larguée en pleine jungle africaine...
Et bien vous pouvez facilement imaginer qu'Alice au pays des singes est tout simplement tordant, et vous avez raison.

Cruche et naïve, elle n'est clairement pas dans son élément (bien que son comportement évolue au contact de son nouvel ami) et se ferait bien vite bouloter par un serpent, une plante carnivore ou... un tigre jaloux, si Eddy le mandrill (en tous points son contraire) n'était pas là pour lui sauver les fesses. Eddy, son franc-parler, sa gastronomie délicate, sa morale approximative, son gun...
Oui parce que bon, ce n'est pas parce qu'on a quitter le pays des merveilles qu'on est dans une jungle tout à fait normale : les singes parlent, utilisent les outils de la civilisation (lunettes, chapeaux, « guns », livres et chaudrons) et pilotent des avions.

Bref, cette bande dessinée, originellement destinée à la jeunesse, est suffisamment efficace pour être lue à tout âge sans avoir l'impression de lire un livre pour enfant. Il faut dire que le casting laisse rêveur : un scénario de Tebo, des illus' de Nicolas Keramidas, des couleurs de Nob... non vraiment y'a rien à redire.
Du dessin et de la couleur, on retiendra d'ailleurs une technique qui nous vient du dessin animé. Elle consiste à apporter un soin tout particulier au décor et à rester très sobre sur les personnages afin de mieux les faire ressortir (explication donnée par Bertrand Hottin lors de sa visite à Lacanau, soyez jaloux).
A propos de la mise en page, je trouve personnellement que le sens du récit est ici parfaitement maîtrisé. Quelques pages entières, voire quelques doubles pages, n'hésitent pas à rompre avec le rythme très classique des cases lorsque la situation s'y prête, et j'aime la façon dont les auteurs se sont appropriés la notion de séquentiel. Bon certes rien d'innovant, cette BD ne révolutionne pas le genre et d'autres l'ont fait avant eux, mais c'est fait de façon fort à propos.

Une très bonne lecture !


D'autres avis :
Zaelle, David Fournol, Zorg, Album Bordeaux


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Année d'édition
2012

Luuna Didier Crisse (s), Nicolas Keramidas (d), Bruno Garcia (c) SOLEIL

Tome 1 : "La Nuit des Totems"

Chronique du 15/04/11

Luuna est sur le point d'être initiée, et comme le veut la tradition Paumanok, cette nuit sera la sienne, et elle rencontrera son totem.
Seulement voilà, la nuit de pleine lune appartient à Unkui, le dieu maléfique. Malgré la protection offerte par Hohapah l'esprit de l'arbre, Unkui veut la Paumanok et impose ses conditions : elle sera sienne une nuit tous les 28 jours. Mais cette nuit-là sera terrible...

Voilà, alors que le tome 6 vient ouvrir un nouveau cycle des aventures de Luuna, je rouvre le tome 1 de ma bibliothèque. Une envie soudaine de me replonger dans le mainstream de la BD Soleil (Hum ^^).

Avouons-le, Luuna n'est pas un chef-d'œuvre. Mais force est de remarquer quand même que la série sort un peu du lot "Celtique, pirates, fantasy" que l'éditeur à pour habitude de nous faire ingurgiter à la pelle.
Rien de transcendant ceci dit dans le scénario de Didier Crisse (Atalante), même si l'idée de départ est intéressante (faute d'être très originale non plus) : confronter cette jolie indienne qui parle aux esprits de la forêt à un problème de conscience. Il faut dire qu'on ne l'a pas gâtée la pauvre, avec ses deux totems loups : le bon et le méchant.

Luuna part donc en quête de vérité, partagée entre sa période de bonté (dominée par le loup blanc) et sa nuit de cruauté (dominée par le loup noir). Long est le chemin qui la mènera au bout de son périple. Surmontera-t-elle la malédiction d'Unkui ? Acceptera-t-elle ses deux totems ? Aura-t-elle le courage de n'en garder qu'un seul ?
Pour ça, il faudra attendre les tomes suivants.

Côté dessin, Nicolas Keramidas débute avec cette série. C'est ici son premier tome. Le trait n'est pas encore affirmé, mais on commence à discerner sa patte. Ce qui me plait le plus, je crois, ce sont les Pipintus, qu'ils soient rouges ou verts... avec une légère préférence pour les verts d'ailleurs. Côté répliques, Didier Crisse les a bien chargés (tout l'humour de l'album vient de ces petits personnages secondaires). Et côté mimiques, c'est un régal. Les bouffons de service en somme.

Mon gros bémol c'est surtout la couleur de Bruno Garcia. C'est d'un fade cette colorisation numérique !

Allez, Luuna, ça plaira aux ados, et ça reste divertissant malgré tout à tout âge. C'est déjà pas mal (tiens, j'ai l'impression de me répéter dans mes avis sur les albums de Crisse).




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Tome 1 : \\"La Nuit des Totems\\"

Année d'édition
2002