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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Bakemono Jean-Luc Sala (s)(d) LE LOMBARD

Tome 1: "Le serment du Tengu"

Chronique du 08/01/07

Tout commence lorsque le "gentil" Empereur blanc Okura se rend seul devant la forteresse du "méchant" sombre Seigneur Kurai, pour demander un duel à son homologue qui vient de faire assassiner sa femme. Comme toujours, les méchants sont méchants, et le sort du gentil Empereur est vite réglé, au détriment du code d'honneur. Apparaît ensuite le Tengu, le dernier des esprits corbeaux, faisant un dernier serment à l'Empereur, celui de restaurer la dynastie qui vient de tomber.
Pour ce fait, le Tengu part à la recherche de ses futurs disciples....

Encore un album Japonisant me direz-vous, Bakemono sort tout de même un peu du lot de par son graphisme réussi et son histoire qui nous annonce pleins de bonnes choses, sans pour autant être compliquée dès le départ. Le premier tome est celui de la recherche des compagnons de voyage, nous commençons également à percevoir la trame et certaines manipulations qui auront certainement un rôle plus important par la suite.

Chronique du 08/01/07

Ce premier tome met en place les personnages. J'attends l'intrigue et j'espère ne pas être déçue, car je trouve ce début bien prometteur...
L'affrontement entre deux puissances : une blanche et une noire, l'équilibre céleste, le personnage du Tengu qui garde tous ses secrets et sa quête invraisemblable de réunir les filles du défunt empereur qu'on aimerait bien savoir pourquoi il les a planqué et pourquoi il faut maintenant les rassembler, des personnages que tout oppose...
Voilà qui nous laisse dans l'expectative.


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Tome 1: \\"Le serment du Tengu\\"

Année d'édition
2006

Tome 2: "Les héritières d'Okura"

Chronique du 30/05/08

L'Empereur Okura étant mort, une grande cérémonie est organisée en son honneur, suivie du sacre du grand amiral Yoshida. Et déjà les rumeurs s'agitent, quel peut-être le lien entre l'homme-corbeau et la mort de l'Empereur ?
Pendant ce temps, le Tengu, accompagné de Lame et de Jade, se dirigent vers le territoire de Yuki-onna....

Le tome 2 retombe un peu en intensité, alors que le premier avait très rapidement placé l'histoire. Mais elle pose également de précieux indices sur la trame invisible du récit.
Ici, le Tengu cherche à faire échapper ses disciples à leur funeste destin. Il le connaît, et leur inculque les bases du discernement, sous prétexte de code du bushido.
Déjouer le fil du destin est une tâche ardue, faut-il déjà en avoir conscience. Et c'est bien là la principale qualité de cette bande-dessinée. Jean-Luc Sala est parvenu à tisser un récit rythmé par une course poursuite, non pas contre des ennemis menaçants, mais contre la fatalité du destin.
Les êtres du royaume céleste en sont bien conscients, et ils tentent de déjouer le dernier des Tengus. De là à dire quel camp aura le dernier mot... ce qui est écrit peut-il être changé ? Le destin est-il immuable ? Les héros peuvent-ils prendre en main leur propre destinée ?

Chronique du 30/05/08

J'ai été quelque part un peu déçue par ce tome, ce que je n'ai pas manqué de faire savoir à Jean-Luc Sala d'ailleurs. Depuis des plombes, on nous fait miroiter la troisième sœur, une courtisane. On se demande comment vont avoir lieu les retrouvailles et tout. Et puis y'a pas de retrouvailles...
Je me doute bien que l'auteur sait où il va, et étant donné son travail sur Crossfire, je pense qu'on peut lui faire confiance sur la trame de l'histoire, mais j'avoue que je ne m'attendais pas vraiment à ça, et finalement, le scénario n'a pas tant avancé que ça... Peut-être l mise en place des éléments pour le tome 3 ? Suspense.


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Tome 2: \\"Les héritières d\\'Okura\\"

Année d'édition
2008

CIA - Le cycle de la peur Jean-Luc Sala (s), Phil Castaza (d), Pascal Nino (c) SOLEIL

Tome 1 : "Le jour des fantômes"

Chronique du 04/10/10

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les états-unis essaient tous les stratagèmes pour se prémunir de nouvelles catastrophes. Ainsi, la CIA emploie des scénaristes Hollywoodiens afin d'écrire les pires scenarii, remis au goût du jour chaque année pour leurs procédures d'urgence.
Seulement voilà, un jour, Phil Edwards se rend compte que le scénario catastrophe qu'il a écrit pour la CIA est en train de se produire...

L'idée a germé dans la tête de Jean-Luc Sala depuis ce tristement célèbre 11 septembre, simplement en lisant une coupure de presse dans son atelier : et si les scénarios des films d'Hollywood influençaient les terroristes pour leurs actions ? C'est le constat de départ de cet album, et l'auteur a mis plusieurs années avant de la ressortir des cartons pour se lancer dans l'aventure avec Phil Castaza.

Pour avoir rencontré les deux compères lors d'une séance de dédicace, ils s'entendent plutôt bien :
« J'ai toujours envie de dessiner les albums dont j'écris le scénario, mais... pas pour celui-là. » Il est vrai que Jean-Luc Sala n'hésite pas à se lâcher, laissant à ce pauvre Phil Castaza la difficile tâche d'illustrer les tanks blindés, les hélicoptères, les avions, drones et autres joyeusetés.
« Des fois il me dit : là ce serait bien d'avoir deux hélicoptères sur cette case... pourquoi deux je lui réponds. On négocie et on arrive quand même à s'entendre. ».

CIA est donc une série catastrophe ! Il y a de l'action, des explosions et des morts. C'est n'est pas non plus un remake de Cross Fire, c'est plus sérieux et surtout politisé.
En revanche, puisque c'est un album estampillé Sala, nous avons quand même le droit à ce satané Cliffhanger. Et on est dans l'obligation d'attendre le prochain tome pour connaître l'issue de la scène finale.

Et une chose que j'ai remarquée : il n'y a pas de temporalité précise... alors, est-ce le scénario de demain que les auteurs nous ont réalisé ? L'avenir nous le dira... mais franchement, j'espère pas !




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Tome 1 : \\"Le jour des fantômes\\"

Année d'édition
2010

Tome 2 : " L'heure des loups "

Chronique du 30/09/11

Alors que le président agonise et vit ses dernières heures suite à la forte radiation qu'il a subie, la C.I.A. s'évertue à sauver l'un des auteurs hollywoodiens de ce fameux scénario catastrophe. Ce dernier, justement poursuivi par des hommes armés, a du mal à comprendre ce qu'il lui arrive. La clef de l'histoire réside peut-être dans son témoignage, car le scénario qu'il avait co-écrit pour le N.I.C. est bel et bien en train de se produire...

Le récit reprend là où il s'était arrêté - en pleine course poursuite - et défile à une allure folle. Les catastrophes s'enchaînent, et le pire dans tout ça, c'est que ce fichu scénario écrit il y a deux ans est totalement introuvable : les fichiers ont été effacés, y compris ceux de sécurité 4, pourtant consultables par une poignée de personnes.
Les soupçons pèsent de plus en plus, l'étau se resserre mais les événements semblent inarrêtables et les traîtres se dévoilent peu à peu...
Les État-Unis commencent à s'enflammer de l'intérieur et perdent la main sur le monde !

Jean-Luc Sala nous a concocté une affaire d'espionnage et de terrorisme qui dépasse l'entendement. Un scénario catastrophe particulièrement huilé qui en ferait presque pâlir Tom Clancy, avec un brin de cynisme bien dosé comme il sait si bien le faire.
Avec CIA - le cycle de la peur, l'auteur nous montre comme il manie bien le genre Hollywoodien. On pourrait largement en faire un excellent blockbuster, avec un président charismatique et particulièrement patriotique (ce qui a tendance à m'énerver dans les films américains d'ailleurs) et des acteurs renommés en affiche... pourquoi pas Bruce Willis dans le rôle d'Alan Blackwell, Colin Farrell incarnant Jason Holt, ou encore Antonio Banderas ou Pierce Brosnan pour le président ?
Bref, le scénario n'a rien à envier au genre. Quand on sait qu'Hollywood a pris une option sur Cross Fire, il n'est pas improbable d'envisager pareille chose pour C.I.A.

Côté graphique, j'ai été un peu déçu par l'entrée en matière de Phil Castaza. Les premières planches sont brutes et plus grossières. Au fil de l'album le style s'affine, jusqu'aux dernières pages où le récit s'emballe et où visiblement Jean-Luc Sala est parvenu à gagner la négociation sur le nombre d'hélicoptères. Là on sent bien que le dessinateur a vraiment travaillé son dessin et y a mis tout son cœur. C'est riche en détails, c'est plus vivant et expressif. Je trouve même que ça a de la classe, et d'autant plus avec cette armada offensive déployée.

J'attends la suite bien sûr, et je serais curieux de voir un jour une adaptation au cinéma... on peut toujours rêver :)

Chronique du 30/09/11

Plus facile de se faire une idée de la série après ce deuxième tome... Succinctement, mon impression reste positive mais mitigée.

Sala semble nous avoir pondu un scénario pas piqué des hannetons, genre un truc que lui seul pourrait sortir tellement il est tordu. Le rythme de l'action est bien distillé. Il n'y en a ni trop, ni pas assez... Et selon son habitude, Sala nous mène par le bout du nez. Mon regret : dans Cross Fire, les informations un peu spécifiques et inconnues du grand public sont disséminées au sein même de l'histoire avec beaucoup d'intelligence et de discrétion. Ici, l'auteur a préféré privilégier les astérisques. Du coup, il y en a partout, et on croule sous les informations brutes. Ça donne un sentiment de densité mal équilibré, et en même temps, ça permet de garder ce rythme soutenu tout à fait typique des scénarios catastrophes.

Comme dit Jérôme : Sala semble écrire ses scénarios BD comme il écrirait le scénario d'un film genre blockbuster. Ça tient la route de façon assez improbable (en tous cas de façon plus plausible que la grande majorité des blockbusters du cinéma hollywoodien), mais finalement, la BD n'est pas si éloignée du cinéma...

Pour aborder la question du dessin, quoique le style de Castaza corresponde peu à mes goûts personnels, il est difficile de ne pas admettre que celui-ci s'adapte on ne peut mieux au genre de cette BD assez "virile".

Ma conclusion reste tout de même que, avec ses qualités et ses défauts, CIA n'est pas à la hauteur de Cross Fire, qui reste pour moi une référence d'excellente qualité parmi les titres de Jean-Luc Sala.


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Tome 2 : \\" L\\'heure des loups \\"

Année d'édition
2011

Cross Fire Jean-Luc Sala (s), Pierre-Mony Chan (d) SOLEIL

Tome 1 : "Opération Judas"

Chronique du 23/03/10

Oak Island - Nova Scotia - Canada.
Luigi et Sofia sont envoyés en mission par Monsignore Marchesi sur un site archéologique. Il s'agit de trouver les reliques avant les personnes qui semblent les chercher, afin de les dater. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu, et les prétendus ouvriers semblent bien plus équipés que prévu.
À la suite de cet échec, il est convenu de faire appel à un spécialiste pour protéger Sofia, un dénommé Angelo, fils d'une vieille connaissance du Cardinal...

L'intrigue, le dessin, les personnages, l'humour, l'infiltration et le mystère... cet album a vraiment tout pour plaire. Sur un fond inspiré de James Bond (il y a même le vieux "Kyu" et ses gadgets), Jean-Luc Sala pose les fondations d'un scénario occulte avec ce service secret qui existe dans l'unique but d'éradiquer les preuves qui remettraient en cause le principe même de la religion chrétienne.
Mais le Cardinal Marchesi, à la tête du Cabinet Noir, est peut-être trop curieux... et c'est un bien vilain défaut à ce qu'il paraît !

Personnellement, tout ce qui est occulte, avec des reliques, des templiers, tout ça, j'aime bien, de manière générale. Et si en plus de ça on a de l'humour bien comme il faut, alors on va pas se plaindre.
Sacré bonhomme que cet Angelo, dont les répliques décapantes animent chaque page. Et le duo avec la belle Sofia n'en est que plus piquant.

Eh bien, il ne reste plus qu'à découvrir la suite.

Chronique du 23/03/10

J'ai acheté cette BD car nous devions recevoir Jean-Luc Sala à la bibliothèque. Je connaissais Bakémono mais pas Cross Fire à l'époque, et je voulais savoir ce que ça valait avant de le faire acheter en double à la bibliothèque, d'autant que je restais sceptique, rapport à l'éditeur...

Pour le coup je n'ai pas été déçue, et j'estime que le scénario est bien mieux ficelé que pour Bakémono. L'occulte n'était pas encore tout à fait à la mode à l'époque, et associé à de l'action digne d'un James Bond (qui a réellement inspiré le scénariste) et à un humour décapant, cette BD est tout à fait digne d'intérêt, même pour ceux qui sont passionnés de gros lolos ! On est épaté par la maîtrise de Sala quant au sujet biblique (on le croirait pas, comme ça, en le croisant) et par sa culture, mais aussi par son sens du scénario.

Et n'enlevons rien à Pierre-Mony Chan... Si Jean-Luc Sala a fait appel à lui alors que lui-même maîtrise le dessin, ce n'est sans doute pas un hasard. Les mimiques des personnages, d'Angelo en particulier, sont très éloquentes (grosse inspiration manga à n'en pas douter), le mouvement assiste assez bien le rythme du scénario... petite (mais pas trop grosse) déception sur les couleurs tout de même.


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Tome 1 : \\"Opération Judas\\"

Année d'édition
2004

Tome 2 : "Au service secret de sa Sainteté"

Chronique du 23/03/10

Monsignore Marchesi, Sofia et Angelo se retrouvent devant les fameuses fouilles archéologiques que leur avait indiqué leur mystérieux informateur. Quel terrible secret cachent-elles pour que des homme surentrainés y soient envoyés ainsi ?

A megghia parola è chidda chi nun si dici.*
C'est ce qu'Angelo dit à Sofia en voulant sortir le grand jeu pour l'impressionner. Mais il en faut plus que ça pour ce faire, assurément, et cette dernière ne manque pas de le remballer une fois de plus, avec son mordant habituel. Je trouve le passage tellement drôle que je ne peux m'empêcher d'en parler.

Ah, bien entendu, ce n'est pas le seul trait d'humour de l'album. Mais je le trouve néanmoins un petit ton en dessous du premier opus. On apprend cependant des choses, beaucoup de choses. Et il reste encore tant de mystères à découvrir !
En bref, Cross Fire adopte un scénario rondement mené par Jean-Luc Sala, qui fait plaisir au lecteur en lui donnant de quoi manger, sans pour autant dévoiler tous ses secrets. La technique est payante, on veut connaitre la suite absolument ! J'ai quand même un reproche à lui faire : ces conclusions en cliffhanger à la fin des albums me font bouillir. Autant c'est monnaie courante sur un manga, autant là, sur une BD qui met deux ans à paraître, ça peut être très très long !

* La meilleure parole est celle qu'on ne dit pas.

Chronique du 23/03/10

Une correction par rapport au tome 1 : les couleurs fonctionnent beaucoup mieux.

Suite du premier tome. Les pièces se mettent en place, des nouveaux personnages, de nouvelles factions : les intérêts des uns et des autres se dessinent et certains qu'on croyait hostiles ne le sont pas forcément. Toujours cette association décapante occulte/action/humour, avec quelques clins d'œil genre Télétubbies ou Star Wars.


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Tome 2 : \\"Au service secret de sa Sainteté\\"

Année d'édition
2006

Tome 3 : " Mourir et laisser vivre "

Chronique du 12/11/11

Le Vatican, été 1939.
Un caveau vient d'être exhumé sous la basilique Saint-Pierre. La légende dit que l'apôtre est enterré quelque part sous cette basilique, sans que jamais personne n'ait pu vérifier cette hypothèse. Deux hommes pénètrent alors dans le saint des saints pour accéder aux fouilles à l'aide d'un laisser-passer. Ils sont à la recherche de manuscrits anti-canoniques qui pourraient tomber en de mauvaises mains...
Un flashback nécessaire à la compréhension de l'histoire pour ouvrir ce tome 3, repoussant encore de quelques minutes notre envie de savoir si Angelo s'en est tiré où s'il est bel et bien mort (voir fin du tome précédent).
Un flashback qui nous remet aussi dans le contexte de l'intrigue, développant le sujet de Saint-Pierre, de Judas et du Graal.

Ne comptez pas sur moi pour vous dire à quelle sauce sont mangés les héros de l'histoire, de Marchesi à Angelo. Toujours est-il que Jean-Luc Sala maltraite ses protagonistes c'est certain. Pourtant, nous ne sommes pas dans une série larmoyante, bien au contraire. On ne s'attardera donc pas trop sur leur sort n'est-ce pas ? Vous êtes inquiets ? Tsss...

Si la recette Cross Fire se poursuit, à grand renforts de coups de feu, de tatane et de piques sarcastiques, j'ai tout de même trouvé ce troisième opus plus poussif. La faute aux nombreuses justifications du monde occulte. Nous sommes dans l'enquête pure (ou presque). Le temps est à la réflexion, et non à l'action. Du coup les évocations des textes bibliques se recoupent, s'entremêlent. Et nous, on essaie de s'accrocher pour pas se faire complètement larguer. Bref, une lecture qui demande une concentration assidue et ma foi une bonne dose de recherche et de relecture des précédents tomes si on veut approfondir et bien tout saisir.

Un scénario volubile difficile à avaler. J'espère que la suite sera plus mouvementée... en tout cas maintenant on commence à cerner les enjeux et les forces en présence.
Cette série est une véritable hérésie. Jean-Luc Sala serait-il en quelque sorte un Simon de Samarie ?




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Tome 3 : \\" Mourir et laisser vivre \\"

Année d'édition
2008

Spynest Jean-Luc Sala (s), Christophe Alliel (d), Simon Champelovier (c) SOLEIL

Tome 1 : " Birdwatchers "

Chronique du 17/06/11

Juin 1940 - Paris.
La Capitale française est sous l'occupation allemande. Alors qu'il s'apprêtent à faire la présentation de nouveaux prototypes d'armes lors d'une réunion secrète, le bastion Nazi est infiltré par deux espions sous la couverture d'ambassadeurs japonais : Terryiona et Warren. Ils ne tardent pas de faire la rencontre de Ian Fleming, agent secret au service de sa Majesté, qu'ils sortent d'un bien mauvais pas...

On le sait bien, Jean-Luc Sala adore James Bond. En grand fan, il s'amusait déjà à détourner les noms des différents opus pour ses titres de la série Cross Fire, dont il est également le scénariste.
On le sait aussi... il adore tous ces joujoux issus de la guerre que sont les tanks, hélicoptères, avions, amphibies, etc... des engins que ses illustrateurs ont la fâcheuse tendance de détester dessiner, au contraire.
Spynest est donc pour lui l'occasion d'aborder sans détours l'œuvre de Ian Fleming.

Ian Fleming, ce célèbre romancier, a bel et bien servi dans la Royal Navy. Il se serait alors inspiré de ce qu'il avait vu pour créer son personnage, à qui il donna le nom d'un ornithologue de renom : James Bond.
Et si Fleming était réellement Bond ? Jean-Luc Sala se base sur ce postulat pour fonder son scénario, prêtant à l'écrivain le rôle du beau gosse charmeur, héros de ses romans.

Le scénario, une œuvre originale d'un James Bond Fleming dont il n'est même pas le héros principal - la vedette ayant été volée par la virevoltante Terryiona - est fort en rebondissements. Les protagonistes n'ont que très peu de temps pour souffler, l'action se renouvelant sans cesse à chaque nouvelle page. Quelques piques sont également présentes pour nous rappeler que nous sommes bien en train de lire un album de Jean-Luc Sala (au cas où ce n'était pas suffisamment évident encore) et amènent un peu d'humour dans une histoire qui, étant donné le contexte, ne devrait pas l'être du tout.

Côté dessin, Christophe Alliel n'en est pas à sa première sortie, mais n'a pas encore une très grande bibliographie. Après les Terres de Caël, le Kookaburra Universe T12 et quelques collectifs toujours chez Soleil, il signe ici une nouvelle collaboration.
Je ne trouve pas son dessin particulièrement raffiné. Si quelques cases à l'architecture soignée m'ont plutôt satisfaites, j'ai globalement trouvé que ses personnages manquaient de profondeur et avaient des traits de visage pas suffisamment fouillés, surtout sur les scènes d'action (la scène de la réception est réussie, sinon). Bon, il y a aussi un personnage que j'aime bien et qui ne peut souffrir de ce défaut (on ne voit pas son visage) : Von Überman ! Ouais, j'ai toujours adoré les méchants qui ont la classe.

Pour conclure, Spynest est un album divertissant, prenant (et qui se termine en Cliffhanger, comme toujours avec Sala) et pas prise de tête. C'est pas de la grande bande dessinée, mais c'est pas pire qu'un bon James Bond (Q et MoneyPenny en moins).




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Tome 1 : \\" Birdwatchers \\"

Année d'édition
2011