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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Live War Heroes Fabrice David (s), Éric Bourgier (d) SOLEIL

Live War Heroes

Chronique du 23/11/09

17 septembre 2021 - Los Angeles
Une nouvelle émission de télé-réalité débute, présentée par Ted Carlson. Le but est simple : un américain, un patriote, sera envoyé en mission militaire à caractère humanitaire dans un pays en conflit. Le tout bien entendu filmé en temps réel et retransmis en direct sur le web.
C'est Peter Suttgrave qui sera le héros de tout une nation, saura-t-il relever le défi et profiter du million de dollars qui l'attend ?

Live War Heroes est la première bande-dessinée du duo David & Bourgier. Comme j'ai énormément apprécié Servitude, dans un tout autre genre, je me suis également procuré ce one-shot, pour voir, puisqu'il avait justement été réédité pour l'occasion (1ère édition en 2003).

Et pourtant, je ne suis ni fan des histoires militaires, ni fan des TV-réalité ... au final je reste quand même un peu sur ma faim. Le scénario n'est pas d'une qualité extrême et n'a pas su me convaincre vraiment à réviser mon jugement sur ce genre de thème. Il faut dire que le sujet, comme je le soulignais précédemment, ne me plaît pas au départ. Et je ne suis pas franchement avare de ce sentiment de patriotisme exacerbé.
Mais il faut quand même avouer que l'intrigue et l'enjeu dépasse de loin la présentation de l'émission telle qu'on souhaite la montrer à son public. Car derrière cette pseudo intervention militaire à but humanitaire se cache des ambitions politiques cruciales et non avouées.

Question dessin, on retrouve déjà les traits qui m'ont fait adorer Servitude. Pas pour toutes les scènes, mais sur quelques pages qui se passent en mission à l'étranger, sur ce fond sépia vraiment réussi.

Bref, Live War Hero est certainement une bonne BD pour ceux qui aiment les histoires militaires et les amateurs de one-shots qui ne s'égarent pas dans des séries à rallonge.
Mais pas pour moi :)

Chronique du 14/04/2012

Oh ! Du Soleil..., me direz-vous. Oui bon certes, mais des fois, Soleil est capable de sortir des trucs bien, tout n'est pas non plus à jeter à la poubelle hein. Servitude par exemple, est une excellente série, alors pourquoi ne pas s'essayer à ce one-shot sur lequel les auteurs se sont fait la main ?

Ma réponse sera claire : parce que ça ne vaut clairement pas Servitude. Voilà, si vous hésitez à passer à côté de Live War Heroes, n'hésitez plus, ça ne vaut pas le coup. Il n'est pas franchement mauvais non plus hein, mais on sent bien que c'est une première œuvre. Le dessin d'Eric Bourgier n'est pas moche, mais il est loin d'avoir atteint sa maturité, et pas mieux pour le scénario de Fabrice David.

On sent déjà les ficelles machiavéliques et politiquement intéressées. On retrouve des protagonistes ballotés par des événements qui les dépassent. MAIS les protagonistes sont niais et les ficelles machiavéliques sont convenues. Et puis les allées et venues temporelles sont mal gérées : on passe son temps à fouiller dans les pages précédentes pour s'y retrouver.

Bon, si vous avez Live War Heroes dans les mains, que vous revenez de votre librairie (indépendante) préférée ou de la bibliothèque avec le bouquin dans votre panier, ne le jetez pas non plus. Je suis un peu agressive parce que Servitude vaut mille fois mieux que ça, mais ça reste une lecture sympa quand même, avec une perspective sur la télé-réalité, poussée au bout du principe et de ses effets, qui pourrait être intéressante en s'appliquant un peu.


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Live War Heroes

Année d'édition
2009 (1°ed.2003)

Servitude Fabrice David (s), Éric Bourgier (d) SOLEIL

Tome 1: "Le chant d'Anorœr"

Chronique du 30/05/09

Kiriel, le maître d'armes du Roi Garantiel d'Anorœr, va épouser sa fille alors qu'il n'est qu'un roturier. Le Roi est sage et souhaite du sang neuf dans sa lignée, mais cette union n'est pas non plus scellée sans but : Kiriel devra surveiller les agissements suspects sur le territoire des cousins, les Vériels. En effet de nombreux convois d'armes disparaissent, et cela devient inquiétant, sachant que Nilïn est la principale forge du royaume.

Le pays va mal, non seulement les ennemis ancestraux refont surface, mais il est aussi rongé de l'intérieur. Et cette fois les géants ne sont plus là pour protéger les hommes... le méritent-ils seulement ?

Servitude sort clairement des sentiers habituels de chez Soleil. Une histoire d'héroic fantasy rondement bien menée, basée sur une légende et qui ne nous distille les informations qu'avec parcimonie. On entrevoit avec enthousiasme les prémices d'un scénario mouvementé par les luttes de pouvoir. Dévouement et trahison, sagesse et corruption, loyauté et tromperie... les rôles sont merveilleusement distribués, les personnages sont tous très différents. Il y a des retournements de situation, des victoires, des échecs. Tout ça dans un seul tome et qui se termine par une de ces fameuses pirouettes qui fait qu'on attend la suite avec impatience.

Attention toute particulière aux traits soignés d'Éric Bourgier, un dessin riche en détails, souligné par une colorisation sépia qui accentue l'ambiance peut-être décadente du royaume, les moments de tristesse, l'arrivée de l'hiver...
J'ai cru comprendre que la couleur était faite à la main. C'est peut-être aussi ça qui rend un peu plus encore le charme de la série. D'autant que les effets de lumière sont vraiment somptueux. Là encore, une gageure qui prends du temps, et qui n'est pas habituelle des éditions Soleil ou bande-dessinée équivaut trop souvent à rendement.

Chronique du 18/01/11

S'il ne devait y avoir qu'une seule chose à retenir de Servitude, ce serait le dessin. Un trait et une mise en couleur à couper le souffle. Les aquarelles sépia donnent un volume étonnant à un trait fin, fouillé, expressif et vivant.
Bon heureusement, il n'y a pas qu'une seule chose à retenir ! Malgré une thématique et (au moins à ce qui paraît sur ce premier tome) un univers tout à fait conventionnels, le scénario s'écarte des sentiers battus. Plus qu'un simple Med-Fan, on plonge dans les ténèbres de la politique, des coups fourrés, de l'inceste. En guise de baston, de véritables carnages. Ce n'est pas vraiment le genre de BD qui finissent sur un happy end, et c'est tant mieux !
Une histoire sombre donc, que l'illustration et les couleurs subliment (et oui, encore !). Le trait détaillé donne aux personnages tout leur caractère. Le décor grandiose exprime toute la puissance de la dynastie d'Anorœr (enfin... euh... pas de spoil !). Les teintes sépia approfondissent l'ambiance sombre et glauque de ces univers pervertis.
On applaudira une fois de plus ces efforts consentis par la maison Soleil pour proposer parmi leur catalogue un tantinet ordinaire une œuvre qui sort du lot.


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Tome 1: \\"Le chant d\\'AnorÅr\\"

Année d'édition
2006

Tome 2: "Drekkars"

Chronique du 01/06/09

Farkas, il y a 20 ans.
Un Faiseur est sur le point de créer un chef-d'œuvre. Il compte mettre au monde un dragon, et aspire ainsi à devenir le grand maître de sa caste. Mais pour cela, il lui faut réussir dans l'éclosion du premier œuf viable trouvé depuis des siècles... mais aussi que l'Empereur lui-même accepte son cadeau.

Le livre II de Servitude nous amène dans la cité des Drekkars, l'autre face du monde, le côté obscur si on en croit le premier tome.
Et on découvre du coup une civilisation bien différente de l'esprit chevaleresque développé par "l'En dehors", puisqu'il s'établit ici une pseudo représentation du japon féodal. Nous avons l'Empereur, qui domine et dirige la passe, et l'Hégémon qui est en quelque sorte le Shôgun, le chef de guerre. Les Drekkars utilisent des sabres et son vêtus un peu comme des samouraïs, ils ont également leur code d'honneur et règlent les différents dans un duel honorable.

Mais les auteurs ont tout de même développé, avec l'inspiration japonaise, tout un système de caste parfaitement bien décrit par quelques notes en fin de volume, notes fort utiles pour la compréhension par ailleurs.

Effectivement, le système ici est corrompu, on s'en aperçoit vite. Mais l'est-il plus que "l'En-dehors" ? On sait maintenant qui tire les ficelles, et comment, mais on ne connais toutefois pas l'étendue des enjeux.
A la fin de l'album, un troisième clan se dégage, serait-il le plus vertueux ? Celui qui unifiera les peuples, l'élu de la légende que les esclaves attendent ? En tout cas, il a de la gueule, cet héros là !
(au passage, j'aimais bien celui du premier tome aussi : Kiriel).




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Tome 2: \\"Drekkars\\"

Année d'édition
2008

Tome 3 : " L'adieu aux Rois "

Chronique du 26/11/11

L'heure est grave sur le Royaume des Fils de la Terre.
Depuis la grande réunification orchestrée par le sage Roi Garantiel, les provinces sont de nouveau unies. Mais depuis ce jour aussi couve la vengeance des Vériel, qui se sont vus éloignés de la couronne.
Aux alentours de Nilin, Tarquain et Lérine, les enfants du Roi, tombent dans une embuscade (voir tome 1). Un événement sanglant qui mettra Garantiel hors de lui : il marchera sur les renégats et triomphera en ses terres pour les reconquérir !

Alors qu'il parvient aux portes de la cité alliée jugée imprenable d'Al Astan, celle-ci reste close, Cérir, son gardien, faisant la sourde oreille.
L'armée des Fils de la Terre, forte de plus de 18000 hommes expérimentées dans l'Art de la guerre, devra donc défendre la plus grande ville fortifiée du Triangle d'or de l'extérieur.
En face, cette fieffée canaille d'Othar de Vériel était parvenue à composer une armée de soudards de près de 30000 hommes, ne portant son soutient qu'en l'échange d'une promesse de récompense si Al Astan tombait.
L'une des plus grandes batailles de tous les temps était sur le point de débuter...

Voilà déjà 3 ans que nous attendons avec une grande impatience la suite des aventures de Servitude. Le troisième opus d'une série qui dès le départ s'annonce en 5 tomes.
Pour ce tome 3, Éric Bourgier, le dessinateur, est associé à Fabrice David au scénario. J'ai pourtant toutes les peines du monde à croire que ce n'est pas le cas depuis le début, tant les événements semble ancrés depuis toujours.

Le premier tome caressait le climat de tension qui régnait dans le Royaume d'Afénor, les clivages se faisaient plus pressants, la guerre plus menaçante.
Le tome 2 nous a un peu éloigné de tout ça, nous présentant le peuple mystérieux des Drekkars, ennemi héréditaire des hommes, tout en nous montrant l'existence d'un enjeu supérieur, d'un marionnettiste tirant les ficelles d'un monde en déclin.
Ce troisième opus nous ramène aux réalités de la guerre, de cette tension qui finit par éclater pour finalement ne laisser que des miettes d'un royaume plus que jamais morcelé.

L'adieu aux Rois se fait le récit d'une grande bataille entre hommes qui luttent pour le pouvoir. Mais où mènera la conquête, sinon à la ruine ?
C'est en substance ce que nous raconte en préambule cet album par le biais d'une lettre d'un certain Ulfas que la nouvelle amie de Kiriel, Fl'ar, essaie de transmettre à Garantiel. Malheureusement, elle ne parviendra pas à le lui délivrer... dans tous les cas, aurait-il pu changer le cours des événements ? Peu de chances en effet. La bêtise humaine...

Si j'ai quelques réticences à émettre sur cet album, c'est surtout du fait de son contenu guerrier. La politique est mise de côté ici - même si quelques complots demeurent en arrière plan, sournois et discrets (on apprend notamment qui fournit le poison si indispensable à l'Empereur Drekkar) - au profit de la bataille pure et dure qui se déroule devant Al Astan. Nous sommes plus dans une histoire médiévale que dans de l'Héroic Fantasy du coup... mais là encore, rassurez-vous amis lecteurs, il y a bien quelques événements qui marqueront encore l'empreinte du genre, notamment sur son dénouement.
Et puis on peut sans férir clamer l'excellence de Fabrice David aux commandes d'un scénario où le stratège est roi.
L'ambiance graphique, tant teintée de douceur dans le tome 1, s'efface au profit d'une noirceur initiatrice de la bataille nocturne qui se prépare en coulisse.

Un album qui reste donc moins charmant, mais qui dans sa construction reste indispensable tant on pressant que cet acte est un événement charnière d'un enjeu qui nous dépasse encore... même si l'on commence à discerner par-delà les brumes qui pourrait tirer les ficelles (bougrement doué le salaud par ailleurs)... et à quelles fins !
On se prend à penser que le peuple du désert, ces fameux Riddraks, mais aussi l'Hégémon en fuite, pourront faire pencher la balance d'un monde qui sombre de plus en plus dans le chaos.




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Tome 3 : \\" L\\'adieu aux Rois \\"

Année d'édition
2011