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En rouge les commentaires de Lunch et en bleu ceux de Badelel.
Art de Drew Struzan (L') Drew Struzan Akileos

Chronique du 21/07/13

Pour ceux qui connaissent peu l'univers du Artbook (littéralement « livre d'art »), il s'agit d'un recueil d'illustrations consacrant dans la plupart des cas l'œuvre d'un artiste, ou se focalisant parfois sur un sujet bien précis (un film ou un jeu vidéo par exemple).
Akileos, non content de publier depuis 10 ans déjà des albums de bandes dessinées, s'est également étendu dans l'édition de ces livres d'images.
L'art de Drew Struzan, version française du livre paru en 2010 chez Titan books, est de ceux-là. Il retrace les 40 ans de carrière de cet artiste américain qui a su se faire une place dans le milieu du cinéma et dont nous connaissons tous plus ou moins quelques uns de ses travaux (Star Wars, Harry Potter à l'école des sorciers, Indiana Jones, Hook, Retour vers le futur...).

Drew Struzan n'a jamais eu pour autre motivation que de vivre de sa peinture. Diplômé d'une école d'art à Los Angeles, il s'installe quelques années en freelance en tant que publiciste avant de rejoindre une société bossant sur des couvertures d'albums. C'est là qu'il fait ses armes en développant son sens inné du portrait, d'une ressemblance quasi photographique. C'est ainsi que l'industrie du film finit par le repérer et qu'il fait son entrée dans l'univers du cinéma.

Le travail de Drew Struzan consiste à réaliser des affiches pour les films hollywoodiens. Au départ, il s'agit d'un contact avec un studio ou un réalisateur, qui vient le voir pour qu'il travaille sur le visuel. L'auteur réalise alors des compscomp' est le diminutif de compréhensive, c'est à dire des dessins et peintures qui présentent les concepts et les idées principales dans leur totalité »). C'est à partir de ces visuels préparatoires et néanmoins très aboutis que les décideurs orientent Drew Struzan vers la peinture définitive qui servira d'affiche au film.

L'art de Drew Struzan est un livre fascinant dans le sens où il ne se contente pas de nous présenter les affiches de cinéma qu'il a réalisées, mais aussi les comps qu'il a pu préserver au fil de sa carrière. Ces illustrations sont autant de visuels qui nous permettent de rentrer dans le processus de construction d'une affiche, des idées originelles au rendu final. Des affiches qui ont toutes une histoire qui leur est propre, bercée de fiertés ou des désillusions.


« Vous travaillez comme un dingue à l'école, traversant les années 1970 pour trouver des projets. Les années 1980 se passent très bien. Et à partir des années 1990, c'est le début d'un glissement menant tout droit en enfer. »

Vous vous imaginez bien qu'en 40 ans de carrière, le monde du travail a bien évolué.
Au départ, les accords étaient scellés d'une poignée de main et quelques comps aboutissaient à une affiche peinte, représentative de l'esprit du film et empreinte d'une certaine émotion.
Aujourd'hui les contrats font 35 pages et l'ère numérique et ses affiches stéréotypées de portraits sans âme sont légion.

Parfois les projets allaient jusqu'au rendu final qui n'était pas utilisé par les studios, parfois ils s'arrêtaient abruptement au stade de l'étude et sans plus d'explication...
Comparativement les affiches plébiscitées par les studios, à quelques exceptions près, sont de nos jours plutôt banales, sans processus créatif et sans panache.

Le constat est terrible : l'art n'a plus sa place dans le monde très fermé du cinéma. Il n'est plus question que de rendement, de budget et de malléabilité. Même les réalisateurs ont perdu de leur pouvoir décisionnel...
Le travail était devenu trop ingrat pour Drew Struzan. C'est ainsi qu'il préfère prendre sa retraite en 2008.


Quand on lit les propos du maître (et la préface acerbe de Frank Darabont, réalisateur de La ligne verte, The majestic ou encore de la série The Walking Dead), on distingue une certaine amertume de ces dernières années très éprouvantes pour lui. On le sent également attristé par le manque de reconnaissance qu'on lui a porté lorsqu'il a annoncé son retrait. Il n'y a guère que LucasFilm qui lui témoigne son amitié en lui offrant une statuette de Vador agenouillé portant l'inscription « Dark Vador vous rend hommage ». Le plus beau présent qu'on pouvait lui faire.



L'art de Drew Struzan est un bel ouvrage qui met en lumière un artiste comme il en existe peu (peut-être même est-il l'un des derniers) dans son milieu. La peinture est maintenant remplacée par l'ordinateur, les temps changent...
Le plus regrettable surtout est de constater la direction prise par le monde du cinéma de se passer des talents de personnes ayant un réel sens de la composition. L'exemple de l'affiche pour Le labyrinthe de Pan est criant, refusée « parce que cela ressemblait trop à une illustration d'art ».
Il y a de quoi tomber par terre.

Bien que j'ai trouvé dommage de ne pas avoir en face les affiches retenues par les studios lorsque celles de Drew Struzan avaient été rejetées, il est normal que l'Artbook n'aborde que l'œuvre de son auteur. Et puis, pour avoir fait moi-même la recherche avec un ordinateur à portée de main, croyez-moi, vous ne perdez rien au change.


Retrouvez le travail de Drew Struzan sur son site internet.



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Année d'édition
2013

Dome Luis & Romulo Royo NORMA

Chronique du 23/03/08

Cet artbook résume le travail énorme réalisé par Luis Royo et son fils Romulo en Russie, dans un château proche de Moscou. Le fameux client Russe faisait construire une coupole de 80m2, et souhaitait que Luis Royo soit en charge de la fresque.
Un travail qui dura six longs mois, et que cet ouvrage résume, accompagnant Luis et Romulo dans cette aventure qui les plongera en plein coeur de la Renaissance.

Un livre de 64 pages, accompagné d'un poster de la fameuse coupole.

Chronique du 23/03/08

On sait tous que Royo aime les mises en scène érotico-pornographique on atteint ici le sommet. Cette fresque est un véritable défi et une vraie prouesse pour quelqu'un qui n'en a pas l'habitude, et le résultat est, comme toujours chez Royo, purement sublime. Maintenant, le client a eu ce qu'il voulait, il va falloir qu'il arrive à assumer d'accueillir ses visiteurs sous une coupole franchement explicite. Le porte-folio Sex Prohibited est presque gentillet à côté...

La particularité de cet art-book, c'est que ce n'en est pas tout à fait un, mais plutôt un ouvrage sur une aventure artistique très particulière, avec les différentes étapes de réflexion et de travail. Ceci lui donne un charme unique vis-à-vis des autres art-books réalisés par Luis Royo.

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Année d'édition
2007

Pepita Takehiko Inoue Kaze

Chronique du 31/08/14

Takehiko Inoue n'est peut-être pas aussi médiatique que Masashi Kishimoto (Naruto) ou Eiishirô Oda (One piece), il n'en demeure pas moins talentueux.
Assistant de Tsukasa Hôjô à ses débuts (on dit de lui qu'il squattait même son canapé), il va très vite se démarquer de son sensei et trouver sa propre voie. Précocement placé sous les feux des projecteurs avec Slam dunk, il va très tôt prendre sa carrière en main de façon atypique :
Fort de son succès (120 millions de mangas vendus au Japon) et mécontent du merchandising systématiquement mis en place autour des hits et en particulier sur Slam dunk (l'adaptation en animé par exemple n'est ni à la hauteur de l'original ni réaliste dans les attitudes sportives), il décide d'acheter son indépendance en acquérant les droits de son œuvre.
Il a depuis démontré son attachement au basket avec Buzzer Beater puis Real, qui se place sur le terrain du handisport.
Inoue mène de front ce dernier projet et Vagabond : la vie de romancée de Miyamoto Musashi (adaptation libre de La pierre et le sabre d'Eiji Yoshikawa). Deux séries diamétralement opposées dans le fond mais aussi dans la forme... et il faut être un peu virtuose pour jongler aussi habilement avec deux styles graphiques si lointains.

Alors que Vagabond et Real sont toujours en cours de publication (deux séries qui demandent à Inoue beaucoup de temps et d'énergie), le mangaka, qui avait besoin d'une pause, s'est autorisé un voyage en 2011 sur les traces d'Antoni Gaudí.
Les Japonais sont en général très friands du travail de l'architecte catalan et Takehiko Inoue n'échappe pas à la règle. Cette escapade espagnole a depuis fait l'objet d'un livre-hommage : Pepita !


Sur les traces d'Antoni Gaudí

Pepita est le genre d'album difficilement classable : pas tout à fait un artbook, pas vraiment un manga, il s'agit plutôt d'un carnet de voyage.
On y retrouve des photographies du périple en terres espagnoles, des croquis pris sur le vif ou travaillés au retour, un mélange d'illustrations et de textes.
Takehiko Inoue se livre et exprime son ressenti au fil de ses pérégrinations qui vont l'amener du massif escarpé de Montserrat, source possible de la création de Gaudí, jusqu'à l'héritage qu'il a laissé derrière lui.

« Pour moi, le meilleur moyen d'apprendre à connaître vraiment quelqu'un, c'est de suivre ses traces. »

C'est ainsi que le Japonais ne se contente pas de visiter l'œuvre de Gaudí : il retrace les origines de l'homme pour mieux le comprendre. Il arpente alors les lieux qui ont pu l'inspirer : la demeure familiale, les villes qui l'ont vu grandir, les paysages qu'il a contemplés...

Pour qui ne connaît pas ou peu Gaudí et ses travaux, ce livre pousse à découvrir toute la richesse de son œuvre mais aussi le fil tortueux de sa vie. Benjamin d'une fratrie de 5 enfants, il est né fragile (il souffrait de rhumatismes dès son plus jeune âge) mais est pourtant celui qui vécut le plus vieux, ses frères et sœurs ayant disparus trop tôt.
Takehiko Inoue s'attache à dépeindre l'homme alors que nous ne retenons généralement que ses créations. Il fait ainsi le lien entre sa maladie et son sens de l'observation, entre la nature et l'architecture.


Un voyage introspectif

« C'est à l'âge de 25 ans que Gaudí est devenu architecte. Alors en pleine santé, avec des revenus désormais plus conséquents, Gaudí profitait de sa jeunesse, écumant chaque soir les rues de la ville. [...] Dans tous les cafés où se retrouvaient les artistes, sa chaise l'attendait.
Moi, à 25 ans, je dessinais
Slam dunk... et à trop manger de viande, je grossissais à vue d'œil. »

Partir à la rencontre d'Antoni Gaudí émanait peut-être d'une volonté de croiser la vie d'un homme fascinant, qui a marqué l'histoire de son empreinte. Au cours de son voyage, Takehiko Inoue ne cesse de comparer son parcours à celui de l'architecte.

Le mangaka n'aime pas tout des créations de Gaudí mais il est admiratif de son travail, respectueux du regard posé sur le monde et du lourd héritage qu'il laisse derrière lui.
En accomplissant ce voyage, Inoue entre en réflexion sur son propre confort d'artiste : la technique d'un auteur de mangas ne doit pas être contrariée, elle est codifiée et y déroger pourrait déplaire aux lecteurs, qui doivent pouvoir s'identifier au trait et comprendre son intention au premier coup d'œil. Au contraire, Antoni Gaudí semble puiser son inspiration dans tout ce qui l'entoure, retranscrivant aussi fidèlement que possible les formes de la nature dans ce qu'elles ont de plus complexe et de diversifié, entretenant de fait une aura de mystère.
En bousculant ses habitudes, Inoue aspire peut-être à renouer avec une certaine liberté artistique. Marcher dans les pas de Gaudí devient alors un prétexte pour un voyage introspectif.

« J'ai beau parler de Gaudí, je ne parle que de moi-même [...] Un processus pour m'approcher de ma vérité. »


« C'est Dieu qui crée. L'homme ne fait que découvrir. » (Gaudí)

Les Japonais ne sont pas les seuls à aimer le travail de l'architecte catalan. Nombreux sont les visiteurs qui chaque jour affluent dans les rues barcelonnaises pour apprécier la hauteur de La Sagrada Familia, les courbures des casas Batlló et Milà, l'ingéniosité du Parc Güell avec sa terrasse suspendue, ses colonnes inclinées, ses sculptures, ses trencadis (céramiques)...
Moi-même suis amoureux de ces constructions si atypiques et géniales.

Étant un lecteur assidu de bandes dessinées, fan de Takehiko Inoue qui plus est, et travaillant dans l'architecture, ce livre était fait pour moi !
J'ai appris des choses sur la vie de Gaudí en le lisant parce que le mangaka s'est posé des questions auxquelles on ne pense pas forcément en visitant un bâtiment. Le point de vue de partir à la source de l'inspiration est pertinent et intéressant.

Le DVD inséré en fin d'ouvrage est sensé compléter la lecture et apporter des éclairages supplémentaires : reportage, interviews... Je le perçois pourtant plus comme une base de travail plutôt qu'un aboutissement. J'ai eu le sentiment en le visionnant que rien n'était vraiment organisé alors que le livre laissait au contraire une impression plus maîtrisée du voyage.
Une contradiction qui souligne une meilleure finition du livre par rapport au DVD. Ça tombe bien : Pepita est avant tout un livre !

Chronique du 31/08/14

Pepita n'est pas tout à fait un artbook, pas tout à fait un livre documentaire, pas tout à fait un témoignage, pas tout à fait un carnet de voyage... Mais un peu de tout ça en même temps. Pepita est peut-être un livre très à part ?...
Quand il est sorti et que nous avons sauté dessus (Un livre d'Inoue, sur Gaudí... Imaginez bien que chez nous, ça ne va pas rester sur les étagères de la librairie !), j'imaginais plutôt un artbook d'Inoue sur les traces de Gaudí, peignant ses œuvres à l'aquarelle, s'appropriant ses créations, avec sans doute la présence très marquée d'une certaine « Pepita », la seule femme que Gaudí n'ait jamais aimé. Mais en fait pas du tout du tout du tout.

Parti sur les traces d'Antoni Gaudí, Takehiko Inoue a cherché à comprendre l'homme et son œuvre. Qui était-il ? Comment a-t-il été amené à créer ces bâtiments si originaux et à devenir ce génie aujourd'hui mondialement connu ? Pepita ? On y consacre 3 pages sur la totalité du bouquin. Mais Inoue s'explique :
« Le vrai nom de Pepita était Josefa Moreu. Le mot « pepita » a le sens de « pépin », de « graine », c'est pourquoi il a été retenu comme titre de cet ouvrage, dont le point de départ est une recherche de « graine d'inspiration ». Il traduit aussi une certaine fascination pour Gaudí. »
C'est très clair, il ne faut pas chercher ici les œuvres d'Inoue, car ce sont les pas de Gaudí qu'il a suivi. J'ai appris énormément de choses sur l'artiste, et très peu sur le mangaka. Je ne m'attendais pas à ça. Au final donc, peu d'illustrations, à part des griffonnages sur des photos, mais beaucoup de textes sur la compréhension de l'homme, de l'inspiration, de la création.

J'ai un ressenti très japonais sur ce livre : un sentiment de plénitude, de zen en lisant les textes. L'idée même de la quête a quelque chose d'extrêmement nippon, une façon d'aborder la thématique qui donne encore à ce livre un côté très atypique. De même, Inoue fait toujours preuve de cette humilité si caractéristique du Pays du Soleil Levant. Pour autant, il n'hésite pas non plus à être critique, à s'interroger sur la légitimité de certaines aspects, sans jamais imposer son point de vue. J'apprécie cette forme d'interrogation, qui amène la réflexion tout en laissant chacun se faire son propre avis.

Le livre est vraiment accessible. La mise en page est très bien faite. Quelques pages de texte continu parsèment le livre à l'occasion, mais globalement, de très courts textes associent les photos et permettent de poser facilement le livre sans rien perdre (je l'ai lu de façon très hachurée de mon côté) et en même temps de maintenir l'attention quand on peut se permettre de le lire d'une traite. Il est donc parfaitement adapté à un lectorat moyen.
Cette présentation originale, le choix du plan du livre, font que j'ai eu un peu l'impression de picorer les infos à droite à gauche, pour autant en le refermant, je pense avoir saisi toute la vue d'ensemble, un peu comme un puzzle.
En revanche, j'ai été un peu surprise sur les premières pages... Des pages crayonnées par Inoue avec des annotations certainement écrites en japonais initialement. En français, les annotations restent crayonnées, c'est très bien fait, mais l'écriture est... une écriture de femme...

Le livre est accompagné d'ex-libris, des illustrations d'Inoue pour le livre, ainsi qu'un DVD. Là soudain, je comprends mieux pourquoi c'est édité par Kazé.
Pour autant, le DVD me laisse un sentiment mitigé. Il rend le séjour d'Inoue plus vivant, on marche aux côtés de l'auteur, on parcourt réellement les rues de Barcelone.
Mais il le rend aussi tellement plus artificiel. Il ressemble à un voyage organisé où on ne sait pas bien ce qu'Inoue vient faire. J'ai aussi eu un sentiment de rapidité, comme ces touristes japonais qui visitent au pas de course. J'ai eu cette terrible impression qu'à part quelques rencontres, quelques instants paisibles, il a effleuré son séjour. Tout cela, je ne l'ai ressenti à aucun moment dans le livre, où au contraire on le sent vivre une quête qui lui aura pris plusieurs mois.
Autres bémols à ce film : la caméra à l'épaule fait VRAIMENT mal aux yeux, beurk. Et les sous-titrages sont assez mal fait dans la mesure où ils empiètent régulièrement sur les textes d'accompagnement. Ces textes qui nous épargnent une voix off qui aurait été absolument déplacée, sont de fait régulièrement occultés : on ne peut pas les lire, mais on ne peut pas lire non plus les sous-titrages qui se sont collés par-dessus (excusez-moi, je ne comprends ni le japonais, ni l'espagnol). Je suis assez déçue par le travail effectué par Kazé ici, alors qu'initialement ils éditent des animés.
Les autres vidéos du DVD sont franchement passables : une espèce de Powerpoint avec des photos de fleurs, des vidéos d'Inoue en train de peindre... elle auraient pu être passionnantes, mais elles sont vite pénibles.

Bref, le film est très intéressant quoique parfois gênant, les bonus sont sans grand intérêt.
Mais après avoir lu le livre et surtout après avoir vu le film, il me reste une question sans réponse : Qu'est-ce qui a initié ce voyage ? Pourquoi s'être intéressé en particulier à Gaudí ? Inoue ne s'exprime jamais sur ce sujet, et cela vient renforcer le sentiment que j'ai eu en voyant la vidéo : ça ressemble à une opération marketing, on emmène un grand mangaka reconnu découvrir un grand artiste reconnu, et on lui demande d'en pondre un bouquin.

Ce qui n'enlève rien aux qualités du livre par ailleurs.

Un autre avis : Choco

La présentation de l'album sur le site de l'éditeur.

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Année d'édition
2013

Temps des siestes (Le) Jimmy Beaulieu (s)(d) Les impressions nouvelles

Chronique du 03/07/12

Autant le dire en préambule : Le temps des siestes n'est pas vraiment une bande dessinée, ni vraiment un album. Si j'ai décidé de le classer dans la catégorie Artbook de ce site, c'est que je trouve que c'est le genre qui lui correspond le mieux.
Le temps des siestes est en fait un recueil d'images, lesquelles sont accompagnées d'un petit texte, en dessous. J'ai un moment cherché à reconstruire une histoire au fil des commentaires, que je pensais décousus mais formant potentiellement un tout. Non, le texte est uniquement là pour faire « parler » l'image, pour lui donner un sens... ou pas. J'ai eu cette impression souvent que le texte n'était pas approprié, qu'il en était presque catapulté là sans vraiment prendre vie. J'ai trouvé ça dommage car le principe de donner corps à un dessin me plaisait mais je lui ai trouvé un manque de profondeur. Peut-être aurait-il fallut pour cela une unité dans le ton du narrateur. Que cela corresponde vraiment à une seule et même personne qui se projette dans ses souvenirs comme s'il consultait un album photos.

Dans le même genre, je suis beaucoup plus admiratif du travail de Luis Royo. Comme Jimmy Beaulieu, il aime à dessiner des corps dévêtus, des femmes de préférence, mais l'espagnol parvient à captiver son lecteur par un texte qui, sans forcément être extraordinaire tout le temps, garde une certaine cohérence.

Graphiquement, Jimmy Beaulieu croque ces femmes avec beaucoup de charme, dans des scènes érotiques où la vulgarité n'a pas sa place. On y trouve surtout des femmes, souvent lesbiennes. Les hommes sont les grands absents de ce livre. Ils apparaissent un peu dans les 20 premières pages avant de sombrer dans l'oubli, jusqu'aux ultimes illustrations tout du moins.
On se retrouve dans la continuité de ce qu'on avait aperçu dans Comédie sentimentale pornographique. Quelques scènes auraient pu être tirées de cette excellente bande dessinée. Peut-être le sont-elles d'ailleurs, une autre Corrine, une autre Annie...
On peut néanmoins regretter certaines planches, pas forcément du même niveau graphique. Jimmy Beaulieu varie les styles et les techniques au fil des pages, Certaines illustrations sont réellement magnifiques, empreintes de charme et de poésie. D'autres m'ont laissé plus dubitatif. Mais globalement, l'album est plutôt bon, agréable, plaisant. Je pense d'ailleurs que je vais le feuilleter de nouveau, et me laisser porter par les images sans me focaliser sur le texte.

Un livre qui coûte 17,50 €. Un poil onéreux mais avec il est vrai un papier de qualité, ce qui donne encore plus de cachet aux dessins.
À réserver aux amateurs d'illustrations et/ou de belles femmes... Je pense qu'ils sont nombreux.
Je remercie Les impressions nouvelles pour cette lecture.



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Année d'édition
2012

Wild Sketches Luis Royo NORMA

Tome 1

Chronique du 20/12/08

Dans cet album, Luis Royo nous livre des dessins bruts, des croquis réalisés sans grande réflexion, les coups de crayons sont jetés sur la page blanche sans méditation préalable. Des dessins bruts comme on en dessine sur le coin d'une feuille sans y réfléchir, mais en mieux !
Tout le monde ne s'appelle pas Luis Royo...

Comme d'habitude c'est sublime, et c'est l'occasion de découvrir les dessins de Luis Royo dans les étapes de leurs conceptions. Le trait, quelques ombres par moments, rien de plus.
D'ailleurs, je trouve que cet album est un excellent exemple pour quelqu'un qui aime dessiner et qui souhaite travailler les positions du corps.

Pour changer il n'y a que des femmes, la plupart du temps les seins (voire plus) à l'air. Que des femmes, c'est pas tout à fait vrai, sur 200 illustrations il y a 200 femmes certes, mais aussi "quelques" monstres ou robots, et 1 homme (et oui, il y en a 1 ! Si si : page 162 !).
Mais moi je m'en plaint pas hein ! J'adore les dessins de (femmes) Luis Royo :)



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Tome 1

Année d'édition
2006

Tome 2

Chronique du 30/12/08

Le second volet de "Wild sketches" - il y en aura trois en tout, soit 600 dessins - reste fidèle au premier tome. Si ce n'est qu'on y croise aucun monstre, démon ou robot (quoique... Il y a peut-être un ou deux démons en fait). Non cette fois on a bien quelques hommes ! Et en pleine page qui plus est !
Bon, ils sont nettement plus habillés que les femmes, et il y a encore beaucoup de femmes, mais ça change un peu :)



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Tome 2

Année d'édition
2006